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Un tango avec le passé - Ft. Dakota {{ END }}

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Kaprice Harlington
AGENT DE LA B.I.M.



MessageSujet: Un tango avec le passé - Ft. Dakota {{ END }} Mer 22 Aoû - 20:23

Depuis la mise en quarantaine de sa coéquipière, Kaprice tournait en rond dans les bureaux de la Brigade d'Intervention magique. Le tandem qu'elles formaient était brisé pour la durée de son enferment et la Brigade aimait à garder ses groupes et dynamiques intacts. Lorsque les agents partaient en mission groupés, la plupart du temps, on retrouvait leur groupe de base dans la formation initiale. Aussi la jeune femme se retrouvait-elle à traiter des dossiers, un océan sans fond de paperasse qui commençait à la rendre complètement folle. Elle avait signé pour l'action, certainement pas pour les morceaux de parchemin absolument inutiles ! On lui demandait conseil, parfois, sur une stratégie pour une prise d'otages ou quelque chose du même genre, mais elle ne sortait plus sur le terrain. Elle rongeait son frein, essayant de se persuader que ce n'était rien, mais quand on lui annonça que Siobhàn serait retenue un mois … c'en fut simplement trop pour elle. Deux jours. Deux jours atroces à penser à tous ceux qui lui restaient encore. Deux jours pendant lesquels elle fut d'une humeur massacrante. Même Pevy sentait que le temps était à l'orage et gardait sa petite frimousse de chaton d'amour hors de portée quand sa maîtresse rentrait, plutôt que de venir tenter de la réconforter. Il n'y avait rien qui pourrait la réconforter, songeait-elle en fermant une énième enveloppe à son bureau, le fauteuil vide de sa collègue lui faisant de l'oeil en lisière de son champ de vision. Rien ? Miss Harlington ? J'ai quelque chose pour vous. Kaprice releva un regard gonflé d'espoir larmoyant vers son supérieur, priant pour que ce ne soit pas encore un dossier qu'il lui fallait archiver. Celui-ci y vit clair et eut un léger rire : Vous allez sortir de votre bureau … Une coopération avec le Bureau des Aurors serait-elle de nature à vous tenter ?

Il avait eu les mots immédiats pour que cette appellation ne la rebute pas. Qu'elle allait ainsi pouvoir faire un gigantesque pied de nez à ceux qui n'avaient pas voulu d'elle. Qu'ils allaient s'en mordre les doigts. Qu'elle pourrait allier ses connaissance théoriques dues à ses études et l'entraînement qu'elle avait eu pour montrer quel agent exemplaire elle était. De toutes les manières elle était tellement en manque d'action qu'elle aurait sauté sur n'importe quelle occasion pour sortir de son inactivité. Alors une mission à risques, c'était d'autant plus croustillant. Il n'avait pu lui en dire plus, il avait vraisemblablement été convenu avec les Aurors qu'elle et son/sa partenaire seraient briefés ensemble, pour que tous deux aient le même temps pour appréhender le problème et commencer à travailler en équipe directement, ce qui était de nature à lui convenir. Délaissant ses piles interminables de papier, elle prit donc la direction de la salle qu'on lui avait indiquée. Elle y fut la première et s'installa dans l'un des fauteuils, lorgnant les enveloppes contenant les renseignements tant convoités. Elle attendit sagement, pourtant, jambes croisées, mains posées sur ses genoux. Enfin, elle entendit des pas résonner dans le couloir, et elle releva la tête pour accueillir son binôme temporaire, quelque chose comme « vous êtes en retard, ça commence bien » aux lèvres quand tout se bloqua en travers de sa gorge, et tout ce qui sortit fut : Cestuneputaindeplaisanterie ? Car devant elle se tenait nul autre que ...

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Dernière édition par Kaprice Harlington le Lun 22 Oct - 7:58, édité 1 fois
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Dakota Almadovar
AUROR MEXICAIN.



MessageSujet: Re: Un tango avec le passé - Ft. Dakota {{ END }} Jeu 23 Aoû - 17:06

Le métier d'Auror dans une ambassade avait quelque chose de barbant. Oh, il y a toujours quelque chose à faire, et puis, il n'y a pas toute cette paperasse immonde que l'on ait obligé de remplir après chaque mission, ce genre de paperasse qui vous fait regretter d'avoir choisi ce job', maudissant quiconque vous énerve au moment où vous les remplissez. Dakota ne passait pas au travers de la règle. Quand on lui tendait les formulaires et une plume, il n'avait qu'une envie, c'était leur mettre dans le cul. D'une, parce qu'il écrivait comme un chat, c'était illisible, de deux, parce qu'il ne savait jamais comment décrire ce qu'il avait vu/fait/vécu, et de trois, parce que c'était obligatoire. Quoiqu'il en soit, lorsqu'il travaillait, il passait le plus clair de son temps à suivre l'Ambassadeur comme une ombre, ne parlant pas beaucoup, ci ce n'est par quelques regards avec son collègue. Au final, garde du corps, ça avait aussi ses désavantages, même si c'était plus qu'utile, étant donné ce qui se passait actuellement sur Londres, avec cette « Veuve Noire » et la délinquance qui semblait grimper en flèche.

L'hispanique avait fini de se préparer, déposer James chez son ex-, et se dirigeait maintenant vers l'ambassade mexicaine pour prendre embaucher, café viennois dans les mains. Quel fut sa surprise lorsqu'il vit son chef – qu'il pensait au Mexique, étant donné ses responsabilités – s'approchait de lui, la mine fatiguée, mais le visage souriant, le regard plein de chaleur. Dakota s'en approcha machinalement, la surprise animant ses traits. « Ah, Almadovar ! Content de vous revoir. » « Chef. » murmura-t-il dans un hochement de tête comme pour le saluer, avec tout le respect qui lui devait. « J'ai un service à vous demander. Le bureau des Aurors britanniques à besoin d'un coup de main en ce moment. Ce dernier m'a demandé – après avoir fait le tour d'à peu près toutes les ambassades – si je pouvais lui fournir un coup de main. Ayant déjà des agents sur place, je ne pouvais pas refuser. D'une, ça aurait été plutôt malvenu, et de deux, nous entretenons de bonnes relations avec les pays anglophones. Ainsi, j'ai pensé à vous. »

Le regard du fils aîné de Miguel Almadovar se fit curieux, intéressé. Il n'avait qu'une envie c'était d'en savoir plus. Pour sûr, il lui faudrait se rendre au bureau des Aurors et y trouver leur chef pour plus de renseignements sur ce qu'il pouvait faire, peut-être rencontrer son nouvel équipier. Avec un peu de chance, il lui demanderait de rester – étant donné que Dakota possédait la double-nationalité grâce à sa scolarité, notamment – ce qui lui donnerait une autre bonne raison de pousser le vice avec Yuki, en ce qui concernait la garde de James. Les yeux de l'hispanique étaient semblable à la voûte céleste lorsque la nuit est tombée, tellement ils étaient emplis de lueurs toutes aussi lumineuses les unes que les autres. « Content de voir que vous acceptez. En ce qui concerne l'Ambassadeur, vous le connaissez tout aussi bien que moi, il est heureux, ça lui fait toujours un garde du corps en moins. » Dakota eut un petit sourire. Les Mexicains de façon général n'aimaient pas être suivi ainsi. Surtout dans leur pays. Cela montrait une certaine faiblesse qu'ils n'aimaient pas montrer aux autres. Comme tout homme, il savait se défendre. Mais comment le prouver si vous êtes continuellement suivi par des zigottos fou de la baguette ? « Bien. Le Bureau des Aurors travaille actuellement avec le département de la Brigade d'Intervention Magique. De ce fait, vous serez en binôme avec un élément de ce bureau. On m'a assuré qu'elle était plus que compétente. D'ailleurs, elle aurait sûrement fait une excellente Auror dans notre pays... Ils sont trop regardant ici, sur les fréquentations, le style de magie... » Il secoua la tête, montrant la débilité de leurs prérequis. « Elle vous attend au bureau des Aurors, je vous laisse y aller, ça ne se fait pas de faire attendre une dame. » Dakota écarquilla les yeux, surpris, tandis que son chef éclatait de rire tout en s'éloignant.

Intrigué, Dakota pressa l'allure en direction du deuxième étage, afin de rejoindre son binôme. Bien sûr, c'est dans ces moments-là, où vous êtes pressés, qu'il y avait un monde fou dans les couloirs, que les escaliers étaient infranchissables à cause du nettoyage magique qui avait lieu pile à ce moment-là, que l'ascenseur est bondé à craquer, s'arrêtant à chaque étage où les sorciers jouent des coudes pour passer. Il aurait cru mourir lorsque la voix off annonça le deuxième étage. Sortant en forçant le passage comme si il avait tenté de faire tomber un joueur de quidditch comme il le faisait à Poudlard, provoquant des « oooohw ! » « Mais faites attention, m'enfin ! » « Pardon, c'est pour les chiens ? » il s'enfonça dans le département de la justice magique.

« Cestuneputaindeplaisanterie ? » Dakota tourna machinalement la tête, apercevant Kaprice. En deux secondes, un flot d'informatiosn lui vint en tête : Membre de la B.I.M, refusé chez les Aurors, Meilleur amie de Yuki et... Son ex, à Poudlard. Dakota éclata de rire. « Tiens, tiens, Harlington. Comme on se retrouve... » Est-il nécessaire de vous dire que son sourire avait tout de ce qu'il y a de plus goguenard en ces bas monde ?

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Kaprice Harlington
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MessageSujet: Re: Un tango avec le passé - Ft. Dakota {{ END }} Jeu 23 Aoû - 18:17

Assise dans son fauteuil, Kaprice contemplait l'apparition, comme foudroyée. S'il s'agissait d'une plaisanterie, elle ne la trouvait pas particulièrement amusante, mais par contre poussée et vicieuse. Était-ce encore un test de ses supérieurs ? Ou une idée brillante de Yuki prise d'on ne savait quelle lubie de voir si elle avait retenu la leçon ? On ne savait jamais avec elle … ou alors, elle avait des hallucinations qui lui faisaient voir ses ex. Est-ce que Matthew McGregor allait suivre et lui faire un sourire similaire, du genre « t'y as cru, hein ? » ? Non, mais franchement, qu'on la ramène à ses papiers, là, c'était du grand n'importe quoi. Enfin, elle semblait être la seule à trouver cela odieux, étant donné que l'homme en face d'elle arborait un grand sourire : Tiens, tiens, Harlington. Comme on se retrouve... Almadovar ... Dakota. Une longue histoire, enfin, pas la leur, disons simplement tout ce qui en avait résulté. Pour la faire court, à Poudlard, il sortait avec Yuki, jusqu'à ce que celle-ci disparaisse de la surface de la Terre avec la complicité de Karly, laissant son mec sans un mot et une amie sans une explication. Et puis il y avait eu le Bal de Noël, Heath, qui l'avait publiquement humiliée en se pointant au bras d'une autre alors qu'elle l'attendait, les verres de trop, le regard joueur du Mexicain, les provocations … et le bureau du directeur de Poufsouffle. Pas pour retenue, ils n'en avaient fait preuve d'aucune, au contraire. Et ils avaient été ensemble, trois mois. Oh, pas que ça ne se passait pas bien, au contraire, elle n'avait aucun mauvais souvenir de sa relation avec lui. Ils s'entendaient à merveille, ils parlaient de magie noire, ils s'écoutaient, s'appréciaient … Non. Pas de problème de ce côté-là. Elle avait « juste » appris que Yuki était partie parce qu'elle était enceinte de lui. Et quand elle lui avait demandé s'il avait encore des sentiments pour elle, son silence avait été plus éloquent qu'un long discours. Elle s'était donc effacée, tout bêtement. Enfin … Yuki leur avait fait payer leur « écart » au prix fort. Une sale histoire, donc, très, très sale histoire.

Qu'elle n'avait pas forcément eu envie de revivre. Elle décroisa les jambes pour se lever : ça fait quoi … huit ? Neuf ans ? Ils ne s'étaient pas reparlé, après ça. Elle avait perdu plus qu'une histoire qui avait toutes les chances de parler, elle avait perdu un confident et un ami, quelqu'un qui avait les mêmes idées qu'elle sur pas mal de sujets. Quand Yuki et lui avaient rompu, oui, elle avait pensé que ça avait été con de leur faire un plat pareil pour quelque chose qui n'avait même pas fonctionné, mais avait ravalé toute réflexion ou toute envie de faire partager ses pensées à qui que ce soit. C'était comme ça, point. Dakota était à Yuki, même parti, et il y avait James au milieu, qu'elle considérait comme son propre neveu. Est-ce que le tableau était maintenant assez clair pour vous ? Il lui semblait quasiment avoir le regard de son amie vrillée sur la nuque et cela la dérangeait assez. Elle se la massa d'une main, détaillant son nouveau partenaire. Ce salaud n'avait pas changé. Enfin, si. Mais disons qu'il était quoi, tout aussi craquant qu'avant, avec cette aura un peu sombre qu'elle percevait sans doute parce qu'elle savait ce qu'il faisait, qui n'enlevait rien à son charme, bien au contraire ? Ouais, c'était un bon résumé. Gé-nial. Et comment elle allait tourner ça quand elle devrait l'annoncer aux filles ? Ça promettait d'être grandiose.

Elle se força cependant à se secouer, au moins mentalement. Après tout, il y avait prescription, cette histoire était enterrée depuis longtemps. Ils avaient payé tous les deux, maintenant rideau, c'était une affaire classée. Ils étaient adultes, vaccinés et raisonnables, non ? Donc ils allaient pouvoir repartir sur des bases saines. Pas d'allusions au passé, ou le moins possible tout du moins, et laisser Yuki et James hors de la salle et travailler, simplement bosser. Normalement, ils devraient être capable de le faire … Il n'y avait pas de raison. Je ne savais pas que tu étais de retour … Re-bienvenue en Angleterre. Elle s'avança pour lui faire la bise, un moyen comme un autre d'établir les choses dès le départ : « j'suis absolument pas gênée et tout va bien se passer », avant de lui désigner son fauteuil : Assieds-toi, j't'attendais pour ouvrir ça ...

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Dakota Almadovar
AUROR MEXICAIN.



MessageSujet: Re: Un tango avec le passé - Ft. Dakota {{ END }} Ven 24 Aoû - 7:12

Les deux jeunes adultes entretenaient une relation particulière. Si ces derniers étaient sortit ensemble, il y a une dizaine d'années, l'hispanique n'avait pas changé ses pensées, son ressentit à l'égard de l'ancienne rouge et or. Certes, leur histoire s'était terminée lorsque Yuki avait décidé de repointer le bout de son nez, mais ils n'avaient jamais réellement rompu. Dakota s'en souvenait comme-ci c'était hier. La seule chose qu'elle lui avait dit, qu'elle lui avait demandé, qui pouvait tenir lieu de rupture, c'était cette question au quelle il n'avait jamais trouvé de réelle réponse. « Es-tu toujours amoureux de Yuki ? » Il n'avait su répondre. D'une part, parce que c'était la vérité, d'autre part, parce qu'il ne souhaitait pas la blesser. Trois mois. C'était la durée de leur relation entre Kaprice et Dakota. Et pour l'hispanique, ce n'était pas n'importe quoi. Il n'était pas du genre à s'éterniser avec une personne si il ne ressentait rien. Mais à cette époque, il n'avait pas su quoi répondre. Si il avait su lui formuler ça, peut-être qu'il aurait eut les couilles de rester avec elle, et tan pis pour Yuki. Après tout, sa relation avec Yuki ne cessait de vivre en dent-de-scie. Un jour oui, l'autre non. Preuve en est, quelques mois plus tard, ils rompirent de nouveau.

L'hispanique la dévisageait, son sourire sur ses lèvres. Elle n'était pas à l'aise, il le sentait. Tout le monde pouvait le sentir. C'en était palpable, à couper au couteau. Tout ce mal être en cet instant, Kaprice ne semblait pas avoir digéré cette rupture. Ou alors, elle s'en faisait par rapport à Yuki, qui péterait sûrement une coche lorsqu'elle apprendrait pour leur binôme. Dakota cessa de sourire, comprenant sa position. L'ancien Serpentard aimait bien Kaprice. Dommage que Yuki soit au milieu, car leur amitié en était compromise à cause de cela. Elle décroisa ses jambes, et se leva, tandis que l'hispanique la suivait du regard, ses yeux exprimant toujours cette chaleur caractéristique. « Ça fait quoi … huit ? Neuf ans ?  » A peu près oui. Dakota ne répondit pas tout de suite, haussant les épaules, amusé. Pour lui, le temps était trop étrange. Certains souvenirs semblaient s'être réalisés la veille, comme d'autres, semblaient très vieux. Sûrement parce qu'ils étaient plus douloureux... La mémoire faisait des choses étranges parfois. Le Serpentard l'observa, sans rien faire, sans broncher, la laissant dans son mal être. Ce n'était pas sa priorité pour le moment, il souhaitait d'abords voir ce qu'elle avait sur le cœur. « Je ne savais pas que tu étais de retour … Re-bienvenue en Angleterre.  » « Merci. »

Il avait envie de reparler du passé, mais elle semblait vouloir partir sur de bases saines. Elles ne le seraient jamais. Dakota le savait très bien, car tant qu'un gène existe, il est impossible pour eux de faire comme-ci de rien n'était. Il attendrait le bon moment, elle se pencha vers lui, et lui fit la bise. Il s'assit lorsqu'elle le lui demanda, tandis qu'elle faisait de même, lui indiquant : « Assieds-toi, j't'attendais pour ouvrir ça ...  » « Ok. » Il prit son aise dans le fauteuil, l'observant quelques instants avant de reprendre, presque malgré lui. « Mets le passé de côté pour le moment. Tu sais toi-même que nous en reparlerons. Mais pas pour le moment. » Il lui fit un sourire sincère, avant de défaire machinalement les deux premiers boutons de sa chemise, retroussant ses manches, comme pour se mettre à l'aise. Ses mots provoqueraient sûrement une réaction inattendue chez l'ancienne rouge et or. Laquelle ? Dakota ne saurait le dire. Tout ce qu'il voulait, c'était retrouvé son ami, et pas simplement l'ombre d'elle-même sous prétexte qu'il y avait Yuki. Elle serait toujours-là, elle. Fallait s'en détacher. Au moins pour être ami. De vrais amis.

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Kaprice Harlington
AGENT DE LA B.I.M.



MessageSujet: Re: Un tango avec le passé - Ft. Dakota {{ END }} Mar 28 Aoû - 22:06

Se reprendre n'était pas une chose évidente. Kaprice essayait de se raccrocher à Siobhàn, qui lui dirait de se concentrer sur la chance qu'elle avait de pouvoir prouver à tous, surtout à ces imbécile qui n'avaient pas voulu d'elle, ce qu'elle valait réellement. À ces dossiers qu'elle n'avait aucune envie de retrouver. À son boss, qui lui faisait une confiance immense en la mettant à cette place. Il fallait qu'elle reste dans le professionnel et oublie simplement qu'ils s'étaient connus avant. C'était une vie antérieure qu'il fallait mettre de côté, comme à chaque fois que Yuki prononçait son prénom. Ce qui n'était pas évident le temps qu'il continuait à sourire en la regardant, mais qui le fut un peu plus quand il perdu cet air railleur. Elle ne trouvait pas la situation particulièrement drôle, mais peut-être avait-elle moins bien vécu tout ce qui avait suivi leur histoire, la rupture notamment, beaucoup moins bien que lui. Elle apprécia qu'il s'en départisse et put lui faire la baise sans arrière pensée, l'accueillant de nouveau sur le territoire anglais. Merci. C'est ton fils qui va être heureux. James, petit bout de chou dont elle était gaga, comme toute personne croisant son chemin et qui avait effectivement besoin de son père, ce héros. C'était une bonne chose pour lui, qu'il soit là, et c'était tout ce qui importait.

Ça, et qu'elle allait avoir un bon partenaire pour travailler, quelle que soit la mission qu'ils allaient leur donner. Ils s'entendaient bien et avaient des manières de fonctionner similaires, ou tout du moins les avaient eu à un moment donné, et elle voulait croire que c'était toujours le cas. Il s'installa à ses côtés et elle tendit la main vers l'une des enveloppes quand il la figea en plein vol. Mets le passé de côté pour le moment. Tu sais toi-même que nous en reparlerons. Mais pas pour le moment. Elle n'aurait su dire quelle partie d'elle-même venait de prendre un coup, mais elle préféra parier sur son ego, qui était le choix le moins subversif. Ça se voyait à ce point ? Elle restait une professionnelle, quoi qu'il se passe. Et même si elle aurait aimée être prévenue avant de vivre la situation histoire de s'y préparer mentalement, elle saurait s'y adapter, quoi qu'il se passe. Du moins l'espérait-elle. Mais il n'y avait pas de raison pour qu'elle ne le fasse pas. Elle poursuivit donc son geste, essayant de gommer cet arrêt sur image et dit simplement : Je sais. Y aura bien une pause café à un moment où à un autre. Un moment où tout devrait sortir parce que mine de rien, effectivement, ils ne pourraient pas vraiment avancer. Et elle avait l'impression que c'était entièrement sa faute, étant donné que c'était elle qu'il rappelait à l'ordre. Elle croisa les jambes et décacheta finalement l'enveloppe, en sortant un dossier bleuté qu'elle posa sur ses genoux. On t'a dit de quoi il en retournait, ou pas du tout ? Elle espérait que la réponse soit négative, histoire de tout construire en tandem au fur et à mesure : c'était comme ça que Siobhàn et elle fonctionnaient, et c'était ce qui avait toujours fait le succès de leur duo.

Replaçant une longue mèche brune derrière son oreille, elle ne fut pas réellement étonnée de voir, en ouvrant la chemise, une copie de tous les articles de presse consacrés au coup de filet qui avait été mené avec brio par la BIM quelques jours auparavant. C'était plutôt clair. On dirait qu'on va avoir droit à un peu d'action. Quelle serait leur mission et pourquoi cette collaboration ? Ils allaient en apprendre plus dans quelques pages, mais elle espérait vraiment qu'ils n'aient pas simplement un rôle d'entremetteur entre les deux bureaux dont les rapports étaient, de façon historique et de notoriété publique, toujours plutôt tendus. Et elle n'avait pas l'intention qu'il en soit de même entre eux. Pourquoi est-ce que ça devait être aussi compliqué ? Ils étaient faits pour s'entendre, franchement. Il fallait juste … respirer. Et tout coulerait de source.

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Dakota Almadovar
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MessageSujet: Re: Un tango avec le passé - Ft. Dakota {{ END }} Sam 8 Sep - 18:53

Il avait fait mouche, tout du moins, ce qu'il venait de lui dire avait fait son chemin. Kaprice était restée là, quelques instants, regardant Dakota, sans qu'il n'y ait un son qui sorte de sa bouche. L'hispanique l'observa longuement, tandis qu'il prenait ses aises, lorsqu'elle reprit : « Je sais. Y aura bien une pause café à un moment où à un autre. » Huum... C'était pas vraiment la réaction escomptée, ou tout du moins, ce genre de phrases à laquelle il s'attendait. Il leva les yeux au ciel, une moue blasée, avant de reposer son regard sur Kaprice, sans rien dire. Au début, il pensait qu'elle tentait de le fuir, mais en fin de compte, c'était tout autre. Elle n'y accordait pas une grosse importance. Après tout, il n'était pas dans sa tête, et même si il était plutôt bon pour protéger ses pensées, lorsqu'il s'agissait de pénétrer l'esprit de quelqu'un, c'était tellement mauvais qu'il était capable de se prendre tous les contre-sorts possibles, même les plus basiques. M'enfin, c'était lui, quoi. Il aurait espéré un peu plus de réactions ! Et puis... Enfin, bon. C'était ridicule, il valait mieux passer à autre chose.

Kaprice décroisa ses jambes, décachetant l'enveloppe qu'elle tenait entre ses mains. « On t'a dit de quoi il en retournait, ou pas du tout ? » Dakota hocha négativement de la tête. Il perdit son regard dans un coin de la pièce, réfléchissant à nouveau à ce que son chef lui avait dit, mais... Rien. « Non, à part, me faire des louanges sur ton C.V et ton amour pour la magie noire... » Il lui fit un clin d’œil, amusé. Dakota, malgré le fait qu'il commençait à se poser autant de questions qu'une femme à propos de sa relation avec Kaprice, tentait, malgré tout, de la divertir, de la détendre, afin qu'elle ne bloque sur ça. Ce n'était pas le but, ni même son envie. Mais rapidement, il sentait venir le mal aise venir s'installer de nouveau entre eux, et au final, il y avait des chances que leur discussion se fasse plus vite qu'il ne l'aurait voulu.

Il risqua un coup d’œil vers Kaprice, qui laissait tomber sur ses jambes, le contenu de l'enveloppe. Des articles de presses, des photos, des notes, Dakota lut quelques gros titres et comprit rapidement que leur mission aurait un lien plus ou moins étroit avec l'actualité londonienne. Une pointe d'excitation fit son apparition dans son bas ventre, tandis qu'il se redressait sur son siège, se rapprochant un peu plus de Kaprice, pour mieux voir les pièces liés à l'affaire qu'on leur donnait. « On dirait qu'on va avoir droit à un peu d'action. » Dakota eut un sourire appréciateur, attrapant un article quelconque, le lisant en travers avant de dire : « Ça m'avait manqué, un peu d'action. » Oui, un peu plus de six mois à ne rien faire. Autant vous dire que Dak' n'avait qu'une envie, c'était d'action. Il attendait la suite des documents, mais Kaprice semblait marquer un temps d'arrêt, perdu dans ses pensées. L'hispanique se pencha vers elle, comme pour attirer son attention, l'air interrogateur. « Ça va ? »

Visiblement, Dakota parvenait non sans mal à faire comme si de rien n'était. Certes, il était le premier à lui avoir dit qu'il faudrait qu'ils en parlent pour clarifier les choses, pour permettre à leur relation de repartir sur de bonnes bases, mais il ne pensait pas que ça la trouble autant. Il recula dans son siège, comme pour éviter de trop la brusquer par sa présence. Pour le coup, il ne savait pas quoi lui dire. Discuter maintenant ? Attendre un autre moment ? Se passant l'index sur la lèvre supérieure, tout en se grattouillant la barbe de trois jours sur son menton, il attendait la moindre réaction de Kaprice.

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Kaprice Harlington
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MessageSujet: Re: Un tango avec le passé - Ft. Dakota {{ END }} Sam 8 Sep - 19:51

En réalité, elle ne parvenait pas à se concentrer sur le dossier, ni même se dire qu'ils allaient travailler ensemble. C'était impossible, c'était une mauvaise plaisanterie. Il ne pouvait pas être juste là, à côté d'elle, après toutes ces années, à espérer qu'elle fasse comme si rien ne s'était passé. Comme s'ils ne s'étaient pas quittés sans un mot, sans une explication. Non, à part, me faire des louanges sur ton C.V et ton amour pour la magie noire... Et ça t'étonne ? Elle eut un léger sourire qui sonnait un peu faux, elle le savait bien. Mais le coeur n'y était vraiment pas. Qu'ils passent à la partie boulot rapidement, et qu'ils arrêtent de parler d'elle, de lui, d'eux … parce qu'elle ne parviendrait pas à prétendre que tout allait bien bien longtemps, et criser déjà devant lui, mais surtout au milieu du Département des Aurors était la dernière chose dont elle avait besoin. Cette merde de CV qui ne portait pas la mention rêvée, elle n'avait pas besoin de l'aggraver d'une note « complètement hystérique, mélangeant boulot et personnel ». Ce serait plutôt « travail impeccable, le bureau des Aurors n'a qu'à se mordre les doigts de l'avoir ignorée ». Les Aurors mexicains ne recrutent pas, par hasard ? Mais oui, quelle bonne idée, proposer de devenir sa collègue à temps complet … c'était merveilleux. Elle secoua la tête, comme pour célébrer sa propre bêtise et finalement soupira avant de se concentrer sur les images qu'ils avaient. Le boulot, ça, ça la connaissait.

Elle allait se saisir d'une coupure de presse quand Dakota s'en empara. Elle recula sa main prestement, cherchant à éviter tout contact, surtout qu'il s'était rapproché. Et avec son odeur commençant lentement mais sûrement à l'envelopper … Ça m'avait manqué, un peu d'action. Ok. Elle n'y arrivait pas. C'était tout simplement au-dessus de ses forces. Aussi, quand il se pencha, et que ses yeux croisèrent les siens, elle ne put mentir. Ça va ? Non, Dak', ça ne va pas. Elle finit par se lever, rassemblant toutes les pièces du dossier et les mettant au milieu. Elle se passa une main nerveuse dans les cheveux, puis une deuxième, avant de secouer la tête. Désolée. J'ai besoin d'air. Tu viens ? Ou qu'il la laisse se reprendre, ça n'avait pas la moindre importance, mais il fallait absolument qu'elle ait le point de digérer le fait qu'on vienne de lui balancer un de ses exs, et pas n'importe lequel, comme coéquipier. Elle attrapa sa veste, dans lequel se trouvait un paquet donc elle avait besoin en cet instant précis et prit la direction de la sortie, sans vérifier s'il la suivait ou pas. Elle sortit dans la rue, au milieu des moldus, et tira une cigarette de son paquet avant de la porter à ses lèvres, ratant l'allumage une ou deux fois. Merde, putain, merde ! La troisième fois fut la bonne et elle tira dessus finalement. Une sale habitude qu'elle avait bien l'intention de perdre, mais là, trop, c'était trop. Elle ferma les yeux : Mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ? Elle allait vraiment finir par penser qu'elle avait été quelqu'un d'affreux dans une vie antérieure pour qu'on se permette de jouer avec ses nerfs et ses sentiments de la sorte.

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Dakota Almadovar
AUROR MEXICAIN.



MessageSujet: Re: Un tango avec le passé - Ft. Dakota {{ END }} Dim 16 Sep - 11:40

« Les Aurors mexicains ne recrutent pas, par hasard ? » Comment lui dire, sans la vexée, qu’il y avait autant de chance qu’elle n’entre chez les Aurors Mexicains, que lui, se remettre avec Yuki ? Il eut un léger sourire, cependant. Tout comme son chef, et bien avant ce dernier, lorsque Kaprice lui avait fait part de ses projets, il avait de suite su qu’elle serait une sorcière d’exception. Que peu importe ce qu’elle entreprendrait, aucune épreuve, aucun obstacle ne parviendrait à la retenir longtemps. Certes, le bureau des Aurors londoniens était réticent quant à l’idée d’engager une sorcière manipulant les forces obscures, mais qui dit qu’ils resteraient aussi longtemps réticents ? La paix était désormais revenue dans les pays nord du globe, il était donc normal d’éviter de se porter préjudice en ayant dans ses membres des gens manipulant la sombre magie. Néanmoins, Dakota avait toujours trouvé ça très hypocrite. En des heures sombres, ils apprécieraient avoir des adeptes de cette magie pour contrer les sombres desseins de certains mages noirs… Ou pire, contrer les Mangemorts si ils étaient amenés à se regrouper ensemble. Dakota redressa son regard dans celui de Kaprice, un petit air nostalgique dans ses yeux.

Il lui demanda si ça allait. Elle lui répondit que non. Les yeux de l’hispanique le trahirent, et il baissa son regard. A la minute où elle lui répondit négativement, il comprit que c’était de sa faute. Que tout était de sa faute. Et pour tout vous dire, même si il n’avait pas saisi ce qu’elle peinait à formuler, il avait longtemps réfléchi à l’explication, qu’un jour, il devrait lui donner. Après tout, Yuki avait tout ruiné dans leur relation, et plus encore. Sa seule présence les avait éloignées sans qu’ils ne puissent rien y faire. Non. Dakota se fit violence. Sans qu’il n’ait les couilles de lui dire stop. Il soupira, lorsqu’elle reprit : « Désolée. J'ai besoin d'air. Tu viens ? » Oui, je vais venir, pensa-t-il. Mais je te laisse quelques minutes de répit. Dakota enfouit sa tête entre ses mains, se massant le visage comme si il comptait atténuer une vieille douleur, et peut-être une veille rancœur refoulée à l’égard de Yuki. Il se passa ensuite les mains sur les jambes, avant de se redresser, et de suivre Kaprice.

Il la retrouva en train de fumer. Il n’avait pas entendu ce qu’elle avait dit. Il n’avait qu’une envie, c’était de la prendre dans ses bras, de lui dire, que tout irait bien, et qu’il n’aurait pas à la faire souffrir. Qu’il ne serait qu’un coéquipier pour elle. Mais il savait aussi que c’était faux, car souvenez-vous bien ! Il n’avait certes pas répondu à la question qu’elle lui avait posé, il y a sept ans, car cette dernière était lourde de sens, de responsabilité pour un jeune homme de dix-sept ans. Il savait qu’il l’avait cruellement blessé, qu’elle n’avait rien demandé, et que surtout, Heath lui avait suffisamment broyé le cœur, lors de cette même année. Bon sang, qu’est ce qu’il avait été con.

A nouveau, il soupira, s’approchant de Kaprice. Tout doucement, murmurant presque, comme pour éviter de l’insulter par ces propos, il lui dit : « Tu sais, tu as le droit de m’en vouloir. Mais je crois que… Non, je te dois une explication. » Il se passa une main sur la tempe gauche, avant de se mettre en face de Kaprice, désireux de capter son regard, afin qu’elle observe sa sincérité. Qu’elle se rende compte qu’il n’était pas celui qu’elle avait pensé, qu’il n’était pas ce connard d’Heath, qu’il avait agit avec une raison, qui, sur le coup, en était une bonne. Mais qui, après réflexion, ne l’était pas.

« Si je t’ai pas répondu, lorsque tu m’as posé cette question, c’est parce que mes sentiments étaient beaucoup trop flous. J’ai… Tu sais, j’avais un gamin. Je venais d’être père sans que j’en sois au courant, j’étais dans l’adolescence, en pleine rébellion avec moi-même, et… Le fait que la mère de James soit Yuki n’arrangeait pas les choses. » Il n’avait qu’une envie, c’était de fuir son regard. Mais cette fois, il ne prendrait pas la tangente. Dakota avait mûrit. Il était devenu un homme responsable, quoiqu’il advienne. Ses mains tremblaient. « J’ai choisi la raison. Je voulais une famille pour mon fils. Mais au final, j’ai tout perdu. Plus le temps passe, plus je regrette ce choix. Yuki… Te dire que je l’aimais pas lorsque tu m’as posé la question, ça serait te mentir. Mais… Mes sentiments à ton égard étaient, et resteront véritables. J’ai passé trois mois à vivre une véritable relation, chose que j’n’avais pas vraiment avec Yuki. A bien des égards, tu es ma première petite amie. Tu as su me montrer bien des pans d’une véritable relation amoureuse, à laquelle j’ai secrètement aspiré toute ma vie, désirant réaliser ce même succès qu’ont eu mes parents. » Dakota baissa le regard, se passant une main sur le visage. Ce qu’il venait de dire lui avait coûté énormément, comme si il avait tapé un marathon d’une dizaine d’heures sans aucune pause. Mais il lui devait bien ça.

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Kaprice Harlington
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MessageSujet: Re: Un tango avec le passé - Ft. Dakota {{ END }} Dim 16 Sep - 23:07

Le fait d'avoir quelques minutes à elle lui fit le plus grand bien. Elle finit quasiment toute sa cigarette tant elle tirait dessus, mais c'était trop pour elle. Dakota, merde, se repointait comme une fleur, comme si de rien n'était, après toutes ces années, prétendant qu'ils pouvaient simplement être collègues et s'expliquer plus tard ? Conneries, oui ! Elle n'avait rien dit, elle avait passé l'éponge, jeté un voile sombre sur leur histoire depuis huit ans parce que Yuki avait débarqué, parce que Yuki avait tout ravagé, avait rabaissé ses trois mois à une simple et pure trahison qui n'aurait jamais dû avoir eu lieu alors qu'elle, c'était ce qui lui avait permis de ne pas sombrer après avoir découvert que son grand amour n'était qu'un connard qui se payait sa tête et l'avait même déclaré au monde entier. Elle s'était livrée corps et âme dans cette aventure avec Dakota, tentant le tout pour le tout, se foutant du reste. Et elle avait aimé le résultat, jusqu'à ce qu'on lui fasse comprendre qu'elle devrait en avoir honte. Et c'était ce qu'elle avait ressenti à chaque fois que Yuki prononçait le nom du père de son enfant devant elle. De la honte à l'état pur d'avoir pu, ne serait-ce que l'espace d'un instant, avoir pensé qu'il y avait un avenir pour le Mexicain et elle. Un peu d'amertume, également, envers elle-même, envers eux. Envers lui, qui lui avait confirmé que ce n'était que ça : rien. Vu le peu de considération, non, l'absence de considération, même, qu'il avait eu pour elle après ça. Ce n'étaient que trois mois ? Quand elle commençait une histoire, ce n'était pas pour la jeter. Ses mains sur ses épaules la firent sursauter et elle releva les yeux vers lui, espérant que quelques larmes ne lui avaient pas échappé. Quoi ? Semblait-elle demander. Allez, achève-moi. Et après on retournera bosser. Tu sais, tu as le droit de m’en vouloir. Mais je crois que… Non, je te dois une explication.

Un léger rire lui échappa, mais son « un peu trop tard pour ça » se bloqua au fond de sa gorge. Quoi ? Ça suffisait, putain de merde ! Si je t’ai pas répondu, lorsque tu m’as posé cette question, c’est parce que mes sentiments étaient beaucoup trop flous. J’ai… Tu sais, j’avais un gamin. Je venais d’être père sans que j’en sois au courant, j’étais dans l’adolescence, en pleine rébellion avec moi-même, et… Le fait que la mère de James soit Yuki n’arrangeait pas les choses. Mâchoires serrées, elle aurait voulu échapper à ses yeux et lui marmonner de se la fermer, qu'elle n'avait pas envie d'entendre ça. Mais elle savait bien que c'était faux. Elle voulait, elle avait besoin qu'il lui explique. Parce qu'elle n'avait jamais pu guérir d'eux deux et que ça la tuait, littéralement, là, en le revoyant. Yuki. Yuki. Tout ne tournait qu'autour d'elle, après tout. Depuis toujours. Karly. Lui. J’ai choisi la raison. Je voulais une famille pour mon fils. Ouais. Beau choix. James serait sûrement ravi d'entendre ça. Elle se tut encore. Elle ne voulait pas … elle n'avait pas le droit de se laisser déborder par l'amertume. Parce que ceci n'était pas son histoire. Comme toutes celles qu'elle avait envisagées, c'était l'histoire d'un autre. Laël, Candice. Heath, sa solitude. Luke, les hommes. Matthew, cette Ecossaise sans nom. Dak, Yuki, James. Il n'y avait même pas à se poser de questions. Mais au final, j’ai tout perdu. Plus le temps passe, plus je regrette ce choix. Yuki… Te dire que je l’aimais pas lorsque tu m’as posé la question, ça serait te mentir. Mais… Mes sentiments à ton égard étaient, et resteront véritables. J’ai passé trois mois à vivre une véritable relation, chose que j’n’avais pas vraiment avec Yuki. A bien des égards, tu es ma première petite amie. Tu as su me montrer bien des pans d’une véritable relation amoureuse, à laquelle j’ai secrètement aspiré toute ma vie, désirant réaliser ce même succès qu’ont eu mes parents. Qu … quoi ?

Kaprice ne réalisa pas immédiatement qu'elle avait parlé à voix haute. Cette fois, elle n'avait pas de doute, une larme, traîtresse, s'était effectivement glissée hors de son oeil, sournoisement. Il venait de dire … quoi ? Que ça avait compté, même le peu que ça avait été ? La cendre venait de s'écraser à ses pieds et elle lâcha sa cigarette pour l'écraser avant de poser cette même main sur le bras de Dakota, comme pour s'assurer de sa réalité. Elle tremblait, de tous les muscles de son corps et, finalement, parvint à articuler un Merci ... Une deuxième larme glissa le long de son nez et elle se releva pour l'essuyer alors que d'autres la rejoignaient. Putain … Tu peux pas savoir … putain. Elle n'arrivait pas à parler et s'essuya maladroitement les yeux, essayant de se reprendre, ce qui n'avait rien d'aisé. Elle se sentait ... bien et mal à la fois. Elle avait chaud, elle avait froid, elle avait envie de rire et de pleurer. Putain … huit ans … huit putain d'années ... Cela ne devait pas beaucoup l'aider mais elle finit par prendre une grande inspiration, lâcher ses canaux lacrymaux, et tant pis pour les apparences, avant de poser ses mains sur les bras de Dakota, pour qu'il la regarde. Tu sais quoi ? Ça fait huit ans que je me déteste et que je la laisse me détester pour ça, en me disant que c'est mérité. Que ça n'a existé que dans ma tête, qu'on essayait juste tous les deux d'oublier quelqu'un d'autre et qu'au final, ça n'avait eu aucune importance. Pour toi. Parce que je ne suis pas encore assez forte pour me mentir à moi-même. C'était une libération, et une vraie, qui dévalait en cascade son visage qui était, pourtant, souriant. Merde, putain ! Elle riait. T'aurais pas pu le dire plus tôt ? Elle ne savait pas si ça changeait quoi que ce soit, mais elle savait une chose : enfin, elle allait pouvoir faire la paix avec elle-même et avec lui à propos de cette histoire. Entre ses larmes, elle lui colla un coup de poing affectueux dans l'épaule gauche. Espèce de con ! Elle revint cueillir toutes ses larmes, se calmant petit à petit. L'élan « d'hystérie » passée, ne restaient que la reconnaissance qu'il le lui ait enfin dit, et un brin de mélancolie. Tu sais, je m'étais dit que, nous deux, dans d'autres circonstances, ça aurait pu sacrément bien coller. Dans une autre vie, peut-être. Une vie où il n'aurait pas mis une de ses meilleures amies enceinte et ne l'aurait pas laissé rompre avec lui pour se remettre avec l'autre. Un doux sourire finit par illuminer son visage : Tes parents sont de sacrés veinards. C'était ce à quoi elle aspirait, elle aussi, l'aperçu de ce qu'ils avaient eu. Une complicité sans faille. Des sujets d'importance à débattre, avec des points de vue différents, sans réellement se battre. Et … le reste. Peut-être qu'un jour, on aura leur chance. Elle l'espérait, malgré tout ce qu'elle pouvait dire. Comme amoureuse ? Plus jamais. Conneries.

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Dakota Almadovar
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MessageSujet: Re: Un tango avec le passé - Ft. Dakota {{ END }} Sam 22 Sep - 13:36

La réaction de Kaprice, même si il avait espéré qu’elle réagisse ainsi, qu’elle comprenne le réel sens de son acte après des explications dûment mérité, le surprit quelque peu, avant de le rassurer. Progressivement, la sensation de gêne, de haine envers soi-même s’évapora. Il ne ressentait plus rien, sinon une espèce d’apaisement liée à son plaidoyer qu’il lui devait bien. D’abords une larme, que Dakota s’empressa de recueillir avec son index, il ne put s’empêcher de sourire, puis de sentir une intense chaleur l’envahir, partant de son cœur, jusqu’à s’installer dans l’extrémité de ses membres. Son rire sonna comme le son d’une cloche fêtant un heureux évènement, et l’hispanique eut un petit gloussement, avant de finalement, plonger son regard dans le sien. La chaleur de l’hispanique se stabilisa, la vélane qu’il n’était qu’à demi semblait faire le reste. Le fils Almadovar était heureux, et son physique le montrait.

Elle lui colla un coup de poing dans l’épaule, l’insultant de con sur le ton de la plaisanterie, tandis que Dakota arborait un de ces sourires plein de joies. Cette dernière semblait avoir perdu un poids incommensurable de ses épaules, comme s’il venait, à l’aide d’une éponge légèrement humidifiée, effaçait l’ardoise des échecs amoureux de la jolie Harlington.
« Tu sais, je m'étais dit que, nous deux, dans d'autres circonstances, ça aurait pu sacrément bien coller. » Dakota eut un sourire de tout ce qu’il y a de plus évocateur, mais il n’en dit rien. Pour lui, c’était comme une évidence, étant donné qu’il se l’était toujours dit. S’il n’y avait pas eu Yuki et son retour, Kaprice et Dakota seraient sûrement encore ensemble. Les relations qu’il avait eues par la suite n’avaient rien eut de bien sérieux. Entre une qui ne voulait pas s’engager, et l’autre qui mettait sa carrière avant tout le reste, Dakota avait vite compris qu’il mettrait pas mal de temps à retrouver une femme qui veuille une relation stable, posée, tout en sachant où ils allaient.

« Tes parents sont de sacrés veinards. » Dakota sourit, bombant le torse, sans même s’en rendre compte. Pour lui, ses parents avaient toujours été un modèle à suivre, tant il avait été choyé et aimé, tout en ayant une éducation irréprochable durant son enfance. L’hispanique vouait clairement un culte à son père, et quiconque l’insultait en sa présence avait à faire à lui. « Peut-être qu'un jour, on aura leur chance. » Dakota esquissa un léger sourire, quoique furtif. Pourquoi ne pas lui répondre : Pourquoi ne nous donnons pas une seconde chance ? Cette question lui brûla les lèvres, mais il n’osait le lui soumettre pour bien des raisons. Notamment le fait qu’elle n’était pas très branchée amour, étant donné ces diverses échecs sur ce domaine, et que si seconde chance il devait y avoir, autant que cela se fasse tout seul, ou presque. Dakota pouvait toujours aussi bien pousser un peu la chance, et cette idée le fit sourire. Un sourire resplendissant.

Finalement, il tendit sa main et attira Kaprice dans ses bras. L’enlaçant avec une certaine douceur, il posa sa tête sur son épaule, dans une étreinte de tout ce qu’il peut y avoir d’amical – même si la place à l’ambigüité pouvait être de mise – comme pour finaliser cette scène particulièrement riche en émotion. L’hispanique n’aimait pas vraiment les conflits, même si il semblait plutôt du genre vindicatif. Mais avec les gens qu’il aimait, c’était une autre histoire. Il avait réellement du mal à se foutre complètement des gens qu’il appréciait de façon général. Puis Kaprice... Dans un autre présent alternatif, peut-être qu’ils seraient encore ensemble, qui sait, car Dakota n’avait toujours pas compris pourquoi Yuki lui avait caché la naissance de son fils. Peut-être par amour ? Peut-être avait-il oublié la raison si tant elle lui en avait donné une ? Il ne savait pas. Ou plus. L’hispanique se recula quelques instants de Kaprice, un regard plein de chaleur, sans savoir quoi dire, ni quoi faire. Pour tout vous dire, il en avait complètement oublié la raison pour laquelle les deux s’étaient retrouvées.

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MessageSujet: Re: Un tango avec le passé - Ft. Dakota {{ END }} Mar 25 Sep - 7:54

Il semblait aussi soulagé qu'elle, et, quelque part, ça apportait énormément à ce moment, pour elle. Ça voulait dire qu'elle n'avait pas été la seule à mal vivre leur séparation, et savoir qu'il avait quelque peu regretté son choix lui faisait du bien, même si ce n'était pas charitable pour Yuki. En même temps, elle ne s'était jamais gênée pour elle, mais elle n'était pas comme ça. Il y avait eu un « eux deux », ils en étaient tous les deux conscients, et ça comptait énormément pour elle. Surtout vu la valeur qu'il y attachait. Elle ne pouvait qu'être comblée de cet aveu et ne pouvait pas s'arrêter de lui sourire, d'abord normalement, puis sans doute un peu plus fort. Elle blâmerait sans doute le côté Vélane de l'homme auquel elle avait eu parfois du mal à résister, surtout quand il s'en servait, à l'époque, pour la faire craquer quand elle faisait mine de bouder. L'âge n'avait rien arrangé à ça, malheureusement, d'ailleurs elle proposerait sans doute dans un futur plus ou moins proche d'inclure cette clause dans l'entraînement des Aurors, cela ne serait pas du luxe. Ça semblait irréel, de pouvoir juste rire avec lui sans qu'il y a une paire d'yeux désapprobateurs pour les regarder et les en empêcher. Cela ne durerait malheureusement pas, elle en était consciente mais pour l'instant, elle préférait ignorer ce fait et juste profiter du moment.

Elle n'analysait pas ses sourires à ce qu'elle disait, en réalité, elle n'en avait pas envie. Une seconde chance avec lui ? Bien sûr qu'elle en rêvait et bien sûr qu'elle aurait été certaine que lui, au moins, ne se foute pas de sa gueule. Mais il fallait avoir les pieds sur Terre. Yuki ne le lui pardonnerait jamais, et il y avait James. Elle savait qu'il n'attendait qu'une chose, que ses parents se remettent ensemble, alors de voir sa Tatie dans les bras de son père … ça semblait complètement exclu. Ils avaient raté le coche, il venait de s'excuser pour ça alors elle ne le flagellerait pas davantage à ce propos mais les faits étaient là : eux deux … ce ne serait jamais pos... Il la stoppa net dans ses pensées en l'attirant à lui. Son coeur s'emballa trente seconde, se demandant ce qu'il allait faire, mais, quand elle se retrouva simplement contre lui, elle se détendit. Un peu. Il avait toujours la même odeur, la même chaleur et, en fermant les yeux, elle le revoyait très bien l'enlacer de la sorte à Poudlard, après un regard de travers d'Heath à son encontre. Enfouissant son visage contre le tissu de sa chemise, elle s'exhorta au calme alors que ses souvenirs défilaient. Ce fameux Bal où tout avait basculé, ce pari stupide de « tu craqueras avant moi ». Le bazar qu'ils avaient mis dans le bureau du pauvre professeur Downway. Les séances de magie noire où elle apprenait, studieuse. Les fous rires, les moments passés à travailler. Et puis la fin.

Fort heureusement, il la lâcha à ce moment-là et elle put reculer en occultant cette partie de sa mémoire. Pas ça. Ils venaient de s'expliquer dessus, elle préférait remplacer ce moment particulièrement douloureux et l'année qui avait suivi, pendant laquelle elle avait dû supporter en silence et en se considérant comme une moins que rien de le voir dans les bras de sa meilleure amie, par celui-ci. Sauter huit ans pour revenir au présent. Elle resta un moment là, les yeux dans les siens, jusqu'à ce qu'on ne la bouscule. Manquant de percuter Dakota, elle amortit le choc de la paume de ses mains, se retrouvant nez à nez avec lui. Oh, awkward. Effectivement, ses lèvres n'étaient pas passées loin des siennes. Et il fallait qu'elle dise quelque chose, là, maintenant, tout de suite. Je doute qu'ils nous payent à ne rien faire … si on allait travailler, maintenant, collègue ? Brillant. Merveilleux. N'importe quoi. Elle lui sourit d'un air de dire M'en veux pas, j'ai pas trouvé mieux, et arrête de me sourire comme ça et t'as intérêt à réduire ton aura de Vélane parce que c'est de la triche avant de se reculer et de rentrer dans le Ministère. Elle secoua la tête, essayant de dissiper l'ombre de ce sourire qui traînait sur ses lèvres. Après, ça allait jaser dans le Bureau des Aurors. Et il n'était pas question qu'on dise quoi que ce soit de déplacé à son sujet. Avec le plus grand sérieux, elle alla donc reprendre sa place dans le fauteuil, rattrapa les coupures de presse et se plongea dans leur lecture.

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Dakota Almadovar
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MessageSujet: Re: Un tango avec le passé - Ft. Dakota {{ END }} Dim 7 Oct - 7:45

L'hispanique n'avait pas lâché Kaprice du regard. Souvenirs, envies, plaisirs, tout se mélangeait dans sa tête. Cette dernière ne semblait pas prête pour le moment à tous ces gestes d'affections, qui, pour eux, étaient beaucoup plus lourds en signification étant donné leur précédente relation, bien que six ou sept longues années se soient écoulés depuis. Dakota l'a vit se reculer de lui, comme pour se protéger de ce qu'elle pourrait bien se remettre à ressentir à son égard. Il n'aurait su dire si sa petite particularité de Vélane en était la faute, ou pas, mais il savait son attirance pour Kaprice de nouveau total, comme si cette dernière, dans la discussion qu'ils avaient eut, c'était dévoilé comme libre de toute relation, libre de tout recommencer. Il ne savait pas comment expliquer ce sentiment. Il l'avait déjà ressentit avec Kaprice au tout début de leur relation, comme il l'avait ressentit pour Yuki, quand tout était beau, quand tout était rose. Il se mordit la lèvre inférieure, et comme toute action d'une vélane attirée par une proie, tout semblait comme intensifié. Chacun de ces gestes avait quelque chose de séduisant, de sexy, d'attirant. Le simple fait de le voir respirer pouvait rendre les femmes les plus faibles totalement amoureuses. Talia, sa sœur d'un an plus vieux que lui, en avait usé et abusé contre la gente masculine pour obtenir ce qu'elle voulait... Y compris son mari, Güiza, qui devait avoir un peu plus de vingt ans d'écart avec cette dernière.

Elle mit une distance raisonnable entre elle et lui, jusqu'à ce qu'un passant la bouscule sans réellement faire attention, la propulsant dans ses bras. Elle mit ses mains en avant, se blottissant contre lui, leurs lèvres manquant de s’effleurer. Dakota posa son regard sur les lèvres de la jeune femme, se demandant si c'était le moment, si c'était l'endroit pour pareil chose. Son côté vélane lui brûlait les lèvres, montrant l'insistance de la chose, mais sa raison l'emporta. Il n'en fit rien, mais il ferma tout de même les yeux, comme pour se donner du courage à repousser ce geste malencontreux - tout dépend pour qui - du destin. « Je doute qu'ils nous payent à ne rien faire … si on allait travailler, maintenant, collègue ? » Il eut un sourire jaune, un de ses sourires que l'on a pour cacher un sentiment de déception. Il savait très bien que ce qu'il avait fait, ou plutôt pas fait était bien, qu'il ne fallait pas trop précipiter les choses, mais l'envie était là. Pour une vélane, lorsqu'il s'agissait de cœur, c'était tout, et tout de suite. Ça expliquait donc, bien des choses sur la façon de voir de l'hispanique, qui était quelqu'un d'exceptionnellement passionnelle en amour. Le noir des yeux du fils Almadovar dans les iris de la belle, mais si inaccessible, Harlington, il comprit ce qu'elle voulait dire. Il baissa le regard, lâchant prise sur la situation, laissant Kaprice mettre de la distance entre elle et lui.

Il exécuta quelques pas, comme gâché par la situation, mettant les mains dans ses poches de jean, avec une certaine résignation dans son visage. « Vous savez, j'ai inventé l'amour. » Dakota sursauta, tournant la tête vers la jeune femme qui venait de s'approcher sans qu'il ne s'en rende réellement compte. Sans comprendre au début, il répondit : « Pardon ? » « Et puis je suis très bonne en gymnastique... » Son regard aurait fait peur à n'importe quel homme. Elle semblait comme hypnotiser, violemment attiré par Dakota qui comprit tout de suite ce qui se passait. Il éclata de rire, avant de soupirer doucement, imposant sa volonté sur son pouvoir vélane pour réduire ce don, qui reprenait le dessus dès que ses propres émotions étaient un peu trop forte pour le garçon. Il répliqua : « Je crois que vous vous trompez de personne. » La jeune femme ne répondit pas tout de suite, comme si elle se réveillait d'un rêve étrange, avant de regarder Dakota, l'interrogation sur son visage. « Qu'est ce que je fais là ? » « Pardon ? » « Non, non, excusez-moi. » Elle s'éloigna, sans rien comprendre à ce qui venait de lui arriver. Dakota reposa son regard sur le ministère, soupirant de nouveau.

Avec résolution, il retourna à l'intérieur, retrouvant une Kaprice en pleine lecture. Se mordant la lèvre inférieure, il s'approcha d'elle, s'asseyant à côté, jetant un regard vaguement intéressé par ce qu'on leur demandait de faire. « C'est sur ce qu'il se passe actuellement dans Londres, je suppose. » Bateau, il s'en doutait clairement. Mais il ne savait pas quoi dire d'autres. Il avait d'autres envies pour le moment qui lui empêchait clairement de se concentrer sur la tâche qui leur incombait.

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MessageSujet: Re: Un tango avec le passé - Ft. Dakota {{ END }} Mar 9 Oct - 19:54

S'échapper de l'emprise du pouvoir de Dakota lui permit de respirer beaucoup plus librement. Remettant de l'ordre dans ses pensées et dans ses cheveux par la même occasion, elle s'humecta les lèvres et tenta de se concentrer sur ce qu'elle lisait et pas sur ce baiser quasi échangé quelques secondes auparavant. Elle se sentait réellement minable, tellement prévisible et naïve. Un coeur d'artichaut qui fondait dès qu'un beau garçon osait lui porter un tant soit peu d'attention. Il fallait qu'elle se reprenne. Elle ne s'était pas forgée et construite pour que tout s'effondre à nouveau en un battement de cils. Tout cela était bien trop compliqué, il fallait simplement qu'elle pense à Yuki et James, et elle se calmerait toute seule, cela allait de soi. Inspirant profondément, elle se plongea dans une lecture approfondie de tous les articles et, quand Dakota vint la rejoindre, elle était absorbée dans le rapport concernant le très beau coup de filet de la Brigade. Ça n'avait pas l'air d'être des mangemorts, elle n'y croyait pas. C'était beaucoup plus fin et raffiné que tout ce qui avait pu avoir lui avant. Oui, elle y parvenait, à se concentrer totalement, simplement parce qu'elle faisait abstraction de sa présence, se jetant à corps perdu dans tous les détails qu'elle examinait. Elle se remémorait cette intervention avec Siobhàn, les dragons (pas le psychopathe nu, elle laissait ce genre d'images à sa blonde amie), est-ce qu'il n'y avait pas quelque chose qui clochait ? Rien ne lui revenait et en plus … C'est sur ce qu'il se passe actuellement dans Londres, je suppose. Il se rappelait à elle.

Sa bulle protectrice vola en éclats soudain alors qu'elle prenait pleinement conscience de sa présence, de sa chaleur, de son odeur. Elle prit une longue mèche brune entre ses doigts et la replaça derrière son oreille, toussant pour se donner une contenance. Effectivement ... Elle commit l'erreur de lui jeter un coup d'oeil en biais et se détourna aussitôt. Mais c'était trop tard. Les traits de son visage venaient de s'imprimer sur sa rétine et elle dut se lever, abandonnant tout sauf le rapport qu'elle lisait, faisant mine de reprendre sa lecture où elle l'avait laissée. Il fallait soit qu'il arrête de la regarder, soit qu'il arrête de l'approcher, ou les deux. Et étant donné qu'ils allaient travailler ensemble, cela semblait grandement impensable. Il fallait qu'elle se replonge dans le travail … ok, c'était impossible. Elle releva les yeux vers lui dans un regard suppliant : Arrête, s'il te plaît, diminue ton truc, c'est une torture. Elle alla se poser contre un mur et se massa la tempe gauche avec sa main libre et secoua la tête. Yuki. James. James. Yuki. Se le répéter comme une litanie, juste pour se calmer et se rappeler que ce n'étaient que des souvenirs qui remontaient. Et elle, elle avait … Ace ? Elle en aurait pleuré, franchement. Un plan cul. Ouais. Merveilleux. Elle ferma les yeux et essaya de revenir au boulot : Activité sombre inhabituelle. Il y a des bruits qui courent en ville sur le retour des mangemorts, et, je ne sais pas toi, je n'y crois pas. Il y a autre chose derrière tout ça. Voilà, parler, parler, parler. Cela fonctionnerait comme ça, sans le moindre souci. Il faut qu'on croise tous les cas, qu'on voit si certaines choses se recoupent … Trouver la connexion. C'était ce qu'on attendait d'eux. Et c'était ce qu'ils allaient faire. Et. C'est. Tout.

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Dakota Almadovar
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MessageSujet: Re: Un tango avec le passé - Ft. Dakota {{ END }} Dim 14 Oct - 10:26

« Arrête, s'il te plaît, diminue ton truc, c'est une torture. » « Quel truc ? » Répondit-il, instantanément, le regard plus que surpris. Au début, il ne comprit pas tout de suite ce dont elle parlait. Ce n'est que par la suite qu'il finit par comprendre qu'en faites, elle parlait de son attirail de vélane. Il baissa la tête, un fin sourire sur ses lèvres. Visiblement, selon Dakota, il serait bien plus simple que ce qu'il avait d'abords pensé pour lui remettre le grappin dessus malgré l'handicape Yuki Harada au sein de leur relation. « Activité sombre inhabituelle. Il y a des bruits qui courent en ville sur le retour des mangemorts, et, je ne sais pas toi, je n'y crois pas. Il y a autre chose derrière tout ça. » Dakota eut un petit rire, avant de redresser la tête, croisant de nouveau le regard avec Kaprice. Habituellement, il tentait de minimiser au maximum l'impact vélane qu'il jetait à la figure des gens comme si il se trouvait sur scène, les projecteurs sur lui. C'était un peu comme ça, la vie d'une vélane. On ne passait inaperçu que très difficilement, surtout lorsque l'on avait un mal certain à comprendre ses propres émotions, mais surtout, à ne pas y succomber comme une vulgaire nymphe, jetant des fleurs un peu partout autours de sa personne et des gens qui l'entouraient, avec un sourire béat comme si elle était sous l'emprise d'une potion de Felix Flicis particulièrement condensé et de quelques ans d'âge.

Mais là, c'était différent. Elle semblait plus succomber à son charme véritable, à son alchimie sincère, qu'à son don de vélane. Elle ne semblait pas comprendre cela, ce qui provoquait ces multiples sourires sur le visage de l'hispanique qui ne captait rien à ce qu'elle racontait, beaucoup trop concentré sur ce qu'il s'était passé il y a quelques instants, mais surtout, sur ce qu'elle avait dit, quelques instants auparavant. Dakota baissa de nouveau le regard, puis, d'un coup, il rompit les digues mentales qu'il avait imposé à son sex appeal de vélane, et tout d'un coup, toute la pièce fut envahie par sa présence magique, par son charisme surnaturel. On aurait cru à l'apparition d'un incube venu tout droit des enfers pour charmer Kaprice. La pièce s'était réchauffée, la lumière s'était tamisée, et un étrange parfum boisé, mais viril, aux milles senteurs semblait émané de l'hispanique qui gardait toujours son visage braqué comme un projecteur sur celui de Kaprice.

« Tu parles de ça ? » Il parlait tout bas, approchant son visage d'une manière féline, sensuelle. Son souffle caressa les lèvres de la jolie brune, avant qu'il ne se recule, et qu'il ne dissipe la magie féerique des vélanes. La pièce devint plus clair, plus respirable, plus... Le libre arbitre de chacun était revenu en chacun. « Je minimisais ce truc... T'es sûr qu'il n'y a pas autre chose ? »

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Kaprice Harlington
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MessageSujet: Re: Un tango avec le passé - Ft. Dakota {{ END }} Dim 14 Oct - 17:38

Quel truc ?Et en plus il faisait son innocent. Il ne l'aidait pas, là, et c'était loin d'être à son honneur. Ils étaient payés pour travailler, pas pour réparer les erreurs du passé et d'amorcer celles du présent ou du futur. Elle se débattait donc en solo, dans son coin, se raccrochant aux faits, à la réalité et à leur job qui devraient être les seules choses à leur importer en cet instant présent. Rien de plus, rien de moins. Ils avaient des vies entre les mains, ce n'était pas le moment de badiner. Elle tenait donc bon, parlant, parlant, s'étourdissant de ses mots pour ne pas réfléchir. Quand elle fut certaine d'avoir repris pied dans la réalité, elle s'autorisa un regard vers lui … et elle sentit sa bouche s'assécher. C'était comme si tout ce qui les entourait avaient disparu et qu'ils étaient tous les deux seuls au monde. Le dernier homme et la dernière femme … ou les premiers ? La sensation était étourdissante et, quand il releva les yeux vers elle, elle sentit son pauvre coeur, déjà malmené, s'emballer un peu plus, tambourinant comme pour s'échapper et aller se poser dans les mains de son propriétaire qui se tenait en face d'elle, sans l'ombre d'un doute. Ses doigts s'écartèrent et elle lâcha le rapport auquel elle se raccrochait pourtant avec la dernière des forces quelques secondes auparavant. Son être entier lui hurlait de se jeter sur lui, de lui arracher ses vêtements, de se repaître de lui jusqu'à ce que la soif intarissable qui venait de naître en elle se taise mais elle restait paralysée, comme désertée par toute volonté. Il venait de se lever et elle n'esquissa pas le moindre geste, suspendue à lui. Quand il s'avança, elle l'urgea d'un regard brûlant d'être plus rapide. Tu parles de ça ? Ses yeux, hypnotisés, sa peau, brûlante, tout convergeait vers lui. Quand son souffle effleura ses lèvres, les doigts de la jeune femme avaient déjà défait trois boutons de sa propre chemise et elle tiqua quand il s'éloigna, se détachant du mur, le suivant … jusqu'à ce que le charme soit levé.

Je minimisais ce truc... Hagarde, lèvres entrouvertes, elle eut du mal à revenir à elle. Étourdie, elle le considéra un moment. Ses yeux cherchaient quelque chose pour la faire revenir à elle, mais elle n'y parvenait pas, quand elle tomba sur son décolleté … enfin non, à ce niveau-là, sur sa peau et ses sous-vêtements qui étaient allègrement visibles. Putain ... Ce murmure qui lui échappa partit dans les airs, mélange d'incrédulité, et d'une tristesse sans nom. Que venait-il d'oser faire ? Quelques secondes de plus et … Son visage s'était refermé, et elle se détourna pour se rhabiller. Elle se sentait trahie et incroyablement blessée. Ses doigts tremblaient quand elle reboutonna sa chemise et elle s'éloigna de quelques pas. T'es sûre qu'il n'y a pas autre chose ? Non. Là, il n'y avait qu'une colère sourde envers lui de s'être joué d'elle de la sorte. Son coeur lui faisait un mal de chien et elle ramassa le papier qui lui avait échappé. Accroupie, elle ferma les yeux, juste pour essayer de se reprendre, de ne pas fondre en larmes. Et tout ce qui sortit fut : Je vois quelqu'un, Dak. Mensonge. Mais il était allé trop loin, elle se sentait flouée et manipulée. Hors d'elle, réellement. Ace lui servirait donc d'alibi, même s'il n'y avait rien d'autre qu'une amitié améliorée entre eux … et encore … enfin, c'était compliqué. Elle se retourna, les joues rouges de colère mais ce qu'exprimait son regard était une profonde tristesse. Elle passa à côté de lui, posant le papier sur la pile. Elle ne savait pas quoi lui dire. Je regrette. Quand tu arrêteras de te jouer de moi, tu m'appelleras pour qu'on travaille. Perdre le contact l'avait bouleversée et elle se dirigea vers la sortie. Si on te pose une question, je suis malade. Ce qui n'était pas loin d'être vrai.

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Dakota Almadovar
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MessageSujet: Re: Un tango avec le passé - Ft. Dakota {{ END }} Dim 14 Oct - 18:49

Sa réaction était compréhensible, mais il n'aurait pas pensé qu'elle le prenne si mal. Il savait Kaprice forte, qu'elle ne succombait pas si facilement à ce genre d'émotions, qu'elle savait se murer derrière une armure parfois... Très épaisse. Enfin, tout ce qui faisait d'elle, ce que Dakota avait toujours vu : Une femme qui savait ce qu'elle voulait, qui savait où elle allait, et qui n'avait besoin de personne pour avancer même lorsqu'elle souffrait le martyr au niveau de son palpitant. L'hispanique avait suffisamment confiance en elle pour se laisser aller, et jamais il n'aurait pensé qu'elle soit si profondément blessé. Il ne le comprit pas tout de suite, d'ailleurs, la regardant réagir comme si il lui avait fait le plus mortel de tous les affronts. Il baissa le regard, posant sa main sur la table, avant de se redresser pour se rasseoir à sa place. Il l'avait blessé, et quelque part, il se sentait blessé à son tour. La réaction de Kaprice, pour lui, était beaucoup trop violente, trop... Extrême. Après tout, il ne l'avait forcé en rien. Il voulait juste lui montrer l'étendu de la chose, il n'aurait jamais profité d'elle. Quand cette pensée lui vint à l'esprit, ce fut lui, qui à son tour, fut profondément blessé. Blessé qu'elle pense qu'il puisse tenter une approche magique, quand on savait réellement ce que l'hispanique pouvait réellement éprouvé pour cette dernière. Il soupira.

« Je vois quelqu'un, Dak. » BIM. « Ah. » Encore un coup bien bas. Il baissa le regard, mais il n'en dit pas plus. Il ne vit même pas sa colère, ni même sa tristesse. Il se fermait, comme pour éviter de ne trop souffrir. Il sentait presque son coeur se broyait par la puissance des émotions qui faisaient rage à présent. Mais lorsqu'il releva le regard, rien ne laissait paraître une telle tourmente. Non, en faites, on ne lisait plus rien. Ses yeux étaient vides de tous, quand son visage reprenait un sérieux habituel. « Je regrette. Quand tu arrêteras de te jouer de moi, tu m'appelleras pour qu'on travaille. » Jouer de quoi ? Qu'est-ce que... Dakota ne dit rien, mais il n'en pensait pas moins. Tu veux partir ? Casse-toi. Pensa-t-il. Pas besoin de faire dans la description shakespearienne pour comprendre l'état dans lequel il se trouvait émotionnellement, et ces multiples envies toute aussi invraisemblable les unes que les autres pour lui faire payer ces mots. « Si on te pose une question, je suis malade. » « Tu leur diras toi, porque no hablo ingles señorita. »

Il se mordit la langue, regrettant ses paroles déjà sorties. Finalement, il s'en alla à son tour, en colère. Non mais qu'est ce qui clochait chez les femmes ? Il y avait un truc qu'il ne comprenait pas du tout, et le pire, c'est qu'à chaque fois, c'était avec des femmes qui comptaient vraiment pour lui, que des trucs dans ce genre là se passait. Il n'avait rien fait de mal, non. Il n'avait pas agi pour la blesser, il n'avait pas...

Finalement, il lui passa à côté, sans un regard vers elle. Ses yeux, à présent, étaient beaucoup trop expressifs pour qu'il ne la laisse voir ce qu'il ressentait réellement. Oeil pour Oeil, dent pour dent. Dakota n'était pas chrétien pour rien, même si certaines mauvaises langues iront dire qu'il était surtout très chrétin.

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MessageSujet: Re: Un tango avec le passé - Ft. Dakota {{ END }} Lun 22 Oct - 7:57

Pourquoi avait-il fallu qu'il gâche tout ? Les hommes avaient cette tendance, ainsi qu'elle avait pu le constater au cours des diverses expériences qu'elle avait pu avoir. Quand tout allait « bien », ou quasiment, il fallait toujours qu'ils fassent ou disent quelque chose qui faisait tout basculer. Ou alors était-ce simplement avec elle ? Non mais franchement, la vie n'avait pas été assez difficile comme ça ? Bon, d'accord, non, quelque part, elle n'avait absolument pas le droit de se plaindre, même si ses parents n'avaient pas voulu d'elle, elle était plutôt très bien tombée, avait eu une enfance « heureuse », n'avait pas été battue ou abusée d'une quelconque façon, remettons les choses dans le contexte. Mais là, trop, c'était trop. S'il n'était même pas capable de comprendre que ce genre d'attitude ne pourrait que l'éloigner de lui … c'était que finalement, ces années avaient bel et bien fini par les éloigner et ils ne se connaissaient pas aussi bien que ce qu'elle avait cru. Que ce qu'elle aurait voulu croire ? Elle se haïssait, à être aussi fleur bleue. Un ex revenait, s'excusait et hop, c'était le conte de fées ? Non mais n'importe quoi, ma pauvre fille. Par contre, elle s'en voulait déjà d'avoir décidé de partir, même si c'était sa faute, n'ayant même pas fait l'effort d'essayer de rester professionnel. Qu'avait-il chercher à prouver ? Oui, s'il abusait, elle se désapperait devant lui, au milieu du Bureau des Aurors et elle se jetterait sur lui sans la moindre retenue. Ouah, quelle découverte. La journée avait été longue, avec cette folle course à dos de dragon, on allait donc plaider la fatigue. Mais il faudrait qu'ils y arrivent, d'une manière ou d'une autre, elle le savait. Avery ne prendrait pas un « L'Auror en question est mon ex et il est demi-Vélane » comme une excuse suffisante pour laisser tomber l'affaire. Et elle ne le voulait pas. Question de fierté.

Tu leur diras toi, porque no hablo ingles señorita. ... crétin. Oui, tiens, et pas que les mauvaises langues le disaient, d'ailleurs. Blessée, elle ne fit même pas attention à lui quand il partit dans la direction opposée. Elle avait envie de le rattraper et de le rouer de coups en le traitant de con. À quoi s'attendait-elle ? Aux fadaises qu'il avait sorties sur ses parents, sans doute. Conneries. Poudre aux yeux et compagnie. Pas d'homme, plus d'amour, Kaprice, je pensais pourtant que la leçon avait été retenue, apprise et encaissée. Oui. Il fallait juste qu'elle prenne quelques temps pour se remettre de ça, qu'elle classe l'épisode dans les souvenirs à mettre sous clef et qu'elle reparte du bon pied. Et pour cela, elle avait besoin de descendre un ou deux verres, ou plus avec sa complice préférée. Qui, l'espérait-elle, aurait, pour une fois, plus de chance qu'elle côté coeur.


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