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Colère & Ecchymoses.

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Dakota Almadovar
AUROR MEXICAIN.



MessageSujet: Colère & Ecchymoses. Mer 8 Aoû - 20:18

Cela faisait longtemps maintenant qu'il n'avait pas passé une journée avec son fils, James. Cependant, il ne leur fallut pas plus de cinq minutes pour retrouver cette complicité toute particulière qui les unissait si fortement qu'on aurait cru voir deux frères se baladaient main dans la main, tantôt dans les rues du chemin de traverse, tantôt dans le Londres moldu. Pourtant, c'était bien son fils, qu'il avait eu, il y a maintenant huit ans, alors qu'il entrait à peine en septième année à Poudlard, dans la maison Serpentard. Une nouvelle qui l'avait tellement déstabilisée durant cette année, qu'il en avait été totalement exécrable avec la mère de ce dernier, Yuki Harada.

Les rues de Londres n'ont qu'à bien se tenir, car voici deux beaux mâles qui se pavanent, sans se soucier de ce qui se passe autours d'eux. Des rires, des sourires, des paroles, des échanges, ils ne pouvaient s'ennuyer, ils n'avaient pas de temps à consacrer aux autres. Presque sept mois s'étaient écoulés sans qu'ils ne se voient, il leur fallait rattraper le temps perdu. Bien entendu, une journée ne suffirait pas, mais depuis qu'il avait déménagé à Londres, il pouvait voir son fils comme il le souhaitait, dès qu'il en avait envie. Bon, il tachait tout de même de respecter le temps que James passait avec sa mère, mais il lui arrivait souvent de vouloir les rejoindre. Sûrement parce qu'il n'avait encore rien à faire, pour le moment. Venant d'arriver à Londres, il lui fallait d'abords renouer avec tout son passé. Ce qui était long.

La journée tirait à sa fin, et à Londres, il ne faisait jamais beau trop longtemps. C'est pour cela qu'ils quittèrent le chemin de traverse après être passé chez Florian Fortârome pour chopper des sucreries et des glaces qu'ils mangèrent en chemin. Ils avaient passé leurs journées dans le parc, puis dans le magasin de Quidditch. C'était tout naturel qu'ils retournaient chez Alicante, le sourire aux lèvres, tout en continuant de discuter de tout et de rien comme-ci c'était des sujets particulièrement intéressants. Ouvrant la porte de l'appartement d'un mouvement de main sur la serrure de cette dernière, il fit entrer James en premier, refermant derrière lui. Posant les bonbons sur la table basse, James alla directement s'asseoir devant la télé, (BBC-S), pour y mater les dessins animés qui passaient dans heures-là.

« James, recule-toi, t'es trop prêt, tu vas te faire mal à la tête. »
« Mais je suis bien assis là ! Euh, d'accord. » Rajouta-t-il, rapidement, après avoir vu le visage de son père qui annonçait rien de bon si il commençait déjà à répondre.

Quelques instants après, on toqua à la porte. Dakota s'écria : « Entrez. » Sûrement Yuki, qui venait savoir comment ça s'était passé.

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Dernière édition par Dakota Almadovar le Sam 18 Aoû - 21:43, édité 1 fois
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Yuki N. Harada
GUERISSEUSE.



MessageSujet: Re: Colère & Ecchymoses. Ven 10 Aoû - 11:44

C'était alors qu'elle était en pleine bagarre, a asséner un nouveau coup à son adversaire, que Yuki sentit des mains l'attraper et la tirer en arrière de force. Essayant de se dégager de la prise de ses agresseurs, elle réussie à se jeter de nouveau sur sa proie pour la griffer sans ménagement. La guerre entre Yuki et son adversaire avait commencé à Poudlard, sans véritable raison, au détour d'un couloir. Aujourd'hui, elle marquait sa continuité dans un bar. Alors que Yuki continuait de se battre, elle sentie de nouveau des mains délicates tenter de l'attraper pour l'extirper de là. Agacée, elle se releva et fit, volte face, remettant en place sa robe. Kaprice Harlington et Karly McGregor, deux de ses plus proches amies avec qui, à la base, elle était allée dans ce bar pour s'amuser. Soupirant et levant les yeux au ciel, Yuki adressa un dernier regard à son adversaire au sol avant de prendre son sac et sa veste que Karly lui tendait avant de conclure, un sourire triomphant sur le visage. « Très bien, très bien, vous avez gagné, on s'en va. En même temps, je n'ai pas envie de l'avoir en patiente demain, donc je me retire. » Malgré le fait qu'elle ait vingt-cinq ans et un fils de huit ans, Yuki avait gardé son âme d'adolescente et son tempérament de feu qui ne s'était pas atténué avec le temps et la maturité. Sortant à l'extérieur du bar, elle porta une cigarette à ses lèvres et pendant qu'elle tirait les premières taffes, elle sortie un miroir de poche de son sac. Admirant son reflet, elle grimaça légèrement, mais cela aurait pu être pire. Sa pommette droite était fendue alors qu'un hématome émergeait en dessous de la coupure, et sa lèvres inférieure était, elle-aussi, fendue. Haussant les épaules, elle rangea le miroir dans son sac avant de porter ses yeux gris iceberg sur ses deux amies. « Karly tu vas chercher James, et Kaprice et moi on t'attends à la maison ? » Pour Yuki cela faisait office d'affaire conclue et sans attendre la réponse de ses amies, elle commençait à prendre la direction de son appartement. Elle n'avait pas envie de transplaner, l'air frais de la nuit tombée lui ferait le plus grand bien. Cependant, lorsqu'elle ne sentie aucune présence à côté d'elle, elle tourna la tête et vit que l'ancienne serdaigle, comme l'ancienne gryffondor, la fixait sans avoir bougé d'un pouce. « Tu vas aller chercher James et on vient avec toi. Faut que tu assumes ce que tu fais Yuki et que tu expliques à James que ce que tu as fait ce n'était pas bien. » « Et surtout ne plus le refaire ! » Soupirante, Yuki avança de nouveau vers ses deux amies. Avait-elle réellement le choix ? Absolument pas. Elle accepta donc la proposition, qui n'en était pas vraiment une, de ses deux copines et toutes trois se mirent en direction de l'appartement de l'ex de Yuki, Dakota Almadovar.

Depuis quelques jours, celui-ci était revenu s'installer à Londres et Yuki le laissait voir James autant qu'il le voulait pour que ces deux-là puissent rattraper le temps perdu. Toutefois, elle n'était pas franchement ravie d'aller chez Dakota. La dernière fois qu'ils s'étaient vu, ils s'étaient embrasser après six ans sans rien faire, et depuis ni l'un ni l'autre n'avait donné de nouvelles. Il fallait qu'elle trouve un moyen de s'esquiver, mais son cerveau avait beau brasser les idées qui lui venaient, aucune ne lui paraissait digne d'être exécutée. Lorsqu'elle arriva devant l'immeuble londonien, elle s'alluma une nouvelle cigarette et lorsqu'elle eu finit celle-ci, elle entra dans l'immeuble. Tenant la porte pour que Karly et Kaprice entre également, elle se retrouva en bout de fils. Néanmoins, au lieu de refermer la porte et continuer son chemin, Yuki sortit tout simplement de l'immeuble, marchant d'un pas pressé perchée sur ses hauts talons de quatorze centimètres. Non. Elle n'avait pas envie de le voir, surtout avec cette tête là. Ni Kaprice, ni Karly n'avait voulu la soigner, et elles lui avaient pris sa baguette, leur façon à elles de faire la morale. « Yuki Nora Harada, reviens tout de suite ! » « Oh la barbe, Karly, j'ai pas envie d'y aller ! » Soufflant de mécontentement, Yuki n'eu d'autre choix que de revenir sur ses pas traînée par ses deux amies. Alors, la belle anglo-japonaise leva les yeux au ciel, mimant un passage de l'un de ses films préférés où la victime invoque l'esprit divin pour sortir de cet enfer. Lorsqu'elle fut enfin devant la porte de l'appartement, elle n’eut même pas le temps de sonner que Kaprice l'avait déjà fait pour elle. S'ensuivit une lutte acharnée, mais silencieuse, entre les deux, alors que Yuki essayait encore une fois de prendre la poudre d'escampette. Elle entendit un « Entrez » de l'intérieur et reconnue immédiatement la voix de Dakota. Poussant doucement la porte, elle resta dans l'encadrement. Karly à sa droite, Kaprice à sa gauche. « Hm... Surprise ! » « Yuki tu vas lui... » Kaprice n’eut pas le temps de finir sa phrase que Yuki la poussa de l'encadrement de la porte. Affichant un sourire gêné pour répondre au regard interrogatoire de l'hispanique quand à l'état de sa figure, elle répondit avec malice. « Je suis tombée dans les escaliers. »

Elle-même n'était pas réellement convaincue de son mensonge, mais elle se faisait déjà faire la morale par deux personnes, et n'avait pas envie d'en ajouter une troisième, surtout Dakota. Restant au pas de la porte, elle n'était pas sûre qui l'ait cru, elle en doutait d'ailleurs beaucoup. Attendant une réponse de sa part, elle ne savait pas si elle devait se sauver en courant ou bien entrer dans l'appartement. Face à son indécision, elle attendit silencieusement que quelqu'un lui dise quoi faire.

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❝la vie n'est qu'un long rêve dont la mort nous réveille❞
Ce que vous appelez le bonheur n'est qu'un tumulte de sens, un orage de passions dont le spectacle est effrayant, même à le regarder du rivage.
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Kaprice Harlington
AGENT DE LA B.I.M.



MessageSujet: Re: Colère & Ecchymoses. Ven 10 Aoû - 17:09

C'était censé être une soirée entre filles des plus normales, et Kaprice en avait vraiment besoin. La semaine au boulot n'avait pas été drôle, d'ailleurs Siobhàn travaillait encore, ce qui expliquait qu'elle ne soit pas là. Pas envie de voir Ace et vu l'heure avancée, il était sans doute en train de s'envoyer une blondasse sans saveur écartant les cuisses à la vitesse de l'éclair (pardon, Siobhàn, ce n'est pas une généralisation stupide), et oui, donc, elle avait vraiment besoin d'une virée avec ses copines. Sauf que Yuki avait décidé de faire montre de ses talents de catcheuse, les forçant à intervenir dans une bataille rangée avant qu'elle ne mette son adversaire en pièce. Frustrée, Kaprice n'en mit pas moins son besoin de se défouler, elle aussi, de côté. Mais taper et foncer dans le tas n'était sans doute pas une excellente idée. Même si Yuki avait vraiment l'air mieux et qu'elle souriait. Disons simplement qu'elle allait ...Très bien, très bien, vous avez gagné, on s'en va. En même temps, je n'ai pas envie de l'avoir en patiente demain, donc je me retire. … sourire avec indulgence sans faire de commentaires, et griller une cigarette avec elle en observant la beauté que s'était faite son amie : Tu es encore plus sexy comme ça. Catcheuse, ça donne envie, il n'y a pas à dire ! Et l'autre de s'admirer avant de choisir la solution de facilité : Karly tu vas chercher James, et Kaprice et moi on t'attend à la maison ? Ha. Haha. Hahahaha ! Mais bien sûr. Les jeunes femmes devaient aller chercher le bout d'homme en rentrant, chez son père (pendant laquelle celui-ci se conduirait bien, tout du moins Kaprice osait-elle l'espérer), et elle pensait s'en tirer comme ça ? Un regard à Karly informa la jeune femme qu'elles pensaient exactement à la même chose, aussi croisa-t-elle les bras en attendant que Yuki se rende compte par elle-même qu'il y avait un souci. Et elle laissa l'Ecossaise lui expliquer le pourquoi du comment de la chose. Tu vas aller chercher James et on vient avec toi. Faut que tu assumes ce que tu fais Yuki et que tu expliques à James que ce que tu as fait ce n'était pas bien. Et surtout ne plus le refaire ! C'était l'attitude la plus responsable à avoir et elles seraient inflexible. Certes, elles n'avaient pas à dire à une mère comment élever son fils, mais parfois, leur amie se comportait un peu comme une enfant, donc quelques conseils n'étaient jamais de trop.

Le trajet jusqu'à l'appartement de Dakota ne fut pas sans embûches, elle tenta même de s'enfuir mais, heureusement, Kaprice courait beaucoup mieux qu'elle en talons (boulot obligeait) et elle parvint à l'amener jusqu'à la porte, avec l'aide de Karly. Sentant qu'elle allait encore sortir une excuse bidon, l'orpheline tenta de la maîtriser de nouveau, avant de se hâter d'actionner la sonnette, lançant un regard d'avertissement à son amie avant d'articuler quelque chose comme « Mais je t'en prie » avec une grimace de gamine fière d'elle. La voix de son nouveau collègue se fit entendre (heureusement qu'elle l'avait annoncé à Yuki avant de venir, sinon, ça aurait pu devenir très gênant) et celle-ci ouvrit finalement la porte, les dévoilant toutes les trois, brochette de belles filles sur le paillasson d'un homme, cela pourrait porter à confusion, mais on allait quand même préciser que celle du milieu était la mère de l'enfant de cet homme et que leurs relations étaient explosives, que celle de droite était la marraine dudit enfant et que celle de gauche avait eu une très brève relation avec lui et qu'ils travaillaient ensemble. Ça vous remettait un peu les idées en place, ou bien ? En tous les cas, Kaprice ne comptait pas s'attarder plus que ça et ne pas laisser le sujet dévier du réel but, ce qu'elle rappela à Yuki : Yuki tu vas lui... Et elle se mangea le mur avec force, bousculée par son amie : HEY ! Je suis tombée dans les escaliers. Elle la considéra un moment, sourcils levés, visiblement en train de se demander à qui elle comptait faire gober de ça avant de réapparaître dans l'embrasure de la porte, les mains sur les hanches : Et moi je suis la playwitch du mois. Pitié, que l'autre ne fasse pas de commentaire … Elle lui jeta un coup d'oeil : Dis à James de rester loin pour l'instant, sa maman n'a pas envie d'être sage. Elle pointa son index vers son amie : Yuki Nora Harada, ça suffit ! Tu l'as voulu, t'as pas écouté, maintenant, t'assumes ! Et qu'elle ne fasse pas sa rebelle, Harlington privée de sa dose d'alcool et de confessions n'était pas super commode au bout d'un moment.

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    After all that you put me through, you think I'd despise you, but in the end I wanna thank you, 'cause you've made me that much stronger. It makes me that much stronger, makes me work a little bit harder. It makes me that much wiser so thanks for making me a fighter. Made me learn a little bit faster, made my skin a little bit thicker, makes me that much smarter. So thanks for making me a fighter
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Karly G. McGregor
BRACONNIERE AU MARCHE AUX TROLLS.



MessageSujet: Re: Colère & Ecchymoses. Lun 13 Aoû - 21:26

    La journée avait été longue. A peine rentrée d’excursion, l’écossaise était tombée nez à nez avec sa charmante et adorable meilleure amie qui lui avait fait gentiment remarqué qu’elle « puait aussi fort que les égouts des docks ». Ce qui ne pouvait pas être aussi près de la réalité puisque la cadette des McGregor avait terminé son périple dans les bas-fonds des quais d’Inverness, tout ça pour rentrer bredouille. Or, si la soirée devait lui aérer l’esprit – en plus de laisser ses oreilles de fouineuse fureter au creux des langues déliées par l’alcool – cette dernière allait se révéler aussi embrumée que la tombée de la nuit sur un ponton obscur. Comment la soirée avait-elle pu dégénérée ? Enfin, Karly n’aurait surement rien trouvé à redire si Yuki ne s’était pas battue comme une chiffonnière avec Shea. La pauvre petite avait toujours dû serrer les dents contre ses bourreaux or voilà que sa propre meilleure amie était l’un d’entre eux. Fichue journée. Minuit n’arriverait donc jamais ?! Avant que Shea ne soit complétement amochée – et ne voulant pas intervenir auparavant pour ne pas frustrer les égos des deux catcheuses de boue imaginaire – l’ambiance se tassa rapidement lorsque la voix du barman s’éleva par-dessus les cris d’enthousiasmes des bourrés du coin. Bras croisé avec une moue réprobatrice, elle tendit la veste à la Harada dans le seul but de pouvoir se caser du bar avant d’y être jetée. Il était toujours plus difficile d’y revenir après. L’air coquette de la nippone qui se relookée dans son miroir de poche eut le don de faire lever les yeux au ciel à l’écossaise qui était loin d’être aussi féminine que cette dernière. La nuit, tous les hyppogriffes sont gris. Pas besoin de regarder leurs plumages. « Mais oui, ton brushing est toujours en place. » lança-t-elle un tantinet ironique face à la coquetterie de la situation. Après tout, elle n’était pas mieux placée pour parler puisqu’à chaque fois qu’elle rentrait de ses « escapades », elle prenait soin de ne pas croiser son petit bout de choux de James tout de suite si son périple avait été un peu trop corsé.

    « Karly tu vas chercher James, et Kaprice et moi on t'attends à la maison ? » Regard en coin vers Kaprice tandis que la Harada attaquait seule le chemin du retour. Bien. Au moins, elles seraient d’accord. « Tu vas aller chercher James et on vient avec toi. Faut que tu assumes ce que tu fais Yuki et que tu expliques à James que ce que tu as fait ce n'était pas bien. » La voix de la sagesse allait si bien au teint de Karly, ne trouvez-vous pas ?! « Et surtout ne plus le refaire ! » Bim. La réplique de Kaprice dût être le clou final car Yuki ne chercha pas un seul instant à discuter et fit demi-tour comme une petite fille aussi boudeuse que mignonette. Jusqu’à la prochaine bavure.

    Si courir après mini-Harada pour lui faire manger ses brocolis pouvait être parfois drôle, courir derrière sa mère orgueilleuse était une autre « partie de plaisir ». Il avait de qui tenir. Si bien que Karly laissa Kaprice courser la jeune femme lorsque l’envie lui prenait de leurs fausser compagnie. Après tout, elle était plus douée en grimpette qu’en course. Décidemment, elle était véritablement heureuse que Kaprice soit avec elles ce soir. Son expérience de terrain à la BIM l’aidait grandement, elle qui rechignait souvent à employer la force sur sa meilleure amie. Entourant la jeune femme dans un cercle de sécurité, la sonnette finit par retentir laissant alors place à deux nouveaux protagonistes. « Hm... Surprise ! » « Yuki tu vas lui... » La petite entrevue avec Dakota allait être des plus folles dîtes donc. Soupirant fortement à l’encontre de la brunette défigurée, Karly ne pût s’empêcher de lui lancer une œillade noire lorsqu’elle sortit en plaisantant « Je suis tombée dans les escaliers. » Outrage. Qui fût bientôt suivit par sa réponse. « Et moi je suis la playwitch du mois. » Eclat de rire de la part de l’écossaise. Eclat de fou rire à un tel point que des larmes commençaient à perler autour de ses yeux. Si elle n’avait pas trouvé ces deux-là, ils auraient fallu les créer. « Dis à James de rester loin pour l'instant, sa maman n'a pas envie d'être sage. » « Pas besoin, je vais aller lui dire de faire ses affaires. Salut Dak'. Ca faisait longtemps ? Où est-il ? » Bon d'accord, le ton était légèrement narquois mais c'était essentiellement dû au fait que l'écossaise n'avait toujours pas digéré le fait que ce dernier soit parti sans dire un mot en laissant James sans nouvelle aussi longtemps. Les vieilles rancunes ont toujours un peu de mal à passer malgré tout... elle n'arrivait pas à lui en vouloir foncièrement. Dans ses conditions, autant ne pas se mêler de leurs histoires et de passer en coup de vent, chose très aisément faisable. Entrant sans même qu’on ne lui en donne réellement la permission, Karly posa sa main sur l’épaule de Dakota en exprimant clairement et narquoisement un « bonne chance » avant de partir à la découverte de l’appartement dans la recherche du seul homme pour qui elle était capable de se lever la nuit. Les disputes Almodovar/Harada, elle en avait eu sa dose à une certaine époque. Or aujourd’hui, l’état de mini-Harada lui importait plus que la susceptibilité de ses parents. Lui n’était pas encore assez grand pour se forger une carapace d’orgueil qui lui permettrait de se relever coûte que coûte. Néanmoins, la jeune McGregor ne pût s’empêcher d’émettre un léger sifflement entre ses lèvres en repérant la splendeur de l’appartement. Pas aussi somptueux que celui des pauvres sorciers millionnaires ayant « perdu accidentellement » leur magnifique boullu aux palmes d’argent la semaine dernière…

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Dakota Almadovar
AUROR MEXICAIN.



MessageSujet: Re: Colère & Ecchymoses. Sam 18 Aoû - 22:01

YUKI. KAPRICE. KARLY. Dakota était passé sur deux des trois copines, et même si aujourd'hui, c'était de l'histoire ancienne, à chaque fois qu'il les voyait toutes les trois ensemble, il ne pouvait s'empêcher de sourire intérieurement. Délire d'ado' pré-pubère ? Sûrement. Il y a toujours des fantasmes qui restent, aussi débiles et étranges soient-ils. L'hispanique se pencha sur le canapé pour apercevoir dans le hall d'entrée Yuki Harada et son teint habituel : Le caprice. Allez savoir ce qui c'était encore passé, mais lorsque Dakota vit le visage de Yuki dans cet état, il se leva d'un bond du canapé, tandis qu'il retenait James par la main qui s'apprêtait à courir dans les bras de sa mère.

« Je suis tombée dans les escaliers. » Dakota ne put retenir une moue sarcastique, tandis qu'il rapprochait son fils de sa personne. James l'interrogea du regard sans pour autant broncher. « Et moi je suis la playwitch du mois. » Au moins, il avait eut raison d'être sarcastique. Un regard vers Kaprice, il était déjà entrain de se faire les pires scénarios dans la tête. Par pitié, non. Dakota ne put s'empêcher de prier Dieu et tous les saints qu'elle n'est pas tuée quelqu'un. Avec Yuki, tout était possible. C'était bien ça, le plus triste. « Dis à James de rester loin pour l'instant, sa maman n'a pas envie d'être sage. » « Pas besoin, je vais aller lui dire de faire ses affaires. Salut Dak'. Ca faisait longtemps ? Où est-il ? » « En face de toi. » Répondit-il, en posant sa main dans le dos de son fils. « Va avec ta marraine, tu files dans ta chambre faire tes affaires sans passer par la case Maman. » Il avait relevé le regard vers Yuki, lui intimant le silence.

Pour Dakota, elle n'avait même pas le droit de la ramener. D'une, elle était chez lui, donc, ça marchait comme IL l'entendait. De deux, couverte d'ecchymose comme ça, sans lui en avoir toucher un mot, elle pouvait toujours se foutre le doigt dans l’œil pour avoir James sans lui en avoir toucher un mot (les maisons/appartements sorcières sont protégés du Transplanage). Il attendit de voir la silhouette de James disparaître dans le couloir pour reporter son attention vers Kaprice, et il lui demanda directement, sans même poser la moindre question à Yuki. « Qu'est ce qu'elle a encore fait ? » De la lassitude ? Il y avait un peu de ça. Il y avait aussi de la colère. Après tout, il ne s'était pas revu depuis qu'il avait prit James, et après ce qui c'était passé quelques heures auparavant, dans sa salle de bain, il aurait aimé que du plomb lui soit rentrer dans la tête, au lieu d'aller se battre comme une vulgaire moldue. Dakota semblait de marbre, pourtant, à l'intérieur, c'était un volcan prêt à entrer en irruption.

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Yuki N. Harada
GUERISSEUSE.



MessageSujet: Re: Colère & Ecchymoses. Lun 20 Aoû - 0:50

« Et moi je suis la playwitch du mois. » La réaction de l'ancienne serdaigle ne se fit pas attendre ; elle fusilla du regard celle qui était propriétaire de la réplique, puis celle qui rigolait à gorge déployée avant de reprendre son air renfrogné. Elle n'avait pas envie d'être ici et cela se voyait comme le nez au milieu de la figure. Tirant sur sa robe pour la réajuster, elle attendait patiemment sur le pas de la porte qu'on lui dise de rentrer ou d'aller se faire voir chez les gobelins, ces horribles petites bêtes qu'elle détestait. « Dis à James de rester loin pour l'instant, sa maman n'a pas envie d'être sage. » Levant les yeux au ciel, elle avait l'impression de retourner en enfance lorsqu'elle se faisait sermonner, pour s'être battue, par ses deux sœurs aînées. Finalement plus de quinze ans plus tard, elle revivait la scène. Toutefois, elle décida de ne pas parler, ne préférant pas aggraver son cas. Après tout, elle avait déjà Karly et Kaprice sur le dos et était persuadé que Dakota n'allait pas tarder à se greffer à elle. Il ne comprenait pas que la femme moderne ne se laissait pas faire même si Yuki avait tenté, à plusieurs reprises, de lui expliquer.

« Pas besoin, je vais aller lui dire de faire ses affaires. Salut Dak'. Ça faisait longtemps ? Où est-il ? » 
« En face de toi. »

Yuki ne bougea pas d'un cil, ne souhaitant pas forcément que son fils la voit dans son costume de championne de ring. Soupirant doucement, elle se mordit la lèvres en attendant que sonne l'heure de sa mort mais apparemment ses bourreaux préférez faire durer le suspens. Elle entendit alors Dakota dire à leur fils de suivre Karly et voulue répliquer que ce n'était pas sa « marraine » mais sa « tatie », mais au vu du regard de l’hispanique, elle referma la bouche aussi vite qu'elle l'avait ouverte, imitant, de ce fait, un poisson hors de l'eau. Reprenant son miroir dans son sac, elle l'ouvrit de nouveau pour contempler son visage. Sa lèvre inférieure était un peu enflée là ou il y avait la coupure, et un bleu d'un ton violacé, plus ou moins foncé, était en train de prendre place sur sa paumette gauche. Grimaçant de se voir si enlaidit, elle jeta un regard vers Dakota et Kaprice pour que l'un des deux se décident enfin à la soigner. Elle l'aurait bien fait elle-même mais l'une de ses meilleures copines avait eu la riche idée de lui confisquer sa baguette pour que son visage de catcheuse soit sa punition. « Bon, quelqu'un peut m'arranger ça, au moins ? » En prononçant ses mots, l'anglo-japonaise n'avait pas beaucoup d'espoir, mais en même temps c'était de son visage qu'on parlait et elle se révélait être très narcissique quand celui lui prenait.

« Qu'est ce qu'elle a encore fait ? » Ah bon, d'accord, elle était maintenant carrément invisible. Soupirante de lassitude, elle jeta un regard glacial au père de son fils. Qu'il ne veuille pas lui parler c'était une chose, mais qu'il la laisse dans cet état là en était une autre. Ne prenant pas la peine de répondre à la place de son amie Kaprice, elle se permit juste d'ajouter « Qu'on me passe au moins de la glace, faites pas vos sans cœur, j'vais être défigurée. » Et c'est sans prendre le temps d'attendre une réponse, qu'elle entra dans l'appartement de Dakota Almadovar. C'était la première fois qu'elle voyait où est-ce qu'il habitait à Londres. Ce n'était pas mal du tout, elle comprenait à présent le sifflement approbatif de sa meilleure amie, il y a quelques minutes. Cherchant où se trouvait la cuisine et surtout le congélateur pour pouvoir soigner ses blessures, elle fit quelques pas avant de trouver son bonheur. Prenant un chiffon et positionnant quelques glaçons à l'intérieur, elle le plaqua contre sa pommette. S'accoudant sur le buffet, elle reprit la parole à l'encontre du propriétaire de l'appartement. « On est venu chercher James, c'est tout. Je voulais pas venir, elles m'ont forcée. » Jetant un regard à Kaprice, elle la suppliait alors, silencieusement, pour que sa punition prenne fin et qu'elle puisse enfin se glisser dans un bon bain chaud avant de se glisser dans ses draps et de dormir comme un loir pour se remettre de ses émotions de la soirée.

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Kaprice Harlington
AGENT DE LA B.I.M.



MessageSujet: Re: Colère & Ecchymoses. Mer 22 Aoû - 21:15

Qu'on se le dise, Kaprice risquait rapidement de trouver la plaisanterie pas vraiment à son goût. Malgré le temps passé, elle savait que Dakota restait un sujet « tabou » entre Yuki et elle alors … alors elle lança un regard suppliant à Karly qui l'abandonnait sans un coup d'oeil en arrière. Elle avait raison, en même temps, James restait la priorité mais elle n'aurait pas été contre un petit coup de pouce, voire même juste un peu de soutien moral. Surtout avec l'ancienne Serdaigle qui ne faisait que se mirer dans sa glace de poche et de s'inquiéter pour son auguste reflet : Bon, quelqu'un peut m'arranger ça, au moins ? L'ex-lionne lui décocha une oeillade encore plus noire que celle qu'elle s'était préparée à coups de poings, lui signifiant clairement qu'elle pouvait toujours courir. Le coup de grâce vint cependant de l'homme qui choisit d'ignorer la mère de son enfant pour s'adresser à elle. Qu'est ce qu'elle a encore fait ? Qu'on me passe au moins de la glace, faites pas vos sans cœur, j'vais être défigurée. Ok, on lui avait vraiment laissé la place de merde, dans l'histoire, se retrouver prise en sandwich entre les deux. Il lui fallut la dernière des énergies pour ne pas expl...ah, non, attendez. Il lui fallut même plus que ça car elle persiffla : Eh bien ça, ma grande, il fallait y penser avant de te foutre sur la gueule avec la première fille venue. Parce que ouais, Yuki s'éclate à grands coups de poing en pleine rue au sens propre du terme, dit-elle en levant les yeux au ciel et en pénétrant dans l'appartement, à l'attention de l'homme qui avait posé la question. Elle ne comptait pas s'étendre sur le sujet et relater les faits en détails, ce résumé serait sans doute suffisant pour qu'il comprenne la situation.

Et l'autre de faire sa victime à se bichonner tranquillement en prenant une pose éplorée. On est venu chercher James, c'est tout. Je voulais pas venir, elles m'ont forcée. La demoiselle leva les yeux au ciel à l'air suppliant de son amie. Oui, parce que tu as vingt-cinq ans et que tu es mère, ce qui veut dire que tu dois oublier ce genre de conneries, ou alors les assumer jusqu'au bout ! Kaprice avança de quelques pas, avec pour ferme intention de laisser les deux s'entretuer sans lever le petit doigt. Elle adorait Yuki, mais parfois, c'était une vraie gamine, et elle en venait à se demander si elle avait fait le bon choix. Elle aimait James de tout son être, ce n'était pas la question, elle avait même renoncé à la vie dont elle avait toujours rêvé pour le protéger. Ce n'était pas son existence qui était en cause, mais bel et bien, ce soir-là, la capacité de sa mère à lui donner le bon exemple et à l'assumer. Certes, elle ne savait pas ce que c'était, que d'avoir des parents, donc elle était certainement mal placée pour parler d'éducation, mais … Bon, d'accord, en réalité elle était simplement énervée et risquait de dire des choses qu'elle ne pensait pas vraiment, donc elle préférait encore se taire et s'éloigner. Elle haussa une épaule : Je vous laisse vous débrouiller entre vous, j'ai vraiment pas envie d'assister à ça. J'vais aider Karly. Pas question de se retrouver entre leurs feux croisés, elle ne tenait pas à être un dommage collatéral. Elle essaya donc de suivre les voix de Karly et James : Où êtes-vous ? Vous avez besoin d'un coup de main ?

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    After all that you put me through, you think I'd despise you, but in the end I wanna thank you, 'cause you've made me that much stronger. It makes me that much stronger, makes me work a little bit harder. It makes me that much wiser so thanks for making me a fighter. Made me learn a little bit faster, made my skin a little bit thicker, makes me that much smarter. So thanks for making me a fighter
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Karly G. McGregor
BRACONNIERE AU MARCHE AUX TROLLS.



MessageSujet: Re: Colère & Ecchymoses. Dim 16 Sep - 21:24

    Désolée pour le retard. Par la suite, n'hésitez pas à continuer sans moi <3.


    « En face de toi. » Harquement de sourcil. Avec tout ça, elle ne l’avait même pas vu. L’avantage des enfants à être petit et pouvoir se faufiler partout sans être ni vu ni entendu. « Hey body ! Tu viens avec moi ? On laisse les adultes entre eux, c’est trop… ennuyant leurs conversations. » salua-t-elle James en lui tapant dans la main comme ce dernier le lui avait appris d’un camarade de jeu lors de leur tour du monde et malgré un léger temps de remaniement de phrase. Yuki l’aurait étripé si elle avait utilisé le terme chiant. Comme quoi, avoir un gosse… « Va avec ta marraine, tu files dans ta chambre faire tes affaires sans passer par la case Maman. » Baissant la tête, surement déçu, James obéit néanmoins à son père tout en entraînant sa tatie – pas marraine tss – avec lui.

    Laissant ses amies en compagnie de l’hispanique, Karly se mordit la lèvre en voyant la mine triste de James. Pauvre petit bout. Tout ce qu’il voulait lui, c’était de voir sa maman… sauf que l’occasion ne s’y prêtait visiblement pas. Contrarié, il avançait assez rapidement dans le couloir comme si cela effacerait sa frustration. Karly devait se hater pour ne pas perdre sa trace dans les dédales des couloirs. Même pas le temps de jeter un ch’ti coup d’œil afin de repérer quelques trucs sympathiques. Tss, sale gosse.

    « Tati, Maman elle a quoi ? » demanda James tout en sautant sur son lit dans l’optique de passer ses chaussures sur ses pieds. Question enfantine. Question piège. Rien de plus intelligent qu’un enfant. Observant autour d’elle, Karly finit par apercevoir une chaise d’enfant. Ramassant la peluche magique qui reposait dessus, elle grimaça en remarquant l’animal choisi et finit par le déposer à terre en grimaçant avant de tenter de s’asseoir du mieux qu’elle pût, soit sans tomber à terre. Petit, le garçon. « Tati ! » Impatient en plus. Un réel mixte de ses parents, celui-là. « Oui body ? » demanda-t-elle en feignant n’avoir pas entendu auparavant. James pinça les lèvres en gonflant les joues. « T’es pas drôle, Tati ! » La sorcière esquissa un drôle de sourire sur le côté plus semblable à une grimace. Se levant afin d’aller s’asseoir aux côtés du mini-sorcière, elle s’excusa. « C’est parce que je deviens une adulte, ma chocogrenouille ! C'est horrible, hein ?! » débuta-t-elle sur un faux air désolé. « Ta maman va bien, James. Elle a juste eu une dure soirée, d’accord ? » Se penchant vers lui, Karly tenta quelques grimaces pour le faire rire en vain. Au grand mot les grands moyens : elle attaqua alors les chatouilles. Plié en deux sur le lit, le petit tenta de s’en sortir par une pirouette. C’est à cet instant que Kaprice passa devant la porte. « Kaprice, au secours ! Je suis attaquée. A l’aide ! »

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Colère & Ecchymoses.

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