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فقط واحدة مع ذلك حول حالة حبّ

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Emìr Jawhari
GERANT DU SOUK DE KDHIM.



MessageSujet: فقط واحدة مع ذلك حول حالة حبّ Dim 5 Aoû - 19:40

Siobhàn. Aujourd'hui, il devait la revoir afin d'observer l'état de ses symptômes, et voir si le traitement donné faisait bel et bien son effet sur la jeune charmeuse de dragon. Cela faisait quinze jours déjà. Quinze jours qu'il l'avait rencontré, et que ses pensées étaient toutes chamboulés. Il ne savait plus réellement quoi penser, et au fils des visites, sa colère et sa haine semblaient s’essouffler comme lorsque l’adrénaline finit, tout doucement, par quitter sa place dans le sang, après une épreuve particulièrement stimulante. Au final, il ne faisait que l'ignorer, faisant ses visites comme il devait le faire, évitant de poser son regard dans le sien, évitant de parler avec cette dernière, ou même de respirer son odeur. Ses pensées n'avaient pas besoin de ça pour lui rappeler quelques souvenirs plaisants, mais qu'il fallait éviter en période de ramadan.

Il referma la porte de son casier, tandis qu'il enfilait rapidement sa blouse de guérisseur. Sortant des vestiaires, il se dirigea d'un pas rapide vers l'ascenseur, s'arrêtant à peine pour saluer ses confrères, sans jeter un regard vers les infirmières, et autres subalternes totalement insignifiant pour sa pomme. Ce n'était même pas du dégout, c'était de l'indifférence. Et c'était sûrement son pire défaut. Croiser une personne qui ne vous voit même pas, ça a quelque chose de particulièrement blessant. Et ils avaient beau le critiquer dans son dos, il s'en fichait éperdument. Prenant l'ascenseur vers le deuxième étage, il prit une profonde inspiration lorsqu'il arriva à destination.

Prenant la direction du bureau des infirmières pour regarder rapidement le dossier des patients, il les feuilleta avant de s'arrêter quelques instants sur celui de Siobhàn. Bien, il le prit sous le bras, puis il prit la direction de sa chambre. Il frappa deux coups, attendit cinq secondes, puis il entra.

Aucun mot ne sortit de ses lèvres. Il ouvrit les rideaux, tira une tablette vers le lit afin d'y poser le dossier de la charmeuse de dragon. Il attrapa celui qui se trouvait au bout de son lit, observant ses constantes d'un œil de maître, jusqu'à ce qu'enfin, il releva son regard vers la demoiselle pour lui demander : « Comment allez-vous ce matin ? » C'était peut-être la première fois qu'il lui posait la question en quinze jours. Il se mordit sans faire exprès la lèvre inférieure, attendant sa réponse, tout en tenant son dossier ouvert dans ses bras.

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Siobhán Mc Gill Fhaolain
CHARMEUSE ... DE DRAGONS.



MessageSujet: Re: فقط واحدة مع ذلك حول حالة حبّ Dim 5 Aoû - 22:21

Ça faisait maintenant quinze jours que Siobhán était séquestrée par son psychopathe de médicomage sous prétexte qu'elle avait une dragoncelle, je cite, "un comble pour une charmeuse de dragons" et qu'à son âge ça pouvait être mortel. Ce qui était surtout mortel pour elle c'était ce satané médicomage. Emir Jawhari. Emir déjà. Si ça ne faisait pas prétentieux comme prénom! Mais le prénom ce n'était rien, c'était la personne toute entière qui était exaspérante. A tel point que lorsqu'il n'était pas là, Siobhán ne pouvait pas s'empêcher de penser à toutes ces choses qu'elle aurait adoré lui faire.

Ne vous emballez pas, rien de romantique là dedans. Siobhán rêvait qu'elle lui sautait à la gorge, qu'elle lui faisait ravaler sa langue de vipère, qu'elle lui faisait les pires choses du monde et qu'il finissait en tas de petites miettes insignifiantes à ses pieds. Oui! Emir Jawhari occupait toutes les pensées de Siobhán Mc Gil Fhaolain.

Il y avait eu la première fois qu'ils s'étaient parlé (soulignons là l'utilisation d'une hyperbole de la plus pure tradition marseillaise dans ce cas) quand elle était venue pour un banal examen médical. Dès le départ ça ne l'avait absolument pas fait.

Puis il y avait eu la fois où elle avait appris que Monsieur le Médicomage Jawhari avait mis sa famille à la porte sous prétexte qu'elle était en quarantaine! et que d'ailleurs ce n'était pas la première fois qu'il envoyait promener des visiteurs. Quand il était entré dans sa chambre après qu'elle a appris ce léger petit détail, elle avait bondi du lit comme un diable hors de sa boîte avec l'énergie d'une furie. Inutile de dire qu'elle avait fait une rechute. Après avoir dormi 80h d'affilée, elle s'était réveillée reposée quoique toujours en colère mais son visage avait perdu la plupart de ses écailles.

A la fin elle avait fini par décider qu'elle n'allait plus jamais adresser la parole à ce type. Quand il venait, puisque de toute façon il ne lui parlait pas et se contentait de faire sa besogne, elle se contentait de regarder dans la direction opposée et de se laisser faire. C'était déjà un énorme effort de sa part que de rester cordiale, mais elle s'encourageait en se disant qu'en restant posée elle quitterait plus vite ce maudit mouroir. On a toujours tendance à exagérer quand on s'appelle Siobhán Mc Gil Fhaolain et qu'on est frustrée.

Ce jour-là donc, quand la porte s'ouvrit, elle se contenta de garder les bras croisés sur sa poitrine et de regarder le plafond en espérant que l'égo surdimensionné du médicomage ne viendrait pas lui gâcher la vue jusque-là. Son père aurait reconnu sa mine renfrogné de petite fille contrarié mais pour la jeune femme, c'était très sérieux. Elle ne voulait rien avoir à faire avec Emir Jawhari mais voilà qu'elle se retrouvait coincée avec lui pour deux mois.

Lorsqu'il ouvrit les rideaux elle plissa un peu les yeux, toujours sensible à la lumière à cause de la dragoncelle. Elle ne dit rien, continuant de l'ignorer royalement quand il se passa une chose stupéfiante :

« Comment allez-vous ce matin ? »

Incroyable n'est-ce pas ? Le Docteur Jawhari venait de lui adresser la parole, pire! on aurait dit que la réponse pouvait l'intéressait. On aurait dit...
Les yeux bleus de Siobhán descendirent du plafond pour se poser dans les iris noirs du médicomage presque effrontément et très longuement avant qu'elle ne hausse un sourcil encouroucé autant que sarcastique.

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Emìr Jawhari
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MessageSujet: Re: فقط واحدة مع ذلك حول حالة حبّ Lun 6 Aoû - 19:19

« Comment allez-vous ce matin ? » D'accord. Emìr ne savait pas trop comment se comporter étant donné que la question lui était échappée des lèvres sans qu'il ne puisse se demander si c'était une bonne idée que de la lui poser. Après tout, ce n'était pas comme-ci il avait fait preuve d'une courtoisie hors-paire ces quinze derniers jours. Il se pencha vers Siobhàn, levant la main à hauteur de son visage, puis il claqua des doigts en joignant son pouce et son index. « Allô ? Miss Mc Gill Fhaolain ? » Deuxième surprise de la journée. Comme quoi, le ramadan semblait le calmer, l'ouvrir, le sociabiliser. Allah merci, cela n'arrivait qu'une fois tous les vingt-huit lunes.

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Siobhán Mc Gill Fhaolain
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MessageSujet: Re: فقط واحدة مع ذلك حول حالة حبّ Lun 6 Aoû - 19:41

C'était la première fois que le médicomage se tenait aussi près d'elle sans raison médicale. Cela donna simplement une occasion de plus à notre écossaise de lui trouver un défaut énervant : il était particulièrement beau. Il n'avait définitivement pas le droit d'être beau. Dehors il y avait des tas de chics types qui aurait voulu ne serait-ce qu'être un petit peu beau mais non, il fallait que ce soit le connard prétentieux qui ait les faveurs de Dame Nature en plus. Et ça c'était injuste.

Elle suivit sa main comme il la levait au niveau de son visage et quand il claqua les doigts sous son nez et cligna des yeux par réflexe, ses sourcils se froncèrent.

« Allô ? Miss Mc Gill Fhaolain ? »
« J'étais en train de me demander ce qui vous arrivait à vous... vous êtes... courtois. » , fit-elle avec toujours dans la voix cette petite pointe qui montrait qu'elle était toujours contrariée. Cependant elle fit un effort, après tout il n'y avait pas de raison... « C'est... surprenant mais agréable. »

Pour une fois pensa-t-elle. Elle s'abstint de le lui mettre dans le nez. Après tout ce n'était pas dans son intérêt à elle qu'il laisse tomber le rôle du médecin courtois qui s'intéressait un peu à ce qu'il faisait.
Elle força un petit sourire sur ses lèvres et finit par répondre à la question qu'il avait posée :

« J'ai l'impression que le magicobus m'est passé dessus... enfin... passer dessus dans le sens... » quand elle commençait à s'expliquer généralement elle s'enfonçait, «Bref. Sinon je crois que ça va. »

Faire la conversation à ce type c'était sans doute la chose la plus bizarre et la moins naturelle qu'elle ait eu à faire depuis un long moment. Elle s'éclaircit la voix comme elle s'apprêtait à demander une faveur puis, elle détourna le regard vers la fenêtre. Elle n'allait quand même pas lui sortir le couplet du "je me sens seule" alors elle tenta ceci :

« Vous pensez que je serais contagieuse encore longtemps ? »

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Emìr Jawhari
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MessageSujet: Re: فقط واحدة مع ذلك حول حالة حبّ Mar 7 Aoû - 18:16

« J'étais en train de me demander ce qui vous arrivait à vous... vous êtes... courtois. » Il sentit comme une bouffée de chaleur lui montait tout le long de son torse, jusqu'à se loger dans ses joues. Emìr eut un petit sourire, quoique forcé, tout en se demandant pourquoi il réagissait ainsi. Il replia ses lèvres l'une sur l'autre, comme si il préférait imposer une sécurité supplémentaire à ses pensées de peur à ce qu'elle ne franchisse ses lèvres. « C'est... surprenant mais agréable. » Emìr, surpris, écarquilla ses yeux, avant de sentir le rouge lui monter aux joues. Il baissa instantanément le visage, plongeant son regard dans le dossier de la demoiselle, tandis qu'il était pris d'étranges émotions jusqu'à même se demander ce qu'il avait pour réagir ainsi. Il se racla machinalement la gorge, comme pour faire l'indifférent, mais il était rouge comme une pivoine. Malheureusement, il ne vit pas son petit sourire, bien que forcé.

« J'ai l'impression que le magicobus m'est passé dessus... enfin... passer dessus dans le sens... » quand elle commençait à s'expliquer généralement elle s'enfonçait, «Bref. Sinon je crois que ça va. »

Emìr roula des yeux, faisant comme ci il n'avait pas entendu. Il ne lui en fallait déjà pas beaucoup pour avoir des envies pas très salutaire vis-à-vis du ramadan et de ce que cela lui imposait. D'autant plus que c'est lorsqu'il est interdit d'avoir de tels pensées, qu'on en a le plus. Se concentrant du mieux qu'il pouvait sur son dossier, il s'efforça d'adopter un air détaché.

« Vous pensez que je serais contagieuse encore longtemps ? »

Il redressa son visage vers le sien, tandis qu'il réfléchissait. Disons qu'elle ne l'était plus vraiment. Ses symptômes allaient rapidement en diminuant, il n'y avait presque plus aucune chance qu'elle puisse la refiler aux personnes les plus faibles d'entre eux. Néanmoins, il ne lui fallait pas prendre le moindre risque. Regardant ses graphiques, les dosages, et le reste du dossier, il rompit le contact visuel, visiblement prit dans un calcule mental assez complexe, tandis qu'il y ajoutait des facteurs pas vraiment mathématique. Amenant sa main libre sur son menton pour additionner rapidement, il finit par sortir de ses pensées, pour rompre le silence qui s'était installé sans qu'il ne s'en rende compte.

« Hm... Encore une bonne quinzaine de jours, et je vous laisse la possibilité de recevoir quelques visites. » Machinalement, il eut un sourire sur ses fines lèvres. Sa peau reprenait doucement sa douce couleur sablée, même si il ne se sentait toujours pas à son aise.

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Siobhán Mc Gill Fhaolain
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MessageSujet: Re: فقط واحدة مع ذلك حول حالة حبّ Jeu 9 Aoû - 12:44

Siobhán avait pris pour habitude de ne surtout observer le médicomage quand il lui rendait visite. Quelle drôle d'idée me direz vous. Mais si drôle car chaque fois qu'elle avait posé les yeux sur cet homme jusqu'alors elle avait simplement senti la colère monter de minute en minute et la mener inexorablement vers l'implosion.

Cette fois-ci, et bien qu'elle fut avertie, elle s'y risqua, au nom de la trêve qui semblait être à l'ordre du jour. La première fois qu'elle vit poindre un sourire sur les lèvres du médicomage, elle se dit que c'était parce qu'il devait réprimer une pique désagréable et comme ce devait être la chose la plus gentille qui avait faite depuis qu'il la séquestrait dans sa chambre d’hôpital, elle ne releva pas.

La deuxième fois qu'elle surprit une expression sur son visage, elle l'identifia plus clairement. C'était de la gêne? Elle fronça très légèrement les sourcils. Elle n'avait pas imaginé qu'être gentille avec lui puisse le mettre mal à l'aise au point de replonger ostensiblement le nez dans ces dossiers. Vous me direz, s'il traitait tous ses patients de la même manière il ne devait pas être habitué à ce qu'on lui glisse un compliment ou une gentillesse. L'idée amusa notre écossaise et un petit sourire amusé lui échappa mais elle ne dit rien. Ce n'était pas son genre d'enfoncer les gens même lorsqu'ils éveillaient sa curiosité. Après ça elle fit semblant de ne plus le regarder mais elle le détaillait avec plus d'intérêt qu'avant, se demandant ce qu'il pouvait bien cacher sous sa carapace.

Il finit par lui rendre son regard quand elle lui demanda si elle aurait bientôt dépassé le stade de la contagion. Sous entendu "quand est-ce que je peux voir du monde?". Elle l'observait tandis qu'il faisait ses calculs, essayant de gommer l'image du tortionnaire pour s'en faire une nouvelle.

« Hm... Encore une bonne quinzaine de jours, et je vous laisse la possibilité de recevoir quelques visites. »

Bon quinze jours ça restait affreusement long mais à côté de la perpétuité à laquelle il semblait l'avoir promise au départ c'était une nette amélioration.

« Ok. », que dire d'autre, elle pouvait le supplier mais elle savait déjà qu'il avait raison. Inutile de refiler la dragoncelle à Kaprice, elle pouvait déjà être bien assez terrible comme ça. Est-ce que je dois encore rester alitée ou j'ai le droit de faire quelque chose... dans ma chambre bien sûr?

La vérité c'était qu'elle avait l'impression de se fossiliser à rester tout le temps au lit comme ça.

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Emìr Jawhari
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MessageSujet: Re: فقط واحدة مع ذلك حول حالة حبّ Dim 12 Aoû - 17:55

« Ok. » Il eut un sourire, c'était peut-être la première fois que cette dernière acceptait l'une de ces demandes - qui avaient bien souvent l'air d'ordre, il en convient - sans en discuter, rechigner ou même bouder. Cette dernière semblait résigner, prenant son mal en patience. « Est-ce que je dois encore rester alitée ou j'ai le droit de faire quelque chose... dans ma chambre bien sûr ? »

Emìr rangea le dossier de Siobhàn dans la petite pochette mise à son pieds de lit, tandis qu'il laissait durer le suspense, s'amusant de la question de la jolie blonde. Il s'appuya machinalement sur le lit, avant de reprendre la parole : « Oui. Mais attention à ne pas vous faire mal. Evitez de faire trop d'exercices également, et de prendre trop le soleil. » Il eut un petit sourire amusé, rajoutant pour taquiner Siobhàn. « Vous avez la peau si claire... Il serait dommage de prendre des rougeurs en plus de celle que vous avez déjà. »

C'est avec un sourire plein de malice, et l'impression d'avoir passé une bonne journée, qu'il quitta Siobhàn pour se rendre dans une autre chambre, auprès d'un autre patient, dans son petit train-train quotidien.

[...]

Sa relation avec Siobhàn s'était nettement arrangée. Visiblement, il semblait faire des efforts, mais pas qu'avec cette dernière. C'était comme si le ramadan de cette année lui avait remit les idées en place. Ce qui n'était pas la cause de tant de changements. En réalité, chaque moment passé auprès de la jolie blonde semblait le changer peu à peu, profondément, révélant ainsi, peu à peu, au monde, sa véritable nature. Les patients l'apprécient bien mieux, et ses équipiers commencent même à l'inviter à leurs tables (même si il ne mange pas le jour) pour partager leurs repas, ou boire un café à la fin de leur journée de boulot.

Ainsi, un sourire toujours plus présent se faisait voir sur ses fines lèvres lorsqu'il entrait dans la chambre de la belle écossaise. Lui qui n'était pas très beau semblait plein de charme lorsqu'un sourire se figeait sur son visage. Mais aujourd'hui, c'était un sourire à double-face. En effet, le traitement de Siobhàn avait été parfait, au point d'en voir réduit sa convalescence de moitié. Et même si il était plutôt content pour elle, pour qu'elle puisse reprendre sa vie, il n'arrivait pas à comprendre pourquoi quelque chose le chagrinait, l'attristé. A plusieurs reprises, il s'était surpris, sur l'un des ponts de Londres, le regard perdu dans la tamise, à penser à ce curieux sentiment qui lui prenait le coeur à chaque fois qu'il se disait qu'elle allait bientôt quitter sa vie, aussi vite qu'elle l'était rentrée. Il aurait toujours pu lui mentir, mais... Non. Même si il l'aurait fait, il y a quelques semaines, là, ce n'était plus sa façon d'agir.

Toquant rapidement à la porte de Siobhàn, en cette magnifique journée (et étouffante) d'août, il fit comme d'habitude. Il ouvrit les rideaux en grand, la fenêtre, et il se mit à feuilleter son dossier comme pour voir si il y avait eut des modifications au cours de la nuit. « Bien. Avez-vous bien dormi miss Mc Gill Fhaolain ? » A chaque fois qu'il prononçait son nom, il feignait de s'endormir tant il était long.

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Siobhán Mc Gill Fhaolain
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MessageSujet: Re: فقط واحدة مع ذلك حول حالة حبّ Dim 12 Aoû - 18:24

Jusque là, le médicomage semblait bien parti pour faire un sans faute de courtoisie. Siobhán était carrément impressionnée. Elle n'aurait même jamais pu imaginer que ce psychopathe puisse faire ne serait-ce que l'esquisse d'un sourire. Elle douta même d'être réellement éveillée jusqu'à ce qu'il ne conclut:

« Vous avez la peau si claire... Il serait dommage de prendre des rougeurs en plus de celle que vous avez déjà. »
« Je savais que vous ne pouviez pas repartir sans avoir dit un truc de ce genre. Mais disons que je vous pardonne parce que c'était presque drôle. », fit-elle avec un petit sourire en coin amusé.

Elle le regarda partir sans plus l'embêter. Après tout ce n'était pas son genre de se conduire comme une infâme mégère. Simplement avec lui...

...

Encore une journée comme toutes celles qu'elle avait passées dans sa chambre à Ste Mangouste depuis un mois. Trois petits coups familiers à sa porte la firent sourire. Sa visite quotidienne, celle du médicomage qui s'occupait d'elle et qui devait lui annoncer aujourd'hui qu'elle pouvait enfin recevoir des visites.

Elle le regarda faire ce qu'il avait l'habitude de faire avec un sourire mitigé pourtant. Elle était contente de le voir au fond mais le fait de reprendre contact avec le monde extérieur (même si ce n'était que pas le biais de visite) allait peut-être chambouler la relation bizarroïde qui avait réussi à s'installer entre eux. En fait pour être honnête il n'y avait de relation bizarroïde que dans la tête de Siobhán mais au fil des jours, et parce qu'il avait sacrément changé d'attitude depuis leur première rencontre, elle s'était prise à apprécier les sourires du médicomage et parfois même à se demander s'il y avait une chance pour qu'elle en soit la cause.

« Bien. Avez-vous bien dormi miss Mc Gill Fhaolain ? »
« Vous saviez qu'il y a des noms de famille beaucoup plus que ça mh? Sinon, très bien dormi merci. »

Un et vous ? aurait été de trop d'un patient à son médecin.

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Emìr Jawhari
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MessageSujet: Re: فقط واحدة مع ذلك حول حالة حبّ Lun 13 Aoû - 19:40

« Vous saviez qu'il y a des noms de famille beaucoup plus long que ça mh ? Sinon, très bien dormi merci. » Elle arracha un sourire sur les lèvres de l'arabe. Il rajouta : « Avouez qu'il est quand même pompeux par rapport aux restes de la population sorcière. » Ce n'était pas méchant, cela se sentait dans sa voix. De toute manière, dans un son de voix, pour une oreille aguerrie, on pouvait y entendre la vérité, peu importe ce qui se disait, quand bien même un mensonge était formulé. « Bref. »

Il posa sur le lit le dossier de Siobhàn, tandis qu'il saisissait sa baguette, tout en s'approchant de la belle écossaise. Quelques mouvements gracieux de la main, des gestes accompagnés de sa baguette, il finit par la ranger de nouveau, avant de poser l'une de ses mains sur le menton de la jeune femme, et l'autre main au niveau de son oreille gauche, juste en dessous. Emìr lui déplaça délicatement la tête, avec une sensualité féline, avant de replonger son regard vers elle, un sourire, quoique léger, sur ses lèvres. « Je crois que... Vous êtes libre comme l'air. »

Son regard avait une petite lueur, son sourire restait là, figé. Mais dans sa voix, on sentait tout un tas d'émotions : Une pointe d'admiration, mais aussi une pointe de tristesse. Quoi dire, quoi faire, Emìr s'apprêtait à la regarder partir.

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Siobhán Mc Gill Fhaolain
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MessageSujet: Re: فقط واحدة مع ذلك حول حالة حبّ Lun 13 Aoû - 20:15

« Avouez qu'il est quand même pompeux par rapport aux restes de la population sorcière. »

Le sourire de Siobhán s'élargit, cédant à la plaisanterie. C'est vrai que son nom ce n'était pas rien.

« Que diriez-vous si vous saviez que ça veut dire "fils du très pieux Saint-Fhaolain" et que par dessus le marché ça se prononce filan? Et que tous mes prénoms sont tellement écossais qu'à boulot mon boss a décidé que je m'appellerai Fionna désormais? », elle eut un éclat de rire amusé.

Les prénoms dans la famille Mc Gill Fhaolain avaient toujours posé problème en dehors de la famille Mc Gill Fhaolain. Mais ces prénoms faisaient également la fierté de leur clan. Si Siobhán laissait la plupart des gens l'appeler Fionna c'était uniquement pour ne pas avoir à les entendre l'appeler siobhan, sean-quelque chose ou que sais-je encore.

« Bref. »
« Oui, bref. »

Elle esquissa un demi sourire en essayant d'imaginer à quel point il pouvait se ficher de ce qu'elle venait de dire mais appréciant l'effort qu'il faisait pour ne pas le montrer. Il reprit son examen et elle se laissa faire docilement sans trop le regarder. D'ordinaire c'était elle qui le regardait pendant qu'il l'examinait et pour une fois qu'il semblait vouloir la regarder, elle n'arrivait pas à soutenir son regard bien longtemps.

L'examen ne dura fort heureusement pas très longtemps avant que le médicomage n'annonce :

« Je crois que... Vous êtes libre comme l'air. »

Ça ne faisait rien moins qu'un mois qu'elle attendait qu'il lui dise ça et pourtant, l'idée de quitter enfin ce maudit hôpital ne l'enchantait pas tant que ça. Tout simplement parce qu'elle n'allait plus revoir son médicomage. Elle n'était que très rarement malade, et, si elle se blessait assez souvent dans son travail, généralement elle n'avait pas besoin qu'on sorte l'artillerie lourde pour la rafistoler donc dans tous les cas, si elle revenait à Ste Mangouste, on ne l'enverrait pas au 2ème.

Elle pourrait toujours venir pour rien et attendre la fin de son service mais de quoi ça aurait eu l'air. En fait soit elle faisait quelque chose maintenant soit elle ne faisait rien du tout et c'était la dernière fois qu'ils se voyaient...

Et puis il n'avait pas arrêté de la regarder dans les yeux depuis qu'il était entré. Et même là, pendant que les pensées se bousculaient dans la tête de Siobhán, il souriait.

Impossible de prendre une décision rationnelle dans ce genre de condition...

Sans prévenir, elle prit le visage du médicomage entre ses mains pour le ramener jusqu'à elle, pas si loin de là. Ses lèvres se refermèrent sur celles d'Emir et s'y attardèrent avant qu'elle ne se retire brusquement.

Après coup choisir de prendre une décision irrationnelle ce n'était peut-être pas la meilleur des choses qu'elle ait faites de la journée :

« Non hein...? », fit-elle tout à coup très embarrassée. Non ça ne se faisait pas ce qu'elle venait de faire. Pas du tout. « Ça fait un mois que j'ai vu personne... c'est pour ça. En fait je gère mal... », elle n'avait rien trouvé de mieux comme excuse.

Regarder Siobhán s'enfoncer c'était toujours... elle passa une main dans ses cheveux pour se donner l'air de faire quelque chose puis sauta de son lit d'hôpital.


« Je... Bon... », elle était rouge écarlate et fuyait son regard, « ... Vous devez avoir des tas de... patients. Je ne vais pas vous retenir plus longtemps. Et euh... merci. C'était... c'était rien. Bref. Merci. »

Comme elle balbutiait ses affaires se mettaient en ordre. Il ne lui restait plus qu'à partir.

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Emìr Jawhari
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MessageSujet: Re: فقط واحدة مع ذلك حول حالة حبّ Jeu 23 Aoû - 16:08

Lorsque le coup de foudre vous tombe sur la tête, sans que vous ne vous en rendez compte, ça vous laisse pantois, vous vidant de toute réactivité. Vous êtes là, immobile, la bouche légèrement entrouverte, le regard perdu, à des miles de là où vous vous trouvez actuellement, sûrement quelque part sur une île aux eaux turquoises, vous coupant de toute réalité. Elle avait saisit son visage, avant d'amener le sien proche du sien avant d'y déposer un baiser sur ses fines lèvres. Le guérisseur n'avait pas bronché, retenant sa respiration, l'air bouche bée. Ce fut comme si un nuage venait d'apparaître au dessus de sa tête, déversant un déluge d'émotions toutes aussi confuses les unes que les autres. Il ne savait même pas ce qu'il ressentait réellement, si ce n'est cet espèce d'élan d'affection qui le submergea. Il la regarda longuement, n'entendant même pas ce qu'elle lui disait. Sa main droite se leva doucement vers ses lèvres, se les touchant légèrement, comme pour se remémorer le geste de Siobhàn.

Il la suivait du regard, sans rien dire, sans rien faire, l'air hagard. Elle semblait gênée, troublée. Son visage était rouge. Elle préférait, visiblement, oublier ce moment, espérant peut-être, disparaître comme par enchantement du champs de vision du musulman. Il se racla machinalement la gorge, avant de marmonner doucement : « Euh... Oui, oui. J'ai d'autres patients, en effet. » Mais il ne bougea pas. Partagé par deux émotions, deux envies : Rester, la prendre délicatement par la main et lui rendre son baiser, ou s'en aller, partir au plus vite, quitter cette endroit où il sentait que ça allait sûrement mal tourné pour plusieurs raisons notamment à cause de la religion (ramadan) et professionnel (on ne couche/sort pas avec une patiente, ce n'est pas déontologique). Malgré ça, il s'approcha d'elle, lui saisit délicatement la main, sans rien faire de plus. Balayant de son pouce le dos de sa main, il s'en alla juste après, sans un regard en arrière, le cœur battant à tout rompre, son ventre lourd d'émotions.

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Siobhán Mc Gill Fhaolain
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MessageSujet: Re: فقط واحدة مع ذلك حول حالة حبّ Jeu 23 Aoû - 17:19

« Euh... Oui, oui. J'ai d'autres patients, en effet. »

Elle acquiesça en regardant ses pieds plus qu'autre chose. Elle avait l'habitude de ce genre de situation. En général elle ne poussait jamais jusqu'à embrasser le mec qui lui plaisait, pour ce qui était des premiers pas, Siobhán était une catastrophe ambulante "le razzie award du premier pas" pour citer Kaprice. Il fallait dire que sa coéquipière en savait quelque chose puisqu'elle était toujours la première à la traîner dans les bars pour "se remonter le moral et draguer des mecs". C'était la méthode Harlington. Utilisable en cas de déprime, rupture, râteau, voire tout cela à la fois.

Kaprice l'avait vu renverser une pinte de bière sur un garçon qu'elle s'apprêtait à aborder et qui portait un magnifique costard griffé qui devait valoir les yeux de la tête. Elle l'avait vue piétiner les pieds de son cavalier au nouvel an dernier qu'elles avaient passé chez les McGil Fhaolain (ce qui impliquait forcément beaucoup de whisky). Elle l'avait vu se mettre à bégayer devant un type plus de quatre minutes (montre en main) sans toutefois finir par lui dire qu'elle le trouvait extrêmement sexy. Et dernière en date, elle l'avait vu piquer une crise en pleine réunion à leur chef parce qu'elle l'avait vu se pencher pour reluquer ses fesses, chose qu'il avait admis sans se faire prier avant de préciser que son jean était déchiré et qu'elle portait une petite culotte absolument ravissante mais pas du tout adaptée à l'ordre du jour. On pouvait bien en convenir, Siobhán les cumulait en amour et d'ailleurs ses histoires ne marchaient jamais. Soit elle se mettait avec le mauvais type en croyant qu'il avait eu le coup de foudre pour se rendre compte le lendemain matin qu'il était parti en la délestant d'un peu de café et d'un croissant mais surtout sans laisser un mot. Soit c'était elle qui avait le coup de foudre et qui s'imaginait que c'était réciproque. Généralement, dans ce genre de cas, Kaprice recadrait in extremis, ou parfois elle l'encourageait et ça se terminait en plates excuses au bout d'un couloir où comme par hasard personne ne passerait plus jusqu'à ce que la gêne étouffante qui s'était installée ne se dissipe.


De fait, habituée qu'elle était à se tromper, elle prit le geste tendre d'Emir pour un geste de consolation. Sur le coup elle ne sut pas si ça l'énervait qu'il prenne la peine d'exprimer la pitié qu'elle lui inspirait, ou si elle était transportée par ce seul contact quoique de consolation...

- Mademoiselle? Vous attendez un médicomage?, demanda une infirmière en posant sa main sur son épaule... puis elle ajouta pour elle même en regardant sa montre Cette salle était sensée être libre à cette heure-ci, le docteur Jawhari l'a signalée il y a bien un quart d'heure...

Sans doute que le geste l'avait transportée... Siobhán sortit de ses pensées et plia boutique! A elle la liberté. Il fallait absolument qu'elle raconte tout ça à Kaprice...

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