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So let's set the world on fire

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Yuki N. Harada
GUERISSEUSE.



MessageSujet: So let's set the world on fire Sam 4 Aoû - 23:00



Allongée dans son lit, les yeux toujours clos malgré le fait qu'elle soit parfaitement réveillée, elle entendait la voix de son fils au loin. Puisqu'aujourd'hui était le jour de congé de la belle Harada, sa meilleure amie, avec qui elle partageait ce spacieux duplex et qui était également la marraine de James, s'était proposée d'emmener le petit en sortie pour que sa mère puisse souffler le temps d'une journée. Tournant doucement dans son lit, elle plaça sa tête sous son oreiller pour tenter de gagner encore quelques minutes de sommeil. Mais rien n'y faisait, depuis quelques temps, elle se sentait encore plus engrenée dans l'emprisonnement de sa sœur qui lui occupait l'esprit pendant la plus grande partie de ses journées. Malgré le fait, qu'elle passait beaucoup de soirées à en parler avec sa meilleure amie lorsque James était couché, ce n'était quand même pas la même chose que si elle avait pu en parler avec son autre sœur, Keiko. Elle, aussi, l'avait quittée pour aller on ne sait où. La cadette des Harada obtenait parfois quelques nouvelles par hiboux, mais cela reste toujours vague. Laissant une grimace apparaître sur son visage, elle décida de se lever et d'aller se préparer un café pour chasser ses sombres pensées. Lorsqu'elle se glissa dans la cuisine, il n'y avait personne, seul le bol de céréales de James toujours poser sur le plan de travail qui trahissait son passage. Se dirigeant vers la machine à café, Yuki se passa une main dans ses longs cheveux bruns. Elle avait une façon particulière de se faire son café et elle n'avait encore trouvé personne qui l'aimait aussi serré qu'elle pouvait le prendre. Récupérant sa tasse fumante, elle alla prendra place sur le comptoir, posant son coude sur le plan de travail pour pouvoir y caler sa tête, tout en remuant sa cuillère dans son café bien qu'elle ne prenne pas de sucre. Soudain, elle entendit la sonnerie de la porte d'entrée.

Jetant un œil à comment elle était habillée, elle vit qu''elle ne portait qu'un mini short et un débardeur. Décidant d'aller enfiler un pull, elle lâcha un « J'arrive dans une minute ! » alors qu'elle accélérait le pas pour retourner dans sa chambre et enfiler le premier sweat qui lui tomberait sous la main. Attachant ses cheveux en désordres plutôt que de mettre la capuche, elle fit un sprint jusque la porte d'entrée. Se laissant deux secondes pour récupérer son souffle, elle finit par ouvrir sa porte. A ce moment là, elle fut partager entre la déception et l'excitation. La déception l'emporta. « Ah c'est toi. Vas-y, entre. » Dakota Almadovar, le seul, l'unique. Celui qui lui avait fait un enfant alors qu'elle n'avait que seize ans, qui s'était retrouvé père à dix-sept tout comme elle avait du assumer son rôle de mère. Retournant dans la cuisine, elle ne fit même pas attention à s'il la suivait ou pas, le connaissant, il était déjà en train de lui emboîter le pas. Non pas parce qu'il était amoureux fou, cette époque était bien lointaine à présent, mais parce que, justement, depuis que Yuki l'avait quitté à la fin de leurs études à Poudlard, leurs rapports n'étaient pas au beau fixe. Les seuls efforts que les deux adultes faisaient, c'était lorsque leur fils était présent, simplement parce qu'il n'avait rien avoir dans tout ça. Reprenant place devant sa tasse de café, elle reporta son regard gris sur le beau latino qui se trouvait dans sa cuisine. « Je ne te propose pas de café, hein ! T'aimes pas comment je le fais. » Vidant rapidement sa tasse, elle alla la porter dans l'évier avant de prendre son paquet de cigarettes et de se diriger vers le salon, ou elle ouvrit la baie vitrée qui laissait aller sur le balcon. Prenant place dans le coin droit du canapé, elle s'alluma une clope avant d'inviter Dakota à s'asseoir lui aussi. « Bon... Ça fait des mois que je t'ai pas vu, même pour te donner James. » Elle marqua une pause, le temps de tirer une latte de plus. Cependant, il n'y avait pas de reproche dans sa voix. S'il y avait bien quelque chose qu'elle ne pouvait pas reprocher à l'ancien serpentard, c'était d'être un mauvais père. Bien au contraire, il était vraiment très bien avec James et le petit aimait beaucoup son père et passer du temps avec lui. Plongeant son regard gris brumeux dans le ténébreux de Dakota, elle reprit. « Qu'est ce qui t'amènes sur le sol Londonien, et surtout à la porte de mon appartement alors que tu sais que James n'est pas là en journée. » Elle n'y était pas aller par quatre chemins, mais c'était du Yuki. Elle n'aimait pas tourner autour du pot, elle était franche et aimait ce trait de son caractère. Maintenant, la question était pourquoi Dakota avait attendu que James, ainsi que sa meilleure amie, soient partis de l'appartement pour venir sonner à sa porte.

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❝la vie n'est qu'un long rêve dont la mort nous réveille❞
Ce que vous appelez le bonheur n'est qu'un tumulte de sens, un orage de passions dont le spectacle est effrayant, même à le regarder du rivage.
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Dakota Almadovar
AUROR MEXICAIN.



MessageSujet: Re: So let's set the world on fire Dim 5 Aoû - 11:29

Ainsi, c'était donc l'Angleterre pour sa première mission après son terrible accident, il y a déjà un peu plus de sept mois. L'hispanique avait d'abords trouvé son ordre de mission très limite, étant donné qu'il ne s'agissait d'être que la garde rapprochée de l'ambassadeur mexicain. Puis, son fils, James, vint dans ses pensées, puis Yuki, et enfin William. Il eut un léger sourire lorsque son chef cessa de parler, attendant vaguement sa réponse, comme pour savoir si il avait compris ce qu'il en ressortait. Dakota hocha la tête, les mains dans le bas du dos, jointe l'une à l'autre, les jambes légèrement écartés, comme au garde-à-vous. Ne tardant pas à prendre congés pour aller préparer ses affaires, il se dirigea d'abords dans le bureau de son père, situé un peu plus loin.

Bureau de Miguel Almadovar,
Directeur de la Justice Magique.
Il entra sans frapper, alors que le secrétaire se levait, comme pour l'en empêcher. En vain. Dakota referma la porte derrière lui, tandis que son père retirait doucement ses lunettes. Les deux hommes se regardèrent longuement, puis, Miguel l'invita à s'asseoir, ce que Dakota fit, plus ou moins. En effet, il posa ses mains sur le dossier d'une chaise, devant le bureau de son père, sans pour autant la contourner et s'asseoir dessus.

« Qu'est ce qui a, mon fils ? » Lui demanda-t-il, tandis qu'il jouait machinalement avec une des branches de ses lunettes sur le coin de ses lèvres.
« J'ai reçu mon ordre de mission. Tu y es pour quelque chose ? » On sentait un curieux mélange de reproche, et de joie. Comme si il ne savait réellement sur quel pieds danser. Miguel finit par poser ses lunettes, croisant ses mains devant lui.
« Oui. Ton chef est venu me voir pour me demander mon avis, je l'ai tout de suite encourager dans ce sens-là. »
« Mais... Pourquoi ? »
« Parce que tu n'es pas encore remis, quoique les psys en pensent, et qu'être au près de ta famille et des gens que tu aimes te fera un plus grand bien. »

Le ton de sa voix était sans appel. Dakota connaissait ce ton de voix aussi loin que remontaient ses souvenirs. Et même si de part le passé, il avait tenté de répliquer à ses risques et périls, il finit par hocher la tête, et s'asseoir sur la chaise. Miguel se rapprocha de lui, se penchant un peu plus sur son bureau, avant de lui saisir la main avec une douceur qui lui était totalement inconnu (à Dakota).

« Tu n'es pas faible. Je te préserve. Juste histoire d'être sûr que tu ailles bien. Et puis... Mon petit-fils a besoin de toi, mon fils. »

Dakota baissa la tête, gardant le silence quelques minutes, avant de relever la tête, un léger sourire sur ses lèvres. Une intense chaleur pleine d'amour se faisait sentir de part et d'autres de son corps encore un peu meurtri par ce qu'il s'était passé.

« Merci. Je vais donc, faire mes affaires. »
« Bien. Tiens. » Miguel se recula, ouvrant le premier tiroir de son bureau et il en sortit une enveloppe parcheminé. Dakota la saisit, puis Miguel reprit : « Tu as tout ce dont tu as besoin. Ton oncle et parrain t'a mit à disposition son appartement sur Mayfair Street. Je t'ai mis aussi la clé pour le coffre de Gringott's que l'on possède là-bas. Tu as tes papiers, ton visa, et le doudou du petit qu'il a oublié là-dernière fois à la maison. »

Dakota se leva, et fit le tour du bureau de son père qui se redressa également. Miguel était un peu plus petit que son fils aîné, ce qui le faisait un peu chier. Mais lorsque Dakota le prit dans ses bras avec force, ce dernier sentit une vague d'affection intense pour son fils comme ça faisait longtemps qu'il n'en avait pas eu. Sans un mot, ils se lâchèrent, et Dakota sortit.

*
**
PAH !
Dakota apparut dans un tourbillon de cape au Ministère de la Magie anglais où il se fit guider vers l'ambassade mexicaine. Une fois tout mis au propre, qu'il eut prit possession des lieux, mais aussi de sa nouvelle mission, il sortit du Ministère pour se retrouver en plein coeur de Londres moldu. Un regard vers le ciel grisonnant, il eut un léger sourire lorsqu'il sentit une douce brise lui caressait la nuque. Vêtu sobrement (un tee-shirt sombre, un jean noir, des fines chaussures de cuir noir), il se mit à marcher dans les rues de Londres, se remémorant certains souvenirs du passé. Un passé pas si lointain que ça, mais qui lui semblait être, déjà, loin derrière lui.

L'Horloge du Big Ben annonçait neuf heures. Il s'arrêta quelques instants sur le pont, s'étirant légèrement. Il avait quitté le Mexique, il y a deux bonnes heures, et pourtant, cela signifiait qu'il s'était levé à 1h du matin étant donné qu'il y avait un décalage de six heures. Un sourire vint cependant parcourir ses lèvres. James.

C'est alors qu'il prit la direction, à pieds, de l'appartement de Yuki. Le fait de, désormais, vivre en Angleterre, allait changer la donne concernant la garde de leur fils. Dakota allait tout faire pour s'en rapprocher au maximum. Il voulait être libre de tout, libre de ses désirs, vivre sa vie comme il l'entendait, et cela commençait par son fils. On pouvait tout lui reprocher à l'hispanique : Tout sauf le fait d'être un mauvais père. C'est ainsi qu'il se dirigea chez Yuki, en faisant un petit saut dans une boulangerie française, et un starbuck pour y prendre des croissants et deux bons cafés. Yuki ne savait pas les faire. Ils étaient trop fort, ou trop sucré, ou avaient un goût d'eau, bref, une catastrophe ambulante.

Rapidement, il se retrouva devant sa porte, où il actionna la sonnette. « J'arrive dans une minute ! » Bouge-toi le cul ! Dakota patienta quelques instants, une main dans sa poche arrière, tandis qu'il tenait de l'autre, les cafés fumant. Enfin, elle vint ouvrir. Dakota ne put s'empêcher de sourire. Elle ne savait pas sur quel pieds danser. Devait-elle l'envoyer chier ? Ou devait-elle être contente de le voir ? Nul ne saurait le dire. « Ah c'est toi. Vas-y, entre. » Dakota ne se fit pas prier une seule seconde, et il lui emboita le pas. « Je ne te propose pas de café, hein ! T'aimes pas comment je le fais. » « Tu crois que c'est pourquoi que j'ai ramené du café pour nous deux ? » Répliqua-t-il avec un sourire amusé. Il s'assit sans attendre d'y être invité, posant les pains au chocolat et les cafés sur la table, avant de prendre le sien. Tapotant de sa baguette sur sa tasse, il le sucra comme il fallait, avant de le remuer d'un sortilège. Yuki réapparut, clope au bec.

« Bon... Ça fait des mois que je t'ai pas vu, même pour te donner James. » Dakota hocha la tête, comme pour acquiescer, mais il n'en dit pas plus. Elle continua : « Qu'est ce qui t'amènes sur le sol Londonien, et surtout à la porte de mon appartement alors que tu sais que James n'est pas là en journée. »

Dakota trempa ses lèvres dans son café corsé, avant de redresser la tête vers Yuki. « Pour ton plus grand bonheur, je viens vivre à Londres pour je ne sais combien de temps. Mon boss m'a rattaché à l'ambassade mexicaine ici. » Intense sourire. « Ce qui veut dire que j'aurais désormais beaucoup plus de temps à accorder à mon rôle de père. » Il ne cilla pas, il avait son regard noir et plein de chaleurs, dans les yeux gris de Yuki, comme ci ces derniers n'étaient que le reflet du ciel de Londres. Dakota rajouta donc : « J'aurais mon emploi du temps dans une semaine. D'ici là, je suis plutôt tranquille, histoire que je reprenne mes marques en Angleterre. On fait comment ? »

Rentrer dans le vif du sujet, à neuf heures du matin, sans passer par des conversations bateaux du style : comment tu vas ? Alors quoi de neuf ? C'était une spécialité de Dakota. Qu'est ce qu'il en avait à foutre de savoir si elle allait bien ? D'une, elle se sentirait au centre de son attention, ce qu'il ne souhaitait pas du tout, et de deux, elle lui en avait tellement fait bavé, qu'il n'en avait tout simplement pas envie.


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Yuki N. Harada
GUERISSEUSE.



MessageSujet: Re: So let's set the world on fire Dim 5 Aoû - 12:59

Le voilà en face d'elle avec ce sourire qu'elle connaissait si bien. Même si depuis six ans, elle ne l'avait pas réellement sourire, du moins pas devant elle, ce souvenir ne lui paraissait pas aussi loin qu'il l'était. Ils se retrouvèrent alors dans l'appartement de l'anglo-japonaise. « Tu crois que c'est pourquoi que j'ai ramené du café pour nous deux ? » Laissant une grimace apparaître sur son visage pour seule réponse, elle n'avait pas envie de s'énerver. Il était neuf heures beaucoup trop tôt pour qu'elle soit assez en forme pour une lutte contre le mexicain. Toutefois, même si elle n'avait pas déniée lui dire merci, elle s'empara quand même du café, qu'elle huma quelques instants avant de le porter à ses lèvres. C'était impressionnant tout le café que l'ancienne serdaigle pouvait boire par jour. Louchant sur les pains au chocolat, sa gourmandise l’appelait mais elle n'avait pas faim. La belle n'avait jamais faim au réveil mais simplement quelques heures plus tard. Toutefois, ce n'était pas par amitié que le beau brun s'était présenté à sa porte et elle le savait pertinemment. Ainsi, elle avait décidé de ne pas se prendre la tête avec des protocoles ou de la politesse et était allé droit au but.

« Pour ton plus grand bonheur, je viens vivre à Londres pour je ne sais combien de temps. Mon boss m'a rattaché à l'ambassade mexicaine ici. » Levant les yeux au ciel, la réaction de Yuki ne se fit pas attendre. Enfonçant sa tête dans un des coussins du canapé, elle mima une tentative de suicide, ne prenant même pas la peine de répondre. Pourquoi fallait-il qu'il revienne ? Il était très bien là où il avait élu domicile pendant six ans, au pays des maracas et des burritos. Au fond, ce n'était pas qu'elle le détestait, mais elle savait qu'il était beaucoup plus facile de se dire que cette histoire d'amour était terminée lorsqu'il habitait chacun à un bout du monde. Soupirant un instant, elle se releva, plongeant ses yeux glacés dans les chaleureux de l'ancien serpentard. Levant la main en l'air, elle lui fit signe de continuer. Elle le connaissait, elle savait très bien que ce n'était pas tout ce qu'il avait à lui dire. Ce n'était que l'échauffement pour bien l'achever par la suite. « Ce qui veut dire que j'aurais désormais beaucoup plus de temps à accorder à mon rôle de père. » Parfait. Bien qu'il soit un bon père et que Yuki l'ait toujours reconnue haut et fort, elle avait un peu en travers le fait qu'il n'avait pas donné signe de vie pendant plusieurs mois. Non pas qu'elle avait besoin de savoir ce qu'il devenait, quelques tabloïds avaient donnés les réponses à la cadette des Harada, mais c'était pour son fils. Depuis des mois, il lui avait réclamé son père, pleurant parfois en croyant qu'il ne l'aimait plus parce qu'il n'allait plus chez lui. Cela avait été un déchirement pour la jeune mère qui, un peu poule sur les bords, n'avait pas supporté les larmes de son fils. C'était pour cette raison que depuis qu'il n'avait plus école, elle s'employait à ce qu'il soit occupé tous les jours, pour ne pas trop penser à ce père qui lui manquait. « Tu te souviens que tu as un fils ? » Le pic était parti sans vraiment qu'elle le souhaite mais c'était du Yuki. Elle ne réfléchissait jamais avant de parler et disait tout ce qui lui venait à l'esprit. Reportant le café à ses lèvres, elle en avala encore quelques gorgées avant de le reposer sur la table basse et s'empara une nouvelle fois de son paquet de cigarettes. Si jamais elle devait arrêter de fumer, il faudrait qu'elle arrête de voir le mexicain. Il avait ce don de l'énerver comme jamais ne pouvait faire sortir de ses gonds l'anglo-japonaise. « J'aurais mon emploi du temps dans une semaine. D'ici là, je suis plutôt tranquille, histoire que je reprenne mes marques en Angleterre. On fait comment ? » Tirant de nouveau sur sa cigarette, elle décida de se lever du canapé. Tirant sur son short pour tenter de le rendre moins court, elle commença à faire quelques pas dans son salon, jetant parfois quelques regards à son ex qui continuait d'attendre sa réponse. « Parce que tu es sérieux ? »

Il débarquait comme ça, comme une fleur, à neuf heures du matin qui plus est et en plus le jour où elle était en repos. Ce jour où elle était censé se détendre, toute seule, peut-être se faire un bain ou aller se faire masser mais sûrement pas commencer une grande discussion avec son ancien copain de Poudlard qui apparemment ne savait rien faire d'autre que de lui pourrir la vie. « Tu penses que c'est un jouet ? C'est un enfant. Il a besoin de son père et pas seulement quand son père à du temps à lui accorder. Tu ne l'as pas prit pendant des mois, envoyé des lettres aussi vagues que si elles m'avaient été adressées à moi. » Elle était en colère, elle commençait à avoir son regard noir qui n'annonçait rien de bon pour la personne qui se trouvait en face d'elle et qui allait récolter la foudre. Portant une main à son front, elle écrasa sa cigarette dans son cendrier avant de s'approcher de Dakota et d'enfoncer son index dans la poitrine du mexicain. « Il a souffert ! Il a pleuré parce qu'il ne comprenait pas pourquoi il n'allait pas chez son père ! Mais ça, ça t'ai pas venu à l'esprit. C'est pas grave, parce que j'étais la pour faire rempart, pour tarir d'éloge l'abruti que tu es pour qu'il garde une bonne image de son papa. » Essuyant ses yeux qui lui criaient fatigue, elle finit par reprendre de la distance avec son ancien amant de replonger son regard dans le sien. Sa colère était partie, en partie, pour laisser place à de la déception. Elle ne connaissait pas cet homme qui n'assumait pas ce qu'il faisait et qui n'avait pas prit son fils pendant des mois. C'était quelqu'un pour qui la famille représentait tout, elle le savait. Il avait du se passer quelque chose, elle en était certaine, mais plutôt se faire torturer que de lui demander.

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Dakota Almadovar
AUROR MEXICAIN.



MessageSujet: Re: So let's set the world on fire Dim 5 Aoû - 14:39

« Tu te souviens que tu as un fils ? » Bitch, plz. Il ne releva pas le pic pour autant. Il préféra ne rien dire, déglutissant péniblement, bien que déjà, sur son visage, un nuage semblait le voiler. Trempant ses lèvres dans son café, Dakota continua comme si de rien n'était, malgré la furieuse envie de lui mettre une gifle de tout ce qu'il y a de plus masculin dans la gueule. Mais son éducation, sa vision des choses, l'en empêchait, parce qu'il savait se tenir et que, quoique puisse en dire Yuki, Dakota était un homme comme on en voyait plus trop de nos jours. Sous ses airs de profond machiste, il savait se tenir, il savait respecter la femme, quand bien même il avait un petit carnet durant son adolescence où il retraçait ses ébats avec chacune d'elles. La galanterie semblait être un mot inventé pour l'hispanique aux allures de vélane. Il n'avait qu'à faire un clin d’œil, et il paraissait dans le sorcier-hebdo pour le sourire le plus charmeur du monde.

« Parce que tu es sérieux ? » Non, je déconne. Bien sûr qu'il était sérieux. La façon dont il orienta ses sourcils le prouvèrent. Bien qu'on pouvait aussi y déceler une pointe violente de lassitude. Dakota avala une bonne rasade de café en guise de réponses. Valait mieux finir rapidement son gobelet avant de lui envoyer son contenu à la gueule juste pour évacuer toute la frustration qu'il semblait avoir accumulé ces derniers temps. Il soupira, comme pour évacuer la tension, comme le ferait une cocotte-minute. « Tu penses que c'est un jouet ? C'est un enfant. Il a besoin de son père et pas seulement quand son père à du temps à lui accorder. Tu ne l'as pas prit pendant des mois, envoyé des lettres aussi vagues que si elles m'avaient été adressées à moi. » Conasse.

Dakota posa son café, sentant envahir une profonde haine. La chaleur semblait l'avoir quitter pour laisser un froid arctique s'installait. Son regard était ténébreux, vide de toute humanité, tandis que son visage devenait plus dur, plus fermé. Il joua avec sa tasse quelques instants, la faisant tourner entre ses doigts, sans rien répondre. Il était bel et bien au courant de tout cela pour la simple et bonne raison qu'il ne les avait pas écrite de sa propre main. Que c'était son frère, Enrique, qui les avait écrite parce qu'il était dans l'incapacité de le faire. Au final, il s'enfonça dans le fauteuil, laissant paraître un bout de sa cicatrice au reflet argenté sur son avant-bras gauche. « Il a souffert ! Il a pleuré parce qu'il ne comprenait pas pourquoi il n'allait pas chez son père ! Mais ça, ça t'ai pas venu à l'esprit. C'est pas grave, parce que j'étais la pour faire rempart, pour tarir d'éloge l'abruti que tu es pour qu'il garde une bonne image de son papa. » « Ferme ta putain de gueule ! Tu sais pas ce qui c'est passé, tu ne sais rien, je ne te permets pas de me juger ! Je ne suis pas venu là pour t'entendre m'insulter alors que j'étais dans un semi-coma. »

Il s'était presque levé du fauteuil, la menaçant de son index, comme pour lui dire que si elle continuait, ça allait mal finir. Dakota venait tout simplement d'exploser. La soupape de sécurité qu'il s'était installé, venait de sauter. Son regard était assassin. Il finit par se lever, et s'écria : « Je t'emprunte ta salle de bain. » Il s'y dirigea comme un démon, avant de se planter devant le miroir, ouvrant le robinet d'eau froide. Il s'aspergea le visage, avant de regarder son reflet, puis il reprit : « J'ai pas pu être là, parce que j'étais en convalescence. » Voilà, c'est dit.

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Yuki N. Harada
GUERISSEUSE.



MessageSujet: Re: So let's set the world on fire Dim 5 Aoû - 15:18

Les mots fusaient, et les insultes n'allaient pas tarder à suivre. A croire qu'entre Yuki et Dakota, c'était inlassablement le même refrain de colère et de combat qui se produisait entre les deux. Y'avait-il une solution à cela ? Yuki en doutait fort et pendant qu'elle énumérait ses reproches à l'hispanique, elle savait très bien que sa réponse n'allait pas se faire attendre, mais elle n'avait pas peur. Elle n'avait jamais eu peur de lui, malgré le fait qu'il l'avait déjà plaqué contre le mur lors d'une de leur dispute à Poudlard, l'étranglant par la même occasion. Suite à cela, elle avait refusé de lui parler pendant une période beaucoup plus longues que toutes les autres, mais n'avait jamais craint pour sa vie. « Ferme ta putain de gueule ! Tu sais pas ce qui c'est passé, tu ne sais rien, je ne te permets pas de me juger ! Je ne suis pas venu là pour t'entendre m'insulter alors que j'étais dans un semi-coma. » Et c'était parti. Comme toujours, le mexicain ne savait pas se contenir et si il avait le pouvoir de mettre Yuki hors d'elle, elle avait le même sur lui. La différence entre les deux se plaçaient dans le fait ou Yuki gardait toujours son air hautain alors que lui basculait dans les insultes et la vulgarité. Mais que pouvait-on y faire ? Ce n'est pas à vingt cinq ans qu'il pourrait changer et ce n'était pas à Yuki de le faire, elle avait d'autres activités bien plus intéressantes en tête comme son massage qui semblait s'éloigner d'elle au fil des secondes. C'était à présent au tour de l'auror de pointer son index vers la guérisseuse. L'attrapant au vol, elle fronça les sourcils et a baisser la main, prête à cracher son venin. « Qu'est ce qu'il y a ? Tu vas encore m'étrangler ? » Peu lui importait qu'il lui ait répéter pendant des mois durant qu'il regrettait, qu'il s'en voulait. Elle n'en n'avait rien à faire qu'il ait pleuré devant elle, se sentant coupable de son acte commit sous la colère. Elle était consciente que c'était une arme infaillible sur lequel elle pouvait s'appuyer à chaque dispute ou elle voudrait l'atteindre et lui faire mal en plein cœur.

Toutefois quelque chose avait troublé la belle brune. Semi-coma. De quoi voulait-il parler exactement ? Elle savait qu'il était Auror et qu'il risquait sa vie pour des valeurs que Yuki trouvait trop peu précieuses contre sa vie. Des Aurors qu'il y en ait, très bien, mais le père de son fils, c'était autre chose. Pourtant, elle était l'une des meilleures guérisseuses de Ste Mangouste, et n'avait entendu parler de rien. Personne ne serait venu la prévenir, ce qui lui semblait bizarre. Posant une main sur son front, signe qu'elle réfléchissait, elle ne fit pas attention à Dakota qui, fou de rage, s'était levé et lui avait stipulé qu'il allait lui emprunter sa salle de bain. Respirant profondément, elle savait que quelque chose de grave s'était passé, certes, mais jamais elle ne s'était imaginé que Dakota pourrait frôler la mort. C'est une des facettes de la vie qu'elle n'avait jamais envisagée, malgré le fait qu'elle soit assez terre à terre. Respirant profondément, elle ne savait pas encore ce qu'elle devait faire. Bien sûr, elle était en colère contre lui, parce qu'elle avait vu le cœur de son fils se briser parce que son père lui manquait, mais d'un autre côté, tout cela prenait tout son sens s'il avait été blessé. Cependant une question subsistait : pourquoi diable ne lui avoir rien dit ? Elle serait venue le voir, ou bien elle aurait prit des nouvelles auprès des médecins, s'assurant qu'il avait le meilleur traitement possible. Elle lui aurait amené James. Elle aurait quelque chose, n'importe quoi mais quelque chose. Levant les yeux au ciel, elle se racla la gorge avant de se diriger elle aussi vers la salle de bain. Toujours enfermé à l'intérieur, elle n'entendait aucun son. Poussant doucement la porte de la salle de bain, elle laissa sa tête apparaître, puis le reste de son corps. S’approchant doucement du père de son fils, elle prit une serviette et lui essuya le visage qu'il s'était mouillé, sûrement pour tenter de se calmer. « Je suis désolée. Mais pourquoi est-ce que tu ne m'as rien dit ? C'est mon métier. » Sur son visage, il n'y avait plus de colère, son expression était redevenue impassible, comme à son habitude. Elle avait décidé de mettre sa rancoeur de côté pour savoir ce qui s'était passé pour Dakota. Se mordillant la lèvre un instant, elle eu quelques secondes d'hésitation avant de reprendre la parole. « Je peux voir ? » De toute façon, qu'il lui dise oui ou non, elle ne lui laisserait pas le choix, ce serait oui, même si en cas de refus, il fallait qu'elle use de magie pour l'immobiliser.

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Dakota Almadovar
AUROR MEXICAIN.



MessageSujet: Re: So let's set the world on fire Lun 6 Aoû - 9:35

Des flashs, des souvenirs, des sensations lui revinrent alors qu'il regardait son propre reflet dans le miroir de la salle de bain de Yuki. A chaque flash, on le voyait serrer les dents, se crisper sur le lavabo, tandis que l'on voyait peu à peu les jointures de ses mains sur la porcelaine. Il sentit le sueur perler sur son échine, puis glisser doucement le long de sa colonne vertébrale. Encore une fois, il se pencha vers le lavabo, s'hydratant le visage à plusieurs reprises. Les bruits de pas, quoique légers de Yuki, lui firent tourner le regard en sa direction, avant de se redresser doucement et de saisir la serviette que la mère de son fils lui tendait avec douceur. La colère semblait l'avoir quitter. Dakota pouvait le sentir. Comme il pouvait sentir la sienne faire place à la douleur de ces souvenirs qu'il aurait préféré oublier. Il aurait tellement aimer subir un sortilège d'oubliette... Mais l'intégralité de sa famille s'y était opposée. Tout comme le ministère, et les Guérisseurs du Mercy Hospital, bien qui lui aient proposé cette alternative, comme ils se devaient de le proposer à chaque fois. Il n'y avait qu'en gardant des souvenirs cuisants, des souvenirs où l'on avait l'impression d'avoir perdu toute virilité, tout honneur, toute dignité que l'on pouvait à nouveau se relever afin de re-défier le monde, de le soumettre à sa volonté, d'en faire ce que l'on veut, avec la peur comme amie, et non comme ennemie. La véritable leçon dans cette histoire, c'était qu'il ne devrait plus jamais sous-estimer cette dernière et la force qu'elle peut vous insuffler, telle l'adrénaline prenant place du sang.

« Je suis désolée. Mais pourquoi est-ce que tu ne m'as rien dit ? C'est mon métier. » Il s'essuya le visage, cachant son regard empli d'une douleur et d'une honte qu'il n'aurait su expliquer. Au bout de quelques secondes, il soupira, s'asseyant sur le rebord de la baignoire, avant de relever son regard vers sa Yuki. « Pour que tu stress ? Pour que James se rende compte que quelque chose ne va pas ? Qu'il se remette à pisser au lit ? Je préfère plutôt que tu es de la colère après moi, que tu ne t'en fasses pour moi. » Il se passa une main sur le visage, l'air de rien, mais il en profita pour cacher de nouveau son regard. Ses yeux étaient le reflet de son âme. Il préférait lui éviter ce stupide spectacle. Surtout qu'il n'était pas venu pour ça à la base. Mais pour son fils. Pas pour parler de lui. Il soupira à nouveau, tandis qu'elle reprenait doucement la parole. « Je peux voir ? »

Sentant la dedans plus un ordre, qu'une réelle demande, Dakota se releva, retirant son tee-shirt. A la lumière, certaines de cicatrices prenaient une vilaine teinte argenté, symbole de magie noire. Il prenait du dictame, cela se voyait aussi, son corps était luisant à cause de cette pommade assez grasse. Par chance, cette plante était in-odorante. Certaines cicatrices remontaient jusqu'à sa gorge, d'autres commençaient déjà à disparaître. Celles qui avaient été sur son visage n'existaient déjà plus. Les Guérisseurs s'en étaient chargés en premier, afin de lui faciliter la guérison. Quand une blessure vous défigure, elle vous change votre perception de vous même, vous in sécurisant au point de refuser inconsciemment la guérison. Il se pencha en avant, s'appuyant sur le lavabo afin qu'elle puisse mieux voir ses blessures, et faire l'experte.

Finalement, il se redressa, et il reprit la parole : « Crois-moi. Pour rien au monde, j'aurais fais ça... Surtout pas à James. Je... J'ai préféré éviter qu'il ne me voit dans cette état. D'autant plus que j'étais pas souvent moi-même... hm. » Il baissa le regard, visiblement sincère. Chaque trait de son visage le prouvait, de toute manière. Puis, il n'avait aucune raison de mentir. C'était la pure et simple vérité. Elle n'avait qu'à envoyer un courrier au Mercy Hospital pour obtenir confirmation. Il y avait séjourné pendant plus de trois mois. Ce n'était pas rien. Surtout qu'il s'agissait l'un des meilleurs hôpitaux américains. Préserver l'innocence de James au risque d'en être dénigré par ce dernier, c'était un risque qu'il avait choisi, ou plutôt, que son père avait deviné dans un premier temps.

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MessageSujet: Re: So let's set the world on fire Lun 6 Aoû - 10:24

C'était une toute ambiance qui était en train de s'installer dans la salle de bain, à présent. C'était quelque chose que les deux anciens amants avaient souvent l'habitude d'engendrer ; s'aimant l'espace d'une seconde, se comprenant celle d'après, riant par la suite, se haïssant à la quatrième. C'était un cercle sans fin qui avait toujours empêcher leur histoire de se stabiliser, qu'ils soient en couple ou séparés. Son regard déterminé plongé dans le fuyant de Dakota, elle attendait une explication. Elle aurait tellement pu faire pour lui, elle aurait tellement voulu aider, d'une manière ou d'une autre, mais il ne lui en avait pas laisser la possibilité. « Pour que tu stress ? Pour que James se rende compte que quelque chose ne va pas ? Qu'il se remette à pisser au lit ? Je préfère plutôt que tu es de la colère après moi, que tu ne t'en fasses pour moi. » Bien sûr que du stress serait venu s'infiltrer en elle, mais ce n'était pas une raison. C'était une adulte à présent, elle n'avait plus besoin d'être protégée. Elle avait fait face à pas mal de problème depuis sa plus tendre enfance et s'était endurcie. Toutefois, elle comprenait aussi l'explication de l'homme qu'elle avait aimé. Inquiéter James était la dernière chose qu'elle voulait, même si elle était convaincue qu'elle aurait pu trouver une parada avec l'aide de sa meilleure amie, Karly. Cependant, elle aussi, il y cinq ans, avait fait le choix de cacher quelque chose à Dakota dans le but de préserver James mais aussi pour protéger le père de son fils des tourments que la prophétie pouvait créer sur ceux qui en connaissaient l'existence. Ainsi, elle ne préféra pas insister sur le fait qu'il aurait du la mettre au courant et détourna la conversation pour qu'il lui montre. Visiblement, il avait compris que ce n'était pas réellement une demande mais plutôt un ordre plus ou moins dissimulé.

Elle le vit alors enlever son haut, et retint son souffle le temps d'apercevoir les cicatrices. Il y en avait beaucoup et cette couleur argenté trahissait l'usage de la magie noire. Quand allait-il comprendre que c'était dangereux de courir après les méchants qui ne respectaient aucune étique ? Elle le savait bien, vu la famille qu'elle avait et surtout, aussi, vu son expérience personnelle dans le monde de la magie noire. S'approchant doucement, elle avait eu dans l'idée d'user de son savoir de guérisseuse pour se faire une propre opinion sur les blessures du mexicain, mais doucement son idée changeait. Lorsqu'elle suivit la dernière, le bout de son index caressa la peau de l'ancien serpentard jusque dans son cou. Sentant que le rapprochement grandissait trop, Yuki coupa le contact entre eux, mais ne s'éloigna pas non plus. Elle ne voulait pas qu'il pense qu'elle était écœurée de ses cicatrices. Elle savait pertinemment que la guérison commençait lorsqu'on s'avouait à soi-même que, pour l'instant, on était plus pareil physiquement. Et sachant comment le physique avait toujours été une fierté pour lui, elle savait que c'était d'autant plus vrai pour lui. Il fallait qu'il accepte de se sentir diminué, de se sentir moins séduisant qu'avant. Surtout, il fallait qu'il comprenne qu'il n'était pas immortel et ne plus foncé tête baissée à prendre des risques qui, pour Yuki, étaient inutiles. « Crois-moi. Pour rien au monde, j'aurais fais ça... Surtout pas à James. Je... J'ai préféré éviter qu'il ne me voit dans cet état. D'autant plus que j'étais pas souvent moi-même... hm. » Reportant son regard vers Dakota, elle répondue à l'affirmative par un signe de la tête. Il n'avait jamais eu un mauvais fond, et c'est sûrement ce qui avait aidé la belle Harada à lui pardonné la plupart de ses écarts. Il n'était pas méchant. Il n'était juste pas toujours très intelligent pour comprendre comment il fallait se comporter avec les femmes, et plus particulièrement avec Yuki. S'approchant doucement, elle partie s'asseoir, elle aussi sur le bord de la baignoire ou Dakota avait été posé, il y a quelques minutes à peine. Laissant un léger sourire s'afficher sur son visage, elle reprit la parole avec douceur. « Je comprends. Je suis déçue que tu m'ait pas informé parce que... Parce que malgré tout j'aurais voulu être là pour toi. » Son regard cherchait celui de Dakota même si, de toute évidence, celui-ci préférait regarder partout ailleurs sauf dans le gris arctique des pupilles de l'ancienne serdaigle. Massant doucement ses tempes, elle était fatiguée, terriblement fatiguée. Soupirant doucement, elle serait bien allée se recoucher mais elle ne pouvait pas laisser Dakota comme ça. Même si, à la base, il n'était pas venu se confier à elle mais régler des détails concernant James. C'était du pareil au même, maintenant qu'elle était au courant, elle serait incapable de le laisser repartir sans s'assurer qu'il allait bien. « James sera content de retrouver son père. Je lui ai dis que tu cherchais sa tante Keiko. » Une légère grimace et un air amusé sont venus se peindre sur le visage de la cadette des sœurs Harada. Dakota et Keiko. Keiko et Dakota. Sa sœur aînée et son grand amour, ces deux-là n'avaient jamais pu s'encadrer et même s'ils faisaient des efforts, Yuki le décelait à des kilomètres.

Tapotant doucement le rebord de la baignoire à côté d'elle, elle invita l'ancien serpentard à s'asseoir à côté d'elle. C'était assez étrange. Quelques minutes plus tôt, ils étaient dans le salon prêt à s'égorger l'un l'autre, haussant la voix et blessant à coup de répliques acerbes. A présent, les voilà dans la salle de bain, proche l'un de l'autre. C'était sûrement la première fois qu'ils se rapprochaient comme cela depuis qu'ils avaient rompus il y avait six ans. En effet, même si elle ne l'avouerait sans doute jamais, Yuki était inquiète de savoir qu'on pouvait faire du mal à Dakota. C'était comme ça, elle avait beau le détester, le haïr, le maudire la plupart du temps, c'était son boulet à elle, et l'idée qu'on puisse lui faire du mal lui donnait envie de le protéger et de lui faire un câlin. Elle se retint.

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Dakota Almadovar
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MessageSujet: Re: So let's set the world on fire Mar 7 Aoû - 17:23

« Je comprends. Je suis déçue que tu m'ait pas informé parce que... Parce que malgré tout j'aurais voulu être là pour toi. » Dakota ne put s'empêcher de la regarder par le biais du miroir. Ce fut long, intense, vibrant. Ce qu'il ressentit à ce moment-là, c'était ce qu'il avait toujours ressentit pour elle. Comme si, malgré ces longues années de séparation n'avaient duré, en faites, que le temps d'aller faire une course à Londres. Son don de vélane devait intensifier la chose, bien entendu, et dans la pièce, son aura se développa, sans qu'il ne s'en rende réellement compte. Finalement, il ferma les yeux, et tout s'arrêta, comme si le présent le ramenait à la réalité. Dur, triste et amer réalité. Il se retourna doucement, appuyant ses fesses sur le lavabo, tout en gardant ses mains appuyés dessus. En guise de réponse, il ne lui fit qu'un simple sourire. Il ne regrettait pas ce qui c'était passé. Pour lui, c'était tout à fait normal de préserver son fils, mais aussi, Yuki. Dakota avait toujours été ce genre de type, malgré une apparence beaucoup... Coureur. Il était protecteur, aimant, passionné, fou. Décrocher la lune devenait tout de suite possible avec lui. Pourtant, c'était aussi son pire défaut, car ses relations amoureuses étaient destructrices. Enfin, comme Talia lui avait dit, il n'en avait connu qu'une véritable : À savoir, Yuki Harada.

« James sera content de retrouver son père. Je lui ai dis que tu cherchais sa tante Keiko. » « C'est une blague ? » répondit-il du tac-o-tac. Keiko Harada, où comment réunir tout ce que l'on déteste chez sa copine en une seule et même personne : Sa soeur. Keiko, ... Dakota n'avait jamais su pourquoi dès le premier regard, ces deux-là, s'étaient haï. Il poussa un soupir à fendre l'âme, tout en secouant la tête l'air blasé, mais résigné. Faudrait bien suivre dans cette connerie auprès de James qui lui demandera sûrement où était sa tante Harada (comme si il en avait pas déjà suffisamment avec Lola, Talia et Lucrezia ?). Comme si il s'en souciait... Moins elle était là, mieux, c'était. Pas de répliques acerbes, cela permettait des échanges plutôt cordiales entre Yuki et Dakota au sujet de leur fils. Enfin, bref. Cela montrait donc, qu'elle n'avait toujours pas retrouvé sa soeur. Elle tapota doucement le rebord de la baignoire à côté d'elle, et sans attendre, Dakota vint la retrouver, s'asseyant à côté d'elle.

Un silence s'installa entre eux. D'abords naturel, puis peu à peu, il se fit pesant. Dakota jouait machinalement avec son tee-shirt. Il tourna machinalement la tête vers elle, plongeant son regard noir, plein de chaleur, dans le gris de l'ancienne Serdaigle. Son pouls s’accélérait presque machinalement, tandis qu'une intense chaleur semblait s'installer doucement, de manière totalement fourbe. Il détourna le regard, regardant ses mains, avant de la regarder de nouveau. Ils étaient si proche l'un de l'autre, qu'il ne parvenait pas à savoir si c'était un signe, si il devait se lancer, ou au contraire, rester là, à ne rien faire. Il se mordit discrètement la lèvre, sa tête prise d'un tourbillon de pensées, de souvenirs. Le chant qui caractérisait les Vélanes pour séduire leurs victimes semblait s'élever faiblement. Ce n'était pas tellement un chant, mais plus une poussée de phéromone qui pouvait faire perdre la raison à n'importe qui. Son amour pour Yuki rendait la chose difficilement contrôlable, et vu la situation, il ne pouvait même pas penser à se contrôler. Machinalement, presque instinctivement, il s'élança vers les lèvres de Yuki, afin de l'embrasser. Une pointe de timidité semblait se ressentir. Au cas où elle le repousse... Ou... Pour embraser sa passion à son égard.


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MessageSujet: Re: So let's set the world on fire Mar 7 Aoû - 18:39

L'air de la pièce se faisait un peu plus lourd à chaque seconde qui s'écoulait. Soudain, Yuki, qui jouait avec l'une de ses mèches de cheveux, senti que Dakota faisait en quelque sorte ce que l'on pouvait appeler, le premier pas. Voyant sa tête se rapprocher, avec lenteur, elle se laissa faire, jusqu'à ce que leurs lèvres se joignent et ne fasse plus qu'un. Si d'ordinaire, la belle Harada ne ressentait rien, et ne le faisait pas voir, elle ne pu s'empêcher de se sentir envahir par une chaleur immense. C'était comme si elle n'avait pas fait le choix de le quitter, il y a six ans, et qu'ils ne s'étaient quittés que l'espace de quelques heures avant de se manquer, comme au temps de Poudlard. Basculant pour se mettre sur les genoux de l'hispanique, elle passa ses deux mains dans ses cheveux bruns tout en lui rendant ses baisers avec ferveur. Elle avait beau dire ce qu'elle voulait, faire la grande comme elle pouvait, elle était folle de lui. Depuis qu'elle avait croisé son chemin en cinquième année, il n'avait jamais cessé de hanter ses pensées et jamais elle ne l'aurait quitté, malgré ses tromperies, si il n'avait pas été aussi évident que la famille de ce dernier ne l'aimait pas. Mais à ce moment là, plus rien n'avait d'importance à part le fait qu'elle goûtait de nouveau à ses lèvres après six longues années d'abstinence. A se demander comment est-ce qu'elle avait pu tenir autant de temps sans craquer, mais la fierté était capable de nous faire faire beaucoup de chose, surtout quand elle était sur-dimensionnée comme celle de la cadette des sœurs Harada. Elle en oublia qu'elle fréquentait un autre homme, que pour raison inconnue sa meilleure amie et son fils pouvaient revenir plus tôt de leur sortie s'il y avait eu un imprévus. Plus rien n'avait d'importance à part la présence de l'ancien serpentard. Décrochant doucement ses lèvres des siennes, elle commença, de nouveau, à parcourir ses cicatrices du bout des doigts. Il avait du réellement souffrir et, en tant que guérisseuse, elle pouvait facilement évaluer le degré de souffrance, ce qui lui procura un léger frisson. Plongeant son regard dans le sien, elle se mordilla la lèvre inférieure avant de reprendre dans un murmure. « Je sais, qu'au fond, tu as fait ça pour ne pas m'inquiéter, mais la prochaine fois, dis le moi. Je suis forte... Laisse moi être là pour toi. Après tout ce qu'on a vécu, c'est la moindre des choses. »

Elle garda son regard plongé dans le sien, même si elle savait qu'elle n'arrivait plus à exprimer ce qu'elle ressentait à travers celui-ci depuis des années, elle espérait au fond que Dakota la connaisse assez bien pour comprendre à quel point elle pouvait être sincère en ce moment précis. C'était ce qui l'avait le plus défavorisé dans leur histoire, le fait qu'elle ne soit pas assez expressive. Elle avait mit énormément de temps à lui dire « Je t'aime », et à chaque déception, elle s'était un peu plus éloignée de lui, pour, finalement, toujours retombé dans ses bras. Malgré le fait qu'elle apparaisse comme une personne forte qui n'avait pas peur de grand chose, Dakota, sans réellement le vouloir, avait tout de même brisé quelque chose en elle. Face à lui, elle se sentait comme une petite fille, peu confiante et ayant très peur de se brûler les ailes de nouveau.

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MessageSujet: Re: So let's set the world on fire Dim 12 Aoû - 9:54


NICKELBACK Like a Star @ heaven Savin'me.

Il ne la sentit même pas monter sur ses genoux lorsqu'elle lui rendit son baiser. Dakota passa machinalement ses bras autours d'elle, tandis qu'ils s'échangeaient leur amour avec une passion toujours aussi intense, toujours aussi vivante. L'hispanique ne pensait plus. Ses lèvres cherchaient les siennes. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine. Six ans qu'il attendait cela, il ne pouvait rien faire, ni même penser, quelque chose qui aurait pu interrompre cette étreinte passionnée. Dakota l'aimait, et il l'aimerait certainement pour toujours d'un amour à la fois véritable et passionné. Il ne pouvait aller à l'encontre de ses sentiments et de son statut de semi-vélane qui appuyait énormément ce genre de sentiments. Et même si il était sortit avec d'autres femmes entre-temps, pour lui, comme pour elle, leur passion semblait in changer, comme au de-là de toutes les épreuves, les disputes et les séparations que le couple avait traversé. Âme sœur ? Dakota n'en savait rien, c'était la première, c'était seulement pour Yuki qu'il avait ressentit cela. Se besoin de se brûler les ailes, de laisser tomber ses croyances, ses principes, juste pour la voir sourire, éclater de rire. Dakota l'aimait comme à son premier jour. Il remerciait le ciel pour l'avoir mis dans ces pattes, lors de sa cinquième année à Poudlard.

Elle se recula quelques instants, posant de nouveaux son regard vers ces cicatrices qui finiraient par disparaître. Elle les effleura une à une, provoquant, parfois, quelques frissons passionnés, avant de plonger son regard dans le sien. Elle se mordit la lèvre, Dakota eut un sourire, quoiqu'un peu timide. C'est dans un murmure qu'elle lui dit ceci : « Je sais, qu'au fond, tu as fait ça pour ne pas m'inquiéter, mais la prochaine fois, dis le moi. Je suis forte... Laisse moi être là pour toi. Après tout ce qu'on a vécu, c'est la moindre des choses. » Son sourire s'évapora doucement dans la pièce, tandis que le sérieux des propos de Yuki s'installait sur le visage de l'hispanique. Ce dernier lui saisit délicatement sa main qui baladait sur ses cicatrices, et il répondit tout doucement, sur le même ton qu'elle avait prononcé, comme pour ne pas briser ce moment d'intimité que les deux jeunes adultes s'étaient octroyés, oubliant leur vie, et ce qu'ils avaient traversé au cours de ces six dernières années. « Si c'était à refaire, je ne changerais en rien ma conduite. » Il passa sa main sous le menton de la belle serdaigle, déposant un baiser, avant de reprendre : « Je préfère te savoir en colère après moi, que triste et inquiète. Surtout quand tu as James dans les parages. » Il déposa de nouveau ses lèvres sur les siennes, et il rajouta : « Je préfère qu'il garde son innocence... Je ne veux pas être celui qui lui montrera la violence du monde dans lequel il va vivre. »

Il lui lança un regard de tout ce qu'il y a de plus sérieux, mais aussi de protecteur, avant de la serrer contre lui, de lover sa tête contre son cou. Une étreinte à la fois forte mais délicate, quelque chose qui ne peut que vous montrer à quel point l'individu qui vous enlace vous aime à en crever. Il déposa un baiser sur son épaule, avant de caler de nouveau sa tête contre son cou.

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MessageSujet: Re: So let's set the world on fire Dim 12 Aoû - 22:59



« Si c'était à refaire, je ne changerais en rien ma conduite. » Elle sentie alors la main de l'hispanique venir se positionner, avec douceur, sous son menton. Le contact de sa peau contre la sienne apaisa la jeune femme, et elle se laissa à fermer les yeux pour entendre le reste des paroles de l'ancien serpentard. « Je préfère te savoir en colère après moi, que triste et inquiète. Surtout quand tu as James dans les parages. » Ses baisers étaient si tendres, si doux, si passionnés, qu'elle se demandait pourquoi est-ce qu'elle l'avait quittée. Au fond d'elle, elle était consciente que c'était sûrement l'une des plus belles erreurs de sa vie, et pourtant, elle en avait fait beaucoup. Elle l'avait tant aimé, qu'elle se demandait comment cela avait été possible, elle qui, d'habitude, ne se laissait pas approcher facilement. Pourtant, en un regard et un sourire, il avait su la charmer et attiser sa curiosité. En une nuit et quelques rencontres au coin du lac, à la lisière de la forêt interdite ou au détour d'un couloir et il avait réussit à prendre possession de son cœur. L'amour était arrivé très vite entre eux, et même si elle pensait que six ans après la rupture, celui-ci n'existait plus, elle était bien forcée de se rendre compte que si, bien au contraire. « Je préfère qu'il garde son innocence... Je ne veux pas être celui qui lui montrera la violence du monde dans lequel il va vivre. » James. La raison de son existence. S'il avait été le fruit du hasard, il était rapidement devenu l'intérêt principal de sa jeune mère. Dès qu'elle l'avait vu, elle avait compris, qu'à présent, c'était lui sa famille. Pour une petite orpheline comme elle, avoir sa propre famille était l'accomplissement de toute une vie. Peut-être que, sans qu'elle le sache, son enfance avait joué dans le fait qu'elle crée une famille aussi rapidement et aussi jeune. Caressant doucement la joue de celui qui l'avait fait tant vibrer durant leurs années de scolarité, elle reprit dans un souffle. « Tu n'es pas la violence du monde, Dakota. Tu es celui qui la combat. »

La tête du jeune vint alors se lover dans son cou. Caressant doucement sa chevelure d'ébène, la belle guérisseuse n'aurait voulue arrêter ce moment pour rien au monde. Il avait beau avoir tous les défauts du monde qu'elle se faisait une joie de lui rappeler dès qu'il y avait une dispute entre eux, il était celui qu'il lui fallait. Il était l'homme de sa vie, mais elle avait bien trop de fierté pour l'avouer. Qui l'aurait crû ? L'indomptable serdaigle aux tendances serpentard avait finit par trouver un homme à sa taille ; qui lui tenait tête, qui la faisait se sentir comme une pierre précieuse, mais qui l'écoutait aussi quand elle se confiait même si elle ne disait jamais grand chose. Posant délicatement son menton sur le crâne du mexicain, elle restait silencieuse et pensive, continuant de câliner son ancien amant du bout de ses doigts. Posant chacune de ses mains sur les joues de l'Auror, elle le força à relever le regard pour pouvoir plonger ses iris grises dans les siennes, sombres. Il lui avait tellement manqué ! Elle aurait aimé être avec lui à chaque étape importantes de sa vie depuis ses six dernières années et pourtant... Pourtant, elle avait prit la décision différente que celle qu'elle désirait, secrètement, au fond de son cœur. L'ancienne attrapeuse de serdaigle était encore, à l'époque, rongée par ses détracteurs concernant son passé. De plus, le fait que la famille de Dakota ne l'avait pas donné envie de le suivre au Mexique. Ils s'étaient donc séparés, plus à cause des autres que parce qu'ils le voulaient, et malgré le fait qu'elle ait pris l'initiative, Yuki n'avait jamais refait sa vie. C'était impossible pour elle. Il était le père de son fils, le seul qu'elle avait réellement aimé. Déposant, avec tendresse, un baiser sur le front de latino, elle reprit la parole avec beaucoup de sérieux. « Il sera toujours fier de toi. » Lèvres contre lèvres, comme pour appuyer la vérité de ses propos. « Tu n'as pas forcémment confiance en toi, mais moi si. Tu es son père, combats les méchants, tu es attentionné envers lui... Il a huit ans, Dakota, tu es son héros, crois moi. » Tapotant la joue du jeune Almadovar, elle accompagna ses paroles d'un bref sourire. Si elle n'était pas prête à l'avouer, elle était la première à veiller à ce que personne ne dise, à James, quelque chose de négatif sur lui. C'était son père, il était normal qu'ils s'aiment tendrement. La cadette Harada avait alors eu le droit à quelques disputes avec sa sœur aînée, Keiko, qui n'avait jamais pu voir son ancien « beau-frère » en peinture. Toutefois, face à la détermination de fer de sa petite sœur, elle avait finit par abandonner et adopter un comportement plus courtois devant James, du moins.

Collant son front au sien, elle gardait sa main posée avec délicatesse sur sa joue. Elle ne savait pas ce que l'avenir lui réservait. Elle n'avait aucune idée de ce que donnerait cette entrevue, pour le plus inattendue, avec Dakota, mais ce dont elle était certaine, c'était que l'idée de retrouver la complicité qui pouvait les lier par le passé, la faisait sourire. Pour leur fils, c'était le mieux qu'ils pouvaient faire et puis, même pour elle, elle préférait avoir ce genre de relation avec lui plutôt que les innombrables disputes ou ils s'étaient déchirés un peu plus à chaque fois et qui leurs avaient laisser des cicatrices à tout les deux.

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Dakota Almadovar
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MessageSujet: Re: So let's set the world on fire Sam 18 Aoû - 21:42

Ce moment d'intimité avec Yuki Harada avait quelque chose de sincère, d'apaisant, de chaleureux. Il n'avait pas vraiment besoin de parler pour se comprendre, et même si de part le passé, ils s'étaient faits beaucoup de mal, ces derniers semblaient comme attirer l'un à l'autre, par d'étranges forces qui dépassent même l'entendement humain. La magie, elle-même, n'avait pas de mots pour qualifier un pareil lien. Et pourtant, il existait et résidait dans l'amour. L'amour... N'est-il pas lui même une forme de magie ? Nul ne saurait le dire, même si beaucoup de faits vont dans cette direction depuis la nuit des temps... Depuis Adam et Ève, en faites.

Déposant ses lèvres sur les siennes lorsque leurs fronts se collèrent l'un à l'autre, Dakota resta ainsi, profitant de chaque minute qui les unissaient l'un à l'autre sans que rien ne vienne les déranger. Baladant sa main dans ses cheveux, il finit cependant par la saisir avec délicatesse à la taille pour la reposer sur le rebord de la baignoire. Saisissant sa main, il déposa un léger baiser avant de se relever. Enfilant son tee-shirt, Dakota mettait fin à ce moment à la fois si court, mais si bon. Il la regarda longuement avant de quitter la salle de bain, avec un sourire sur ses lèvres.

Si il agissait ainsi, c'était pour éviter de brûler les étapes. Ses envies, ses désires, bien sûr, qu'il avait envie de l'étreindre avec force et délicatesse, de renouer avec les plaisirs charnelles, rien que parce que c'était elle, rien que parce qu'elle avait été, et qu'elle était, celle qui faisait battre son cœur lorsqu'il n'allait pas bien, malgré leurs désaccords chroniques, sur à peu près tous les sujets. Puis maintenant, il y avait James. Ce n'était pas comme si James n'avait pas compté lors de leur septième année, mais désormais, il était grand, il avait huit ans, et il savait qui il était - à peu près -. Il fallait le préserver d'une quelconque embrouille entre ses parents. Déjà qu'il ne leur en fallait pas beaucoup alors si en plus c'était pour lui faire miroiter un potentiel retour de son père dans le foyer familial et voir ses rêves se briser quelques mois après, il valait mieux éviter.

Dakota ne pensait plus que pour lui. Il pensait aussi pour James.

Se dirigeant vers le salon, il saisit sur la table basse le paquet de viennoiseries qu'il avait ramené un peu plus tôt pour en sortir un pain au chocolat. S'affalant sur le canapé, tout en mangeant ce dernier, il reprit à l'attention de Yuki, rompant ainsi le silence, comme si leur discussion ne s'était jamais arrêté : « James rentre à quel heure ? »

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Yuki N. Harada
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MessageSujet: Re: So let's set the world on fire Dim 19 Aoû - 23:07

Elle avait sentie ses mains, ses mains se posées sur ses hanches, ses mains l'éloigner de lui. L'ancienne serdaigle n'opposa aucune résistance se laissant faire comme une poupée molle. Peut-être était-ce la meilleure chose à faire. Même si ce moment d'intimité avec le beau Almadovar n'avait pas de prix, elle était consciente que ce n'était pas rationnel et que dans la vie tout ne pouvait pas se passer aussi facilement. Il fallait prendre en compte ce que chacun désirait pour ne pas froisser les sentiments, mais surtout et par dessus tout, il fallait penser à James. Ce petit garçon de huit ans que ne cessait d'espérer, qu'un jour, ses parents se remettraient ensemble pour qu'ils puissent, enfin, former une véritable famille. Il ne fallait pas briser ses rêves. Elle se laissa alors poser sur le rebord de la baignoire, silencieuse et le visage neutre d'expression, elle se contentait de fixer l'ancien serpentard de ses yeux gris. Sa peau de nouveau couverte, il quittait la salle de bain pour retourner dans le salon. Suivant les pas de ce dernier, Yuki ferma la porte de la salle de bain derrière elle, fermant également toute chance de retour à l'intimité entre les deux anciens amants. Elle le vit s'asseoir dans un coin du canapé et s'emparer des viennoiseries qu'il avait apporté. Elle prit place à l'autre bout du divan et s'alluma une cigarette, n'ayant toujours pas faim. La bouche close, elle se sentait à l'aise dans ce silence. A vrai dire, les jeunes adultes avaient tellement l'habitude de se disputer dès qu'ils commençaient à se parler que ne rien dire apparaissait souvent comme être la meilleure solution à tous leurs problèmes.

« James rentre à quel heure ? » Retour à la réalité. Il n'était pas là pour elle mais pour leur fils. Yuki détacha ses cheveux, se passant une mains dans ceux-ci pour leur redonner un semble de coupe. Elle tira sur sa cigarette avec légereté avant de répondre à la question du mexicain. « Il est parti pour la journée avec Karly, mais je vais leur dire de revenir, attends. » Elle se leva du canapé et quitta la pièce, laissant Dakota seul sans prendre le temps de lui expliquer ce qu'elle avait en tête. Elle n'avait pas regardée s'il la suivait ou non, et se dirigea vers sa chambre. Malgré le fait qu'elle aime le monde de la magie, Yuki n'avait jamais coupé les liens avec le monde moldu dans lequel elle avait évolué complètement jusque ses onze ans, puis à temps partiel jusqu'à ce que Keiko puisse devenir sa tutrice légale et qu'elle la libère de l'orphelinat de Tokyo. C'est sur sa table de chevet qu'elle le trouva ; son téléphone portable. Une invention moldue dont Yuki ne cessait de tarir d'éloge. Elle était même allé jusqu'à en offrir un à Karly avec comme raison que c'était beaucoup plus rapide pour se contacter, en ce qui concernait James, plutôt que les hiboux - ainsi que plus discret dans le sac à main. Le prenant en main, elle le déverrouilla et en quelques secondes elle venait d'envoyer un message à Karly pour lui demander de rentrer à l'appartement. La belle anglo-japonaise n'avait pas eu à se poser de questions, si James adorait passer du temps avec sa marraine qui était comme une tante, il serait beaucoup plus heureux de revoir son père après tant de temps séparé. Elle eu alors la réponse de Karly ; cela arrangeait la jeune femme car elle avait une « affaire » a régler. Retournant dans le salon, la cadette Harada reprit sa place, attendant patiemment que les deux hommes puissent faire leurs retrouvailles. Il ne fallut pas longtemps et la sonnerie se fit entendre. Se levant, elle ouvrit et récupéra James, Karly filant aussi tôt ne vit pas que Dakota était dans le salon. Prenant le manteau de son fils, elle afficha un énorme sourire à l'homme de sa vie.

« J'ai une surprise pour toi, James Harada ! »
« Cool ! C'est quoi ? »
« Je sais pas si je peux te le dire... »
« Allez mamaaaan, dis moi ! »
« Va voir dans le salon. »

Le petit homme âgé de huit ans s'exécuta aussitôt et lorsqu'il arriva dans ladite pièce, ses yeux s'illuminèrent. C'était son père qui se trouvait là, son père qu'il n'avait pas vu depuis beaucoup trop longtemps à son goût. Courant vers le canapé, il sauta sur le mexicain, un énorme sourire aux lèvres. « Papaaaaa ! » Yuki était également de retour dans la pièce, mais alla s'appuyer contre le mur, s'éloignant de ce tableau de famille dont elle ne faisait pas parti. Il y avait James et sa mère, puis James et son père. L'enfant s'entendait parfaitement et aimait énormément les deux, et l'ancienne attrapeuse ne souhaitait pas interrompre ce moment particulier entre un père et son fils. Si elle avait toujours su une chose, c'est qu'elle ne priverait jamais ses enfants de la présence d'un père en ayant trop souffert dans son enfance même si elle se refusait à l'admettre.

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Dakota Almadovar
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MessageSujet: Re: So let's set the world on fire Jeu 23 Aoû - 20:14

« Il est parti pour la journée avec Karly, mais je vais leur dire de revenir, attends. » Très sainte Karly. Dakota n'avait rien contre elle, non, non, c'était juste qu'il avait trop souvent entendu parler d'elle, qu'elle était beaucoup trop présente dans la vie de son fils, et il y avait des fois où l'hispanique ne pouvait s'empêcher de penser que Yuki s'en servait pour être tranquille. Et ça lui foutait les glandes. Il n'avait qu'une envie, c'était de lui retirer leur enfant pour l'éduquer. Néanmoins, son métier lui en empêchait, et il était très vite venu à l'idée que lorsqu'il bosserait, c'était soit l'école, soit ses tantes, ce qui revenait un tant soit peu au même.... Enfin, au moins, ça resterait dans la famille.

Il ne montra rien ceci étant. Dakota continuait de manger son pain au chocolat, la regardant s'arranger avec une petite pointe d'admiration. Il ne disait rien, préférant garder le silence. D'une, ça leur empêchait de trouver prétexte à se disputer, et de deux, il se sentait encore un peu fatigué. Le décalage horaire sûrement. L'hispanique s'affala un peu plus dans le canapé lorsque Yuki se redressa, puis sortit du salon faire dieu sait quoi. Dakota secoua la tête machinalement, s'essuyant les mains sur une serviette en papier donnée suite à l'achat des cafés, et des viennoiseries.

Les minutes passèrent, puis une bonne demi-heure, avant que quelque chose ne se passe. Dakota était toujours dans la même position somnolant à moitié, le regard un peu flou. La sonnerie de la porte d'entrée retentit tout à coup, le faisant sursauter comme un enfant prit sur le fait d'une bêtise entrain de se faire. Yuki qui va ouvrir, la porte qui s'ouvre, machinalement, Dakota se redresse, s'essuyant les yeux, avant de se pencher pour voir qui c'était, en vain.

« J'ai une surprise pour toi, James Harada ! » Était-elle obligée de mentionner son nom de famille à tout bout de champs ? Dakota soupira. Un jour, il parviendra à convaincre son fils pour qu'il change de nom de famille. Avec un peu de chance, il finirait par accepter, juste parce qu'il traverserait une crise durant son adolescence afin de faire chier sa mère. Prions pour que ça se passe ainsi.
« Cool ! C'est quoi ? » Dakota eut un sourire bête, comme heureux.
« Je sais pas si je peux te le dire... »
« Allez mamaaaan, dis moi ! » Oui, dis lui, putain.
« Va voir dans le salon. » Dakota se redressa, avant de se lever après avoir jeté le papier sur la table.
« Papaaaaa ! » C'était à se demander lequel des deux étaient le plus content. Dakota et James avaient les yeux pleins de lumières, la joie sur leur visage de se revoir enfin après tout ce temps. James sauta dans ses bras, au moment même où son père refermait ses bras autours de son petit corps. Leur embrassade s'éternisa avant que Dakota se laisse tomber sur le canapé avec son fils sur ses jambes. Ils se regardèrent longuement, avant que Dakota ne reprenne la parole : « Je peux le prendre quelques jours ? » Demanda-t-il tout en jouant avec son fils qui riait aux éclats.

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MessageSujet: Re: So let's set the world on fire Ven 24 Aoû - 11:32

« Je peux le prendre quelques jours ? » Si vous savez comment répondre à la négative à cette question, allez l'expliquer à l'ancienne bleue et argent, car malgré le fait qu'elle n'aimait pas être séparée de son fils pendant plusieurs jours, elle ne pouvait se résoudre à leur retirer ce plaisir, à ces deux là. Ils étaient là à se câliner devant elle, et elle ne pouvait s'empêcher d'être attendrie par cette scène, même si elle préférait mourir que de l'avouer à son ex. Elle savait que la présence d'un père était indispensable à la vie et au bien-être d'un enfant. Elle qui n'en n'avait pas eu la chance en avait énormément souffert, et même si, à présent à vingt-cinq ans, elle le vivait mieux, il y avait toujours des moments, des périodes, où elle avait l'impression de redevenir cette petite fille fragile qui ne comprenait pas l'abandon dont elle avait été victime. Affichant un sourire en coin sur son visage, elle accepta d'un hochement de tête. Joignant ses deux mains devant sa poitrine, elle plongea son regard dans la réplique identique qu'elle avait su léguer à son fils. « Qu'est-ce que tu fais encore là petit elfe ? Tes affaires ne vont pas se préparer toutes seules ! » Il n'en fallut pas plus au petit garçon pour sauter en l'air, aller faire un câlin à sa mère, puis repartir embrasser son père avant de courir dans sa chambre pour aller préparer ses affaires tout en commentant tout ce qu'il avait envie de faire avec son paternel.

Yuki se passa alors une main sur le visage comme pour tenter d'effacer la fatigue qui se trouvait sur celui-ci. Maintenant que James était parti pour un petit moment, le temps de réunir tout son attirail pour une virée chez papa, elle allait en profiter pour dire certaines choses à Dakota. Elle n'aimait pas que son fils soit au courant de leurs affaires, même si elle se doutait qu'il était loin d'être bête et qu'il devait, plus ou moins, comprendre ce qu'ils pouvaient passer entre les deux personnes qui avaient participé à sa création. Reprenant place sur le canapé, à l'autre bout d'où se trouvait Dakota, elle se pencha un instant pour attraper un pain au chocolat. Elle en décrocha un petit bout et le mit dans sa bouche avant de l'avaler en silence et de reprendre la parole. « Écoute. J'ai pas mal de choses à te dire, mais aujourd'hui n'était définitivement pas le bon moment. » Marquant un silence, celui-ci seul suffisait à évoquer la forte dispute, puis le moment d'intimité volée qu'ils s'étaient accordé sans vraiment réfléchir aux conséquences et auquel Dakota avait mit fin avant que les choses n'aillent plus loin et que, probablement, elles ne dérapent. Posant son regard d'un gris acier sur le visage du mexicain, elle ne souhaitait pas l'affoler. En ayant été son grand amour de Poudlard, ils avaient partagés énormément de choses et, bien entendu, l'ancien serpentard avait pu remarquer le défaut de l'ancienne serdaigle qui était de toujours avoir des secrets. « Pas de quoi s'inquiéter, j'te le dis tout de suite. Seulement, avec le tour du monde, l'emprisonnement de l'une, la disparition de l'autre... » Elle se stoppa. Baissant la tête, elle avait arrêtée de parler, car savait parfaitement ce que pouvait penser l'Auror de sa famille. Elle n'était pas aussi belle et reluisante que la sienne, c'était une évidence. Cependant, comme Yuki s'était évertuée à lui faire comprendre durant leur scolarité, on en choisit pas sa famille, et malgré tout, ses sœurs avaient toujours été là pour elle. Si elles n'avaient pas eu deux sœurs prêtent à se sacrifier pour elle de la sorte, elle n'était pas sûre d'en être arrivée jusque là. « Bref, je gère les choses. J'te laisse profiter d'un peu de temps avec James avant de t'importuner avec ce qui peut se passer de l'autre côté de sa génétique. »

Elle se leva pour aller voir ce que faisait son fils. Tirant sa tête dans le couloir, elle entendait encore du bruit dans la chambre du petit garçon. Faisant volte face, elle plongea une nouvelle fois son regard dans celui de l'hispanique. Prenant une grande inspiration, elle lui lâcha dans un souffle, comme si faire cette confidence lui broyait les organes ; fierté quand tu nous tiens. « Ne te méprends pas sur ce qu'il a pu se passer. Mais j'dois avouer que mon ami me manque. Finalement, t'es peut-être celui qui me connaît le mieux. » Elle lâcha un sourire et se dirigea vers la table ou elle attrapa son paquet de cigarettes avant d'en caler une entre ses lèvres. « Que ça te plaise ou non. » Elle l'alluma à l'aide d'un briquet moldu et tira dessus. Elle n'avait pas grand chose à ajouter, se confier n'avait jamais été l'activité favorite de la plus secrète des trois sœurs Harada.

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Dakota Almadovar
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MessageSujet: Re: So let's set the world on fire Ven 7 Sep - 17:02

Lorsqu'elle hocha de la tête, confirmant que l'hispanique prendrait bien son fils pour quelques jours, James sauta dans les bras de son père à nouveau, tandis que Dakota accompagnait le geste de son fils, en se laissant tomber dans le canapé. Serrer l'un contre l'autre, James resta quelques instants calme, la tête posée contre le torse de son frère. « Qu'est-ce que tu fais encore là petit elfe ? Tes affaires ne vont pas se préparer toutes seules ! » James releva la tête, un petit sourire sur ses lèvres, avant de partir en courant dans sa chambre après avoir fait un câlin à sa mère. Dakota le suivit du regard avec un sourire attendrissant sur son visage. Son fils, c'était sa vie. C'était même plus, car il n'hésiterait pas une seule seconde à lui donner la sienne pour qu'il survive envers et contre-tout. Le sacrifice de Lily Potter était un de ceux qu'il serait capable de faire par amour pour son fils. Yuki le savait, car elle n'était pas trop chiante sur leur relation, ni sur ses visites pas franchement programmées. Il fallait dire aussi, qu'ils n'étaient jamais passés devant le tribunal pour trancher un avis sur la question. Mais ils étaient au delà de ça. Quand il s'agissait de leur fils, James, les deux ex. allaient dans la même direction - ou presque.

« Écoute. J'ai pas mal de choses à te dire, mais aujourd'hui n'était définitivement pas le bon moment. » Dakota, qui s'était avachi dans le canapé, redressa le regard vers son ex. Elle semblait vouloir cacher des signes de fatigues, qu'elle parvenait à faire lorsque James était présent. Elle profitait qu'il soit entrain de faire ses affaires pour partir avec son père pour lui parler réellement. Des secrets, elle en avait toujours eut. Mais il arrivait que, comme là, elle décide d'en parler, de s'ouvrir à son ancien amant. C'était de très bons amis, avant tout ces problèmes, tant est si bien que, parfois, il était bon de se le rappeler pour ne pas l'oublier. Chose qui arrivait souvent. Ils avaient une capacité émotionnelle à fleur de peau, réagissant au moindre faux-pas de l'autre comme si c'était le pire des blasphèmes. « Pas de quoi s'inquiéter, j'te le dis tout de suite. Seulement, avec le tour du monde, l'emprisonnement de l'une, la disparition de l'autre... » Dakota leva les yeux au ciel, faisant une moue de dégout avec ses lèvres. Il ne dit rien, mais il n'en pensait pas moins. Elle avait vraiment une famille de merde, pour être poli. Aucun pour rattraper l'autre. M'enfin, le décès de leur mère devait y être pour beaucoup aussi. L'hispanique ne cilla pas, conservant son noir plein de chaleur dans le gris d'acier de l'ancienne Serdaigle. « Bref, je gère les choses. J'te laisse profiter d'un peu de temps avec James avant de t'importuner avec ce qui peut se passer de l'autre côté de sa génétique. »

Dakota se redressa doucement, posant sa tête sur ses mains jointes, les coudes sur ses genoux. Il lui lança un regard confiant, sécurisant, hochant la tête pour lui faire comprendre qu'il était là pour elle, ne cessant de le lui montrer ainsi, pour qu'elle arrête d'avoir tous ces secrets à son encontre. L'hispanique n'aimait pas être mis sur la touche par les gens qu'il aimait (aime, aimait). C'était plus fort que lui, et ça avait le don de le mettre en rage. « Ne te méprends pas sur ce qu'il a pu se passer. Mais j'dois avouer que mon ami me manque. Finalement, t'es peut-être celui qui me connaît le mieux. » « C'est possible. T'as jamais su te poser... » Lui fit, répondant ensuite à son sourire, quoiqu'avec un peu d'amertume dans le regard. « Que ça te plaise ou non. » « Bah voyons. » Railla-t-il. Il la contempla, un sourire sur ses lèvres, pendant quelques instants

C'est à ce moment-là que James arriva, sac à la main, manquant de glisser dans le hall, après avoir couru dans le couloir. Dakota leva automatiquement les yeux vers son fils, un sourire sur ses lèvres, auquel ce dernier répondit instantanément. L'hispanique se leva du canapé, tout en disant : « Dis au revoir à ta mère, mon fils. »

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MessageSujet: Re: So let's set the world on fire Ven 7 Sep - 23:23

« Dis au revoir à ta mère, mon fils. » Yuki tendit les bras pour inciter son fils à venir s'y loger, l'espace de quelques secondes. Ces deux-là n'avaient pas l'habitude de se séparer et il allait beaucoup manquer à la jeune maman. Toutefois, elle savait qu'il avait besoin de son père et que des retrouvailles leur ferait le plus grand bien aussi bien à l'enfant qu'à l'adulte. Serrant son fils, elle lui déposa un baiser sur le front avant de le laisser partir avec un petit pincement au cœur. Elle était une maman poule, et même si elle tentait de se soigner, elle avait du mal à se dire que son petit garçon était en train de grandir sans qu'elle puisse rien y faire. Affichant un léger sourire sur ses lèvres, elle le vit courir jusqu'à l'entrée de l'appartement pour s'emparer de sa veste. S'approchant de Dakota, elle lui déposa un léger baiser sur la joue, lui murmurant à l'oreille. « Prends soin de lui, et de toi. » Elle n'avait pas besoin d'en dire plus, il la comprennait. On ne vivait pas une histoire comme la leur sans se connaître de fond en comble à la fin de celle-ci. L'amour était parti, du moins l'histoire d'amour avait éclatée, surtout à cause de l'ancienne serdaigle, mais les habitudes restaient. Elle n'avait pas besoin de faire de grand discours pour qu'il puisse comprendre le fond de sa pensée. Un dernier sourire pour le père de son enfant, puis elle partie rejoindre James dans l'entrée qui commençait à furieusement s'impatienter. Un dernier bisou, et elle ouvrait la porte de l'appartement pour laisser partir la prunelle de ses yeux.

« Tu fais attention à ton papa et tu le fatigue pas trop, petit elfe. C'est qu'il est plus tout jeune ! » A cette phrase, elle plongea subtilement son regard gris dans le sombre de son ancien amant. Elle ne voulait pas qu'il en fasse trop pour faire plaisir à James, et ce, au détriment de sa santé. La pire chose qui pourrait arriver à Yuki serait qu'elle se retrouve a soigner le père de son fils. Secouant la tête pour chasser cette mauvaise pensée, elle laissa un sourire se profiler sur ses lèvres. Un dernier câlin, encore un bisou pour la route, et la porte se referma, laissant Yuki seule dans l'appartement. Si elle n'était pas forcément enchantée lorsqu'elle avait vu Dakota se pointer à la porte de son appartement, quelques heures plus tôt, elle se fit, finalement, la réflexion que cela n'avait pas été que du mauvais. Elle avait su pourquoi est-ce qu'elle n'avait pas eu de nouvelles de lui pendant si longtemps. Malgré la peur, puis la vexation de ne pas avoir été appelée, elle acceuillait plus facilement le retour de Dakota à Londres après cette entrevue. Si elle avait mal commencée avec des cris, ils avaient partagé un moment d'intimité qui leur avait fait réaliser qu'ils ne pourraient jamais se détester réellement. Ils pourront avec le temps, tenter de redevenir des amis, c'était la meilleure chose pour leur fils. A cette pensée, la jeune femme retourna se coucher, espérant retrouver quelques heures de sommeil avant d'aller a un rendez-vous important.




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