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You could be the best of me, when I'm the worst of you.

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Luke Midnight
PROFESSEUR DE METAMORPHOSES.



MessageSujet: You could be the best of me, when I'm the worst of you. Jeu 6 Sep - 14:28

    La seconde bouteille de whisky vint rejoindre sa jumelle en s'explosant elle aussi contre le mur aux moulures travaillées, le fond de l'alcool coloré souillant le bois blanc. Bien visé, Luke, pensa-t-il pour lui-même. Tous les mercredis, c'était la même chose, le même rituel qui engendrait cette rage et cette auto-destruction. En un mot comme en cent, Luke était encore allé voir sa mère à Sainte-Mangouste, avec l'espoir des êtres naïfs et innocents. Yuki pensait avoir trouvé un remède lui avait-elle annoncé toute guillerette, et lui, il s'était un peu emballé, imaginant déjà de longues retrouvailles avec sa mère, de passionnantes conversations, le rattrapage du temps perdu en somme. Mais quand il était arrivé aujourd'hui, l'air morose de la jeune Harada l'avait bien vite renseigné sur la réussite de l'antidote. Un échec cuisant, un de plus. Il y avait pourtant cru avec tellement de conviction cette fois-ci, qu'il était cruel de lui envoyer en pleine figure une autre désillusion. Alors il avait planté là la jeune guérisseuse, ne lui laissant même pas le temps de finir sa phrase et il était allé se saouler dans son manoir, comme il savait si bien le faire. Les deux bouteilles de whisky et les paquets de clopes éparpillés tout autour, témoignaient bien assez pour lui de sa déchéance et de son chagrin, de même que le désordre de la pièce ; tableaux lacérés, meubles renversés, bibelots brisés... Il ne s'était arrêté dans sa folie destructive et vengeresse que lorsqu'il avait attrapé une photo de sa mère en train de couper une fleur dans sa serre de botanique, le sourire aux lèvres, lui parlant comme s'il s'était s'agit d'un enfant. Des fois, en y repensant, il se disait qu'elle avait aimé ses plantes plus que lui et sans doute n'avait-il pas tort dans le fond. Mais elle était cette génitrice idéalisée de son enfance, celle dont il n'avait pas su être digne et il se persuadait encore aujourd'hui que ses manquements à elle étaient de sa faute à lui. Il aurait du être un meilleur petit garçon, son père le lui répétait bien assez souvent qu'il n'était bon à rien, trop faible de corps, trop fragile d'esprit. Son poing fermé alla s'écraser dans ce grand miroir qu'il avait toujours détesté, celui devant lequel Luam le mettait pour qu'il puisse contempler de pied en cap l'ampleur de son inutilité. Au moins ce soir, il lui rendait la pareille.

    N'empêche que dans tout cela, il ne se souvenait pas encore comment il avait atterri tout à coup devant la porte de Sheima, de son appartement miteux, selon son point de vue, à tambouriner comme un sauvage et en hurlant qu'elle lui ouvre, traçant des empreintes de sang sur sa porte, son poing gauche dégouttant encore du liquide chaud et visqueux. Elle ne répondait pas assez vite, estimait-il, sans doute lui avait-il fait peur aussi, à se comporter comme un cul de basse fosse quand il était un gentleman. Son front se posa sur le linteau de bois, la porte restant toujours obstinément fermer quand les vannes de ses larmes, elles, s'étaient bien ouvertes. Il ne pleurait pas souvent, le jeune Irlandais, mais quand ça lui arrivait, ce n'était jamais bien joli à voir. « S'il te plaît, Sheima, j'ai besoin de toi. » Il y avait dans sa voix une fragilité qu'elle n'avait jamais du lui entendre jusque là ; l'alcool avait sans doute aidé. Et ainsi, lorsqu'elle ouvrit enfin la porte, il n'eut même pas le réflexe de se redresser et d'abandonner ses appuis, non, bien au contraire, il s'étala sur les genoux, ses mains le rattrapant par miracle avant que son visage n'aille rencontrer le sol. La douleur fulgurante qui remonta au sein de sa paume lui fit enfin réaliser qu'il saignait beaucoup trop et il esquissa une grimace. « Chui en train de tout salir. » Un petit rire idiot ; et en plus il était ivre.
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Sheima N. Medjes
AUROR.



MessageSujet: Re: You could be the best of me, when I'm the worst of you. Jeu 6 Sep - 20:48

C'était avec une satisfaction non dissimulée que la jeune Medjes venait d'appendre qu'elle avait terminée son stage avec réussite et qu'à partir de demain, elle serait une Auror à part entière. Si pour certain cela ne voulait pas dire grand chose, cette réussite dans le cadre de sa vie professionnelle voulait tout dire pour l'égyptienne. C'était force de travail et de volonté qu'elle avait réussie, cette montagne de travail commençant des sa première année à Poudlard. Découvrant le monde de la magie avec sa lettre à Poudlard, l'enfant s'était alors fait la promesse, à elle-même, de réussir dans ce nouveau monde et de pouvoir, plus tard, ravir sa mère qui s'était sacrifiée pour elle. Touchant inconsciemment le collier de sa grand-mère qu'elle ne quittait jamais, la jeune Auror remercia le directeur du département qui se trouvait en face d'elle et prit congé. Épuisée et soulagée, elle décida de ne rien faire d'exceptionnel aujourd'hui et de rentrer chez elle pour se reposer. Demain était un autre jour et elle avait tout le temps de fêter la nouvelle. Depuis à peu près un an, peut-être un peu plus, l'ancienne Gryffondor avait prit son appartement à Londres, dans les quartiers résidentiels du Chemin de Traverse, ce qui était plus pratique pour son travail plutôt que la maison de famille en Ecosse, pour elle qui détestait transplaner. Cela la rendait toujours malade et dès qu'elle pouvait faire l'impasse dessus, elle n'hésitait pas. C'est donc à pieds, elle se rendit jusqu'à son studio. Il y avait quelques tâches ménagères qui l'attendait, mais aucune motivation pour les faire en ce début de soirée. Ouvrant son frigo, elle se fit rapidement à manger avant de s'installer, enroulée dans sa couette, dans son canapé et démarrer un bon film. Sheima, depuis sa plus tendre enfance, s'était révélée comme une fille réservée et peu sûre d'elle, malgré le fait qu'elle soit jolie et n'ait pas besoin d'envier quoi que ce soit aux autres. Elle aimait le silence et être ne seule ne la dérangeait absolument pas.

Des coups se firent entendre à la porte. On ne frappait pas poliment, on tentait de détruire sa porte. Soupirant, la jeune femme augmenta le son de la télé en se disant qu'il allait bien finir par se lasser. « Il », oui, parce qu'elle savait pertinnement qui se trouvait de l'autre côté de la cloison, a frapper comme un malade. Luke Midnight. Elle avait fait sa connaissance à Poudlad. Pour son plus grand bonheur ou son pire malheur, elle était bien incapable de le dire. D'un côté, elle l'aimait profondément, il représente pour elle un prototype de « meilleur ami » et d'homme avec lequel elle peut trainer sans avoir peur de recevoir des avances lourdes ou déplacée, car malgré ses défauts, ce dernier avait une éducation exemplaire. Malheureusement, il y avait tout le reste. Luke et ses chimères, tant de choses à dire sur cela, que Sheima en aurait pour des années s'il fallait qu'elle explique tout ce qu'elle savait. Sauf que ce soir, elle n'avait pas envie de le voir. Elle savait pourquoi il était là. Il voulait profiter d'elle, pas comme un homme pourrait le faire d'une femme en règle générale, mais de ce don qu'elle avait et qui apaisaient ceux qui lui parlait.était le jour de visite à sa mère, en coma végétatif à Ste Mangouste. Si elle avait beaucoup de compassion pour cette situation, elle ne supportait pas de voir celui qu'elle considérait comme son ami, se mettre dans des états déplorables. Continuant de résister à la fulgurante envie de lui ouvrir parce qu'elle était comme ça, beaucoup trop entière et sensible pour rester de marbre bien longtemps, elle craqua complètement lorsque la voix de Luke se fit entendre du couloir. « S'il te plaît, Sheima, j'ai besoin de toi. » Craquant littélalement à cet appel à l'aide, elle se leva de son canapé et alla ouvrir la porte sans perdre de temps. C'est un Luke bourré et en larmes qu'elle trouva, à genoux devant elle. Passant une main dans ses cheveux, elle se baissa pourr être à sa hauteur et examiner l'étendue des dégats. « Chui en train de tout salir. » Adressant un sourire à l'ancien Serpentard, elle s'empara de sa baguette magique avant de formuler un Epiksey et refermer la plaie de l'orphelin de mère. L'aidant à se relever bien qu'il fasse au moins deux têtes de plus qu'elle, elle le guida comme elle pu jusqu'au canapé ou elle était confortablement étalée, quelques minutes plus tôt.

« Et tu ne casses rien ! » Lui lança-t-elle, alors qu'elle se dirigeait vers son coin cuisine pour prendre la serpillèrre et laver le sang qui avait coulé sur son carrelage. Tout en s'attelant à la tâche ménagère de manière moldue comme on lui avait apprit à le faire depuis toujours chez elle, elle alluma la cafetière. Elle revint une dizaine de minutes plus tard auprès de Luke avec deux grandes tasses de café fumantes. Elle s'enroula de nouveau dans sa couette et prit la sienne entre ses deux mains pour se réchauffer. Malgré l'été, celui de Londres n'était jamais fameux, et il faisait particulièrement froid ce soir, du moins pour Sheima qui se révélait être très frileuse. Buvant une gorgée, elle reporta son regard noisette sur son invité surprise. « Ca ne s'est pas bien passé ? » Passant une main dans les cheveux du professeur, dans un signe de réconfort, elle lui adressa un léger sourire, avant de plier ses jambes en tailleur. « Tu peux pas continuer à te mettre dans des états comme ça. C'est bientôt la rentrée, pense à ton travail. Tu dois à tout prix retrouver une hygiène de vie. C'est pour toi que je dis ça. » Elle était moralisatrice, mais c'était aussi pour ça qu'il venait la voir. Elle était capable d'apaiser son esprit comme lui savait tourmenter le sien. S'il était une des pires choses qui soit arrivée à l'égyptienne dans sa vie, elle était sûrement l'une des meilleures pour l'irlandais. Les opposés s'attirent, et cela même dans l'amitié, mais quand une relation peut être aussi destructrice, la raison voudrait que l'on fuit. Pourtant, elle était toujours là, prête à entendre ses confidences et à se mettre en danger juste pour qu'il aille mieux pendant l'espace de quelques heures.
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Luke Midnight
PROFESSEUR DE METAMORPHOSES.



MessageSujet: Re: You could be the best of me, when I'm the worst of you. Mar 18 Sep - 11:17

    « Chui en train de tout salir. » Il ne voit plus franchement très clair mais après tout quelle importance si cela a au moins le mérite de lui avoir embrumé l'esprit ? Et puis qu'est-ce qu'il peut bien foutre là à se ridiculiser devant une sang-de-bourbe pour laquelle il n'était rien ? Il lève les yeux vers elle et ses prunelles accrochent son sourire tandis qu'elle le soigne d'un sortilège efficace ; non, l'ivresse, le rendait mauvais, elle ne méritait pas son mépris. Il s'appuya sur elle, du mieux qu'il put pour ne pas la faire tomber, preuve que malgré son alcoolisation intensive, il avait conservé quelques manières et se laissa tomber sur le canapé minuscule. Dans son monde, on aurait appelé ça une liseuse ou... enfin, ça ne ressemblait pas vraiment à un meuble, quoi, mais de peur qu'elle ne vire s'il se permettait ce genre de remarques bourgeoises, il resta muet. « Et tu ne casses rien ! » En la regardant passer la serpillère, il ne put toutefois s'empêcher de grimacer ; non mais dans quel monde, elle vivait ? Même ses propres domestiques se servaient de la magie pour le ménage. Il n'y avait bien que Sheima pour être une sorcière et continuer à subir les contraintes comme les moldus. Peut-être cela faisait-il partie de son charme. En attendant, il resta pelotonné dans le canapé, comme un gosse qu'on aurait puni, les genoux ramenés contre son torse, ses bras les entourant, tandis que sa tête se reposait dessus. Quand Sheima revint enfin, il releva la tête, l'observant en coin mais dédaignant royalement la tasse de café qu'elle avait posée devant lui. Avec un peu de whisky dedans, à la rigueur, il l'aurait sans doute bue. « Ca ne s'est pas bien passé ? » Doux euphémisme. Elle avait trouvé ça toute seule ? Idiote. Il marmonna un truc incompréhensible, sursautant légèrement lorsqu'elle passa une main dans ses cheveux. Ce genre de geste de tendresse de la part de la jeune Egyptienne était assez rare. Elle n'aurait d'ailleurs pas du attendre qu'il soit saoul pour tenter ce genre de choses. C'était tenter le diable, comme en prouvait la lueur qui s'était allumée dans les yeux gris de l'Irlandais.

    « Tu peux pas continuer à te mettre dans des états comme ça. C'est bientôt la rentrée, pense à ton travail. Tu dois à tout prix retrouver une hygiène de vie. C'est pour toi que je dis ça. » Il grogne, détourne le regard, observant l'endroit où elle vit. C'est presque aussi petit que son dressing personnel au manoir mais, encore une fois, il garde sa remarque pour lui. « Joue pas les mères avec moi. Quand on voit où est la dernière en date, je doute que tu veuilles finir de la même façon. » Comme souvent, il avait actionné son système de défense en se montrant désagréable et détestable. D'aussi loin qu'il s'en souvenait, cela fonctionnait plutôt pas mal ; s'arrêtant à cette façade hostile, les gens fuyaient, ne cherchant pas à creuser plus profond. Mais soit que Sheima avait compris son petit jeu soit qu'elle fut très douée dans les relations humaines, cela ne marchait que rarement avec elle et ça ne faisait que rendre Luke plus grincheux, agacé par cette gentillesse qu'elle se trimballait tout le temps. Elle était trop sucrée pour lui, trop douce, et pourtant malgré ces reproches incessants, il ne cessait d'y revenir. « T'as rien à boire, ici ? D'alcoolisé, je veux dire ? Même un de tes trucs moldus fera l'affaire. » Il ne veut pas dessoûler. Il ne veut pas revenir à la réalité, en tous cas, pas tout de suite. Sans prévenir, il se laisse glisser à côté de la jeune femme, posant sa tête sur son épaule, sa main attrapant son poignet. Il ne le dit pas, mais elle, elle sait très bien ce qu'il veut, et ses prunelles grises qui semblent attendre avec impatience sont à elles seules un aveu.
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Sheima N. Medjes
AUROR.



MessageSujet: Re: You could be the best of me, when I'm the worst of you. Mar 18 Sep - 19:28

« Joue pas les mères avec moi. Quand on voit où est la dernière en date, je doute que tu veuilles finir de la même façon. » Cette façon se tout envoyer balader, même les personnes, avait le don d'agacer l'égyptienne, mais c'était Luke et il était comme ça. Elle aurait beau user de toute sa bonne volonté et entreprendre tous les efforts du monde, elle ne pourrait pas le changer et en était parfaitement consciente. Que pouvait-elle dire ? Elle ne connaissait pas cette situation, sûrement la chance d'avoir vécue comme une moldue, elle n'avait pas eu à subir les revers qu'apportaient le monde magique. Soupirant doucement, elle porta de nouveau sa tasse fumante à ses lèvres. S'emmitouflant de nouveau dans sa couette, elle fut ravie de voir que Luke, même sous alcool, ne fit aucune réflexion sur son appartement qui était aussi grande qu'une boite à chaussures pour lui. Leurs mondes étaient totalement différents mais les deux avaient finit par s'y habituer en s'abstenant de faire des réflexions. « T'as rien à boire, ici ? D'alcoolisé, je veux dire ? Même un de tes trucs moldus fera l'affaire. » Il était impossible, comme une cause perdue et même si elle s'était dit qu'il était « sa » cause perdue, il y avait des moments, comme celui-ci, où elle avait la folle envie de le laisser tomber et ainsi arrêter de s'épuiser inutilement. Levant les yeux au ciel, elle finit par lui désigner le petit coin cuisine de son appartement, là où se trouvait des bouteilles de tékila. « Fais comme chez toi. Restes dans ta débauche mais ne compte pas sur moi pour te pleurer quand tu ne seras plus de ce monde ! » C'était plus fort qu'elle. Si elle savait qu'il était ainsi, elle ne pouvait pas renier sa nature. Elle était fidèle et protectrice envers les gens qu'elle aimait et d'une façon étrange, sa façon à elle, elle « aime » Luke. Il est son ami et même si elle pouvait prétendre le contraire, elle se mentait à elle-même, sinon, elle ne le laisserait pas débarquer chez elle, quotidiennement.

Elle le sentit alors tombé doucement et sa tête atterrir sur son épaule frêle. Depuis le moment où il avait frapper comme un dingue à sa porte, elle savait parfaitement pourquoi il était là. Il voulait abuser d'elle, de ce don qu'elle avait de l'apaiser, sans jamais penser au mal que cela occasionnait à la jeune femme. Non, il était trop égoïste pour cela. Il avait énormément de défauts, il fallait le reconnaître et somme toute, Sheima devait aimer souffrir pour traîner avec une telle personne. Elle ne fit aucun mouvement, si lui pouvait se montrer tactile avec elle, elle ne l'était que très rarement et au vu de sa réaction lorsqu'elle passa une main dans ses cheveux un peu plus tôt, elle préféra s'abstenir. Il était ivre et elle ne voulait pas le contrarier d'une quelconque manière qui pourrait faire de la casse dans son appartement. Soufflant doucement, ce n'était pas du tout l'idée qu'elle se faisait de sa soirée de fête pour son affectation aux Aurors mais après tout, Luke avait le chic pour tout gâcher en ne pensant que lui. Pourtant il était au courant que c'était aujourd'hui qu'elle devait avoir sa réponse, mais il s'en fichait comme tout ce qu'il ne connaissait pas. Sheima n'était qu'une drogue pour lui, une addiction, et la personne en elle-même ne semblait pas l'intéresser plus que ça. « Tu sais très bien que ça ne se contrôle pas. Je ne le contrôle pas. C'est pas comme ça que ça se passe et tu le sais très bien. » Et encore des paroles dans le vent, comme si l'en aurait quelque chose à faire. Tout ce qu'il voulait c'était aller mieux et la jeune femme était la seule capable de lui procurer cette sensation illusoire pour l'espace de quelques heures. Doucement et avec beaucoup de précaution, elle replia ses jambes en tailleur puis saisit la main de Luke dans la sienne. Le contact physique pouvait aider le don à se déclencher du moins c'est ce qu'elle en avait déduit depuis qu'il s'était manifester pour la première fois, il y a huit ans. Sa main touchait simplement celle de Luke. Il n'y avait ni caresse, ni même proximité réelle, ce n'était qu'un contact comme un autre qu'elle créait entre leurs deux corps. L'union du loup de la douce brebis encore vierge, la scène avait un côté satirique et l'ancienne gryffondor s'en fit la réflexion intérieurement.

« Tu sais, ça se trouve... » Elle se stoppa dans sa phrase. Elle se sentie submergée d'un coup, son corps lui procurant une chaleur intense qui lui donnait l'impression que ses joues étaient en feu. Elle sentait en elle la tristesse, la frustration, la déception, la colère. Tout ses sentiments qui n'étaient pas les siens mais ceux de Luke. Le don opérait, encore une fois, et Sheima ferma les yeux, espérant intérieurement, qu'elle ne se retrouverait pas trop amochée par cette manœuvre. Ce don était une plaie. Une bénédiction pour ceux qui en profitait mais un véritable cauchemar pour la rationnelle Medjes. On ne pouvait pas faire souffrir son corps de la sorte sans en subir les dégâts un jour ou l'autre. Elle le savait, mais malgré tout rationnalité, elle était capable de tout pour Luke Midnight.
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Luke Midnight
PROFESSEUR DE METAMORPHOSES.



MessageSujet: Re: You could be the best of me, when I'm the worst of you. Dim 23 Sep - 20:41

    « T'as rien à boire, ici ? D'alcoolisé, je veux dire ? Même un de tes trucs moldus fera l'affaire. » Que Luke soit prêt à avaler n'importe quoi d'alcoolisé, quand bien même ce serait un de ces trucs moldus qu'il abhorre, est une preuve en soi de ce qu'il ressent au fond de lui et d'à quel point il est mal. Parfois, il a honte d'y penser, mais il en viendrait presque à prier pour que sa mère meure et qu'il puisse faire son deuil, plutôt que de baser sa vie sur de faux espoirs de guérison. Mais il n'a personne à qui raconter ses choses là, personne à part Sheima qui, presque comme un miracle, comprenait sans qu'il ait même besoin de le dire. Elle était devenue avec le temps sa propre dose de crack et, dans un souci égoïste, il feignait d'ignorer ce que cela lui coûtait, à elle. « Fais comme chez toi. Restes dans ta débauche mais ne compte pas sur moi pour te pleurer quand tu ne seras plus de ce monde ! » Il a un petit sourire triste. Bien sûr qu'elle pleurerait, parce que Sheima est trop bonne. Comme beaucoup des rares personnes qui lui accordent de l'attention, Luke l'idéalise ; il la voit Sainte Madone qui soulage des douleurs. Exception faite que dans le cas de la jeune Medjes, il n'idéalise peut-être pas tant que ça. « Tu sais très bien que ça ne se contrôle pas. Je ne le contrôle pas. C'est pas comme ça que ça se passe et tu le sais très bien. » Il fronce les sourcils, ennuyé. Elle ment, c'est sûr. Elle ment comme mentait sa sœur Janna quand elle jurait ses grands dieux qu'elle ne pouvait pas lui retirer le mauvais œil qu'elle lui avait lancé. Sheima ne voulait pas l'aider. Il allait le lui balancer dans les dents lorsqu'elle attrapa sa main entre les siennes, un contact anodin qui eut tout de suite le don d'apaiser Luke, preuve en était que beaucoup se passait dans sa tête.

    « Tu sais, ça se trouve... » Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase que, déjà, une intense chaleur l'envahit, comme lorsque vous mourrez de froid et que soudain la perspective d'un bon feu vous réchauffe instantanément. Il eut un sourire béat, fermant les yeux quelques secondes comme, déjà, il sentait, sa colère, sa déception, sa frustration l'abandonner et se déverser en Sheima, comme le fleuve dans la mer. Au fur et à mesure que son don opère, il se sent submergé par une immense fatigue, de celle qui vous soulage. Il retire doucement sa main de celles de la jeune fille, si calme qu'il ne bouge plus qu'avec grâce et douceur tout à coup, aussi vierge et innocent qu'au jour de sa naissance. Il sourit, comme déjà, il rampe sur le sofa pour se rapprocher d'elle et se lover dans ses bras, sa tête venant trouver sa place au creux de son épaule et ses bras l'entourer. C'est alors que son visage vient se nicher dans son cou qu'il ronronne. « Ça m'apaise de te toucher, Sheima... » Il reste immobile quelques minutes, juste le temps d'endormir sa vigilance et que, pleine de pitié comme elle est, elle ait renoncé à le repousser, puis sa main gauche remonte dans la nuque de la jeune fille et l'attire contre lui, comme déjà il dépose un baiser chaste sur son menton, esquisse un léger sourire qui indique bien qu'il n'est pas près de s'arrêter là et effleure ses lèvres des siennes. Oui, ça l'apaise de la toucher, a-t-il dit.
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Sheima N. Medjes
AUROR.



MessageSujet: Re: You could be the best of me, when I'm the worst of you. Dim 23 Sep - 21:28

Il y avait beaucoup de mal en Luke Midnight, Sheima pouvait le ressentir. Toute cette colère, cette frustration, cette incompréhension, n'étaient pas les sentiments de la toute jeune Auror mais ceux de l'ancien serpentard au cœur meurtri, et ce quoi qu'il en dise. Bien qu'elle se mettait en danger, Sheima l'acceptait pour pouvoir l'aider, car il y avait quelque chose de brisé chez lui qui la touchait au plus profond de son être. Elle sentait une immense chaleur s'infiltrer dans son corps au vu des secondes qui défilaient lentement. Une fatige physique pesait sur chacun de ses muscles, de ses ligaments, comme si ce dernier allait se briser d'un instant à l'autre. Fermant les yeux, elle attendait que ça passe, priant intérieurement de ne pas se sentir trop amoindrie. Tout à coup, la chaleur disparue mais pas la fatigue, laissant la belle égyptienne dans un état léthargique, ne sachant plus très bien ou elle était et se sentant sans la moindre force. Elle sentie au loin Luke se rapprocher d'elle et se lover contre son sein, mais tout cela lui semblait si lointain qu'elle l'entendit à peine lorsqu'il lui dit « Ça m'apaise de te toucher, Sheima... ». Quelques minutes s'écoulèrent, où ils restèrent ainsi en position, sans que l'ancienne gryffondor ne sache réellement combien de temps s'était écoulée. Elle était fatiguée, même exténuée. User de ce don, c'était aller au delà de ses limites, un peu plus, à chaque fois. C'était dangereux pour sa santé, mais Luke comme elle, préféraient oublier ce détail lorsqu'ils se retrouvaient ensemble pour ce petit rituel. Cependant, ce n'était définitivement pas pour les mêmes raisons, mais la jeune Medjes avait apprit à faire avec. Elle aimait Luke, il était son meilleur ami et elle avait ce défaut qui était de toujours gommer ses défauts de par son affection envers le professeur de métamorphose.

Elle sent une main se lover dans sa nuque, à la racine de ses cheveux, et son visage se retrouve proche de celui de Luke. Trop proche aurait-elle pensé en temps normal, mais dans l'état dans lequel elle se trouvait, son cerveau marchait au ralentis et elle avait du mal à comprendre ce qui était en train de se passer. Il ne s'était jamais rien passé entre eux, il n'avait jamais fait d'avance à la jeune femme et elle ne s'en était jamais offusquée car ce n'était pas ce qu'il y avait entre eux, de toute façon. De plus, Sheima était beaucoup trop timide et honteuse de son physique pour qu'elle puisse penser attirer quelqu'un comme Luke Midnight, ou tout autre garçon à dire vrai. Les lèvres du brun vinrent se déposer sur le menton de la propriétaie des lieux. Elle se laissa faire, pensant que c'était sa façon de la remercier. Les moments tactiles n'étaient pas très répétés entre eux, mais s'il en avait besoin, elle était prête à faire un effort. De plus, il connaissait les principes et valeurs de l'Auror. Elle voulait connaître l'amour, elle voulait trouver un homme qui l'aime, qui lui trouverait des qualités, qui serait l'inverse de son père qu'elle détestait pour n'avoir jamais voulu d'elle. Elle attendait quelque chose que Luke ne voulait pas, ses aspirations étaient autres, et les deux amis avaient toujours su respecter les choix de l'autre en n'allant jamais au delà de ces dernières. Pourtant, elle eu son premier prototype de baiser, en cet instant bien précis. Un sourire aux lèvres, il avait effleuré les siennes. Que faisait-il ? C'état la question qu'elle était en train de se poser, et d'un autre côté, elle ne se retira pas tout de suite, répondant maladroitement à ce baiser volé. Ce moment d'égarement ne dura que quelques instants, et la jeune femme récupérait doucement ses esprits. « Arrêtes, ce n'est pas bien... » Leurs lèvres se touchèrent à nouveau, et elle sentie la main de Luke se perdre dans l'immensité de ses cheveux d'un noir de jais. Le repoussant au niveau du torse, elle rapprocha ses jambes de son buste, dans une position de fermeture. Rabattant la couette sur elle, elle posa son regard sur Luke. « Pourquoi tu cherches à me faire du mal ? T'as donc pas un minimum d'affection pour moi et ne pas vouloir me briser le cœur si ce n'est la santé avec les faveurs que je t'accorde déjà ?! »

Elle soupira doucement. Elle avait aimer ces baisers, mais elle gardait bien de l'avouer à Luke, ou même de se l'avouer à elle, réellement. Elle ne voulait pas renoncer à ses valeurs pour lui, car elle savait que cela ne mènerait jamais nul part. Ils étaient beaucoup trop différents, élevés dans des mondes opposés. Leurs valeurs et leurs morales n'avaient rien en commun. Cette association était déjà d'une étrangeté énorme alors qu'elle n'était qu'amicale, donc mieux ne valait-il pas pousser le vice plus loin que ce qui existait déjà entre ceux deux là.
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Luke Midnight
PROFESSEUR DE METAMORPHOSES.



MessageSujet: Re: You could be the best of me, when I'm the worst of you. Mer 21 Nov - 10:36

    « Ça m'apaise de te toucher, Sheima... » Il le pense, dans son for intérieur, même si là tout de suite, il pense surtout à achever de se relaxer d'une façon plus... physique. Après tout, jusqu'à preuve du contraire, on a encore rien inventé de mieux pour s'endormir et ne plus penser à rien. C'est vrai qu'avec Sheima les choses n'ont jamais été comme cela entre eux, allez savoir pourquoi les moindres contacts physiques qu'il avait pu avoir avec elle avaient toujours été chastes et bon enfant. Jusqu'à ce soir. « Arrêtes, ce n'est pas bien... » Mais si, au contraire... Il ne l'écoute pas et insiste, habitué à faire craquer les gens de cette façon. Toutefois, Sheima se drape dans sa vertu et le repousse, se refermant comme une huitre, entourant ses genoux de ses bras en une attitude clairement défensive, achevant de se protéger avec la couette qu'elle rabat sur elle. « Pourquoi tu cherches à me faire du mal ? T'as donc pas un minimum d'affection pour moi et ne pas vouloir me briser le cœur si ce n'est la santé avec les faveurs que je t'accorde déjà ?! » Il esquisse une moue ennuyée comme il sait qu'elle a raison, bien sûr, et que même si elle lui cède, il n'ira pas plus loin avec elle. Tout ce qu'il aura réussi à faire, en somme, aura été de briser leur semblant d'amitié pour une nuit de réconfort qu'il aurait aussi bien pu trouver auprès de quelqu'un d'autre. Et puis, il y a comme une prise de conscience comme ses prunelles captent ses yeux à elle, empreints de reproches. Après tout, c'est vrai, ils ont une « amitié » un peu étrange, majoritairement basée sur son intérêt à lui, et elle semble s'en accommoder quand elle devrait se révolter contre cette façon qu'il a de toujours tirer profit d'elle sans rien offrir en retour. Il baisse les yeux, presque honteux sur le coup, et c'est un fait suffisamment rare chez un Midnight pour être mentionné. « Je... » Il esquisse une moue ennuyée comme il aimerait faire plus pour elle, lui rendre en tous cas un minimum de ce qu'elle lui donne. Sans doute cet apaisement qu'elle lui a procuré agit-il sur ses pensées et l'adoucit-il considérablement, en tous cas Sheima sera bien une des seules à pouvoir se vanter d'avoir vu ce visage là de Luke ; le môme fragile planqué sous le visage de l'insolence et du vice. « Tu sais, j'ai... j'ai un appartement à deux pas d'ici. Il est bien plus grand et plus... accueillant que celui-ci. Je pourrais te le do... » Il s'interrompt, bien conscient qu'avec son esprit d'indépendance, la jeune fille ne voudra pas de sa charité, alors il se rattrape presque aussitôt. « ...te le louer ? » Typique de Luke, ça, proposer beaucoup quand elle ne demanderait sans doute pas plus qu'un merci et un peu de considération de sa part ; réaction typique des enfants de riches pour lesquels l'argent achète tout. Pour l'instant, personne ne lui a démontré le contraire alors pourquoi changer de méthode. Il relève la tête vers elle, un air contrit sur le visage, comme il sait qu'il va abuser de sa gentillesse à nouveau. « Est-ce que je peux dormir ici, ce soir ? J'veux pas être tout seul chez moi... » Certes, seul chez lui, Luke ne l'était jamais vraiment mais on ne pouvait pas compter les domestiques comme une vraie présence, pas vrai ? Il lui sert son regard le plus innocent et le plus enfantin, sans douter une seule seconde qu'elle ne craque.
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Sheima N. Medjes
AUROR.



MessageSujet: Re: You could be the best of me, when I'm the worst of you. Mer 21 Nov - 22:04

« Je... » Ce n'était pas grand chose, mais pour la jeune femme, cela voulait dire beaucoup. C'était, probablement, la première fois qu'elle sentait que ce qu'elle avait dit avait touché l'ancien serpentard qui lui faisait face. Lui, qui, d'ordinaire, avait l'habitude de se sortir de n'importe quelle situation par un simple tour de passe passe ou bien un sourire enjôleur, affichait une moue contrite qui trahissait le semblable de malaise qu'il pouvait ressentir suite aux paroles prononcées par l'ancienne gryffondor. Impassible, la belle Medjès n'étais pas peu fière de l'effet qu'elle avait produit chez l'héritier Midnight ; effet qu'elle savait rare, voir impossible à se réaliser. « Tu sais, j'ai... j'ai un appartement à deux pas d'ici. Il est bien plus grand et plus... accueillant que celui-ci. Je pourrais te le do... » L'Auror fronça les sourcils. Elle savait très bien ce qu'il voulait dire, mais au vu de son arrêt précoce dans sa phrase, il savait, de son côté, que jamais elle n'accepterait. Elle n'était pas du genre à faire la charité ou à se plaindre de sa situation, elle savait que l'argent n'était pas quelque chose de primordial dans la vie au contraire de Janna, effigie humaine du snobisme. « ...te le louer ? » Mais comme cela, la proposition ne l'intéressait pas. Mais elle était contente de l'effort que Luke venait de produire. La plupart du temps, leurs façons de vivre était sujet de discorde et de débat jusqu'au petit matin, chacun campant assidûment sur ses positions, interdisant à leurs esprits de s'ouvrir. Elle se contenta de refuser par un signe négatif de la tête, mais déjà, elle ne lui en voulait plus. Certains dirait qu'elle est faible, d'autres qu'elle est généreuse ; au fond, c'est juste que Luke reste Luke et qu'elle ne pourra jamais le changer. Sachant cela, elle tente juste de tempérer le caractère du jeune homme.

Toujours recroquevillée sur elle-même dans une extrémité de son canapé, elle ne cessait de fixer Luke. Il y avait tant de questions qui chamboulaient son esprit. Bien sûr, il ne devait pas s'en douter une seule seconde. Il avait connu tant de filles dans ses expériences sexuelles que comment pouvait-il imaginer qu'un seul, aussi petit et anodin soit-il, baiser allait ébranlée l'ancienne élève de Poudlard. C'était un sujet qu'elle n'aimait pas abordé avec lui, avec personne d'ailleurs. Elle savait qu'elle n'était pas normale, du haut de ses vingt-trois ans, à n'avoir jamais couché avec personne, à n'avoir eu son premier baiser que ce soir, offert par son meilleur ami, complètement saoul et euphorique. « Est-ce que je peux dormir ici, ce soir ? J'veux pas être tout seul chez moi... » Sortant de ses pensées, elle reprit le fil de l'action qui se déroulait devant ses yeux. Ce n'était pas la première fois qu'il lui faisait une proposition de ce genre. Bien au contraire, nombreuses étaient les fois ou le riche héritier s'était effondré, dormant profondément, dans le canapé de la fille déshéritée. Et malgré le fait qu'elle n'était pas très enchantée ce soir, l'esprit complètement retourné, elle était bien incapable de résister à cette moue qui lui adressait. Il avait l'air d'un enfant sage et innocent, qui avait besoin d'être protégé, et jamais elle ne pourrait envisager de ne pas lui offrir le gîte et le couvert lorsqu'il lui formulait la demande. « Bien sûr que tu peux. Je vais te préparer le canapé. » Accompagnant le geste à la parole, elle décroisa ses jambes et se leva avec grâce du canapé pour aller dans sa chambre ou se trouvait les draps. Quelques minutes plus tard, elle était de nouveau dans la pièce. Sommant Luke de se pousser du canapé, elle le déplia pour le mettre en lit, et s'appliqua à mettre les draps de manière moldue. Tirant bien aux quatre coins, elle aimait quand les lits étaient parfaitement faits. Une obsession qu'elle avait depuis l'enfance et qui ne l'avait jamais quittée. Alors qu'elle terminait, elle releva la tête, rejetant d'une main ses longs cheveux bruns qui lui étaient tombés devant les yeux. « Pourquoi est-ce que tu as fait ça ? Enfin... Je sais pas. C'est.. En fait... Oh puis, non, laisse tomber. »

Une fois le lit fait, elle plaça les oreillers ainsi que la couette. S'asseyant de nouveau dessus, elle ne s'étala pas, restant dans son coin, et s'empara de nouveau de sa tasse de thé qu'elle porta à ses lèvres. Parfois, elle lançait des regards en coin à Luke, comme une petite fille curieuse qui mourrait d'envie de poser une question indélicate. Finalement, elle décida de demander quand même, peu importait si ce n'était pas correct et surtout si elle allait passer pour une idiote. « C'était la première fois. J'ai toujours pensé que ce serait quelque chose de spécial que de créer un lien comme ça avec une autre personne. Est-ce que les gens se servent-ils toujours de l'affection pour atteindre leurs buts ? » Qu'elle était naïve la jeune femme de vingt-trois ans qui faisait face au professeur de métamorphose. Elle croyait encore en l'amour, au frisson que ce sentiment provoquait. Ce qu'elle avait lu dans les livres, vu dans les films, la faisait rêver. Elle aussi, un jour, quelqu'un l'aimerait de telle façon qu'il voudrait lui prouver, un peu plus chaque jours, que malgré ses défauts, elle était parfaite à ses yeux. Toutefois, pour arriver à cela, il faudrait qu'elle commence à avoir confiance en elle pour pouvoir s'ouvrir aux autres. « Je... Je sais que je ne suis pas très belle, que je ne m'habille pas bien, que je ne me maquille pas souvent et que je ne porte pas de bijoux qui pèse trois kilos d'or autour du cou... Je sais aussi que mon appartement est aussi modeste que je le suis... » Elle s'arrêté pour sourire et étouffé un rire. Luke avait passé tellement de temps a critiquer tous les recoins de cet appartement, que c'était là une belle fleur qu'elle lui lançait. Ce serait la seule fois où elle ne dirait pas, butée comme elle est, que son appartement était parfait, autant qu'il en profite. « Mais je pense qu'au fond, chacun trouve chaussure à son pied, non ? » Silencieuse, elle était curieuse de connaître l'avis de son ami.
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You could be the best of me, when I'm the worst of you.

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