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Harada's sisters

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Yuki N. Harada
GUERISSEUSE.



MessageSujet: Harada's sisters Mer 8 Aoû - 11:53




Il n'y a rien de plus important que les liens du sang ; voilà la philosophie de Yuki Harada. Il y a trois ans, lorsqu'elle avait apprit que sa sœur, Sakura Harada, avait été emprisonne à Azkaban, son monde s'était à demi écroulé. Il l'avait été complètement, lorsqu'elle était revenue immédiatement à Londres mais que son autre sœur, Keiko Harada, n'était plus là. Certes, elle lui avait laissé un mot mais sans lui dire où elle se trouvait et où est-ce qu'elle pourrait la contacter. Trois longues années s'étaient écoulées. Malgré l'absence qui lui pesait, la cadette des sœurs Harada n'avait eu d'autre choix d'avancer dans sa vie, pour son fils et pour elle-même. Lors de son tour du monde, elle avait suivit des cours par correspondance et c'était avec une facilité agaçante qu'elle avait eu son concours et qu'elle était devenue guérisseuse à Ste Mangouste. En trois ans, elle s'était faite un nom, si bien qu'Harada rappelait les implications dans la magie noire de tous les membres de la famille, y compris Yuki, mais aussi sa fulgurante ascension à l’hôpital magique le plus réputé de Grande Bretagne où, à présent, elle était connue pour être l'une des meilleures. Mais si la sulfureuse brune avait finit par s'habituer à cette nouvelle vie, il y avait eu beaucoup de changement dans sa vie durant ce mois de juillet. Elle avait revue Dakota qui s'installait à Londres, mais surtout... Elle avait replonger dans le monde de la magie noire, bien décider à avoir des informations, tant sur sa sœur que sur son fils. La dernière nouveauté arriva avec une chouette qu'elle n'avait jamais vu. Assise dans son salon pour boire son café matinale, accompagné de sa cigarette du réveil, elle la vit toquer à sa vitre. Ouvrant celle-ci, elle récupéra le petit bout de parchemin qui se trouvait accroché à sa patte droite.

« Je t'ai manquée ? Retrouve moi à midi, à cet endroit que tu aimes tant.
A très bientôt, ma neige. »


Le cœur de l'ancienne serdaigle manqua un battement lorsqu'elle eu lu le mot et reconnue, immédiatement, l'écriture comme étant celle de Keiko. De toute façon, il n'y avait qu'elle et Sakura qui l'appelait ainsi, sachant que Yuki signifiait « neige », en japonais. Partagée entre la joie de revoir sa sœur, et la rancune tenace qui la démangeait depuis trois ans, elle avait quand même du mal à digérer ce qu'elle avait vécue comme un abandon. Néanmoins, elle décida quand même de se pointer au rendez-vous, bien trop avide de savoir ce que pourrait lui révéler Keiko. Elle décida de ne pas emmener James avec elle ; la discussion entre les deux sœurs risquaient d'être houleuse et la guérisseuse ne voulait pas de la présence de son fils lors de tensions familiales. Passant sous la douche, elle revint avec le corps enroulé dans une serviette et ses cheveux lâchés naturellement sur ses épaules, légèrement ondulés. Elle enfila un short en jean avec un débardeur blanc, talons blanc et un chapeau de paille sur sa tête. Attrapant ses lunettes de soleil et son sac à main, elle déposa un bisou sur la joue de son fils en lui promettant, à lui et à sa meilleure amie, d'être là pour dîner. Lorsqu'elle claqua la porte, elle posa ses lunettes sur le bout de son nez et décida d'aller au point de rendez-vous à pieds vu que ce n'était pas très loin. Tournant à gauche, puis à droite, elle finit par se retrouver devant le chaudron baveur. Pour une raison inconnue, et malgré son état plus que miteux, Yuki adorait littéralement cet endroit et y était très connue pour y traîner souvent. Se dirigeant vers le bar, elle salua le serveur avant d'engager la conversation. « Un Whisky pur feu, et une table où on peut discuter tranquillement sans être dérangé, s'il te plaît. » Le serveur exécuta alors tout de suite la demande de la jeune femme et elle se trouva bientôt à une petite table qui se trouvait en retrait de toutes les autres. Posant ses fesses sur la banquette, elle commença à siroter son verre tout en fixant la porte d'entrée. Elle était impatiente de voir Keiko et d'entendre ce qu'elle avait à lui dire pour justifier sa trahison. Car oui, même si elle aimait sa sœur sûrement plus que personne d'autre, excepté son fils, elle n'avait pas le pardon facile, loin de là.

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❝la vie n'est qu'un long rêve dont la mort nous réveille❞
Ce que vous appelez le bonheur n'est qu'un tumulte de sens, un orage de passions dont le spectacle est effrayant, même à le regarder du rivage.
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Keiko S. Harada
TRESORIERE d'un ORPHELINAT
à TOKYO.



MessageSujet: Re: Harada's sisters Ven 10 Aoû - 9:18

Keiko était installée confortablement dans son fauteuil, dos à la fenêtre qui illuminait son bureau. Il allait bientôt faire nuit, la pénombre n’allait pas tarder à s’ancrer dans ses yeux. Alors qu’elle s’apprêtait à quitter ses comptes pour retrouver le repos de son appartement, un hibou aux yeux jaune claqua son bec contre la fenêtre. Keiko tiqua. Personne, pas même Yuki, ne savait où elle se trouvait, se pourrait-il que sa sœur l’ait retrouvée ? Après un moment d’hésitation, elle ouvrit à l’animal qui lui remit une enveloppe quelque peu abîmée par le voyage. Elle sut immédiatement que la lettre ne venait pas de Yuki, ce n’était pas son écriture. Elle l’ouvrit, avec une certaine appréhension, tenant le papier entre ses longs doigts diaphanes, elle ne put s’empêcher de retenir sa respiration.

« Tu te croyais cachée et en sécurité ? Mais un Harada peut toujours en retrouver un autre… Yuki aurait pu si elle l’avait vraiment voulu. Nous devrions nous rencontrer, simplement pour discuter.
Damon.
»


Les mains de la japonaise se crispèrent sur le papier. Elle partit en trombe de l’orphelinat et s’empressa de rentrer chez elle. Elle prit soin de fermer tous les verrous de son appartement avant de se poser sur le canapé du salon, le regard perdu dans le vague. On pouvait presque entendre tourner les rouages de son cerveau tandis qu’elle se mordillait l’intérieur de la joue, comme si cela allait l’aider à réfléchir. Toute la nuit, elle erra de pièce en pièce dans son immense appartement au dernier étage d’un imposant gratte-ciel. Elle avait une vue imprenable sur tout Tokyo, il avait suffi de quelques coups de baguettes et de deux trois « impero » pour qu’une simple trésorière d’orphelinat se retrouve vivant comme une riche héritière. Au petit matin, Keiko n’était pas beaucoup plus avancée, mais elle avait une ébauche de plan. Un plan de désespérée. Yuki. Sa sœur cadette, qu’elle aimait plus que tout au monde. Elle griffonna un mot sur un bout de papier destiné à amadouer sa sœur et le confia à son hibou personnel. Il s’envola aussitôt pendant qu’elle rassemblait ses affaires dans son sac à main ensorcelé qui pouvait être rempli presque jusqu’à l’infini. Elle regarda l’appartement vide des photos qu’elle y avait mises, de ses vêtements, de ses livres. Les meubles lui semblaient presque tristes, nus de la sorte. Elle sortit sa baguette et les envoya à l’orphelinat, comme un don. Respirant un grand coup elle rangea sa baguette, attrapa son sac à main et transplana. Il était temps de retrouver Yuki.

*

Keiko atterri devant le chaudron baveur, encore un peu sonnée par son transplanage, elle prit quelques secondes pour retrouver une vue claire et un équilibre digne de ce nom. Elle pénétra dans le pub, cet endroit que Yuki aimait tant, espérant qu’elle serait déjà là. Elle la repéra instantanément au fond, dans un coin, avec un whisky pur feu. Keiko leva les yeux en l’air, il n’était que midi bon sang. Elle s’avança au comptoir, commanda un café et alla rejoindre sa sœur. « Salut Ma Neige ! » sourit-elle en lui claquant un baiser sur le front que Yuki tenta d’éviter sans pour autant y parvenir. Keiko s’assit en face de sa sœur et la dévisagea, elle la connaissait par cœur, il ne lui fallut qu’une nano seconde pour voir que Yuki ne lui avait pas pardonné son silence. Keiko passa une mèche de cheveux derrière son oreille en regardant la table, honteuse, ça allait recommencer comme à poudlard, Yuki allait lui faire une montagne. L’aînée souffla et se prépara à son interrogatoire. Mais avant toutes choses, un peu d’intimité. « Assurdiato » murmura Keiko en agitant discrètement sa baguette. « On peut parler tranquillement maintenant. » Elle plongea ses yeux dans ceux de sa sœur. « On aurait dû prévoir des plans de secours pour ce genre de situation, j’étais à l’orphelinat Yuki, c’est là bas que je me suis cachée. Après qu’ils aient pris Riku j’avais la trouille qu’ils viennent pour moi. Je veux dire, je suis comme elle, comme papa, nous sommes des tueurs. Pas toi bien sur, toi tu fais dans le positif, tu guéris les gens. Bref, on doit faire un pacte, si j’ai besoin de me cacher de nouveau, c’est là bas que je serais, toujours. Sous un nom d’emprunt : Yume. Souviens-t-en. On devra peut-être poster des lettres comme les moldus… ça serait dégradant mais nécessaire, je n’y ai pas encore réfléchi. Passons, j’avais besoin d’être en sécurité pour aider Riku. A Azkaban je ne lui aurais été d’aucune utilité, je veux la faire sortir de là Yuki, sa place est avec nous, pas isolée sur un rocher au milieu de l’océan. Mais je ne suis pas revenue sans raison tu sais. J’ai reçu une lettre. Une lettre préoccupante. » Keiko sortit le papier froissé et le tendit à sa sœur. Elle continua de parler pendant que Yuki le lisait. « Je ne suis pas sure de comprendre ce que ça veut dire… un autre Harada. Et puis Damon, ce prénom. Ce n’est pas le même que celui de l’auror qui a envoyé Riku au trou ? J’ai passé la nuit là-dessus Yu, et sincèrement… je suis perdue. » C’était dur pour Kei de l’admettre, qu’elle avait besoin de sa petite sœur, alors que cela aurait dû être l’inverse, c’était à elle se protéger sa Neige, de trouver des solutions à ses problèmes, de la réconforter. Mais depuis l’emprisonnement de Riku, c’était comme si Keiko avait perdu l’un de ses plus important repère.

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Yuki N. Harada
GUERISSEUSE.



MessageSujet: Re: Harada's sisters Ven 10 Aoû - 22:07

« Salut Ma Neige ! » Ma neige ? Elle n'avait rien d'autre en stock ? Si elle pensait qu'elle allait s'en sortir aussi facilement devant sa petite sœur, c'est qu'elle la connaissait bien mal. Toutefois, lorsqu'elle vit le regard que lui lançait son aînée, elle fut satisfaite de comprendre qu'elle appréhendait les vives reproches que sa petite sœur allait sûrement lui adresser. Yuki décida de ne pas répondre au sourire de sa grande sœur. Non. Ce serait bien trop facile, et lorsqu'elle voulue l'embrasser sur le front, la belle anglo-japonaise tenta de l'esquiver mais Keiko se fit plus présente et elle le reçu toutefois. Le regard honteux de Keiko la conforta dans sa position supérieure et la cadette laissa un petit sourire malicieux sur ses lèvres. Elle laissa son aînée lui donnait un peu d'intimité, toutefois la jeune mère n'avait pas envie de parler de toute de suite. Avant d'asséner sa grande sœur de reproches, elle voulait savoir ce qu'elle avait à lui dire. Quand même, pour que la grande Keiko se montre à elle après trois ans de silence radio, c'était qu'il y avait quelque chose d'important et Yuki ne voulait pas l'ignorer. « On aurait dû prévoir des plans de secours pour ce genre de situation, j’étais à l’orphelinat Yuki, c’est là bas que je me suis cachée. Après qu’ils aient pris Riku j’avais la trouille qu’ils viennent pour moi. Je veux dire, je suis comme elle, comme papa, nous sommes des tueurs. Pas toi bien sur, toi tu fais dans le positif, tu guéris les gens. Bref, on doit faire un pacte, si j’ai besoin de me cacher de nouveau, c’est là bas que je serais, toujours. Sous un nom d’emprunt : Yume. Souviens-t-en. On devra peut-être poster des lettres comme les moldus… ça serait dégradant mais nécessaire, je n’y ai pas encore réfléchi. Passons, j’avais besoin d’être en sécurité pour aider Riku. A Azkaban je ne lui aurais été d’aucune utilité, je veux la faire sortir de là Yuki, sa place est avec nous, pas isolée sur un rocher au milieu de l’océan. Mais je ne suis pas revenue sans raison tu sais. J’ai reçu une lettre. Une lettre préoccupante. » Qu'elle en avait des choses à répondre à cette longue tirade. Tellement, qu'elle sentait que cela lui brûlait les lèvres, mais elle se retint. Une lettre préoccupante ; elle avait levé un sourcil lorsque sa sœur avait prononcé ses mots. Il y avait peu de choses qui faisait peur à Keiko Harada. En effet, elle se comptait sur les doigts d'une main ; sa sécurité, celle de Riku, celle de Yuki et que jamais il n'arrive quelque chose à son unique neveu, James. « Je ne suis pas sure de comprendre ce que ça veut dire… un autre Harada. Et puis Damon, ce prénom. Ce n’est pas le même que celui de l’auror qui a envoyé Riku au trou ? J’ai passé la nuit là-dessus Yu, et sincèrement… je suis perdue. » Yuki s'empara de la lettre comme si c'était un objet très précieux. Portant son regard gris iceberg sur la lettre, elle l'examina pendant plusieurs minutes, faisant réfléchir son cerveau. Il n'y avait pas beaucoup de solutions qui s'offrait à elle, toutefois, elle était assez embêtée. Elle avait apprit certaines choses il y a six ans, mais jamais elle n'avait souhaité les partager avec Keiko. Non pas parce qu'elle n'avait pas confiance en cette dernière, bien au contraire, mais parce que c'était une façon de la préserver et de ne pas la replonger dans ce passé qui les avait tant fait souffrir. Songeuse, elle pinça ses lèvres en fixant sa sœur de son regard froid et sans émotion. Elle était tiraillée entre le fait de garder ses petits secrets pour elle ou bien d'aider sa sœur qu'elle sentait bien tourmentée et sincère dans son incompréhension. Après tout, elle savait que si ce n'était pas si important elle ne serait pas venue demander l'aide de sa petite sœur surtout quand on avait son égo. Cependant, avant de se concentrer sur cette discussion, Yuki avait énormément de choses à dire à sa grande sœur, et surtout des reproches. Elle décidé donc de commencer par là.

« Ta neige ?! » Elle laissa un rictus sortir de sa bouche pendant qu'elle rejetait ses cheveux en arrière et poser ses deux coudes sur la table. « Tu te pointes comme une fleur, et tu penses que je vais t’accueillir les bras grands ouverts ? » La jeune femme se sentait bouillonner de l'intérieur et sa rancune était tenace et Keiko en avait déjà fait les frais. Lorsque Yuki était arrivée à Poudlard trois ans après sa grande sœur, elle avait refusée d'être dans le même wagon qu'elle dans le Poudlard Express et avait été très distante pendant plusieurs mois, faisant courir sa sœur pour qu'elle puisse avoir ce pardon qu'elle désirait tant. Si Keiko apparaissait comme une personne forte, Yuki était parfaitement consciente qu'elle était sa plus grande faiblesse. Elle avait toujours agit comme une seconde mère pour sa cadette et cela était devenue officiel quand lorsque le lendemain de ses dix-sept ans, Keiko avait demandé la tutelle de sa jeune sœur. « Si tu avais prit la peine de prendre des nouvelles de ta chère petite sœur, tu saurais que cette dernière avait reprit ses mauvaises habitudes d'avant. » Portant son verre à ses lèvres, elle en bu quelques gorgées d'affilée. En effet, lorsqu'elle était encore à Poudlard, Yuki avait été une initiée à la magie noire et apparaissait comme l'une des futures tête montantes de la nouvelle génération, de celles que l'ont surveille précieusement. Cependant, lorsqu'elle avait apprit qu'elle était enceinte, elle avait tout quitté voulant préserver l'avenir de son futur enfant. Elle ne voulait pas qu'il souffre d'une absence de parents comme ça avait été le cas pour elle. Malheureusement les choses en avait été autrement. Suite à l'emprisonnement de Riku, puis des révélations qu'elle était allée chercher au Japon il y a de cela six ans, et enfin la prophétie qui menaçait son fils comme une épée de Damoclès au dessus de sa tête, la jeune femme avait décidée de réintégrer le monde obscur de la magie. Son regard brumeux se plongea dans le noisette de sa grande sœur sans ciller. Elle savait que cette nouvelle ne lui ferait pas plaisir puisqu'elle avait été l'une des premières soulagée lorsque Yuki s'était rangée, mais elle s'en fichait. Elle lui avait fait mal, et Yuki n'était pas d'humeur a pardonner. Sa vie n'avait pas été facile ses trois dernières années et surtout depuis quelques semaines. Avec le retour de Dakota à Londres, elle était à cran, et sa grande sœur s'était pointée à pic, permettant à la sulfureuse serdaigle de se défouler. « Depuis que j'ai quatre ans, qua-tre ans, je ne te demande qu'une chose, que tu ne m'abandonnes pas. C'est la deuxième fois ma grande. Puis apparemment tu aimes la période des trois ans. Qu'est ce qui se passe, c'est au bout de ce temps là que tu te demandes si je suis toujours en vie ? Je t'en prie c'est trop d'honneur. » Vidant son verre, elle avait encore une dernière chose à lui balancer en pleine tête avant d'avoir vider son sac pour de bon. Pointant un doigt accusateur vers la poitrine de cette sœur qu'elle aimait tant, pourtant. « Et James ? Ton neveu que tu aimes, soi-disant, tant ? Lui aussi tu l'as abandonné ! Et si je peux accepter le fait que tu m'ais fait du mal à moi, je suis furieuse que tu ais blessé mon fils ! Et crois-moi, sur la tête de maman, que le pardon ce ne sera pas pour tout de suite. Tu m'as bien comprise ?! » A présent, elle se sentait soulagée. Bien sûr, elle avait encore de la colère envers sa plus grande sœur, mais elle se sentait mieux de lui avoir tout dit. Elle était consciente que Keiko allait avalée tout cela difficilement, mais qu'elle finirait par la pardonner au bout d'un certain temps. Elle restait sa sœur, elle l'aimait plus que tout. Elle était prête à se donner corps et âme pour sauver les fesses de sa sœur, et pas une seule dispute, pas une seule parole de travers ne pourrait changer cette fidélité. Reportant son attention sur la lettre, elle la lu une dernière fois avant de glisser de nouveau ses yeux, d'un gris mystérieux, sur l'ancienne serpentard.

« Hikaru a eu un autre enfant, je le savais. » Elle marqua une pause, se concentrant et réfléchissant pour se souvenir de ce que le sbire d'Hikaru Harada lui avait donné lorsqu'elle l'avait confronté. « Mais je n'ai jamais eu son nom, je ne savais pas comment il s'appelait, ni que c'était un certain Damon qui avait vendu Riku. Depuis trois ans, personne n'a jamais voulu rien me dire sur l'emprisonnement de Riku, c'est pour ça que j'ai décidé d'y replonger et d'avoir des réponses par moi-même. » Reprenant son silence de plomb, Yuki ne disait plus un mot. Elle réfléchissait, essayant d'assimiler ses informations avec celle que sa sœur avait de son côté. Encore une fois, malgré toutes les années passées, malgré le fait que leur père était mort, il y a neuf ans, la famille Harada semblait encore bien remplie de mystères et de questions sans réponses. Sirotant son verre, elle continuait d'essayer de tout comprendre pour trouver la solution qui se dessinait doucement vers les deux sœurs.

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Keiko S. Harada
TRESORIERE d'un ORPHELINAT
à TOKYO.



MessageSujet: Re: Harada's sisters Sam 11 Aoû - 9:05

« Ta neige ? » Le rictus de Yuki n’engageait rien de bon, Keiko le savait, elle connaissait sa petite sœur par cœur. Elle savait que la tornade se rapprochait dangereusement, et qu’elle finirait broyée dans son œil. La cadette des Harada n’était pas du genre à garder ce qu’elle avait sur le cœur. Elles étaient de parfaits opposés : alors que Keiko emmagasinait tout et tâchait de rester impassible pour ne pas créer d’avantage de conflits dans la fratrie, Yuki semblait avoir à cœur de provoquer les disputes, au lieu de parler calmement. « Tu te pointes comme une fleur, et tu penses que je vais t’accueillir les bras grands ouverts ? » Bouillona la plus jeune des sœurs, la plus rancunière de toutes. Elle n’avait pas le pardon facile, Keiko le savait. « Et c’est parti. » Grommela-t-elle d’avantage pour elle-même que pour Yuki. Elle soupira agacée, sa sœur était mère, elle avait des responsabilités, et pourtant elle ne comprenait pas, elle faisait l’enfant, comme toujours. Yuki était certainement celle qui avait le caractère le plus difficile, selon Keiko, peut-être parce qu’elle était la dernière-née, elle avait eu l’habitude d’être protégée, entourée, chouchoutée pendant les premières années de sa vie, et se sentait perdue et trahie dès que cet aspect de sa vie disparaissait de nouveau. « Si tu avais pris la peine de prendre des nouvelles de ta chère petite sœur, tu saurais que cette dernière avait repris ses mauvaises habitudes d'avant. » L’aînée des Harada, toujours si consciencieuse et réfléchie, avait envie d’étrangler sa sœur. Elle ne savait faire que des reproches, ne voyait les choses que de son point de vue à elle. Parfois Keiko se disait qu’elle n’était pas la plus egocentrique de toutes. Elle respira longuement, pour réguler les battements de son cœur, mais lorsqu’elle s’adressa à sa sœur, on pouvait encore sentir la colère et l’exaspération dans sa voix.

« Bon sang Yu ! Je croyais que tu me connaissais mieux que ça… Tu crois que je t’aurais laissée sans surveillance ? Tu te fous de qui là ? Tu as renoué avec tes anciennes habitudes ? Bien, dis-toi que si je ne suis pas revenue avant c’est que ça ne m’a pas inquiété, réfléchis deux minutes, ces habitudes, elles ne m’ont jamais quittées, tu crois que je vais retourner la terre entière parce que tu rapproches de la tradition familiale ? Il ne s’est écoulé que trois ans et quoi, tu as cru que j’avais changé du tout au tout ? Si les arts sombres t’inquiètent, si tu as peur pour James, si tu ne veux pas qu’on sache que tu les pratique autant ne pas le faire. On est pas dans un monde où on peut se permettre d’avoir honte. Si tu n’es pas fière de toi, arrête, tout simplement. » Keiko n’avait pas l’habitude d’attaquer directement Yuki de la sorte, mais l’accueil de sa sœur l’avait refroidie. Elle s’attendait à se faire réprimander, certes, mais voir que sa petite sœur n’essayait même pas de l’épargner, d’arranger les choses, de discuter comme des adultes, lui donnait des envies de meurtres. Elle se reprit en se rappelant cet adage qu’elle avait lu, enfant, et qui était resté gravé dans sa mémoire depuis : plus les sentiments sont distants, plus les politesses sont nombreuses. Au vu de leur conversation… les deux sœurs s’aimaient à en crever. « Depuis que j'ai quatre ans, qua-tre ans, je ne te demande qu'une chose, que tu ne m'abandonnes pas. C'est la deuxième fois ma grande. Puis apparemment tu aimes la période des trois ans. Qu'est ce qui se passe, c'est au bout de ce temps là que tu te demandes si je suis toujours en vie ? Je t'en prie c'est trop d'honneur. Et James ? Ton neveu que tu aimes, soi-disant, tant ? Lui aussi tu l'as abandonné ! Et si je peux accepter le fait que tu m'ais fait du mal à moi, je suis furieuse que tu ais blessé mon fils ! Et crois-moi, sur la tête de maman, que le pardon ce ne sera pas pour tout de suite. Tu m'as bien comprise ?! » La période des trois ans… Yuki faisait référence à Poudlard, autant dire un autre temps, cette histoire était réglée depuis belle lurette. Lorsque Hikaru était venu chercher Keiko pour qu’elle étudie la magie, celui-ci l’avait empêchée d’avoir le moindre contact avec ses sœurs jusqu’à ce que celles-ci entrent à l’école de sorcellerie. Yuki lors de sa première année, avait fait vivre un calvaire de rancune et de reproches à sa sœur aînée. Elle ne semblait l’avoir toujours pas digérer. « Maintenant ça suffit Yuki. » Keiko avait pris sa voix autoritaire de grande sœur. « Cette histoire a été résolue il y a bien longtemps, tu l’as toujours en travers ? Pourtant tu sais que je ne pouvais pas te contacter, et non que je ne voulais pas, alors arrête de te comporter comme une gamine, je suis là maintenant, non ? Qu’est-ce que t’as, tu vis dans le passé maintenant pour ressasser des vieux trucs morts et enterrés ? T’as toujours quatre ans ou quoi ? Je ne suis pas maman, tu es une adulte, j’en suis une. Je suis presque sûre qu’ils surveillaient les hiboux, et qu’ils les surveillent encore. Vu les antécédents familiaux et ce qui est arrivé à Riku tu crois qu’ils allaient nous laisser en paix. Je devais partir Yu. J’avais des rapports sur ta santé et celle de James, ne pas savoir aurait trop difficile. Tu penses que je ne m’en fais pas pour mon neveu ? Eh bien tu as raison, je ne m’en fais pas du tout pour James. Il a une mère et un père, c’est un petit équilibré je ne vois pas pourquoi je devrais me ronger les sangs pour lui ! Si tu veux jouer ce jeu-là je peux facilement trouver des reproches à te faire moi aussi, tu ne m’as même pas proposé de me joindre à ton fameux tour du monde, là tu t’en foutais de savoir si je m’inquiétais pour James hein ? Tu en veux d’autre ? J’étais à l’orphelinat Yuki putain, si vraiment tu voulais me trouver c’est le premier endroit où tu serais venue non ?! Je suis allée là-bas exprès alors que j’avais de bien meilleures planques. Exprès pour que ça soit comme un flash, tu le savais au fond de toi que j’étais retournée au japon. Alors maintenant c’est bon ? On va arrêter de se conduire comme quand on avait sept ans ou il faut aussi qu’on se tire les cheveux pour que tu sois satisfaite ? Parce que dans ce cas je n’en veux pas de ton pardon ! Si je suis venue c’est que c’est quelque chose de grave qui nous concerne et qui concerne Riku ! Alors on va régler ce problème, trouver une solution, comme des sœurs, en réfléchissant ensemble, en se soutenant et en s’épaulant comme on sait si bien le faire. Merde à la fin Yuki.»

Keiko se sentait soulagée d’avoir tout balancé, tout comme Yuki, elle aussi avait l’air un peu plus apaisée. Il leur fallait une bonne engueulade pour commencer et un câlin larmoyant pour terminer. C’était comme cela qu’elles fonctionnaient, depuis toujours. Yuki la capricieuse et Keiko la réaliste, toutes deux egocentriques, pendant que la pauvre Riku faisait tampon au milieu. Mais toutes les trois s’aimaient plus que tout au monde et feraient n’importe quoi les unes pour les autres. C’est pour cela que Keiko comptait bien sur Yuki pour l’aider dans son projet : faire sortir Riku d’Azkaban. Avec les relations qu’elles s’étaient faites durant ses années cachée, elle avait tentée de faire passer un message à sa sœur, et elle espérait qu’il lui avait été transmis. Elle avait eu cette idée en lisant un livre sur les arts sombres. Il y était dit que la seule personne a avoir échappée aux détraqueurs était Sirius Black, un animagus non déclaré qui se transformait en chien, ainsi les détraqueurs ne pouvait lui pomper toute son energie car il n’était plus vraiment humain. Il n’y avait plus de détraqueurs à Azkaban depuis une dizaine d’année, mais le fait de se transformer pouvait peut petre l’empêcher de devenir folle. Alors elle lui avait fait transmettre le code : renard. La solution était peut-être dans cette lettre. Pendant que Yuki la relisait, Keiko attendait de savoir ce que sa sœur avait à dire à ce sujet. « Hikaru a eu un autre enfant, je le savais. » Keiko avala de travers et se mit à tousser si fortement que les larmes lui montèrent aux yeux. Un autre enfant ? Elles avaient donc un frère, à en croire la lettre, ou bien ce fameux Damon avait utilisé leur frère/sœur pour retrouver Keiko. Car la lettre faisait références aux arts sombres. Un Harada peut toujours en retrouver un autre. Le sang retrouve le sang, il y avait plusieurs formules de magie noire auxquelles pensaient Keiko qui rejoignaient cette idée. « Mais je n'ai jamais eu son nom, je ne savais pas comment il s'appelait, ni que c'était un certain Damon qui avait vendu Riku. Depuis trois ans, personne n'a jamais voulu rien me dire sur l'emprisonnement de Riku, c'est pour ça que j'ai décidé d'y replonger et d'avoir des réponses par moi-même. » Keiko restait choquée, elle décida de ne pas s’enerver, de ne pas s’en prendre à Yuki alors qu’elles venaient de cesser de se regarder en chien de faïence toutes les deux. « En tirant deux trois ficelles, j’avais réussi à obtenir des documents officiels sur la capture de Riku, comme quoi c’était un certain Damon qui l’avait mise hors d’état de nuire pour qu’elle puisse être envoyée à Azkaban. Mais je n’en sais pas plus. Quant à cet autre enfant… Yu, pourquoi tu ne m’as rien dit ? En six ans, me cacher quelque chose d’aussi gros ? Pourtant tu le sais que je ne suis pas du genre à m’effondrer pour rien. Raconte-moi, comment l’as-tu appris ? » Keiko avait parlée d’une voix calme et posée, mais volontaire, elle comptait bien obtenir des réponses.

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Yuki N. Harada
GUERISSEUSE.



MessageSujet: Re: Harada's sisters Dim 12 Aoû - 21:57

« Cette histoire a été résolue il y a bien longtemps, tu l’as toujours en travers ? Pourtant tu sais que je ne pouvais pas te contacter, et non que je ne voulais pas, alors arrête de te comporter comme une gamine, je suis là maintenant, non ? Qu’est-ce que t’as, tu vis dans le passé maintenant pour ressasser des vieux trucs morts et enterrés ? T’as toujours quatre ans ou quoi ? Je ne suis pas maman, tu es une adulte, j’en suis une. Je suis presque sûre qu’ils surveillaient les hiboux, et qu’ils les surveillent encore. Vu les antécédents familiaux et ce qui est arrivé à Riku tu crois qu’ils allaient nous laisser en paix. Je devais partir Yu. J’avais des rapports sur ta santé et celle de James, ne pas savoir aurait trop difficile. Tu penses que je ne m’en fais pas pour mon neveu ? Eh bien tu as raison, je ne m’en fais pas du tout pour James. Il a une mère et un père, c’est un petit équilibré je ne vois pas pourquoi je devrais me ronger les sangs pour lui ! Si tu veux jouer ce jeu-là je peux facilement trouver des reproches à te faire moi aussi, tu ne m’as même pas proposé de me joindre à ton fameux tour du monde, là tu t’en foutais de savoir si je m’inquiétais pour James hein ? Tu en veux d’autre ? J’étais à l’orphelinat Yuki putain, si vraiment tu voulais me trouver c’est le premier endroit où tu serais venue non ?! Je suis allée là-bas exprès alors que j’avais de bien meilleures planques. Exprès pour que ça soit comme un flash, tu le savais au fond de toi que j’étais retournée au japon. Alors maintenant c’est bon ? On va arrêter de se conduire comme quand on avait sept ans ou il faut aussi qu’on se tire les cheveux pour que tu sois satisfaite ? Parce que dans ce cas je n’en veux pas de ton pardon ! Si je suis venue c’est que c’est quelque chose de grave qui nous concerne et qui concerne Riku ! Alors on va régler ce problème, trouver une solution, comme des sœurs, en réfléchissant ensemble, en se soutenant et en s’épaulant comme on sait si bien le faire. Merde à la fin Yuki.»  La cadette des sœurs harada avait croisé les bras, elle n'était pas encline à parler à sa sœur aînée. Elle pouvait parfois parraître tellement sans cœur que sa petite sœur pouvait se demander si elle l'aimait réellement ou non. Et puis, il fallait aussi avouer que Yuki avait toujours eu l'habitude d'être traitée comme une petite princesse chez les Harada (du moins ses sœurs), et cela faisait plutôt mal de retomber et de n'être qu'un quelconque membre de la famille. Tapant des ses doigts fins sur la table, elle vida son verre d'une traite avant d'en commander un autre en levant la main à l'encontre du serveur. Passant une main sur son visage comme pour essayer de faire disparaître toute trace de fatigue sur son visage, Yuki posa de nouveau son regard gris sur Keiko. Il y avait dans celui-ci comme une ombre noire qui s'était infiltrée. « Tu sais très bien que je n'aime pas le Japon et que jamais je ne retournerais dans cet orphelinat. C'est facile pour toi t'y es restée que trois ans. Moi j'y ai pourri pendant sept ans, et j'ai du y retourner chaque été jusqu'à ta majorité parce que ton père ne voulait pas de moi. » Elle n'avait pas besoin d'en dire plus. Elle connaissait Keiko et elle savait qu'elle avait touché le point sensible de la petite sœur beaucoup plus abandonnée que ses aînées.

Les deux jeunes femmes qui n'arrivaient pas à se mettre d'accord sur la conversation houleuse qui pouvait faire référence à leur enfance, décidèrent, de manière tacite, de se concentrer sur ce qu'elles avaient en commun ; l'avenir de leur sœur, Sakura Harada, plus connue sous le surnom affectueux de Riku. Yuki évoqua alors le fait qu'elle savait qu'il y avait un autre enfant Harada. Toutefois, elle ne n'avait pas parlé à sa sœur. A la place, elle était partie pour un tour du monde avec sa meilleure amie et son fils, et tenter de s'éloigner un peu de tout ça. Soupirant doucement, elle savait que sa sœur aînée allait lui faire des reproches quant à son silence. « En tirant deux trois ficelles, j’avais réussi à obtenir des documents officiels sur la capture de Riku, comme quoi c’était un certain Damon qui l’avait mise hors d’état de nuire pour qu’elle puisse être envoyée à Azkaban. Mais je n’en sais pas plus. Quant à cet autre enfant… Yu, pourquoi tu ne m’as rien dit ? En six ans, me cacher quelque chose d’aussi gros ? Pourtant tu le sais que je ne suis pas du genre à m’effondrer pour rien. Raconte-moi, comment l’as-tu appris ? » C'était la question à un million de livres. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que la cadette des sœurs Harada gardait tant de secrets ? Pourquoi est-ce qu'elle ne se confiait jamais, pas même aux personnes qu'elle aimait bien au delà de la convenance ? Elle n'avait pas dit à Dakota qu'elle était enceinte. Elle lui avait révélé l'existence de son fils quatre mois et demi plus tard, seulement. Elle n'avait jamais raconté la mort de leur mère à ses sœurs, se braquant tout de suite lorsque les deux autres orphelines tentaient d'avoir des réponses. Elle n'avait pas parlé de la prophétie sur James à aucune de ses sœurs, ni Dakota. Elle n'avait jamais avouer la douleur qu'avait provoqué l'abandon de son père chez elle. Non. Elle était trop fière pour avouer les choses et pensait qu'elle pourrait les régler elle-même, dans le silence le plus pur. Soupirant doucement, elle ne savait pas encore très bien comment elle allait pouvoir s'en sortir à quelques secondes de donner une ébauche de réponse à sa sœur. « Je suis retournée au Japon quand j'ai finis mes études à Poudlard. C'est pour ça que j'ai quitté Dakota... J'avais des choses à faire. » Tremptant ses lèvres dans le nouveau verre que le serveur venait de lui apporter avec un sourire charmeur, elle le toisa du regard avant de reposer ses prunelles d'un gris brumeux sur la belle brune qui lui ressemblait et qui lui faisait face. « En fait, des intuitions personnelles, oui appellons ça comme ça, ont fait que j'ai sentie le besoin de remettre les pieds une dernière fois sur cette terre que je hais du plus profond de moi. Bref, en gros, à la fin, j'ai finis par apprendre qu'Hikaru avait eu un autre enfant, mais pas avec maman. Quand j'ai su ça, je suis partie. J'ai pris mon fils et Karly et j'ai quitté l'Angleterre. Être abandonnée est une chose, mais savoir qu'il a élevé un autre enfant alors qu'il n'a jamais voulu me rencontrer de tout son vivant, s'en est une autre. J'avais besoin de m'éloigner de tout ça. Maintenant j'ai James, je ne peux plus sombrer de nouveau dans mes névroses d'adolescente. Je suis revenue dès que j'ai su pour Riku. La famille reste primordiale, même si tu la fuis de temps en temps. Après tu peux prendre ça comme tu veux, tu peux être vexée, tu t'en remettras avant que ça me fasse quelque chose. »

Elle ne comptait pas en dire plus, et Keiko devait s'en douter. Elle connaissait, sûrement, sa sœur mieux que personne au monde et ne pouvait ignorer le côté mystérieux de cette dernière. Lorsqu'elles étaient encore toutes les trois élèves à Poudlard, Riku et Keiko avaient prit l'habitude de se dire que si leur sœur était si cachottière c'était sans doute en rapport avec son regard d'un gris mystérieux dont elle avait été la seule avait héritée. Keiko et Yuki étaient celles qui se ressemblaient le plus, même si Yuki refusait d'admettre qu'elle pouvait avoir un fort air à son père. Pour elle, elle ressemblait à sa mère, et c'est tout.

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❝la vie n'est qu'un long rêve dont la mort nous réveille❞
Ce que vous appelez le bonheur n'est qu'un tumulte de sens, un orage de passions dont le spectacle est effrayant, même à le regarder du rivage.
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Keiko S. Harada
TRESORIERE d'un ORPHELINAT
à TOKYO.



MessageSujet: Re: Harada's sisters Mer 5 Sep - 7:37

Le fait que son père ait eu un quatrième enfant inquiétait clairement Keiko, qui sait ce qu’il lui avait appris et quel était à présent le but de numéro quatre. Car si Keiko avait retenu quelque chose de ses années auprès de son père, c’était qu’il ne faisait rien sans raison depuis Kaede. Elle était celle qui l’avait fait dégringolé et il n’avait plus fait aucune erreur de sentiments depuis, alors un autre enfant ? Cela paraissait insensé, cependant tout portait à le croire. Malgré son appréhension, c’était plus fort que Keiko, elle se mit à rêvasser. Elle avait un nouveau frère, ou une nouvelle sœur. Ce n’est pas le genre de nouvelle à laquelle on s’attend à presque 28 ans, encore moins lorsqu’on découvre que cela fait plusieurs années que la cadette de la famille est au courant… « Je suis retournée au Japon quand j'ai finis mes études à Poudlard. C'est pour ça que j'ai quitté Dakota... J'avais des choses à faire. » Kei écarquilla des yeux ronds comme des billes. Yuki détestait le Japon, c’était là bas que leur mère était morte, puis qu’on les avait séparées et que Yu s’était retrouvée seule à l’orphelinat, alors pourquoi ? « Tu portes Tokyo en horreur… qu’est-ce que t’as foutu une fois chez nous ? Bon sang cette famille et les secrets, il faudrait qu’on arrête. Moi la première… » Murmura-t-elle plus pour elle-même que pour sa sœur. Elle but une gorgée de son verre d’un air pensif. D’un autre côté si c’était ce qui l’avait poussée à quitter le mexicain, Keiko ne s’en plaindrait pas. Elle n’avait jamais aimé ce garçon avec sa conviction bien trop prononcé du bien et du mal. Et puis on a pas idée de faire le con avec une gosse de 15 ans, surtout Yuki, c’était couru d’avance qu’elle le garderait ce petit. Une fois de plus, Kei se dit que ces deux-là ne se connaissaient pas suffisamment pour tout envoyer en l’air. Enfin, ils avaient rompu et c’était tant mieux. James n’en pâtissait pas trop, il vivait avec sa mère et voyait son père souvent. Yuki et Dakota s’entendaient toujours bien, et aussi suspect que cela semble aux yeux de Keiko, elle n’en avait jamais pipé mot à sa petite sœur. Elle releva les yeux vers cette dernière, attendant des approfondissements au sujet des dernières révélations.

« En fait, des intuitions personnelles, oui appellons ça comme ça, ont fait que j'ai sentie le besoin de remettre les pieds une dernière fois sur cette terre que je hais du plus profond de moi. Bref, en gros, à la fin, j'ai finis par apprendre qu'Hikaru avait eu un autre enfant, mais pas avec maman. Quand j'ai su ça, je suis partie. J'ai pris mon fils et Karly et j'ai quitté l'Angleterre. Être abandonnée est une chose, mais savoir qu'il a élevé un autre enfant alors qu'il n'a jamais voulu me rencontrer de tout son vivant, s'en est une autre. J'avais besoin de m'éloigner de tout ça. Maintenant j'ai James, je ne peux plus sombrer de nouveau dans mes névroses d'adolescente. Je suis revenue dès que j'ai su pour Riku. La famille reste primordiale, même si tu la fuis de temps en temps. Après tu peux prendre ça comme tu veux, tu peux être vexée, tu t'en remettras avant que ça me fasse quelque chose. » L’aînée des sœurs Harada leva les yeux au ciel et expira bruyamment, non elle n’était pas vexée, ça venait de Yuki, et elle était Keiko, elle ne prendrait pas la mouche pour si peu. Même si la cadette avait du mal à le comprendre, c’était justement pour la famille que Keiko était partie. Avec Riku derrière les barreaux, ce n’était plus sûre pour elle qui était tueuse à gage tout comme sa sœur. Et si ils prenaient Keiko, ils finiraient par trouver un moyen de s’en prendre à Yuki. Une guérisseuse de talent, certes, mais qui était pertinemment au courant des activités familiales, cela suffisait pour la faire tomber, pour lui arracher James. Et le petit serait envoyé au pays des tacos et des fajitas, bon sang quelle horreur. Keiko avait besoin de s’isoler, tout en gardant le contact avec Londres. Elle savait que si elle restait dans cette ville, elle ne ferait qu’attirer l’attention, encore plus si on la voyait avec des gens douteux ayant côtoyé de près ou de loin la prison des sorciers. Elle ne ferait pas un pli, c’était certain. Alors elle était partie. Yuki comprendrait peut être un jour. Mais pour le moment, elle semblait assez bouleversée par les souvenirs, et elle avait raison. Malgré qu’il soit foncièrement mauvais et machiavélique, Keiko n’avait pu s’empêcher d’attendre après son père toute sa vie, elle lui ressemblait et le savait, et quand il était venu la chercher à Tokyo et qu’elle l’avait eu pour elle toute seule, elle avait souri, tout simplement. Elle n’avait qu’un seul père, et il lui avait enseigné tout ce qu’elle savait. La reconnaissance qu’elle avait pour lui était certes déplacée compte tenu des circonstances familiales, mais la vie est ce qu’elle est. Et Keiko aimait son père inconsidérablement. Malgré ses zones d’ombres. Elle non plus ne comprenait pas pourquoi il n’avait jamais voulu rencontrer Yuki, était-ce parce que Kaede était morte en la protégeant ? La blâmait-il pour cela ? Malheureusement ou heureusement, Keiko ne savait pas vraiment quel terme employer, il n’était plus là pour en parler avec elles. Mais cet autre enfant restait intrigant, pire encore.

« Oui… Papa a merdé je sais. Il ne m’a jamais expliqué non plus, ce n’est pas faute de lui avoir demandé. Tu sais je pense que ce Damon a notre… enfin frère ou sœur, on ne sait pas. Numéro quatre, quoi. Bref je pense qu’il le ou la détient parce que si tu regardes sa lettre, vas-y relis là. Tu vois ? Un Harada peut toujours en retrouver un autre ? Il ne t’a pas utilisée toi, Riku est sous haute surveillance… donc c’est forcément avec le sang de Numéro quatre et une incantation qu’il ne vaut mieux pas évoquer ici… » Keiko ne pouvait s’empêcher de jeter des coups d’œil furtifs autour d’elle, cette conversation devenait dangereuse, même protégée par un sort. La paranoïa la gagnait, et si ce Damon était là ? Après tout il avait retrouvé Kei à l’orphelinat et pouvait très bien surveiller Yuki également, il l’aurait suivi jusqu’ici et attendrait tapi dans l’ombre pour leur faire subir le même sort que Riku. Alors si elles étaient toutes trois enfermées, qui les feraient évader ? Ce garçon devait être vraiment puissant, habile, et très malin, pour maîtriser Riku, elle était probablement la meilleure des trois sœurs en duel. C’en devenait inquiétant… « Et quand tu as été au Japon, tu n’as rien découvert d’autre, sur la raison pour laquelle Papa ne voulait pas que tu vives avec lui ? Parce que ça n’a pas de sens Yu… ça n’a vraiment aucun sens. Je le connaissais, il n’aurait pas accepté qu’un de ses enfants lui fasse honte ou je ne sais quoi, il voulait qu’on soit les meilleures. Il a jamais été du genre à laisser les choses au hasard. Pourtant y a des tas de trucs qui ne collent pas dans notre histoire. Et puis même, pour Rik’, un type, seul, aussi talentueux soit-il, n’aurait pas pu la capturer sans aide. C’est pas clair… »

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Yuki N. Harada
GUERISSEUSE.



MessageSujet: Re: Harada's sisters Ven 7 Sep - 20:05

« Tu portes Tokyo en horreur… qu’est-ce que t’as foutu une fois chez nous ? Bon sang cette famille et les secrets, il faudrait qu’on arrête. Moi la première… » Vrai. Vrai. Encore vrai. Elle n'était pas sa grande sœur pour rien et elle la connaissait parfaitement. Si chacune avait son vice, le secret, la dissimulation était celui de la cadette des trois sœurs. Même si elle avait confiance en certaines personnes, elle se trouvait dans l'incapacité, la plupart du temps de se livrer. Bien sûr, parfois, elle l'avait quand même fait, à Dakota, Kaprice, Karly ou à ses sœurs. Personne d'autre n'était assez bien pour connaître les secrets de Yuki Harada, à ses yeux du moins. Depuis son entrée à Poudlard, elle avait su élargir son réseau social au delà de ses sœurs, sûrement parce qu'elle avait très mal vécu l'abandon que ses sœurs lui avait fait vivre à la fin de son enfance. Pourquoi elle était allé à Tokyo ; pour avoir des réponses, en somme. Un début de piste qui pourrait l'aider dans ce qu'elle voulait entreprendre. Est-ce qu'elle voulait en parler à sa sœur ? Peut-être, sûrement, mais elle ne pouvait pas le faire maintenant. Si l'ancienne serdaigle gardait énormément de secrets, elle respectait toujours les règles de bienséances lorsqu'elle décidait de les révéler, en commençant pas se confier aux personnes les plus concernées. « Oui… Papa a merdé je sais. Il ne m’a jamais expliqué non plus, ce n’est pas faute de lui avoir demandé. Tu sais je pense que ce Damon a notre… enfin frère ou sœur, on ne sait pas. Numéro quatre, quoi. Bref je pense qu’il le ou la détient parce que si tu regardes sa lettre, vas-y relis là. Tu vois ? Un Harada peut toujours en retrouver un autre ? Il ne t’a pas utilisée toi, Riku est sous haute surveillance… donc c’est forcément avec le sang de Numéro quatre et une incantation qu’il ne vaut mieux pas évoquer ici… » Yuki arqua un sourcil parfaitement épilé. Décidément, elle ne s'habituerait jamais au fait que Keiko appelle son géniteur papa. Pour la dernière des trois filles Harada, il ne méritait absolument pas ce titre qui avait une valeur énorme à ses yeux. Cette valeur s'était accentuée depuis qu'elle était devenue mère avec James. Dakota était un père ; il était la pour son fils autant qu'il le pouvait même si ce n'était pas toujours simple avec leurs relations et leurs emplois du temps. Hikaru n'était qu'un pauvre mec qui n'avait pas su faire un vœu d'abstinence et qui avait trompé la magnifique femme qu'était sa mère. Non, il ne méritait pas le nom de père. Si elle souffla tout en levant les yeux au ciel pour montrer son agacement, elle ne fit aucune réflexion orale. Elle savait très bien que Keiko aimait « son »père, car il n'était définitivement pas celui de Yuki, et que même au delà de la mort, cet amour avait perduré. « Arrêtes de prendre tes rêves pour des réalités. Hikaru est six pieds sous terre à se faire bouffer par les vers, et pas prêt de revenir. Ce numéro quatre n'est qu'un dommage collatéral dû aux pulsions sexuelles apparemment très forte d'Harada senior. »

Si les paroles de Yuki n'était pas tendres, son ton était resté doux. Elle ne faisait qu'exprimer le fond de sa pensée qui était clairement différent de celui de sa sœur. Mais, même si leur sang était le même, il était impossible de comparer leur parcours. Il y avait l'aînée qui avait vécue le plus de temps avec ses deux parents sous le même toits, puis qui avait vécue avec son père le plus de temps avec l'entrée à Poudlard. Puis, il y avait la dernière qui ne l'avait jamais vu et qui avait systématiquement été rejetée. Si les pièces du puzzle commençaient à se mettre en place pour Yuki, elle n'était pas encore certaine du fin mot de cette histoire mais bien déterminée à le savoir et surtout, à le comprendre. Malgré tout, la dernière n'en voulait pas à la première, elle n'avait pas de rancœur envers sa sœur parce que l'amour qu'elles se portait avait toujours eu raisons des tensions familiales. L'ancienne serdaigle savait qu'il valait mieux profiter de la famille que l'on avait plutôt que celle que l'on avait perdue ou jamais eue, surtout quand on en avait peu comme chez les Harada. Pour ce qui était de ce Damon, Yuki n'en n'avait pas la moindre idée. On ne lui avait jamais parlé de sa présence et cette révélation la laissait de glace. Elle n'était pas d'accord pour qu'un quatrième enfant Harada existe. D'une parce qu'elle aimait à être la dernière, et de deux parce que tout cela ne lui présageait rien de bons de cette famille avait assez de chimères comme cela. « Et quand tu as été au Japon, tu n’as rien découvert d’autre, sur la raison pour laquelle Papa ne voulait pas que tu vives avec lui ? Parce que ça n’a pas de sens Yu… ça n’a vraiment aucun sens. Je le connaissais, il n’aurait pas accepté qu’un de ses enfants lui fasse honte ou je ne sais quoi, il voulait qu’on soit les meilleures. Il a jamais été du genre à laisser les choses au hasard. Pourtant y a des tas de trucs qui ne collent pas dans notre histoire. Et puis même, pour Rik’, un type, seul, aussi talentueux soit-il, n’aurait pas pu la capturer sans aide. C’est pas clair… » Soufflant une nouvelle fois, Yuki commençait à perdre patience. Passant une main dans ses cheveux, elle vida son verre d'une traite et sortie une cigarette de son paquet. L'allumant avec nervosité, elle commençait à se sentir envahir par la colère, les iris de ses yeux s'assombrissant légèrement. « Appelle le une nouvelle fois papa et tu vas voir ce que je vais te faire. » Elle avait été claire et concise et n'avait pas plus à dire sur le terme par lequel il fallait le nommer en sa présence. Tirant une latte, elle reprit. « J'ai une idée sur la raison mais c'est pas le moment d'en parler. J'ai encore pas mal de choses à découvrir avant de me prononcer clairement sur cette affaire. En plus, il faut que j'en parle à Dakota, avant. » Dakota ; l'amour de sa vie, malgré le fait qu'ils soient séparés depuis six ans. Peu importait, il la connaissait par cœur et était un très bon ami à elle en qui elle avait une confiance aveugle. Sachant que tout cela allait sûrement affecter James, il était logique, pour la cadette des sœurs Harada, qu'elle en parle à son père en premier lieu. Toutefois, elle doutait que sa sœur se fasse la même réflexion, surtout quand on savait à quel point le père de son fils et cette dernière se portaient, mutuellement, dans leurs cœurs. Peu importait à Yuki qui faisait office de Suisse entre ces deux-là.

« En ce qui concerne Riku. Beaucoup de bons sorciers seraient capable de la maîtriser. Je te rappelle que Sakura est douce. Par contre, Rei... Oui, je reste sceptique. Je garde un mauvais souvenir de ma rencontre avec cette... 'chose' » En repensant à cette rencontre devant la tombe d'Hikaru lorsque Yuki avait seize ans, elle eu un frisson. Rei était une personne froide et sans cœur, une tueuse née qui n'avait plus de repère pour rester humaine. La seule solution pour la cadette était que Riku est été appréhendée alors qu'elle était elle-même et que sa seconde personnalité ne se soit pas montrée. Ça ne pouvait être que ça.

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Harada's sisters

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