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التنين السحر والعري

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Emìr Jawhari
GERANT DU SOUK DE KDHIM.



MessageSujet: التنين السحر والعري Ven 24 Aoû - 7:40

Encore un de ces rêves, un de ces rêves qui vous fait transpirer, qui vous indispose, qui vous réveille, qui nécessite de se calmer, de reprendre contrôle, d'éviter de sortir de chez vous, de trouver la première femme, de la faire monter dans votre lit, et de lui faire l'amour aussi sauvagement que vos pulsions vous l'ordonnent. Emìr ne cessait de rêver d'elle, elle hantait ses nuits, ses pensées. Ses lèvres semblaient s'être imprimées sur les siennes, il n'avait qu'une envie, c'était de la revoir. Mais pour cela, il lui fallait attendre. Mais ce n'était pas l'envie qui lui en manquait. Lorsqu'il se réveilla ce matin-là, ses draps étaient humides, son corps était moite, et dans la chambre, il faisait une de ces chaleurs qu'il en étouffait presque. Il se sentait tendu, et il n'avait pas franchement besoin de regarder d'où ça venait pour comprendre qu'il s'agissait de son bas ventre. Il ferma les yeux avec force, se demandant vraiment pourquoi Allah lui avait mit au travers de sa vie, surtout en cette période de l'année. Il n'y avait la vingt-huitième lune tous les mois, alors pourquoi durant cette période ? D'un geste rageur, il se passa les mains dans ses cheveux humides, se les tirant plus ou moins fortement avant de laisser retomber ses bras. Observant le plafond comme si il était perdu devant l'horizon, il sentit de nouveau les lèvres de Siobhàn contre les siennes. Putain, pourquoi c'était toujours dans ce genre de moment, quand c'était interdit en raison du soleil grand dans le ciel, que ces pensées étaient toutes tournées vers l'un des interdits ? Vers le péché charnel ? Emìr se redressa dans son lit, avant de finalement repousser ses draps et de lever.

Il attrapa un pantalon noir, des sous-vêtements et un tee-shirt d'un blanc immaculé qu'il alla poser dans la salle de bain. Attrapant sa baguette magique, il en ressortit pour ouvrir les volets à mi-hauteur, les fenêtres en grand, laissant rentrer la fraîcheur du matin. Il devait être dix heures, mais on était à Londres, en Angleterre. Ses lèvres étaient sèches, il avait soif. Un regard vers l'horloge lunaire, il se mordit la lèvre inférieur, avant de secouer la tête d'un air blasé : Il lui restait bien onze heures avant de pouvoir boire, manger. Son regard bifurqua vers le frigo où un calendrier était attaché. Plus que deux jours. Ses mains au niveau de sa taille, il s'approcha de la fenêtre, prenant son bol d'air matinal. Un regard dans Londres, il finit par se perdre dans ses pensées tandis que la communauté sorcière marchait gaiment dans l'artère sorcière la plus célèbre du monde. Le Chemin de Traverse était continuellement animé, même si en ce moment, il valait mieux la quitter à dix-sept heures pour être sûr d'éviter les ennuies. Beaucoup de sorciers ne comprenaient pas ce relent de délinquances que la capitale sorcière connaissait actuellement. Une ombre l'enveloppa timidement, puis plus intensément lorsqu'une chouette vint se poser sur la rambarde du balcon. Emìr la caressa délicatement, avant de faire venir à lui, grâce à un sortilège d'attraction, sa bourse de cuir. Payant la chouette, elle lui lâcha la gazette du sorcier, et il rentra de nouveau dans son appart', l'esprit plus ou moins paisible.

Se dirigeant vers la salle de bain, il retira son caleçon, avant d'entrer dans la douche. Un moment d'hésitation, il posa néanmoins sa main sur le robinet, se mordant la lèvre inférieure. Il n'avait qu'une seule envie, mais ce n'était pas le moment. Finalement, il ouvrit l'eau froide à fond, et il se mit sous le jet. « Ouffff, putain, c'est froid. Et merde ! Pu... Bon. » On ne jure pas, et il venait de le faire, quasiment trois fois. L'eau coulait sur ses cheveux, puis sur son corps, et un sourire se dessinait doucement. Qu'est ce que c'était que ce sentiment à l'égard de cette tête blonde ? De l'amour ? C'était ça l'amour ? Il se baissa, attrapant son gel douche, lorsque tout à coup....

BAAAAAAAOOOUMMMM PRRRRROUR !

Emìr sursauta tellement qu'il manqua de se rompre le cou dans le bac à douche. Il se redressa tant bien que mal, l'eau continuant de l'arroser.

PRRRSHHHHHHHHHHHRT.... BOOM !

De sa main droite, il chercha le robinet qu'il referma tandis qu'il ouvrait le sas de sa main droite. Sortant de sa douche, il ouvrit la porte de sa salle de bain, et là le spectacle qu'il vit fut tout simplement ahurissant.

Un pan du mur de son appartement était soit par terre, soit, allah sait où. La surprise l'animait. Il était nu comme un vers, le corps humide, bref, comme dans un de ces photoshoots réalisés juste à l'intention des femmes afin de les chauffer du simple regard, mais cela ne semblait pas le déranger. Comme si il avait oublié qu'il était en tenu d’Adam. Il s'avança encore un peu, et un dragon cracha des flammes en direction de deux autres personnes. Du bout des doigts, il chercha sa baguette magique qu'il parvint à choper, avant de reconnaître...

« Siobhàn ?! »

NON PAS SIOBHÀN TOCARD, Y A UN DRAGON CHEZ TOI !
Autant vous dire que sa conscience ne parvenait à se faire entendre. Son regard était bloqué sur cette dernière, tandis qu'un léger sourire vint se loger sur son visage.
MAIS ÉTAIT-CE RÉELLEMENT LE MOMENT POUR CA ?

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    « CHAQUE HOMME,
    POUR PEU QU'IL SOIT DISERT ET
    QU'IL AIME LES FEMMES,
    PORTE EN LUI SES MILLE ET UNE NUITS. »


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Siobhán Mc Gill Fhaolain
CHARMEUSE ... DE DRAGONS.



MessageSujet: Re: التنين السحر والعري Ven 24 Aoû - 9:38



Depuis qu’elle avait quitté Sainte-Mangouste, Siobhán n’avait guère eu de temps de repenser aux adieux catastrophiques qu’elle avait fait à son médicomage. En tout et pour tout, elle s’était accordée une soirée pour enterrer le souvenir du geste de consolation qu’il avait eu (et qu’elle trouvait absolument craquant même s’il soulignait à quel point son approche à elle avait été pitoyable) selon la méthode Harlington qui consiste, rappelons-le, à boire et se taper des mecs, (Siobhán n’arrivant jamais à l’étape deux de cette thérapie made in Kaprice).

Si on l’avait laissé faire, elle aurait employé tout son temps libre à rejouer dans sa tête ses adieux à Émir et à essayer d’imaginer ce qu’elle aurait pu faire pour que les choses se déroulent vraiment à la perfection. Par chance pour Kaprice, les frasques de la Veuve Noire ne leur avaient guère laissé de temps libre. Mieux encore, elles faisaient double semaine ou presque depuis le fameux coup de filet sur le marché aux trolls. Quand elle rentrait chez elle le soir, Siobhán se laissait tomber sur son lit, elle pensait à son "psychopathe craquant", et s’endormait comme une masse pour le peu de temps qu’il lui restait à dormir. Le plus souvent d’ailleurs c’était Kap’ qui venait la tirer du lit pour lui annoncer qu’elles avaient du pain sur la planche.

Ce jour-là ne dérogea pas à la règle. Kaprice fit irruption dans sa chambre, Siobhán ouvrit difficilement un œil acquiesçant sans mot dire avant de se traîner jusqu’à la salle de bain. Merlin savait ce que la salle de bain avait de miraculeux mais quand il ressortit de là, notre zombie s’était transformé en une charmeuse de la BIM hyper active, toute en armure et en bonne humeur. Ce matin c’était lâché de dragons sur le chemin de traverse. Autant dire qu’il fallait pas traîner et pour une fois qu’on était pile poil dans le domaine de compétence de Siobhán, elle n’allait pas bouder son plaisir. Pas le temps de repasser par le Ministère, en état d’alerte, les ordres venaient à vous et on ne s’embarrassait pas des procédures habituelles.


Ho-ly cun’…, jura l’écossaise en arrivant avec sa co-équipière sur le chemin de traverse.


Quatre Noirs des Hébrides étaient paisiblement endormis devant chez Florian Fortarôme. A côté d’elles, d’autres équipes de la BIM, pour la plupart formées de chasseurs, se regroupaient. Elle échangea un regard avec Konstantine (le seul qui partageait sa conception de la chasse) puis avec Hepburn².

Kap’, je sens que ça va être folk ce matin… j’espère que ton petit déj’ est bien accroché.

Le plus intelligent, selon Siobhán, ç’aurait été de déléguer quelqu’un pour aller demander au Département des Mystères de leur prêter des pierres de transfert. Une fois les dragons déplacés dans un endroit moins étroit et surtout moins bondé de civils, ils auraient eu le champs libre pour agir comme bon leur semblait mais ça, c’était sans compter sur l’enthousiasme d’un jeune chasseur qui ouvrit les hostilités après avoir gueulé trois pauvres directives à l’intention des autres équipes qui n’eurent pour effet que de tirer les monstres de leur sommeil. Pour tout dire, Siobhán, qui était écossaise, avait souvent vu ce type de dragon en liberté, ravageant les troupeaux des campagnes autour du château du clan Mc Gill Fhaolain. C’était même devenu une attraction à force, et capturer un dragon avait même fini par entrer dans les épreuves des Highland Games côté sorcier. Elle savait parfaitement bien qu’un Noir des Hébrides pouvait atteindre neuf mètres à l’âge adulte mais ça restait extrêmement rare. La Veuve Noire devait les avoir sous le coude depuis un sacré paquet de temps ces quatre là et Merlin savait ce qu’ils en faisaient quand ils ne s’amusaient pas à les relâcher en ville sur le commun des sorciers. Tout ce que la jeune femme espérait c’était que ce ne soit pas des dragons de combat…

En moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, les dragons étaient sortis de leur torpeur et déjà leurs premiers étirements faisaient trembler tout le chemin de traverse. Par expérience, elle reconnaissait trois mâles qui n’allaient pas tarder à se battre pour la seule femelle du lot. Comme elle faisait part de ces observations à Kaprice, les équipes de chasseurs montaient au créneau. Attrapant le poignet de sa co-équipière, Siobhán fit un bond vertigineux qui les plaça en hauteur, son armure magique aidant parfaitement bien à réaliser ce genre d’acrobatie.

Bon. On va encadrer la femelle, il faut l’isoler des trois autres dragons avant que…

Trop tard. En bas c’était la cohue. Les chasseurs ne faisaient jamais dans la dentelle et le plus souvent c’était pour le pire. Siobhán fit signe à Kaprice comme la dragonne passait en rase-motte juste au dessous d’elles deux. Un saut de l’ange carrément kamikaze et les deux coéquipières gagnaient un tour de « poney » gratuit avec promesse de côtes cassées et d’épaules démises à l’arrivée. La dragon piqua droit vers le sol, essayant de se débarrasser des deux folles mais ce n’est que lorsqu’elle prit le parti de foncer droit dans la façade d’un bâtiment qu’elle parvint à se débarrasser des parasites de la BIM.

Siobhán ouvrit de grands yeux. Un regard à Kaprice et elle saisissait au vol l’enseigne d’un magasin qui passait justement par là. Se retrouver suspendue à deux étages au-dessus des pavés, avec la fin du monde juste en dessous de vous c’était le genre d’expériences uniques pour lesquelles vous signiez chez la BIM. Tout juste le temps de retrouver Kap’ du regard, qu’un fracas épouvantable leur fit lever les yeux. Si elles ne dégageaient pas de là rapido c’était les débris du mur de façade d’un appartement qui allaient les faire redescendre. Sinistre perspective. Siobhán transplana directement dans l’appartement sinistré. Il n’y avait pas de temps à perdre, là haut des civils étaient…

Pendant un bref instant, le vacarme assourdissant de la rue, les vibrations, les cris des dragons et même le réverbère en flamme derrière elle n’existaient plus. Et vous parlez d’une dragonne de neuf mètres qui prenait ses aises dans le salon d’un particulier… La charmeuse de dragon en laissa tomber sa baguette tant la vue de son "psychopathe craquant" en tenue d’Adam la laissait muette. Sa bouche béa ostensiblement. Elle en oubliait même Kaprice. Siobhán déglutit, sentant le rouge lui monter aux joues sans pouvoir cesser de rhabiller le médicomage du regard. Ses yeux se fixèrent dans les siens, seuls rivages où la décence lui permettait d’accoster. Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose, la referma sans avoir rien dit et là… : PAF LE CHIEN! Retour à la réalité.

La dragonne venait de faire un strike, envoyant la charmeuse imprimer son portrait dans le pâtre du mur d’à côté qui, jusque là, avait été épargné.

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Kaprice Harlington
AGENT DE LA B.I.M.



MessageSujet: Re: التنين السحر والعري Mer 29 Aoû - 16:57

Et à côté des deux abrutis morts d'amour qui se regardaient comme s'ils se voyaient pour la première et dernière fois (ce qui, si personne ne se reprenait, risquait fort d'être le cas) se tenait une Kaprice complètement décoiffée, qui était plutôt hypnotisée par le dragon qui venait de détruire complètement l'intérieur d'un appartement. Les femelles, c'étaient les pires, et qu'aucun homme n'ose ouvrir sa grande bouche pour dire que ça, c'était sûr, sinon la demoiselle allait se mettre à cracher des flammes et à ravager des immeubles à son tour, et ça risquait d'être vachement moins marrant, d'un coup ! Bon, la situation était emmerdante. Non pas que Kaprice se fasse spécialement prier pour aller foutre une mandale à une gigantesque créature qui s'amusait à semer la terreur dans la ville qu'ils défendaient (générique de Walker Texas Rangers, moment cheveux aux vents, menton levé et … STOP), mais généralement elle préférait faire la chasse aux méchants humains, parce que généralement, ils faisaient sa taille, ou un peu plus mais elle n'était pas naine non plus, ils avaient une baguette, parfois, des accessoires chelous à rajouter histoire d'effrayer tout le monde et de rendre la tâche un peu plus attrayante. En résumé, il était possible d'avoir une chance de survie acceptable face à eux, et de s'en tirer avec panache en sortant même une petite réplique qui tuait à la fin du combat, quand elle était d'humeur. Mais là, avec ce genre de bestiau, il fallait simplement serrer les dents et prier pour en ressortir en vie. Alors quand elle avait vu qu'il y en avait trois, elle avait quelque peu grincé des dents. Certes, ils n'avaient pas envoyé le binôme seul au casse-pipe, mais très honnêtement, elle se serait passée de certains cow-boys qui étaient plus en train de mettre le souk qu'autre chose. Passons. Elle ne donnait pas les ordres, sinon elle aurait promu Siobhàn au même rang qu'elle, elles auraient un bureau génial et un secrétaire canon qu'elles partageraient pour diverses tâches. Ou deux secrétaires canons, tant qu'à y être. Si l'esprit de Kaprice battait la campagne, ce qui expliqua sans doute que la blonde du tandem prenne les devants ? Pas du tout, c'était une femme, elle était polyvalente de nature et pouvait donc sans problème effectuer plusieurs tâches en même temps. Mais les dragons étaient plus le truc de son amie, alors elle se laissait guider … ce qu'elle n'aurait peut-être pas fait si elle avait su jusqu'où ça l'emmènerait.

Ou si, justement, qui pouvait se vanter d'avoir eu droit de faire du rodéo à dos de dragon en plein milieu de Londres ? Kaprice Harlington, à partir de maintenant. Cramponnée à sa camarade, elle essayait surtout de ne pas tomber, ne goûtant donc pas particulièrement son plaisir, même si, en en parlant, quelques jours plus tard, elle dirait que c'était épique et qu'elle recommencerait volontiers dans les cinq secondes à venir. La chute ? Un détail qui passerait à la trappe pendant le récit. Le transplanage dans l'appartement en ruine ? Ce serait juste évoqué. Enfin, non. En réalité, pour emmerder Siobhàn, voilà comment elle le raconterait : les deux demoiselles, complètement décoiffées par cette folle course, mais le teint rougi par le vent qui les avait allègrement fouettées pendant toute la chevauchée fantastique, étaient apparues au milieu d'un champ de ruines, sans se poser la question du danger qu'elles encouraient, pensant d'abord à la personne qui venait de voir son intérieur dévasté, et devait donc avoir terriblement besoin d'aide. Heureusement pour cette personne, l'escouade de choc était là, apparaissant dans un nuage de poussière, mais opérationnelle dès les premiers instants. Ou pas. Car si Kaprice avaient leur cible en visuel, baguette au poing, décidée à en découdre : L'expédier ailleurs, c'est bien ça, le plan ? Tu me rappelles les coordonnées exactes s'il te plaît, chérie ?, bougeant pour suivre les mouvements reptiliens, attendant la réponse … qui ne vint pas. Interloquée, la jeune femme se tourna vers sa compagne … qui était ni plus ni moins que bouche bée, en train de mater l'hôte des lieux … qui était tout nu. Et là, Kaprice s'étalerait sur le fait qu'en même temps, y avait rien à jeter, mais la réalité était qu'elle ne s'était pas attardée outre mesure et ce pour deux raisons : la première était que la lumière s'était rapidement faite dans son petit cerveau sur l'identité probable de l'homme, étant donné que Siobhàn n'était pas vraiment du genre à avoir cette tête de poisson frit devant n'importe qui (c'était plutôt un air d'autoroute la plupart du temps, avant de faire un truc qui allait flanquer toutes ses chances par terre) et qu'il ressemblait plutôt pas mal à la description de celui qui l'avait honteusement séquestrée pendant un mois et n'avait même pas eu la correction de répondre à son baiser (mais les mecs étaient tous des connards, ce n'était plus à démontrer pour l'ex-Gryffondor) et deuxièmement, eh bien parce qu'elle était en service, vous êtes marrants, et qu'il y avait une dragonne qui n'était pas forcément de très bonne humeur au milieu de la pièce et qui allait bientôt … PUTAIN SIOB' BAISSE-TOI ! Mais il était trop tard. Elle-même n'eut que le temps de faire un bond en arrière, tombant mais se relevant immédiatement d'une pirouette, lançant un informulé provoquant un éclair rouge vers la queue du dragon qui venait de projeter sa coéquipière dans le mur. Lui ayant très momentanément paralysé très légèrement l'arrière train, elle s'autorisa de courir jusqu'à son amie, pour la remettre sur pied. Putain, Siob', ça va ? Elle la secouait un peu, elle avait besoin d'elle : Fais ton putain de truc pour la charmer, vite ! Il fallait qu'elle réagisse. Nouvel éclair dans les fesses de la bête qui continuait à massacrer tout l'intérieur de l'homme qui … était toujours figé, dans son plus simple appareil, ce qui risquait de ne pas les aider, primo parce que visiblement, ça empêchait la blonde d'être efficace, et secundo, parce qu'il était légèrement vulnérable, comme ça : Dites, ça vous dérangerait d'aller passer un truc ? Y a des âmes sensibles, par ici. Elle désigna sa coéquipière avant de plonger au sol, la bestiole l'ayant pris pour cible, n'appréciant visiblement pas les chatouillis que lui occasionnait cette satanée fourmi.

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    After all that you put me through, you think I'd despise you, but in the end I wanna thank you, 'cause you've made me that much stronger. It makes me that much stronger, makes me work a little bit harder. It makes me that much wiser so thanks for making me a fighter. Made me learn a little bit faster, made my skin a little bit thicker, makes me that much smarter. So thanks for making me a fighter
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Emìr Jawhari
GERANT DU SOUK DE KDHIM.



MessageSujet: Re: التنين السحر والعري Jeu 6 Sep - 18:32

« PUTAIN SIOB' BAISSE-TOI ! » Emìr rompit le lien qui l'avait uni à Siobhàn, pendant quelques instants, où rien ne vint les perturber – si ce n'est le gros dragon derrière. Le Pakistanais tourna son visage vers la coéquipière de la jolie blonde, et il vit le dragon fendre, de sa queue, l'air de la pièce. Siobhàn vola à travers la pièce pour aller s'encastrer dans le mur. Emìr resta bouche bée, l'air tout simplement con. C'est à ce moment précis où il comprit la gravité de la situation, où il comprit, qu'en faites, ils étaient en danger de mort. Un dragon d'une taille plus que raisonnable se trouvait dans son appartement, dans une colère noire, crachant des flammes de taille plus qu'impressionnante, en balançant griffes et queue à tout va, en direction des deux jeunes femmes. « Fais ton putain de truc pour la charmer, vite ! » Emìr comprit qu'elle s'adressait à Siobhàn. Il tourna la tête vers le dragon, voyant Kaprice lancer quelques sortilèges bien placés pour stupéfier la grosse bête, le temps que Siobhàn ne fasse ce qu'elle avait à faire.

« Dites, ça vous dérangerait d'aller passer un truc ? Y a des âmes sensibles, par ici. » Emìr suivit le regard de Kaprice sur Siobhàn, puis sur lui. C'est à ce moment-là qu'Emìr se sentit particulièrement seul. Une solitude d'une telle ampleur, qu'il en devint rouge pivoine. Il redressa la tête fièrement, avant de se retourner pour prendre la direction de la salle de bain. Enfilant rapidement son pantalon en moins de temps qu'il ne me faut pour l'écrire, il ressortit de la pièce, baguette au poing, balançant des sorts à droite à gauche pour protéger certains meubles. Son regard cherchait celui de Siobhàn. Il n'avait qu'une envie c'était de lui parler, de prendre du temps pour la connaître, pour s'excuser, aussi de son comportement lorsqu'il l'avait rencontré la première fois. Depuis qu'ils s'étaient quittés, qu'il lui avait dit qu'elle pouvait partir, qu'elle était libre de quitter Sainte Mangouste pour reprendre sa vie, il n'avait cessé de penser à elle. Il n'avait envie que d'une chose, c'était d'être avec elle, l'espace de quelques instants.

Le dragon était impressionnant. C'était la première fois qu'Emìr en voyait un de ci-près. Il était d'une rare beauté, d'un noir d'ébène, il avait un ventre violacé, et deux yeux violets également. Sa gueule crachait sa violence au reste du monde. Le dragon avait quelque chose de noble, de beau. Emìr aurait pu être admiratif devant une telle force de la nature, si ce dernier ne s'était pas trouvé dans son appartement, à tenter de les tuer tous les trois. Londres allait mal, c'était plus qu'un fait divers désormais, il en était persuadé. Baguette au poing, il n'hésita pas à balancer un mur d'eau pour protéger Kaprice des flammes du dragon.

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Siobhán Mc Gill Fhaolain
CHARMEUSE ... DE DRAGONS.



MessageSujet: Re: التنين السحر والعري Jeu 6 Sep - 19:55

L'expédier ailleurs, c'est bien ça, le plan ? Tu me rappelles les coordonnées exactes s'il te plaît, chérie ?

Elle entendit vaguement la voix de Kaprice, très loin d'elle, un murmure de sirène qui n'allait pas parvenir à l'arracher à sa contemplation... C'est à ce moment-là qu'elle réalisa que s'il y avait une sirène dans la pièce ce n'était pas sa coéquipière mais bien l'homme nu devant elle qui n'avait eu de cesse de visiter son imagination ces derniers temps. Et après l'avoir surpris en tenue d'Adam dans son appartement, il y avait fort à parier qu'il allait y élire domicile pour un bon moment. Le pire c'est qu'elle en aurait presque redemandé jusqu'à ce que la dragonne lui remette les idées en place.

Elle sentit sa nuque craquer quand elle alla embrasser le plâtre. Un signe du destin! Même les dragons lui disaient que rester dans la même pièce que le médicomage c'était comme prendre un abonnement à Râteaux Magazine. La dragonne fendit l'air d'une gerbe de flammes, visiblement très contrariée par la tentative désespérée de Kaprice. Siobhan réagit vite cette fois ci, faisant au mieux abstraction de tout le reste. La question de sa coéquipière ne parvint qu'à ce moment là dans son petit cerveau de blonde au coeur d'artichaut.

Un peu tard pour ça je crois..., lança-t-elle en esquivant un énième coup de queue.

Elle se retourna, avisant qu'Emir avait disparu mis elle ne pouvait pas se permettre de le chercher avec la furie que la Veuve Noire avait largué dans l'appartement du médicomage, et puis elle savait qu'elle pouvait compter sur Kaprice. Un regard à sa coéquipière, Siobhan leva sa baguette, très calme.

Si elle perdait tout ses moyens devant un homme, devant un dragon elle était toujours d'un sang froid exceptionnel. Elle entendit le bruit d'un aguamenti dans son dos mais ne se retourna pas. Une volute de vapeur verdâtre transpirait des murs et du sol jusqu'à former un épais brouillard qui fleurait bon les algues, le mouton et les eaux croupissantes d'un marais typiquement écossais. Le genre de senteur dont on n'arrivait pas à se débarrasser ensuite mais qui aiderait Siobhan à calmer le monstre en lui prêtant quelque chose de familier.

kap' tu lui fais le topo s'il te plait?, souffla-t-elle sans lâcher la dragonne du regard.

Kaprice savait très bien ce qu'elle allait lui demander. Se faire oublier. Surtout pas de geste brusque... rien sauf cas d'extrême urgence.

La blonde fléchit légèrement les genoux, les mains tendus devant elle, la baguette coincée entre le pouce et la paume de sa main. Difficile de faire moins menaçant, pourtant la bête ne se calmait pas. L'appartement était bien trop exigüe pour un noir des Hébrides habitué à quelques miles de territoire. La dragonne rugit découvrant une rangée de dents impressionnantes, une haleine repoussante aussi, mais Siobhan ne broncha pas. Tout juste ferma-t-elle les yeux alors que le monstre était dangereusement proche.

Après plusieurs tentatives qui connurent le même succès, la dragonne recula, visiblement perplexe mais pas non plus convaincue que ce microbe qui se tenait devant elle ait pu être digne de confiance. On n'en attendait pas tant d'un dragon qu'on avait probablement maltraité pendant des années. Le monstre tourna la tête légèrement sur le côté, ses yeux se réduisant à deux fentes menaçantes.

A TERRE!, somma Siobhan juste comme une gerbe de flammes fondit sur elle.

Elle sortit son épée du fourreau d'un geste souple et assuré, sans chercher à éviter les flammes qui, aussi étranges que cela puisse paraître se fendirent devant elle comme pour l'éviter. Un autre coup de baguette magique, et l'un des poufs qui avait échappé aux flammes se transforma en un adorable mouton aux couleurs improbables, décampant à la vue du dragon qu'il savait être son prédateur naturel.

L'effet ne se fit pas attendre, la dragonne fondit sur le mouton. Ses mâchoires se refermèrent sur la pauvre bête juste avant qu'il ne fasse le grand saut par la façade détruite qui donnait sur la rue quelques étages plus bas. La dragonne se roula sur elle même, gardant sa prise pour elle en allant "bouder" dans un des coins de l'appartement. Comme elle leur tournait le dos, Siobhan fit signe à Kaprice, c'était le moment de tenter quelque chose d'un poil plus... efficace. Dans un appartement, elle ne pouvait pas se permettre de prendre son temps pour charmer la belle hébridienne, au risque de voir le bâtiment s'effondrer sur on ne savait combien de civils innocents, dont un plus intéressant que les autres.

Kap' tu te rappelles l'année dernière aux Highlands Games?

L'épreuve qui consistait à garder un malheureux troupeaux de mouton sur un plateau particulièrement fréquenté par les dragons... comme si Kaprice pouvait avoir oublié ça. Pas plus qu'elle n'aurait oublié le lancer de Haggis. Pendant que la dragonne étripait le pouf coloré du médicomage, Siobhan cherchait du regard d'autres moutons potentiels à précipiter par la fenêtre. Le tout était de savoir si elles allaient pouvoir faire de bonnes bergères... ce n'était pas gagné.

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Kaprice Harlington
AGENT DE LA B.I.M.



MessageSujet: Re: التنين السحر والعري Dim 9 Sep - 12:16

Et voilà qu'il rougissait comme une pucelle ! Décidément, c'était de pire en pire. Kaprice manqua de lever les yeux au ciel quand il tenta de faire une sortie digne et faillit lui dire que ça ne servait plus à rien, mais que s'il pouvait se draper dans autre chose que sa dignité, cela les arrangerait un brin. Un peu tard pour ça je crois... Ah, et Cendrillon s'était réveillée de la transe dans laquelle l'avait plongée la vue de son prince des mille et une nuits dans son plus simple appareil (le mélange des cultures, Kaprice avait toujours été pour). La faute à q... Elle ne put pas finir sa phrase, roulant au sol pour éviter un nouveau coup de queue et soupira. Les dragons, elle les aimait bien, mais franchement, ça commençait à être un peu lourd. Au sens propre du terme, étant donné qu'elle venait de projeter une étagère vers elle. Nouvel informulé. Essayer de sauver sa peau, il était bien trop tard pour les meubles, de toutes les manières. Trop occupée à envoyer l'armoire au loin, elle n'avait pas vu le jet de flammes et ce ne fut que quand l'eau l'aspira qu'elle sursauta. Elle se tourna vers l'homme qui était intervenu et fronça les sourcils : Merci ... Le décor autour d'eux changeait mais elle n'y prêtait pas attention, habituée aux manoeuvres de son amie pour apprivoiser les dragons. Kap' tu lui fais le topo s'il te plait? Elle se n'acquiesça même pas, de toutes les manières, Siobhàn ne la voyait même plus, occupée à faire ce qu'elle savait faire de mieux. Dans ces cas-là, elle passait en mode « support » et n'en prenait nullement ombrage, bien au contraire. Elle allait donc faire simplement ce qu'elle lui demandait. Merci pour votre intervention. On prend les choses en main. Je vais vous demander le plus grand calme et de rester dans ce coin, qu'elle pointa du doigt, et n'intervenez que si votre vie est en danger. C'était difficile à avaler pour la plupart des hommes, quand il voyait deux femmes agir, mais elle espérait vraiment qu'il se tienne tranquille. Il s'agissait de ne pas envenimer la situation.

Situation que son amie et coéquipière avait bien en main, comme elle le nota quand elle se retourna, baguette « at the ready » après un dernier regard à Emìr, priant le peu de dieux qu'elle connaissait qu'il soit aussi malin que canon (ce serait beaucoup mieux pour Siob', mais surtout pour l'instant présent). A TERRE! Kaprice roula une énième fois, pensant qu'elles pourraient toujours faire carrière dans un cirque si d'aventure elles se faisaient virer. Se rétablissant sur ses pieds, elle l'observa en train de faire son numéro de charme. Elle, elle se tenait prête à intervenir si la dragonne décidait de faire la fine bouche et qu'elle préférait un mâle, un vrai, à cette petite blondinette qui avait le culot de l'empêcher de dévaster un peu plus la pièce. Le coup du mouton la fit hocher la tête d'un air appréciateur, grimaçant cependant quand la bête n'en fit qu'une bouchée. Cependant, il y avait de l'idée … Kap' tu te rappelles l'année dernière aux Highlands Games? Et un peu qu'elle s'en souvenait ! Mais avant de partir dans des souvenirs étranges, elle fit appel à sa mémoire pour l'appliquer à la situation actuelle. Un moulinet du poignet, et elle transformait les deux morceaux de l'armoire qui avait bien failli avoir sa peau en deux adorables moutons qui ne gambadèrent pas, non, mais furent immédiatement terrorisée par leur prédateur. Quelques étincelles de plus, et c'étaient la table basse et un autre fauteuil qui s'étaient métamorphosés et … et la bête venait de finir son repas, dardant sa gueule vers eux. Au milieu des bêlements affolés, Kaprice croisa le regard de Siobhàn. Oui, mais après ? Elles lui sautaient sur le dos et elles continuaient leur rodéo ailleurs ? Il leur fallait bien la déplacer … Créer un portail par la fenêtre ? Balancer les moutons dedans et espérer qu'elle suive ? Ou … non. Transformer un des moutons en Portoloin. Après, il faudrait se débrouiller pour qu'elle mange celui-là rapidement. J'ai quand même besoin des coordonnées. On l'envoie où ? hurla-t-elle pour se faire entendre, pointant un des moutons de sa baguette. Juste avant qu'il ne se fasse croquer, d'un coup de tête puissant de la dragonne qui se recula pour aller le dévorer dans son coin. RAPIDEMENT ! Pitié, qu'elle ne soit pas en train de s'assurer de la santé de son médicomage psychopathe … auquel elle balança : Désolée pour les meubles. Mais … ne bougez pas !

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Siobhán Mc Gill Fhaolain
CHARMEUSE ... DE DRAGONS.



MessageSujet: Re: التنين السحر والعري Sam 15 Sep - 21:36

Kaprice avait saisi le truc comme toujours. Transformer le reste des meubles qui tenaient encore d'aplomb en jolis petits moutons c'était la meilleure des options. Mais il n'était pas dit qu'Emìr trouve cette solution si brillante que ça une fois qu'elles l'auraient débarrassé de la dragonne. Elle espérait juste qu'il allait rester l'homme charmant qu'elle avait embrassé et qui ne lui avait pas rendu son baiser plutôt que l'enfoiré des premiers jours, celui qui vous traitait à moitié d'alcoolique et vous faisait bien comprendre en deux ou trois phrases très courtoises qu'il n'en avait rien à foutre de votre vie. Remarque, ça ne serait pas la première fois qu'elles s'attireraient les colères d'un civil.

J'ai quand même besoin des coordonnées. On l'envoie où ? RAPIDEMENT !
... JE SAIS PAS!!!, elles n'avaient pas de pierres de transfert à portée de main, la seule chose à laquelle Siobhán pensa sur le coup ce fut : CHEZ MES PARENTS!!!

Tu parles que les Mc Gill Fhaolain allaient être ravis d'hériter de la bestiole mais en dehors de ce léger détail, l'idée de Siobhán n'était pas si conne que ça. Le château du clan Mc Gill Fhaolain se trouvant justement sur un territoire que le Ministère avait classé réserve protégée, à proximité des Hébrides, la belle aux écailles noires et mates s'y sentirait comme chez elle le temps que les agents du département de contrôle et régulation des créatures magiques ne régularisent sa situation (comprendre : qu'ils ne l'inscrivent sur la liste des dragons répertoriés de la réserve des Hébrides - à condition qu'il reste de la place).

Siobhán glissa du mieux qu'elle put sa main dans son soutien-gorge (charmant), le seul endroit où, en mission, elle ne risquait jamais de perdre ses clés. Dans son dos, la dragonne devenait folle ne sachant plus après quel mouton courir. Siobhán bondit vers la porte d'entrée de l'appartement, glissa sa clé dans la serrure et quand elle ouvrit, ce ne fut pas le palier de l'immeuble sinistré qui apparut mais un marais verdoyant avec un magnifique portail monumental en premier plan. Siobhán grimaça. Les moutons voyant là une échappatoire plus intéressante que le saut de l'ange avec atterissage en crêpe dans le chemin de traverse. Siobhán s'écarta de justesse avant qu'un mouton ne la percute de plein fouet. La dragonne tilta et s'engouffra à leur suite emportant sur son passage la moitié du mur et de l'autre côté le portail monumental !

- J'en ai pour une minute!, jeta la blonde dans le feu de l'action.

Elle disparut dans le paysage de marais verdoyant et le calme revint dans l'appartement sinistré d' Emìr Jawhari. Quand elle reparut, une vingtaine de minutes plus tard, son uniforme était couvert de boue, elle était trempée comme une soupe mais arborait un sourire triomphant.

- Voilà! Problème circonscris!

Et le mur juste derrière elle de s'écrouler sur lui même...

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Kaprice Harlington
AGENT DE LA B.I.M.



MessageSujet: Re: التنين السحر والعري Dim 23 Sep - 10:12

... JE SAIS PAS!!! Ah bah génial, elles n'étaient pas du tout dans la merde, ce n'était qu'une vague impression. C'était elle qui savait où envoyer les dragons, elle, elle était douée pour faire diversion, pour s'occuper des civils récalcitrants auxquels elle savait dire de manière très tournée sa façon de penser tout en restant absolument charmante, mais alors les coordonnées géographiques de où envoyer ce genre de bestioles, elle devait avouer qu'elle n'en savait rien. Dans quelques jours, elle donnerait sans doute celles de la chambre d'un fantôme revenu la hanter, mais pour l'instant, elle essayait surtout de ne pas criser et de continuer à jouer à la bergère qui gardait ses blancs moutons, ce qui n'avait rien de facile. Elle jeta un regard de biais à sa collègue, espérant que ce n'était pas parce qu'elle était en train de penser à son Turc (oui, elle avait décidé qu'il serait Turc même si elle n'en savait rien, c'était comme ça et puis c'était tout, en plus, les surnoms stupides made in Kaprice, ça vous collait à la peau). Non, elle semblait en pleine possession de ses moyens, donc ça ne devait pas être ça parce que si ça avait été le cas, vous pouviez être sûrs qu'elles seraient déjà mortes toutes les deux. Il fallait simplement que l'idée lumineuse lui vienne et ... CHEZ MES PARENTS!!! Et voilà ! Elle la laissa faire, continuant à transformer les piles de bouquins en tous petits agneaux (ils étaient si mignons, d'ailleurs, ça lui fendait le coeur que la bestiole les mange). La porte changée en portail spatial, elle n'avait plus qu'à lancer quelques expulso sur les bêtes pour que la plus grosse les suive. J'en ai pour une minute!Ah mais non ! Elle ne parlait pas de sa coéquipière, roh !

Levant les yeux au ciel, se doutant que ça lui laissait la partie déposition à faire, l'agent de la BIM secoua la tête. Tout ça pour ne pas lui faire face, elle en était persuadée. Fort bien. Pour elle le sale boulot, donc. Époussetant ses vêtements, elle fit ensuite apparaître un carnet de formulaires et une plume qu'elle réceptionna avant de se tourner vers le civil qui était toujours sagement planqué dans son coin. Bon, il avait été sage, on pouvait dire que ça lui faisait un bon point. Ce qui ne serait pas de trop, quand on pensait à tous les négatifs qu'il avait récoltés quand elle avait récupéré Siobhàn, bouleversée, à la sortie de Sainte Mangouste. Plus ceux pour avoir décrété la quarantaine. Enfin, autant dire qu'il y avait du boulot. Et plaire à la meilleure amie était quand même une condition sine qua non pour avoir le tampon « approuvé » donc autant dire qu'il était loin du compte. Je vais devoir prendre votre déposition monsieur … ? Oui, tiens, feindre de ne pas connaître son nom, c'était quand même mieux que de dévoiler que sa copine en parlait tout le temps. Eh ouais, on est une bonne copine ou on l'est pas. Elle avait un ton professionnel et se racla la gorge alors que son regard parcourait le désordre ambiant : Nous sommes navrées pour le dérangement, je pense que le Ministère fera le nécessaire pour vous dédommager et vous trouver une solution en attendant que le nécessaire soit fait. Elle le détailla des pieds à la tête, aucune pensée perverse, les amis, voyons, elle s'assurait simplement qu'il n'était pas blessé. Vous semblez en bonne santé, mais peut-être qu'un passage par Sainte-Mangouste ne serait pas inutile. Ahah, et puis je fais comme si j'ignorais ta profession, aussi, c'est beaucoup plus drôle. Ils passèrent à la partie déposition, tout ce qu'il y avait de plus banal (enfin, si se faire ravager son intérieur par un dragon pouvait être considéré comme normal) quand la fille de l'air reparut en fanfare : Voilà! Problème circonscris! Et déposition pr... Le mur la coupa et elle eut une légère moue et rajouta quelques notes au rapport avant de se tourner vers Emìr. Bien, monsieur, nous en avons fini. Vous souhaiter une bonne journée serait peut-être un peu déplacé, aussi vais-je plutôt vous souhaiter bon courage. Joli sourire et signe de tête, elle remballa son matériel avant de se tourner vers sa coéquipière et de poser sa main sur son bras. Elle lui offrait une porte de sortie sans bafouiller, c'était le moment de la prendre ou jamais.

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Emìr Jawhari
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MessageSujet: Re: التنين السحر والعري Dim 23 Sep - 12:58

Ce qu'il se passait devant ses yeux était comme irréelle. Pourtant, il avait toujours grandit avec la sorcellerie, il savait très bien qui il était, ce qu'il était, mais il y avait des choses comme ça, qui vous laissait toujours sur le cul, peu importe, même si vous saviez que ça existait quelque part. On pense toujours que cela n'arrive qu'aux autres, et bien, pour une raison inconnue, c'était tombé sur Emìr. Le hasard faisait décidément bien les choses, puisque cette fois, c'était autour de Siobhàn et sa collègue de venir à sa rescousse, comme il l'avait avec elle au sujet de sa dragoncelle. Emìr était donc resté là, l'air hagard, baguette en main, jetant quelques sortilèges pour se protéger des flammes ou des coups de queues.

Le spectacle qui se déroulait devant ses yeux avait quelque chose de grandiose. Les deux femmes n'avaient visiblement pas froid aux yeux. Ou alors, elles le cachaient bien. Leurs gestes, leurs conversations, leurs sortilèges, on aurait dit qu'elles répétaient pour un spectacle. La beauté de l'action avait quelque chose d’époustouflant. Emìr était là, en bon spectateur, la peur ne l'habitant pas pour un sous tellement la stupéfaction de se retrouver dans pareille situation. Baguette en main, vêtu uniquement d'un pantalon noir, il vit la porte de son appartement se transformer en un immense portail magique débouchant chez les parents de la jolie blonde. Emìr jeta un regard sur cette dernière, qui d'une main de maître, agissait avec un sérieux et un self-control tout simplement sexy.

Une fois le dragon téléporté, Emìr s'approcha des deux femmes, tandis que Kaprice lui tendait déjà un parchemin une plume pour lui prendre sa déposition. Il lui lança un regard sans équivoque, mêlé d'une espèce de lassitude blasé, avant de répondre aux questions qu'elle lui posait. « Je vais devoir prendre votre déposition monsieur … ? » « Jawhari. Emìr Jawhari. » Il prit le parchemin des mains de Kaprice, ainsi que sa plume d'un air rageur, rédigeant rapidement ce qu'il venait de se passer. Comme bon médecin qui se respecte, l'écriture d'Emìr donnait envie de gerber. Illisible, peut-être lisible à l'aide d'un sortilège - et encore -, il avait écrit avec une certaine raideur. Habituellement, Emìr faisait preuve d'une calligraphie à faire pleurer n'importe qui verser dans ce domaine-là. A sa sortie de Poudlard, on lui avait même proposer une place au Dpt. des Mystères pour y rédiger tous les sceaux, les enchantements, et les rituels répertoriés dans le monde de la sorcellerie.

« Voilà ! Problème circonscris ! » Ses yeux la cherchèrent immédiatement. Une pensée impure traversa furtivement ses yeux qui étincelèrent d'une étrange lueur. « Et déposition pr... Bien, monsieur, nous en avons fini. Vous souhaiter une bonne journée serait peut-être un peu déplacé, aussi vais-je plutôt vous souhaiter bon courage. » Il la fusilla de nouveau du regard, avant de poser rapidement ses yeux sur Siobhàn. Prenant son courage à deux mains, déglutissant péniblement, il lui demanda : « Siobhàn ? Peux-tu rester encore quelques instants, s'il te plaît ? » Au niveau de son estomac, ça se contractait comme jamais, tellement le stress grandissant s'était jeté au fin fond de bas ventre.

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Siobhán Mc Gill Fhaolain
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MessageSujet: Re: التنين السحر والعري Dim 23 Sep - 13:24

Kaprice avait toujours la meilleure amie parfaite. D'ailleurs Siobhán aurait même pu lui faire de la pub tellement elle était parfaite. Aussi quand elle revint et qu'elle vit que sa Kaprice adorée l'empoignait déjà pour lui éviter d'avoir à revenir sur les cinq minutes d'arrêt sur image que Siobhán avait fait en arrivant dans l'appartement d'Emìr, pendant une fraction de secondes elle envisagea sérieusement d'aller vider son compte à Gringott's pour lui offrir une couronne en or massif de Leprechaun. Mais heureusement pour son compte en banque, Emìr intervint juste au moment où elle allait pouvoir fuir :

« Siobhàn ? Peux-tu rester encore quelques instants, s'il te plaît ? »
« Euh... » , regard paniqué à Kaprice. Paniqué parce que si elle restait il allait forcément se passer quelque chose. Quoi elle n'était pas bien sûr mais elle s'avait d'ores et déjà qu'elle, elle ferait un truc stupide. Le genre de truc dont elle était spécialiste... en même temps pour ce qui était de faire en sorte de préserver son image devant le beau médicomage c'était râpé, après l'avoir embrassé, s'être sauvée comme une voleuse, s'être rincé l'oeil en le surprenant au sortir de la douche et avoir détruit la moitié de son appartement, sa crédibilité était probablement ruinée jusqu'à l'os. D'ailleurs en y repensant, elle se dit que pour faire pire que ça, il faudrait vraiment se lever tôt. Elle aurait bien pris deux heures pour en discuter avec Kaprice avant de prendre une décision mais Emìr n'allait pas lui donner deux heures et elle n'avait pas de retourneur de temps. Lui lancer un stupéfix n'aurait fait qu'aggraver son cas... « Oui. Bien sûr. »

Elle eut un petit sourire un peu gêné. Un regard à sa meilleure amie qui disait "j'arrive tout de suite" parce que bien sûr elle savait que comme toutes les fois les choses allaient tourner court et qu'elle irait chouiner sur les genoux de Kaprice et lui raconter combien elle était nulle avec les mecs qui lui plaisaient. Si seulement ça pouvait être aussi simple qu'avec les mecs qui ne lui plaisaient pas (nous ne reparlerons pas du Gros Bobby...).

« Ecoutes, je suis vraiment désolée pour ton appartement Emìr. Je vais voir ce que je peux faire de mon côté pour qu'on t'envoie une équipe en priorité mais avec tout ce qui se passe en ce moment ça risque de prendre un peu de temps... J'ai un appart à trois rues d'ici si tu veux... j'y vais pas souvent, tu ne sauras même pas que quelqu'un d'autre y vit alors... » ... bon sang de bonsoir pourquoi parlait-elle autant? Le pire c'était qu'elle ne pouvait pas s'arrêter. Comme si parler à tord et à travers aller l'empêcher de faire plus de conneries... « si tu sais pas où aller en attendant... »

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Emìr Jawhari
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MessageSujet: Re: التنين السحر والعري Lun 24 Sep - 8:47

« Oui. Bien sûr. » Allah, merci. Pensa-t-il, posant son regard sur Kaprice, lui indiquant qu'elle pouvait partir, car il ne ferait aucun mal à Siobhàn. Un sourire se dessina doucement sur ses lèvres lorsque Kaprice disparut dans un transplanage au bruit léger comme le vent. Il releva le visage vers la jolie blonde, et à la minute où il croisa son regard, il sentit une intense chaleur l'envahir. Celle de ses rêves, celle de ses songes. Il déglutissait péniblement, ne sachant pas comme agir, ni comment faire le premier pas. Il se retrouvait là, désarmé, comme un petit adolescent devant la fille pour laquelle il craquait depuis des mois, des années. Vêtu d'un simple pantalon qui n'était plus noir à cause de toute cette poussière, ce bordel sans nom, il s'élança en sa direction, faisant attention où il posait ses pieds afin de ne pas s'ouvrir. C'est alors qu'elle reprit la parole, se fendant d'excuses qu'elle n'avait pas à formuler. « Ecoutes, je suis vraiment désolée pour ton appartement Emìr. Je vais voir ce que je peux faire de mon côté pour qu'on t'envoie une équipe en priorité mais avec tout ce qui se passe en ce moment ça risque de prendre un peu de temps... J'ai un appart à trois rues d'ici si tu veux... j'y vais pas souvent, tu ne sauras même pas que quelqu'un d'autre y vit alors... »

Emìr eut un sourire amusé, avant de lever doucement son index pour les poser sur les lèvres de la jolie blonde. Un soupir s'échappa rapidement de ses lèvres, avant de finalement retirer son index, pour déposer ses fines lèvres sur les siennes. Feu d'artifices. Machinalement, de ses bras, il l'entoura, l'attirant contre lui, afin de l'embrasser avec plus de fougue, de passion, d'amour. Son coeur battait à tout rompre, il ne voyait plus très bien tant la pression de son sang dans ses veines était violente. Il recula légèrement son visage, avant de lui murmurer tout doucement, d'une façon qui pouvait passer très séduisante. « Je devrais plutôt te remercier pour tout ça. » Parce qu'on se revoyait, et que j'en rêvais tellement la nuit au point d'en avoir la trique. Mais ça, il ne le dit pas. Valait mieux d'ailleurs, même si ô grand jamais il ne parlerait ainsi. Il était bien élevé... Ou plutôt coincé. On va dire ça comme ça. Il vivait difficilement l'influence de son père habituellement, que là, il semblait s'être retrouvé, avoir fait ce fameux choix et lui avoir dit merde. Il se sentait grandir, avec elle dans ses bras. Son regard plongé dans le sien, c'était à se demander si il ne cherchait à pas se noyer dans ses iris. « Excuse-moi, pour ne pas avoir rep... »

« Emìr ? » Retour à la réalité assez violent pour Emìr qui sursauta comme un demeuré, tournant son visage vers une porte d'entrée... Complètement détruit. Sur son seuil, il y avait son père, Isham Jawhari, antiquaire de renom, situé entre le chemin de traverse et l'allée des embrumes. L'étreinte d'Emìr sur Siobhàn se fit plus hésitante, mais il la garda contre lui, défiant visiblement son père qui semblait sentir une colère sans nom le prendre dont ne sait où. « Comment peux-tu me faire ça ? Moi, qui vient te voir, là, en ayant apprit la nouvelle, pour voir si tu allais bien ? Comment... Tu... » Emìr baissa la tête, trouvant les mots difficiles à sortir, il ne savait pas quoi dire, ni quoi faire. Machinalement, comme pour y trouver une quelconque force, un quelconque courage, il plongea ses yeux dans le regard de Siobhàn.

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Siobhán Mc Gill Fhaolain
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MessageSujet: Re: التنين السحر والعري Mar 25 Sep - 6:30

Quand elle le vit sourire elle sentit qu'elle était encore ridicule. Ce n'était pas faute de garder le plus grand sérieux ni d'essayer de rester professionnelle. Puis il posa son doigt sur sa bouche. Elle parlait trop. Elle stressait et ça se voyait. Dans sa tête, Mc Gill Fhaolain Production sortait une vingtaine de longs métrages, tous au box office, dans lesquelles Emìr retirait doucement ce doigt pour y poser ses lèvres. Bien sûr on sait tous que les choses ne se passent jamais comme on l'avait imaginé. Sauf que cette fois ci ce fût le cas. Siobhán n'en revenait tellement pas qu'elle en perdit tout moyen, laissant le beau médicomage faire puis, après un petit instant, elle lui céda complétement.

Bien sûr qu'elle aurait dû lui dire qu'elle était le genre de fille qu'il ne fallait embrasser sous aucun prétexte. Qu'elle était le genre de fille qui s'imagine des trucs qui n'existent pas et que pendant que lui était juste en train de se délecter d'un baiser divinement délicieux, elle, elle luttait farouchement pour ne pas s'imaginer la tête qu'auraient leurs enfants et qu'elle robe elle porterait le jour où ils allaient se marier. Si elle avait pu le lui dire, il se serait abstenu. Mais Siobhán n'avait absolument aucune volonté devant un tel baiser. Sans compter qu'elle en avait eu tellement envie qu'il était venu la hanter jusque dans ses rêves. Rien que le sentir la serrer comme ça c'était... bref.

« Je devrais plutôt te remercier pour tout ça. », confessa-t-il en rompant leur baiser.

Elle fronça les sourcils légèrement, pas vraiment sûre de comprendre...

« Excuse-moi, pour ne pas avoir rep... »

Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose. Par exemple ce qu'elle essayait de lui dire depuis qu'il avait posé sa bouche sur la sienne mais à l'instant même, une voix les fit sursauter tous les deux :

« Emìr ? »

C'était fort ça vous ne trouvez pas? Pour une fois que Siobhán avait tout fait de travers (ça ce n'est pas pour une fois) et que tout marchait à merveille quand même (ça c'était une première), quelqu'un trouvait le moyen de jeter un sot d'eau froide sur LE moment magique et tant attendu. Siobhán ne goûtait pas son désappointement mais quand elle se pencha pour voir par dessus l'épaule d'Emìr et vit que l'homme qui les interrompait avait un air de famille avec son psychopathe craquant, elle oublia tout le reste. Elle n'avait jamais eu à rencontrer les parents d'aucun de ses copains. Tout simplement parce que ses copains ne faisaient pas ce genre de projets avec elle. Pour le coup cette fois-ci, on avait pas trop laissé le choix à ce pauvre Emìr.

« Comment peux-tu me faire ça ? Moi, qui vient te voir, là, en ayant apprit la nouvelle, pour voir si tu allais bien ? Comment... Tu... »

Siobhán ne comprit pas tout de suite qu'elle était la pomme de la discorde dans cette scène surréaliste. Emìr avait un peu l'air de vouloir se cacher dans un trou de doxy et en même temps il semblait vouloir la garder coûte que coûte dans ses bras. Elle eut un petit sourire rassurant qui annonçait qu'elle voulait bien essayer de gérer ce dragon-là aussi si c'était pour pouvoir à nouveau poser ses lèvres sur les siennes.

Doucement, elle glissa hors de ses bras, laissant sa main glisser sur le bras d'Emìr dans un geste qui se voulait rassurant et certainement pas aguicheur, puis tendit la main au père d'Emìr:

« Siobhán Mc Gill Fhaolain monsieur. Le Ministère vous présente ses excuses pour la mise à sac de cet appartement. Vous n'avez pas à vous inquiéter, tout vous sera restitué en son état d'origine. Votre fils n'est absolument pas en cause, il a eu un comportement exemplaire pendant l'intervention de la BIM. Peu de gens font preuve d'un tel sang froid. », expliqua-t-elle, très professionnelle.

Comment aurait-elle pu se douter que ce qui mettait M. Jawhari dans un tel état ce n'était pas l'appartement en ruine, un moindre mal comparé à ce baiser échanger entre un musulman et une chrétienne tout ce qu'il y a de plus occidentale et de surcroît, moulée dans une tenue des plus provocante quand on ne faisait pas attention aux grandes lettres blanches qui indiquaient "BIM" dans son dos...

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MessageSujet: Re: التنين السحر والعري Dim 7 Oct - 8:55

« Siobhán Mc Gill Fhaolain monsieur. Le Ministère vous présente ses excuses pour la mise à sac de cet appartement. Vous n'avez pas à vous inquiéter, tout vous sera restitué en son état d'origine. Votre fils n'est absolument pas en cause, il a eu un comportement exemplaire pendant l'intervention de la B.I.M. Peu de gens font preuve d'un tel sang froid. » Emìr lui lança un regard étrange. Une certaine admiration mêlée à une volonté qu'elle se fasse toute petite. Son père n'acceptait pas visiblement la chose, mais en ce moment précis, Emìr comprit qu'il était temps de prendre son envol. Surtout après le regard dégoûté qu'il porta vers Siobhàn comme si il s'agissait d'une raclure, bref, quelque chose de peu ragoûtant. Il se recula de la belle écossaise, se mettant devant elle, comme pour la protégeant défiant ainsi son père, le visage droit, le regard haut, comme si un loup-garou défiait, pour la première fois, l’autorité de son alpha. Isham lui lança un regard d'une rare violence, son visage exprimant un profond dégoût. Mais son fils ne cilla pas, et campa ses positions.

Leur duel se jouait dans le silence le plus intense. L'énergie magique qui planait dans l'air en devenait statique, mais il ne se passa rien. Isham cracha au sol, murmurant quelques insultes en arabe, jurant sur Allah, le regard plein de haine. Il se retourna, fermant ce qu'il restait de la porte avec une rare violence. De la poussière tomba du plafond, mais Emìr ne bougea pas tout de suite. Tout doucement, il comprenait ce qu'il venait de se passer. Il se réveillait tout doucement, sentant cette espèce de soumission auprès de son paternel, se levait comme par enchantement. Tendant les mains devant lui, il observa ces dernières avant de se retourner timidement vers Siobhàn, un étrange sourire sur ses fines lèvres. Son regard était empli d'une tristesse, mais aussi de joie. Une joie d'avoir enfin su dire non à son père. Il comprenait désormais ce que son frère, Tariq, avait tenté de lui expliquer à maintes reprises, depuis qu'ils étaient haut comme trois pommes.

Son silence pouvait être pesant pour Siobhàn qu'il regardait comme son cadeau de Noël - enfin, pas vraiment Noël, étant donné sa religion, mais vous avez compris. Ses yeux avaient cette petite lueur d'amour, d'excitation, mais surtout de désir. Il la tira vers lui, la serrant contre lui. « Je crois que, maintenant, je vais pouvoir penser de toi sans me culpabiliser. » Fit-il, dans un petit rire. Il ne savait pas quoi dire, ni quoi faire. Il allait sûrement devoir la laisser partir retrouver Kaprice, mais pour le moment, pour ce court moment, il préférait profiter de sa présence. Emìr se sentait tout chose, comme si, désormais, il avait tout un nouveau monde à découvrir.

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MessageSujet: Re: التنين السحر والعري Dim 7 Oct - 10:59

Si l'homme qui se tenait en face d'elle avait eu le même âge qu'elle, elle ne se serait pas gênée pour le remettre à sa place et lui dire que la moindre des politesses c'était encore de serrer la main qu'elle lui tendait. Elle ne lui aurait pas fait le speech sur la fierté des Mc Gill Fhaolain mais elle ne l'aurait pas pour autant mise de côté. Mais la donne était différente et, sa fierté d'écossaise et de Mc Gill Fhaolain lui disaient surtout de respecter ses aînés et d'éviter de se faire mal voir par le père d'Emìr.

En voyant l'expression de dégoût passer sur le visage de l'homme, elle ne sut pas bien à quoi elle devait l'attribuer. La culture? La race? La religion? L'uniforme de superhéroïne de la BIM qui ne la mettait pas à son avantage aux yeux de tout le monde? Nul doute que s'il plaisait à Emìr, il ne faisait pas d'elle la belle-fille idéale. La jolie blonde rougit légèrement puis son regard s'assombrit comme elle décidait qu'elle n'avait absolument aucune honte à avoir. Elle venait de sauver un homme. Et probablement tout un immeuble. Il n'y avait franchement pas de quoi rougir. Elle se contenta donc de ne rien dire, par respect, laissant Emìr s'interposer. La situation était on ne peut plus étrange et l'atmosphère pesante.

Siobhán se mit en retrait, désireuse de ne pas interférer entre les deux hommes au risque d'envenimer un peu plus la situation. Elle regardait ailleurs, par l'immense baie que le dragon avait laissé à la place du mur et qui donnait sur le chemin de traverse où des badaux curieux commençaient à s'attrouper pour mesurer l'étendue des dégâts. Quand la porte claqua, Siobhán sursauta. Son attention se reporta à nouveau et entièrement sur Emìr. Il semblait bouleversé sans qu'elle ne puisse vraiment dire si c'était en bien ou en mal. Il souriait pourtant mais ses yeux exprimaient trop de choses à la fois pour qu'elle ait pu dire si ce qui venait de se passer le soulageait ou lui pesait.

« Je crois que, maintenant, je vais pouvoir penser de toi sans me culpabiliser. »

Elle eut un sourire amusé, pas certaine de comprendre bien qu'elle entrevoyait dans cette phrase l'ombre de la religion et des traditions. Elle même avait été baptisée mais sa famille, peut portée sur la religion sinon par convention, n'avait jamais été très pratiquante. Elle n'était même pas sûre de savoir exactement ce que c'était que l'Eglise d'Ecosse.

Elle attrapa au vol son trousseau de clé pour en détacher une petite clé noire joliment ouvragée et la glisser dans la main d'Emìr :

« C'est peut-être un peu tôt pour te donner la clé de mon appartement mais vu les circonstances... », la porte d'entrée illustrait parfaitement son propos en arrachant un bout de mur avec un de ses gonds à ce moment précis, « ... C'est deux rues plus loin, juste entre le restaurant chinois "Le Chateau de Hauru" et le pressing. Il faut que j'y aille ou mon patron risque de me rappeler que je ne suis pas censée faire moi même le suivi des civils sinistrés... aussi tentant que ça puisse être... », elle passa la main dans ses cheveux pour se retenir d'en dire plus (méthode harlington page 14 : ne jamais le lui dire avant le dixième rendez-vous)

Elle ne put s'empêcher de poser une dernière fois ses lèvres sur les siennes, longuement avant de transplaner, laissant derrière elle une étrange sensation de chaleur qui devait persister, lovée contre Emìr jusqu'à ce que lui même s'en aille.

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التنين السحر والعري

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