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Décès d'un père.

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Emìr Jawhari
GERANT DU SOUK DE KDHIM.



MessageSujet: Décès d'un père. Dim 9 Sep - 7:44


SELIM, TAHIR JAWAHRI.


AYESHA, SUANA JAWHARI.


« Selim ? Mais qu'est ce que tu fais là ? » S'écria Emìr, surpris, en refermant la porte du bureau de son – ancien – directeur de Service. Devant lui, il y avait un homme massif, la peau dorée, le crâne chauve, et des sourcils fins, mais d'un noir sans pareil. Son regard était larmoyant. On vit un sourire passer quelques instants sur son visage sérieux, avant de poser sa main sur l'épaule d'Emìr, tandis que de l'autre, il défaisait son keffieh. « Tu as fini ce que tu avais à faire ? » Dans le ton de sa voix, Emìr perçut un tremblement qu'il n'avait jamais entendu chez un homme de son entourage. Mais ce tremblement lui mit la puce à l'oreille. C'était le même ton de voix qu'il avait eut, la première fois qu'il dut annoncer le décès d'un de ses patients à sa famille restée dans la salle d'attente. Le visage d'Emìr devint blême, tandis qu'il suivait Selim qui le tirait au dehors. « Oui, oui... J'viens d'avoir mon dernier entretien, je démissionne. » « Oui, ta mère m'a mit au courant. » Selim lui lança un regard sans équivoque. Emìr se passa une main sur la tempe, tandis qu'il prenait son courage à deux mains pour reprendre la parole. « Mais qu'est-ce qui se passe, Selim ? » « Pose pas de questions, et viens. » Selim avait resserré son étreinte sur son bras, comme pour le dissuader de reprendre la parole. Les portes de Sainte Mangouste s'ouvrirent une dernière fois devant Emìr, et à peine eut-il le temps de franchir les vitres, que Selim transplana, lui au bras.

Fsssssssssssssssssh !

Dans une rafale de vent, ils réapparurent. Les capes leur tapèrent les talons, tandis que Selim retirait son keffieh. Emìr plissa rapidement les yeux, ébloui par le soleil. Un soleil qu'il ne connaissait pas. La chaleur était pesante, presque hostile. Devant lui, d'étranges murs d'une architecture qu'il n'avait encore jamais vu lui faisait face. Il se retourna pour voir Selim partir. Emìr pressa le pas pour le rattraper, tandis qu'ils arpentaient les rues d'une ville qui lui était encore inconnue. « On est où ? » « Istanbul. » « Qu'est-ce... » « Pose pas de question. » Il lui avait répondu en arabe. Dans un arabe qu'il n'entendait que très peu. Il n'avait pas d'accent, il n'avait pas un jargon particulier, si ce n'est celui d'un homme de lettres, ayant passé des années à l'université, derrière un pupitre, à apprendre une langue maternelle dans tous ses fondements, n'omettant aucun recoin. Son ton de voix semblait cérémonieux, différent de celui qu'il lui connaissait. Emìr comprit, sans réellement y faire attention, qu'à partir de là, il ne parlerait qu'en arabe.

Marchant dans les rues d'Istanbul sans savoir où ils allaient, Emìr avait retiré sa cape, retrousser les manches de sa chemise blanche, et suer à grosse gouttes. Le soleil leur tapait le visage avec force, et à vu de nez, il devait être pas loin de 15h. Selim semblait imperturbable. Tournant, retournant, il se dirigeait comme si c'était lui qu'avait dessiné la ville. Maudissant son aîné, Emìr ne vit pas Selim s'arrêtait tout à coup, devant la porte d'une résidence d'une rare beauté. La porte était finement travaillée dans du fer, on voyait une fontaine au centre de la petite cours particulièrement fleuri. Près de la fontaine, il y avait sa sœur, Farah, dans une délicate robe blanche, qui jouait avec quelques pétales de fleurs. Elle semblait triste, ses joues scintillaient, comme si elle avait pleuré pendant des heures. Emìr saisit le bras de Selim, le forçant à se retourner, alors que Farah levait son visage vers eux au son de la porte de fer forgée sur ses battants. « Quoi ? » « Qu'est-ce... » « Ton père est mort. » Le regard de Selim se fit d'une dureté de fer. Emìr lâcha Selim, l'air ailleurs, comme si, d'un coup, il avait été sortit de son corps, comme anesthésié.

Selim leva sa main à la hauteur du visage d'Emìr, et il claqua des doigts, provoquant un sursaut de la part d'Emìr. « Bon, tu viens ? » « Ou-oui. » Selim s'avança dans la cours, s'approchant de Farah qu'il enlaça d'un bras, avant de déposer un baiser sur sa joue. Il continua sa route, laissant cette dernière, seule, face à Emìr, qui avançait comme si il marchait sur des œufs, les yeux plein de larmes. Farah se leva, s'approchant de son frère, avant de l'enlacer dans ses bras. Elle éclata en sanglot, tandis qu'il l'enlaçait à son tour, lui caressant les cheveux, tout en l'embrassant sur la joue, comme pour lui donner du courage. Un courage, qui lui faisait également défaut, malgré ce qu'il voulait bien montrer. Mais c'était lui le grand frère, c'était donc lui, le chef de famille désormais. Il serra les dents, refoulant un sanglot, avant de s'écarter doucement de sa sœur. Cette dernière fit glisser l'une de ses mains dans l'une des siennes, puis, elle le guida à travers la bâtisse.

Malgré la douleur et la tristesse qui émanait de toute part, comme si la maison elle-même était en deuil, accompagnant la famille Jawhari, Emìr ne pouvait s'empêcher de balayer du regard les lieux, subjugué par la beauté et la délicatesse de la décoration, mais surtout de l'architecture ottoman. Vestige d'un passé glorieux, elle semblait avoir traversé un paquet d'années que d'autres bâtisses n'avaient pas eut l'occasion d'avoir. Une douce fragrance s'élevait des jardins pour se mêler à l'odeur du café que l'on préparait dans les cuisines, puis des agrumes et des épices que l'on sentait, Emìr avait cette sensation bizarre de se sentir chez lui. S'essuyant machinalement le coin de l'œil, alors qu'une larme semblait vouloir perler, il suivit Farah qui pénétrait dans une pièce sombre, où l'on entendait quelques chuchotements, et malgré la chaleur des environs, lorsqu'il entra à son tour dans la pièce, il fut frigorifié.

Tariq était adossé contre le mur, en face de lui, dans l'ombre. Son regard était plein de tristesse, mais son visage restait fier, inébranlable. Sa mère portait un voile noir, autours de ses cheveux, elle était assise au côté du lit, et tenait la main de son fidèle mari. Selim se tenait au pieds du lit, les paumes tournées vers les cieux, priant en arabe. Emìr ne porta pas tout de suite le regard sur le corps de son père. Il lança un regard fuyant vers sa sœur qui se couvrit les cheveux à son tour. Elle cligna des yeux, lui faisant comprendre qu'il n'était pas le seul à vouloir prendre les jambes à son cou, et s'éloignait le plus possible de cette réalité pas si enchantée, et magique qu'il l'aurait pensé. Sorcier mon cul, la mort vous guette au tournant. Pourtant, il savait cela, l'ayant côtoyer de plus ou moins près lorsqu'il était guérisseur. Mais comme tout le monde, il n'avait jamais pensé qu'un jour ça puisse le toucher lui.

Finalement, il s'approcha de sa mère qui se leva doucement. Elle l'entoura de ses bras, restant digne. C'est à ce moment là qu'il trouva le courage nécessaire pour porter un regard vers le corps de son père. Mais son courage se désintégra comme château de sable au vent. Une détresse sans nom lui prit les entrailles, des tremblements qu'il ne pouvait contrôler, il sentit ses jambes se briser sous son poids. Alors comme un seul homme, Selim et Tariq bondirent, aidant leur mère à soutenir le poids d'Emìr. Blême, livide, l'âme vide de joie, Emìr manqua de s'évanouir tant la douleur qui oppressait son cœur était forte. Farah fit apparaître un fauteuil d'un claquement de doigt, et ils le déposèrent dessus. Selim le poussa vers le lit, alors qu'on pensait la vie avoir quitter les membres du corps de l'aîné. Tariq lui pressa l'épaule avec force, lui témoignant sa douleur, mais aussi son réconfort. Alors, il leva doucement sa main, et saisit celle de son père.

Elle était froide. Elle était... C'était... Indescriptible. Un froid pas réellement froid. Un froid inhumain, un froid particulièrement horrible, tant sur un plan mental que sur un plan physique. Le corps sans vie de son père ne semblait pas avoir abriter la vie ne serait-ce qu'un jour tant il était méconnaissable sans ses traits de visage profondément marqués par ses sentiments, par ses émotions. Emìr avait cette impression de voir comme une poupée de cire à l'effigie de son père allongée sur le lit, là. Une larme roula sur sa joue dorée. Tout le monde était là, tout autour d'Isham. Pourtant, il ne s'était jamais sentit aussi seul qu'en ce moment précis.

[…]

Enveloppé dans un linceul blanc, et immaculé, c'était à peu près la seule chose dont il se souvenait de l'enterrement de son père, sur les terres de ses ancêtres. C'était peut-être à cause de ça qu'il ne focalisait que cette information. En effet, d'après son père, d'après sa mère, leur famille était originaire du Pakistan. Pas de Turquie. Autant vous dire qu'en quinze jours, cette information avait soulevé pas mal de questions sans réponses. Sa mère avait gardé le silence, et n'était sortit que très rarement de sa chambre. Tariq, quant à lui, semblait être le seul à vouloir aller de l'avant. C'est sûrement grâce à lui, d'ailleurs, qu'Emìr et Farah avaient pu retrouver des traces de joies, avec quelques éclats de rire dans les rues d'Istanbul. Mais lorsque chacun se retrouvait seul, la tristesse les gagnait rapidement pour les laisser mélancolique. Et ce n'était pas Selim qui allait les aider. Il ne cessait de passer en coup de vent, ne restant pas plus d'une heure ou deux dont la majeur partie du temps était consacrée à leur mère, dans sa chambre. A plusieurs reprises, ils avaient tenté d'écouter ce qui se disait, mais aucun son ne passait. Et la rare fois où ils purent entendre des brides de conversations, ils ne comprirent pas tout : Un dialecte, visiblement, que les enfants ne connaissaient pas, bien entendu.

Ce jour-là, la douleur dans l'âme au point d'avoir un gène physique, Emìr s'était dirigé vers le hammam privé de la résidence. Vêtu d'un simple tissus fait exprès pour les lieux avec sa baguette magique dans sa main, la chaleur des lieux, ainsi que la vapeur de l'endroit l'étouffèrent sur le coup. Puis, peu à peu, alors qu'il avançait doucement vers l'intérieur de la pièce, il finit par s'échouer sur un banc de bois, contre un mur. Il ne lui fallut pas longtemps avant de suer à grosses gouttes. Pas déranger pour le moins du monde, il brandit sa baguette magique vers le brasero devant lui, et lança un jet d'eau afin d'attiser la vapeur. Cette dernière s'éleva dans les airs avec panache. Regardant cette dernière s'élevait en l'air, puis se dissiper, il vit l'ombre de Selim se dessinait derrière la vapeur. Ce dernier, vêtu à la même manière qu'Emìr, s'approcha de lui avant de lui serrer l'épaule de sa main. « Bonjour, Emìr. » Toujours en arabe, il s'assit à côté du fils d'Isham, qui se redressait doucement. Leurs regards se croisèrent quelques instants, puis, Selim se releva afin de s'asseoir de l'autre côté, en face de lui. « Selim. » Un hochement de tête, Emìr lança à nouveau un jet d'eau sur le brasero avant de reposer à nouveau sa baguette sur le banc, à côté de lui.

Ils se détendirent, la chaleur les faisant suer à grosses gouttes. Ce n'est que lorsqu'Emìr s'allongea sur le banc, que Selim rompit de nouveau le silence, après de longues minutes. « Ça va mieux ? » Emìr tourna son visage vers ce dernier. Il s'apprêtait à répondre qu'il avait connu mieux, lorsqu'une autre pensée traversa ses songes. « On a rien de Pakistanais, hein ? » Selim eut un petit rire. « Je me demandais encore combien de temps tu, vous, allais mettre pour me poser cette question, bien qu'elle soit rhétorique. » Emìr n'était pas dupe. Et même si la première semaine, il n'était pas sortit, celle qu'avait suivi, avait suffit par leur mettre la puce à l'oreille, à lui et à Tariq. Farah leur avait fait la remarque. Leur peau était similaire à la leur, loin d'avoir ce même grain qu'avaient les Pakistanais. Emìr chercha son regard, mais Selim semblait plus intéressé par le tissus qu'il avait enroulé autours de sa taille qu'autre chose. Finalement, il éleva ses yeux vers le plafond, un bras sous son crâne. « En effet. Disons surtout que vous n'avez rien d'hindou. » Un jeune garçon vint à leur rencontre, leur demandant si ils souhaitaient un massage. Emìr refusa, mais Selim acquiesça d'un signe de tête. Selim se redressa, invitant Emìr à se lever pour les suivre.

Ils entrèrent dans un pièce un peu plus intime. Emìr alla directement s'asseoir près du brasero, tandis que Selim s'installait sur l'espèce de lit au centre de la pièce. Le Tellik s'approcha de lui, et commença à lui masser les épaules, vers le cou. « C'est qu'une petite partie de ton histoire, Emìr. Ton père n'était pas un simple antiquaire dans une petite ruelle du chemin de traverse. C'était plus que ça. » Il soupira doucement, tête dans ses bras, avant de dire au jeune homme : « Un peu plus bas, maintenant. » Emìr ne comprenait rien. « Je comprends pas... Qu'est -ce que tu me racontes, Selim ? » « Toute la vérité. C'est bien ça que tu veux, non ? Où j'ai mal compris ta question pas si rhétorique que ça, semble-t-il. » Emìr avait cette impression bizarre d'avoir les jambes coupés net. Il sembla perdre de sa contenance sur le banc, tandis qu'il continuait de regard fixement le jeune homme massant Selim. « Mais... Et lui, c'est qui ? » « Un tellik. C'est un masseur, il fait partit des meubles. » Le jeune homme eut un sourire amusé à l'attention d'Emìr qui semblait perdu. « C'est un agent. » Il ne savait pas si il devait y croire ou pas. C'était complètement loufoque comme idée, comment son père pouvait être un agent pour une organisation mondiale ? Mais surtout pourquoi parler devant ce jeune homme ? Selim avait du forcer sur l'alcool ou quelque chose comme ça. La bouche légèrement entrouverte, l'air hagard, Emìr ne disait rien. Selim tourna la tête vers lui, attendant visiblement une réaction de la part d'Emìr. Ce dernier ne put s'empêcher de dire : « C'est une blague ? » « J'ai l'air de rigoler ? Plus bas, maintenant. » Il remit la tête entre ses bras, tandis que le jeune homme descendait un peu plus sur le dos. Selim reprit : « Enfin, on peut toujours se consoler en se disant qu'au moins tes parents étaient particulièrement bon dans ce qu'ils faisaient. » « Mes ? » Donc, sa mère ? Selim se retourna sur la table. Le Tellik continuait son massage comme-ci de rien était. « Tu veux dire que Maman est au courant ? » « Oui. »

Emìr se leva d'un bond, et sortit en courant du hammam.

[…]

Les elfes de maisons se cachaient les yeux sur son passage car voyez-vous, il ne s'était pas changé. Montant les escaliers quatre par quatre, il atteint la chambre de sa mère en quelques minutes et entra sans taper.

Dans la chambre, il n'y avait personne.

L'espace était bien décoré. Des couleurs chaudes, bien éclairés, avec un mobilier digne des plus grandes chambres des plus grands nobles ottomans. Emìr observa la pièce avant de refermer la porte derrière lui. Se dirigeant vers la coiffeuse de sa mère, il se entreprit à ouvrir les tiroirs un à un, comme pour y dénicher une preuve de ce que lui avait raconté Selim. Il ne trouva rien, mais cela ne l'empêcha pas de continuer. Levant les coussins, les couvertures, tirant et retirant les rideaux, allant jusqu'à même aller dans la salle d'eau privée de sa mère, il passa un bon quart d'heure sans rien trouver. Baguette en main, il sortit de la salle d'eau l'air tout retourné, tandis que la porte de la chambre s'ouvrait à nouveau. A son seuil, il y avait sa mère, et Selim. Ayesha le regarda quelques instants, avant de lui dire : « Tu as l'intention de t'habiller ? » Emìr posa un regard sur son corps, avant de brandir sa baguette. Quelques instants plus tard, il était vêtu, quoiqu'assez sobrement. Mais peu importait. Ce n'était que le cadet de ses soucis.

Sa mère entra dans la pièce, jetant son sac et sa cape sur son lit. Selim referma la porte derrière lui. Il était vêtu tout aussi sobrement qu'Emìr. Mais contrairement à Ayesha, et à son fils, il ne semblait pas stressé, complètement détendu. S'adossant à cette dernière, il tapota de sa main gauche le bois tout en murmurant quelques incantations. De son autre main, il lança un sortilège sur les fenêtres, puis sur la porte menant à la salle d'eau. Ayesha retira le tissus qui lui couvrait les cheveux, s'asseyant à sa coiffeuse. Emìr la regardait, avant de poser son regard sur Selim, avec l'impression bizarre qu'il se payait sa tête. Raclant sa gorge, il s'écria : « Alors, c'est vrai ? » Ayesha lui lança un regard sans équivoque à travers le miroir. Elle ne répondit pas. Pas de suite. Emìr lança un regard vers Selim qui semblait trouver ça drôle. Emìr explosa. « MAIS PUTAIN MAIS REPONDEZ ! » Selim se braqua directement, mais Ayesha l'interrompit du regard. Elle se retourna sur son tabouret, avant de répondre, maintenant le regard d'Emìr : « Oui. Tout est vrai. »

Emìr sentit la colère disparaître en un clin d'oeil. Cependant, une étrange frustration s'empara de lui. Comment réagir face à cela ? Mais surtout toutes ses questions qui se bousculaient dans sa tête ? Son amour était-il véritable ? Est-ce réellement leurs parents ? Et si c'était réellement leurs parents, jusqu'où leur avaient-ils menti ? Toutes les fondations avec lesquelles Emìr avait grandi, avait batti sa vie semblaient sur le point de s'effondrer. Il se laissa tomber dans un gros coussin non loin de la fenêtre, s'enfonçant dans ce dernier, tandis qu'Ayesha se levait doucement de son tabouret pour s'approcher de son fils. Elle semblait deviner ce qui se passait dans sa tête. Elle vint s'agenouiller à côté de lui, lui levant le menton du bout de ses doigts. Elle lui sourit quelques instants, avant de reprendre la parole : « Tu n'as pas à t'en faire, du moins, pas sur ces sujets-là, mon fils. Tu es, et tu as toujours été désiré par ton père. Et je n'ai jamais été aussi heureuse que depuis le premier jour où tu t'es blotti dans mes bras. » Emìr lui lança un regard rassuré, mais l'on percevait encore cette pointe de frustration. Ils lui avaient, quand même, mentit toute sa vie, toute leur vie. Ce fut sa seconde question. « Et Tariq ? Et Farah ? Ils sont au courant ? » Ayesha secoua la tête, mais ce fut Selim qui répondit en premier. « Ils sont peut-être de bons sorciers, mais ils ne sont pas suffisamment... Ils manquent de self-control. » Emìr lui lança un regard plein de haine, en lui envoyant d'un ton arrogant : « Et toi, t'es quoi alors ? Mon frère caché ? » Selim écarquilla les yeux, croisant le regard d'Ayesha, puis ils éclatèrent de rire. Ayesha lui tourna le visage, avant de lui embrasser le front. « Mon chéri, c'est bel et bien ton oncle, comme on te la toujours dit. » Il lui lança un regard en colère, puis il finit par sourire doucement avant de la prendre dans ses bras. Selim reprit derrière eux : « Demain, Emìr on ira discuter. Ta mère a encore deux, trois trucs à régler pour qu'on ne l'embête plus avec l'Ordre. » Selim eut un sourire, tandis qu'Ayesha murmurait : « Ton frère et ta soeur ne doivent rien savoir. » « On se retrouve ce soir, au Fragrance d'Agrumes. » Il transplana. Ayesha regarda son fils longuement, avant de se relever doucement, laissant Emìr seul.

[...]

_________________



    « CHAQUE HOMME,
    POUR PEU QU'IL SOIT DISERT ET
    QU'IL AIME LES FEMMES,
    PORTE EN LUI SES MILLE ET UNE NUITS. »


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