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Last Friday Night.

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MessageSujet: Last Friday Night. Dim 16 Sep - 13:56

Cela faisait maintenant quinze jours qu'Asphodèle était revenue de Louisiane, avec Enrique, accompagné de Diego, Cruz et Saul. Autant vous dire que Dakota avait accueilli les nouveaux venus avec un enthousiasme débordant d'amour. Entre ses cousins, sa meilleure amie et son frère, il était tellement content qu'il n'avait pas vu, du moins au début, l'état de faiblesse dans lequel Asphodèle se trouvait. Néanmoins, il comprit vite l'étendue des dégâts, et après lui avoir aménager une chambre, augmentée la chaleur de cette dernière, et mis des draps propres, il s'empressa d'aider son frère à l'étendre sur son lit. Diego avait posé son chapelet sur la poignée de la fenêtre, empêchant tout pensée négative pénétrait les lieux. En d'autres mots, personne ne pouvait y entrer autrement que par la porte, que ce soit de manière physique, mentale, ou magique. Cruz avait déposé un peu de sauges qu'il avait porté à incandescence grâce à un sortilège de combustion finement réalisé. Saul avait entreprit à masser les tempes d'Asphodèle avec de l'essence de mûres sauvage. D'après Enrique, c'était ce qu'elle aimait le mieux.

Le fils cadet des Almadovar avait veillé sur cette dernière chaque jour que Dieu fit, jusqu'à ce qu'elle n'ouvre les yeux pour la première fois, l'air reposé, mais encore fatigué. Petit à petit, il l'avait aidé à se relever, à marcher, à reprendre tout doucement son autonomie. Dans ses gestes, il y avait une douceur ambigüe, un amour qui semblait être autre chose que de la pure amitié. A plusieurs reprises, Enrique avait croisé le regard de son frère qui le regardait avec une insistance toute particulière, comme si il avait deviné que les sentiments de son petit frère à l'égard de sa meilleure amie ne soit changé après tout ce temps d'éloignement. Enrique avait remué ciel et terre pour la retrouver. Il avait fait même mieux que ça, il avait défié Dieu en lui redonnant sa nature humaine, au risque d'y trouver la mort que les fils de Caïn avaient tenté de semer pendant le rituel.

Enrique était imperturbable. Ce n'était que tard dans la nuit, lorsqu'il la regardait dormir, qu'il sentait son coeur s'emballait, jusqu'à lui faire perdre la raison. A plusieurs reprises, il avait quitté la pièce pour se rendre sur le balcon prendre l'air. Il savait très bien que son frère comprenait ce qu'il se passait. Ses regards, ses gestes de réconfort qu'il portait à son égard...

Mais cela faisait quinze jours. L'eau de la douche coulait à flot, tandis que Dakota était dans le salon, à regarder la diffusion d'un match de Quidditch de la Latino Champion Cup en Nahuatl. Enrique était dans la cuisine, remuant doucement le remède qu'il faisait quotidiennement à Asphodèle lorsqu'il entendit sonner à l'entrer. Penchant la tête pour voir si Dakota comptait y aller, il finit par reposer la louche pour y aller lui même. Son frère était tellement plongé dans son match qu'il n'entendit rien.

Enrique ouvrit donc, la porte, et là...

... William Alex Slayers. Enrique lui lança un regard plein de haine, sans rien dire, l'interrogeant presque de sa présence devant la porte. Asphodèle était là, sous la douche, se remettant tranquillement de sa convalescence. Elle n'était pas encore prête, de toute manière. En faites, elle ne le serait jamais selon Enrique. Ce connard lui avait brisé le coeur, il y a de cela sept ans, et voilà qu'il ramenait maintenant sa fraise, comme une fleur, voulant voir, sûrement, Asphodèle.

Secouant la tête, Enrique s'écarta le laissant rentrer à contre-coeur. « Mon frère est dans le salon. » Puis, Enrique le laissa en plan, retournant dans la cuisine, fulminant comme jamais.
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Asphodèle Nospheratov
ANTHROPOLOGUE
APOTHICAIRE AU MARCHE AUX TROLLS.



MessageSujet: Re: Last Friday Night. Dim 16 Sep - 18:50

Perdre son autonomie avait probablement été la pire chose qu'elle aurait pu envisager. A ce point qu'elle ne l'avait d'ailleurs pas envisagée un seul instant avant qu'elle se retrouve à Londres, dans l'appartement des Alamdovar avec toujours quelqu'un à ses côtés pour la veiller. Si dans son sommeil se sentir entourer de cette aura de bienveillance lui avait fait un bien fou, lui donnant la sensation étrange de savoir ce que c'était qu'avoir une famille à soi, au réveil son indécrottable fierté lui faisait serrer les dents chaque fois qu'elle se retrouvait dans l'incapacité de faire quelque chose seule. Surtout les premiers jours où elle fatiguait vite et s'obstinait malgré tout. Ca n'avait pas payé une seule fois et, c'est lasse et frustrée qu'elle avait décidé de se montrer plus raisonnable.

Si elle acceptait plus facilement qu'Enrique la couve d'un oeil, au bout d'une semaine, son propre état de faiblesse lui était devenu insupportable. Puis, ils avaient commencé à voir un semblant de rémission qui n'avait fait que s'affirmer au fil des jours. Si elle sentait toujours chez Enrique quelques réserves, il n'avait désormais plus besoin de la suivre l'air de rien, prêt à la réceptionner à la moindre chute de tension.

- Tu devrais aller te coucher Enrique, si tu t'endors là je ne vais pas pouvoir te porter jusque dans ton lit moi..., avait-elle suggéré un soir, les yeux clos, un demi sourire aux lèvres.

Elle était bien trop fatiguée à la fin de la journée pour pouvoir lui parler toute la nuit comme elle aurait aimé le faire, et d'ailleurs quand elle s'y essayait, elle mettait tant d'enthousiasme à la conversation qu'elle s'endormait bien souvent après moins d'une demie heure. Et puis, elle n'aimait pas qu'il la vît si diminuée même si la présence de son meilleur ami avait quelque chose de sécurisant. Peut-être était-ce simplement le fait que rien n'ait changé entre eux même après tout ce temps. Ca lui donnait l'impression qu'ils partageaient quelque chose d'impérissable et elle savait très bien que c'était un cadeau inestimable qu'une amitié pareille.

Outre Enrique, Asphodèle avait retrouvé Dakota Almadovar. Si sa relation avec lui était très différente de celle qu'elle pouvait avoir avec son meilleur ami, avec lui non plus rien ne semblait avoir bougé. Ils ne parlaient pas de William, pièce manquante du puzzle qui les auraient ramené quelques sept années auparavant, sur les quais de King's Cross. Mais ils parlaient de tout le reste avec autant d'enthousiasme que s'ils avaient à nouveau porté les blasons vert et argent de Serpentard.

Ce n'est qu'au milieu de la deuxième semaine passée chez eux qu'Asphodèle commença à retrouver sa vigueur naturelle. Pour autant ses deux chaperons ne la laissaient pas trop se surmener mais ils lui laissaient une certaine liberté de mouvement qu'Enrique avait restreint à l'appartement d'Alicante. Elle l'avait laissé imposer cela pour un temps, sachant que quelque part ça le sécurisait sans doute de l'avoir sous les yeux. De savoir qu'elle ne partait plus nulle part.

Elle était justement en train de penser à cela en prenant sa douche ce jour-là. Cette situation ne pourrait pas durer indéfiniment mais il fallait qu'elle trouve le moyen d'amener les choses en douceur pour Enrique. Se rendant compte qu'elle n'avait pas son gel douche à portée de main elle fronça les sourcils. L'instant d'après elle s'enveloppait d'une simple serviette pour prendre la direction du salon, les cheveux mouillés.

- Les gars vous n'auriez pas vu mon... Will...?

Elle stoppa net en voyant devant elle celui qui avait tellement compté. Elle le détailla sans le vouloir un bref instant. Il n'avait pas changé si ce n'était... quelque chose d'insaisissable. Le pli plus sérieux de sa bouche? Un éclair de maturité qui barrait son front sans en avoir l'air ? Cette chaîne à son cou qui disparaissait sous son t-shirt, dissimulant quelque chose là où autrefois elle avait reposé ses pensées, ses lèvres et tout son amour irrationnel et ennivrant à la fois.

Elle s'était imaginé cette scène un nombre incalculable de fois. Certaines de ces fois il revenait vers elle, la serrait fort et l'embrassait en lui demandant pardon. D'autres fois c'était elle qui fondait sur lui pour lui décocher une baffe monumentale et lui vomir tout son venin. Mais les choses ne se passent jamais comme on les a imaginées. Alors elle resta là, plantée devant la porte de la salle de bain à demi nue, ses doigts délicates serrant inconsciemment sa serviette comme si elle n'avait eu que ça au monde. Soucieuse de reprendre une contenance devant son ex, elle chercha le regard de Dakota. Comme si... comme si quoi?


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William Alex Slayers
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TRAFIQUANT DE POTIONS.



MessageSujet: Re: Last Friday Night. Dim 16 Sep - 21:17

    William était à la terrasse d’un bar au chemin de traverse en compagnie d’Hope. Cela plusieurs fois qu’il sortait avec la jeune fille et pour l’instant tout se passer bien. Il n’était pas amoureux d’elle mais arrivait à sortir avec une femme était une chose récente pour lui. Depuis la mort de Kiara, William s’était fermer à toute relation avec la gente féminine. S’il gardait son gout pour séduire, il était toutefois bien plus courant qu’il passe ses nuits seul qu’accompagnait. Voir sa petite amie mourir et revenir de l’au-delà pour devenir un cadavre ambulant l’avait sans aucun doute changé. Mais il n’était pas bon pour lui d’être éternellement en deuil et sur les conseils de Sawyer il avait fini par inviter sa voisine qu’il n’arrêtait pas de croiser et qu’il trouvait sympa. Elle était simple, tout ce dont il avait besoin.

    Cela faisait une bonne heure qu’ils discutaient, s’amusait ensemble quand un hibou vint se posait sur la table. Il le reconnu vite, c’était celui de Dak. Il décrocha le mot de la patte de la boule de plume et ce dernier s’envola. William lu le message à la va vite « Devine qui est chez moi ? » Ces mots ne firent qu’un tour dans la tête du jeune Slayers et il sut instinctivement la réponse. « Asphodèle ! » dit-il à haute voix ce qui attira l’attention de la jolie brune qui le questionna. « Un message de ta petite amie ? » lui demanda-t-elle avec un sourire, faisant un trait d’humour. A en croire l’air grave de William, Hope ne mit pas longtemps à comprendre qu’elle avait vu juste. Enfin… « Oh… » Dit-elle à regret, se disant qu’elle aurait mieux fait de se taire. « Je vois. » Un silence retentit. William repensa à la ravissante métisse aux cheveux blanc qu’il avait temps aimait par le passer et à qui il pensait très souvent. Il se rappela sa façon d’être pointilleuse, son aisance naturelle et comme c’était agréable d’être à ses côtés. Il avait tout d’un coup envie de la voir. C’était un besoin urgent, un désir qu’il devait assouvir au plus vite. Il posa son regard sur Hope et réalisa que malgré sa grande gentillesse et sa beauté, malgré leurs baisers, ils ne seraient jamais plus qu’amis.

    « Ecoute Hope… Ce n’est pas ce que tu crois, je t’apprécie, tu es une fille vraiment cool… » « Mais ? » « Mais… il faut que j’y aille et je pense qu’ils seraient mieux pour toi qu’on ne se revoie pas. Je ne vois personne à part toi, je n’ai pas d’autre petite amie. Mais je ne suis pas encore prêt à me donner corps et âme dans une nouvelle relation. J’préfère être honnête. » « Je comprends. J’apprécie » lui dit-elle avec un sourire tout en sachant qu’il allait énormément lui manquer. « J’peux juste te poser une question avant qu’tu t’en aille ? » « Oui va y. » « C’était qui ? » « Une personne qui a énormément compté. Et qui comptera toujours… » . Sur ce William attrapa sa veste, déposa un dernier baiser sur les lèvres de Hope et transplana jusqu’à l’appartement de Dakota.

    Quand William entra dans l’appartement il tomba sur Enrique qui lui adressa un regard noir. Malgré tout il le laissa entré. « Mon frère est dans le salon. » « Ce n’est pas lui que je suis venu voir » dit-il simplement. Puis il la vit… « C’est elle… » « Les gars vous n'auriez pas vu mon... Will...? » William ne pût que sourire. C’était non voulut mais les mots « mon Will » lui mirent du baume au cœur. « Je suis là » dit-il en souriant d’un ton rassurant, ne la quittant pas des yeux. Il était encore plus belle que dans ses souvenirs. Il avait envie de courir la serré dans ses bras pour aller l’embrasser mais ce genre de chose n’arrive que dans les films… Alors il restait là, attendant qu’elle vienne lui décocher une baffe monumentale et lui vomir tout son venin, comme il se l’était imaginé un millier de fois, et comme il l’avait mérité…


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Dakota Almadovar
AUROR MEXICAIN.



MessageSujet: Re: Last Friday Night. Jeu 20 Sep - 12:13

Même Dakota qui était scotché devant son match de Quidditch, son fils assis à côté de lui, comprit qu'il se passait quelque chose lorsqu'il vit son frère retourner dans la cuisine, la colère dans chacun de ses mouvements. C'était une colère particulièrement haineuse, voir meurtrière. Il posa son regard sur James, posant ainsi sur ses genoux un saladier plein de cochonneries que Yuki n'aurait sûrement pas apprécié si elle avait vu Dakota en donnait autant à son fils, avant de se redresser doucement.

« William ?! Mais tu aurais au moins pu me répondre ! » Dakota, quand il lui avait envoyé, ces mots, n'aurait jamais pensé que ce dernier s'inviterait ainsi, sans même leur annoncer leur visite, ni même se renseigner sur l'état de santé d'Asphodèle, ou n'importe quoi d'autres. Enrique était en colère, il le voyait du coin de l'oeil. Dakota le comprenait, et bizarrement, le fait qu'il n'est pas prévenu, qu'il n'est rien dit, qu'il se soit ramener comme ça, sans même avoir répondu, l'énervait aussi. Il aurait aimé pouvoir préparer son frère, et Asphodèle, au retour de William. Après tout, il avait été celui qui avait mortellement blessé la métisse au cœur.

Enrique s'approcha de l'entrée, et il claqua la porte. Asphodèle apparaissait dans le couloir. Dakota se sentit mal. Il aimait beaucoup William, mais il était du côté d'Asphodèle. Il n'aurait jamais du la quitter, même si... Non. Même sa raison était mauvaise. Que devait-il dire ? Le congédier ? Asphodèle semblait perdu.

« T'as qu'à prendre mon gel douche. James a joué avec le tiens dans son bain, et il l'a vidé dedans. » James poussa un gloussement de victoire. Visiblement, le Mexique venait de marquer dix points de plus. « Sérieusement, William, le savoir-vivre aurait été de me répondre, de me demander si tu pouvais venir maintenant. J'ai fais une erreur, je t'ai jugé trop responsable, pardon. » Il secoua la tête, blasé. Dakota posa son regard sur Asphodèle, l'air désolé. « Je pensais que tu aurais besoin de le voir pour te guérir la seule blessure que nous n'avons pas pu te soigner. Si jamais il t'emmerde trop, tu m'appelles, et je le fous dehors. » Il reposa son regard sur William, et il lui dit, le ton plein de menace. « Toi, attention. » Il se retourna, et alla s'asseoir près de son fils qui lui raconta tout de suite ce qu'il avait manqué, l'air super enthousiaste.

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    PERFECTION HAS A NAME ?
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William Alex Slayers
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MessageSujet: Re: Last Friday Night. Jeu 20 Sep - 12:44

    « William ?! Mais tu aurais au moins pu me répondre ! Sérieusement, William, le savoir-vivre aurait été de me répondre, de me demander si tu pouvais venir maintenant. J'ai fais une erreur, je t'ai jugé trop responsable, pardon. » A vrai dire William n’y avait même pensé. Peut-être que pour Dakota il s’agissait d’un manque de sérieux, une preuve que le jeune Slayers était irresponsable. Lui voyait les choses différemment… Mais à quoi Dakota s’était-il attendu ? A ce qu’il réponde gentiment à son hibou et attende bien gentiment et patiemment une réponse, alors que Dakota lui parlait d’une femme qui avait compté pour lui et que pendant longtemps il avait cru morte ? Même Enrique n’aurait pas réagit ainsi et pourtant il était bien plus calme que Slayers. De plus Dakota était mal placer pour lui faire des reproches si on comptait le fait que durant sa jeunesse il était aussi impulsif que lui, voir plus. Il s’était calmé avec la naissance de son fils mais William restait persuader qu’au fond, Dak resterait toujours le même.

    Son meilleur ami lui demandait de ne pas débarqué comme une fleur. Dans un certain sens, il n’avait pas tord, il aurait pût prévenir, ça ne se faisait pas. Dans un autre sens William avait toujours pensait qu’il était chez Dak comme chez lui, qu’il pouvait débarquer à tout heure car c’est ce qui faisait la différence entre un simple ami et un meilleur amis, les meilleurs amis n’avaient pas besoin de faire des ronds de jambes. Si Dak avait débarqué à 3h du mat chez lui parce qu’il avait un problème, William ne lui aurait sans doute pas sortit : « Oh putain tu fais chier, j’dormais merde ! » Non, il aurait fermé sa gueule, il aurait écouté ce que son pote avait à lui dire, peu importe qu’il ait prévenu ou non et qu’il soit 3h du mat. Après Dakota avait des responsabilités vis-à-vis de James, ça il le comprenait mais sa venue n’avait pas pour but de faire scandale, d’énerver Enrique ou quoi que se soit. Tout ce qu’il avait voulu c’était la voir. Il ne pouvait pas attendre qu’un stupide hibou revienne pour lui donner la permission de réaliser un rêve qu’il avait longtemps eut...

    « Woé bon t’a pas tord. J'aurais pas dût sécher les cours de civilité à Poudlard. J’peux venir maintenant ? » lui demanda-t-il avec malice, un petit sourire au coin des lèvres, bien qu’il était trop tard pour demander cela.

    {Oui je sais j'ai grillé le tour d'Aspho mais j'étais inspiré I love you }

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Asphodèle Nospheratov
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MessageSujet: Re: Last Friday Night. Jeu 20 Sep - 17:45

Asphodèle sentit bien qu'il y avait comme une tension entre Dak et William. Autant pour Enrique les choses n'auraient pas pu se passer autrement, mais Dak? Elle n'imaginait pas quelle genre de dispute de mecs pouvait bien les opposer cette fois. A vrai dire elle avait manqué beaucoup trop d'épisodes pour pouvoir deviner et depuis son retour, elle n'avait pu que constater à quel point Dakota avait mûri ce qui ne faisait que brouiller un peu plus les pistes pour elle.

« T'as qu'à prendre mon gel douche. James a joué avec le tiens dans son bain, et il l'a vidé dedans. »

Asphodèle haussa un sourcil. Elle ne comprenait pas ce que James avait bien pu trouver d'amusant dans un gel douche, ni quel était l'intérêt de jouer dans son bain. En fait, elle ne comprenait pas les enfants de manière générale mais elle imaginait que c'était le genre de chose qu'on admettait jusqu'à un certain âge puisque Dak' avait laissé son fils faire. Dans ce genre de moment, elle mesurait à quel point elle aurait fait un piètre parent si elle avait ne serait-ce qu'envisagé d'en devenir un un jour. Elle sourit à James parce qu'elle avait remarqué qu'il avait l'air d'apprécier qu'elle fasse ce genre de choses et ne fit plus grand cas de cette histoire de gel douche.

Pour tout dire, la présence de William avait supplanté plus ou moins le reste de ses préoccupations du moment. Dakota se remettait à rappeler à l'ordre William sur sa façon de faire irruption. Si sur le fond elle était d'accord pour dire qu'il était inapproprié de s'inviter chez les gens comme ça, elle ne comprit pas la réaction du latino (qui l'avait toujours habituée à des philosophies du style "mi casa es su casa", "tu viens quand tu veux", "t'sais t'as pas besoin de demander Asphodèle...", jusqu'à ce qu'il ne se retourne vers elle et ne justifie:

« Je pensais que tu aurais besoin de le voir pour te guérir la seule blessure que nous n'avons pas pu te soigner. Si jamais il t'emmerde trop, tu m'appelles, et je le fous dehors. »

Elle releva le menton comme à son habitude quand elle ne voulait pas montrer qu'on venait de toucher à un point sensible. Elle était beaucoup trop fière pour admettre publiquement que quoique ce soit avait pu la blesser, fut-ce une blessure anodine alors là...

« Non mais... tu as bien fait. Il fallait qu'on se parle de toute façon. » , répondit-elle posément sans quitter William des yeux. Elle donna un coup de baguette et sa serviette se transforma en une robe d'été, guère plus longue que ce qu'elle avait été avant. Elle conservait ses motifs d'origine, ce qui produisait un drôle d'effet sur une robe mais le but recherché n'était pas la mode mais la décence. « On ferait mieux de se mettre sur le balcon... » , fit-elle en invitant William à la suivre d'un mouvement léger de la tête.

Dehors il faisait frisquet. Elle sentit la chair de poule lui venir immédiatement mais c'était le cadet de ces soucis. Elle ne dit d'abord rien, s'accoudant à la rembarde du balcon comme pour profiter de la vue mais son regard se perdait dans le vague. Finalement, elle finit par dire.

« J'étais très en colère... Tu m'as plaquée comme si j'avais été n'importe quelle fille... Le genre qui se précipite sur le premier homme à la plastique irréprochable si son copain s'absente pour une durée indéterminée... » , elle laissa passer un silence de plus « Je t'aurais attendu. Je n'aurais même pas remarqué que tu m'avais manqué jusqu'à ce que tu reviennes pour m'en faire prendre conscience. Je ne suis pas n'importe qui moi. » , conclut-elle on ne peut plus sérieusement...

Autrefois, elle l'aurait dit avec conviction. Là, elle semblait presque demander qu'on la conforte dans cette idée qu'elle n'était pas n'importe qui. Qu'elle était exceptionnelle.

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MessageSujet: Re: Last Friday Night. Jeu 20 Sep - 19:16

    La situation était étrange. Après tout ce temps il n’avait jamais pensé se retrouvait un jour de nouveau en compagnie d’Asphodèle. Il ne savait pas vraiment pourquoi il était venu, ce qu’il voulait. Ça avait juste était instinctifs. Ils se trouvaient désormais sur le balcon, il avait suivit Asphodèle comme elle l’avait voulu et le silence régnait. Il n’osait pas le briser de peur de dire ce qu’il ne fallait pas. En règle général il n’était pas doué avec les mots, il se débrouillait pour blesser les personnes qu’il aimait alors il préférait la laisser faire, quitte à attendre ses reproches. Il n’avait aucun doute sur le fait qu’elle avait à lui en faire et c’était bien normal après ce qui s’était passé. Revenir sur tout ça serait sans doute douloureux pour elle - mais aussi pour lui - mais c’était inévitable. Il ne pouvait pas juste se pointait et simplement lui dire « Et Aspho ça gaze ? ». Il fallait qu’ils mettent les choses aux clairs. En plus elle détestait quand il l’appelait Aspho, bien que son aversion pour ce surnom fût moins pire que « reine des glaces ».

    « J'étais très en colère... Tu m'as plaquée comme si j'avais été n'importe quelle fille... Le genre qui se précipite sur le premier homme à la plastique irréprochable si son copain s'absente pour une durée indéterminée... » Elle n’était pas comme ça. Il le savait. S’il y avait bien une fille qui n’était pas ainsi c’était elle. Il était bien placé pour le savoir parce qu’il avait eut un mal à fou à la séduire. Si sa plastique de rêve avait suffit pour séduire les autres filles, avec Asphodèle la tache c’était révélait être presque insurmontable. C’était d’ailleurs au début cette idée de défis qui l’avait amené à s’intéressé à elle, mais bien vite il s’était rendu compte à quel point elle pouvait être fantastique. « Je t'aurais attendu. Je n'aurais même pas remarqué que tu m'avais manqué jusqu'à ce que tu reviennes pour m'en faire prendre conscience. Je ne suis pas n'importe qui moi. » Elle se trompait. Pas sur le fait qu’elle n’était pas n’importe qui mais sur le fait de ce qu’il pensait à rompant avec elle. Elle avait tout faux. « Je sais. Tu n’es pas n’importe quelle fille. Mais je n’ai pas rompu parce que je ne te pensais pas capable de m’attendre, mais parce que je ne voulais pas être aussi cruel. J’ai passé plusieurs années de mon enfance à attendre le retour d’un père en vain, pour finalement perdre tout espoir. Je sais la douleur que l’on ressent quand on pleure quelqu’un à qui on a pût dire aurevoir. Je pensais qu’il était préférable pour toi d’avoir cette chance… Tu l’ignore sûrement mais je suis revenu te chercher… Mais tu étais introuvable…. »

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Asphodèle Nospheratov
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MessageSujet: Re: Last Friday Night. Jeu 20 Sep - 19:42

Elle l'écouta sans l'interrompre. En fait, elle se rendait compte qu'elle n'était plus en colère. Le seul fait de pouvoir en parler avec lui lui suffisait. Elle essayait de comprendre ce qu'il lui expliquait mais à ses yeux de scientifique ça ne faisait pas vraiment sens. En quoi ce qu'il avait vécu lui pouvait-il se reproduire chez quelqu'un d'autre? Le contexte était différent. Les protagonistes aussi... mais elle pouvait comprendre qu'il se projette en elle. Parce qu'il avait été proche et que d'un point de vue psycho-sociologique, ce genre de comportement était inerrant à l'homme en tant qu'animal sociable.

« Je ne pouvais pas me permettre d'être trouvable. Je suis... désolée pour ça. Si ça n'avait pas été Enrique, je ne serais toujours pas "trouvable". »

Elle n'avait pas envie de parler de ça maintenant. Les vampires. Son père. Ca faisait deux semaines qu'elle n'en avait pas parlé et elle entendait bien que ça continue encore un peu. Elle préférait parler d'eux. C'était à peu près tout ce qui comptait à ce moment là.

« Si les choses s'étaient passées autrement, tu serais juste rentré. Tu m'aurais serré fort et ensuite on aurait fait l'amour, un peu plus longtemps que d'habitude pour que tu puisses signifier aux autres hommes que j'étais toujours à toi. Que c'était même pas la peine d'y penser. », elle eut un demi-sourire presque doux, « Tu as trouvé ce que tu cherchais au moins ? »


Quel gâchis si ça n'était pas le cas. Enfin, elle se retourna vers lui pour le regarder. Qu'avait-il fait lui tout ce temps, après son retour? Au creux de quelle épaule s'endormait-il maintenant ?

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MessageSujet: Re: Last Friday Night. Jeu 20 Sep - 20:16

    « Je ne pouvais pas me permettre d'être trouvable. Je suis... désolée pour ça. Si ça n'avait pas été Enrique, je ne serais toujours pas "trouvable". » « C’est marrant sur le coup j’aurais presque envie de le remercier. C’est une première. » Un demi sourire. Elle lui faisait toujours dos alors qu’il mourrait d’envie d’observer son visage, car elle lui semblait encore plus belle que dans ses souvenirs. Il ne savait pas pourquoi elle avait dût se cacher mais comme elle, il n’avait pas envie de parler de ça maintenant. « Tu m'aurais serré fort et ensuite on aurait fait l'amour, un peu plus longtemps que d'habitude pour que tu puisses signifier aux autres hommes que j'étais toujours à toi. Que c'était même pas la peine d'y penser. » Le cœur de William se compressa dans sa poitrine. A cet instant il la détesta presque d’avoir dit ça parce que maintenant c’était ce qu’il avait envie de faire. De se précipité vers elle pour la serré dans ses bras. Quand elle se retourna vers lui et posa son regard dans le sien, son envie grandit d’avantage et il ne pût se retenir… Il ne devrait sans doute pas. Plus tard il regretterait probablement son geste, se dirait qu’il ne faisait pas les choses comme il le fallait et peut-être même que dans quelque seconde Asphodèle lui enverrait une baffe monumentale. Mais peu importe… Il se rapprocha d’elle et l’entoura de ses bras pour la serré fort contre lui comme il l’aurait fait si les choses s’étaient passé autrement. Mais pour lui il n’était jamais trop tard pour bien faire, bien qu’on lui disait souvent le contraire…. Il la serra fort contre lui, ne lui laissant pas vraiment le choix d’échapper à cette étreinte. Il savait que les câlins n’étaient pas son fort mais c’était si bon de l’avoir dans ses bras, de respiré son doux parfum de mûre sauvage, comme avant quand il n’avait besoin que d’elle pour être heureux. Il la garda prisonnière de ses bras que quelque minute avant de lui rendre sa liberté. Il la regarda intensément avant d’ajouter « Rassure toi, je sais qu’on ne va pas faire l’amour » dit-il avec humour, un sourire sur les lèvres car c’était la suite qu’avait imaginé Asphodèle a leurs retrouvailles si elles avaient eut lieux des années auparavant. Elle le connaissait bien car c’était sans doute ce qui serait passé…

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MessageSujet: Re: Last Friday Night. Jeu 20 Sep - 20:43

« C’est marrant sur le coup j’aurais presque envie de le remercier. C’est une première. »
« Tu n'es pas rationnel Will. On ne peut pas avoir "presque" envie de faire quelque chose... »

Ca lui paraissait logique à elle. Soit on avait soit on avait pas envie. Du moins c'était ce qu'elle avait toujours cru. Elle ne tilta qu'un instant après.

« C'était ironique... »

On aurait pu s'attendre à ce qu'elle, éloquente qu'elle était et as des répliques cinglantes, eût pu reconnaître sans mal l'ironie. Mais Will avait toujours une façon de la manier qui l'induisait en erreur. Il semblait toujours sérieux alors qu'elle, pimentait toujours son ironie d'un ton de voix particulier. Passer 2 ans quasiment toute seule n'avait rien arrangé de ce côté là.

Quand elle lui raconta comment elle s'était imaginé leurs retrouvailles, elle ne pensa pas une seule minute qu'elle pouvait créer un malaise en parlant de faire l'amour à son ancien amant. Elle ne se dit même pas que ça ne se faisait pas de dire ce qu'on pensait de but en blanc, même à quelqu'un que l'on connaissait bien.

Quand il la prit dans ses bras, elle crut qu'il avait mal compris. Elle n'avait jamais été très douée pour les contacts physiques. Du temps de Poudlard, c'était avec Will qu'elle avait appris ce que c'était qu'un câlin. Avec Enrique qu'elle avait appris que ça pouvait être parfaitement innocent. Et avec Will encore qu'elle avait appris jusqu'où pouvait aller un câlin. Elle se tenait donc bien droite entre ses bras, ne sachant pas trop ce qu'elle devait faire. Poser ses mains sur ses épaules oui mais... ça lui paraissait si artificiel... peut-etre qu'elle n'arrêtait pas de se demander quel était le mode d'emploi. Ses mains se posèrent finalement sur les épaules de Will, plus comme elle se serait posé sur le rebord d'une chaise qu'autre chose. Elle n'était clairement pas à l'aise et, si rien ne paraissait sur ses traits fins, son corps tout entier ne cessait de le crier.

« Rassure toi, je sais qu’on ne va pas faire l’amour. »
« Ca me rassure. Ca n'aurait pas été cohérent. », convint-elle, « Will... quarante quatre secondes c'est bien non pour un câlin? »

Elle n'osait pas trop lui dire qu'elle ne savait trop quoi faire (comme si ça n'était pas suffisamment évident). Il l'avait connue un peu moins... mécanique. En y repensant, elle ne savait pas quand elle avait commencé à ne plus savoir comment on faisait ce genre de chose. Probablement que ce n'était pas très important.

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MessageSujet: Re: Last Friday Night. Mar 2 Oct - 20:21

« Will... quarante quatre secondes c'est bien non pour un câlin? » Cette question fût comme un électrochoc et il la lâcha de suite comme s’il avait peur de l’étouffer. Il se mit légèrement à rire. Il savait que les câlins n’avait jamais était son fort. Mais à ce point là ! « C’était si horrible que ça ? » lui demanda-t-il avec ironie. La fille qu’il avait connu à Poudlard avait été une reine des glaces qui s’était petit à petit transformer en princesse de l’eau, Répandant un liquide chaud et réconfortant. Désormais il n’avait pas l’impression d’être face à une reine des glaces mais d’avoir affaire carrément à un énorme iceberg… Ils avaient tout deux changé. Will semblait peut-être être le même – au fond il l’était sans doute – mais son cœur avait lui aussi souffert et l’amour était un sentiment douloureux… « Pas pour moi en tout cas. » lui dit-il sincère. C’était si étrange de la revoir. Mais si appréciable en même temps. Jamais il n’aurait pensé que… Parfois il repensait au jour où il avait rompu. Même si Dakota l’ignorait, William s’en voulait pour ça. C’était sans nul doute la plus grosse bêtise de sa vie. Il n’était pas devin et rien ne prouvait que sans son acte ils seraient aujourd’hui encore ensemble, mais il aurait dût laisser les choses se passaient sans la repousser. Il avait voulu la protéger, la préparé au fait qu’elle allait peut-être le perdre, et c’était lui qui l’avait perdu… William n’avait jamais trouvé l’amitié fille garçon concevable. Pour lui c’était de l’hypocrisie pur et rare était les femmes qui pouvaient se vanter d’être son amie. Mais il voulait sans nul doute être celui d’Asphodèle… Il ne voulait pas juste la revoir aujourd’hui et s’arrêtait là. Il voulait de nouveau faire partie de sa vie, même si la place qu’elle lui donnerait n’était pas celle qu’il occupait par le passer…

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Asphodèle Nospheratov
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MessageSujet: Re: Last Friday Night. Dim 7 Oct - 9:18

« C’était si horrible que ça ? »

Asphodèle n'avait pas son pareil pour blesser les gens. Si elle était parfaitement incapable de spontanéité quand il s'agissait de sentiment, elle était maîtresse dans l'art quand il s'agissait de donner une réponse ou d'énoncer un fait ou des données objectives. C'était généralement là qu'elle était le plus cassante bien que ça n'était jamais vraiment le but recherché. Elle pouvait aussi bien vous dire que la matière que vous avez étudiée des années durant et qui vous rend tellement fier n'est d'absolument aucun intérêt scientifiquement parlant ou bien vous dire qu'une étreinte de quarante quatre seconde ça lui paraissait très long selon elle sans pour autant avoir vraiment eu l'intention de blesser.

« Non c'est pas... » , amorça-t-elle, mal à l'aise comme elle se rendait compte qu'elle l'avait blessé.
« Pas pour moi en tout cas. »
« Will. C’était pas "horrible". Ca l'a jamais été. Juste que... »

Pour elle ça l'était. Mais que pouvait-elle lui dire? Qu'elle avait pleuré comme une gamine toute seule dans sa forteresse gothique? Qu'elle n'avait eu qu'un oreiller à serrer dans ses bras pour chasser ses terreurs nocturnes qu'elle savait bien réelles. Que pendant le peu de temps qu'elle avait passé à la forteresse du pendu, elle aurait bien voulu avoir un william, un type assez prétentieux pour venir taper à la porte et décrêter qu'on n'avait pas à lui dire non et qu'il venait la chercher... quoi qu'à la réflexion ça ressemblait beaucoup plus à Dak ado qu'à Will ça. Mais qu'importe. Will lui avait manqué cruellement à toutes ces occasions et maintenant qu'elle l'avait près d'elle, elle se trouvait incapable de seulement le lui dire. Parce que c'était blessant. Parce que c'était trop tard maintenant...

C'était lui qui lui avait fait croire à toutes ces bêtises ou du moins, elle avait bien voulu les croire pour ses beaux yeux. Mais ce temps passé, il ne lui laissait qu'une mécanique froide et déglinguée pour exprimer ce qu'elle ressentait. De la frustration sans doute...

« J'ai désappris ce genre de choses. Je n'étais déjà pas faite pour ça à l'origine alors... tu vois... »

Il fallait escompter qu'il verrait parce qu'en l'état actuel des choses elle se serait bien trouvé incapable de lui expliquer... quoi dire? Qu'elle savait exactement la marche à suivre mais que le passage de la théorie à la pratique pêchait sérieusement et qu'elle était infichue de dire en quoi? Non. Mieux valait ne pas le dire ça.

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MessageSujet: Re: Last Friday Night. Dim 7 Oct - 10:25

« Will. C’était pas "horrible". Ça l'a jamais été. Juste que... » Asphodèle eut du mal à se justifier et il ne comprit pas pourquoi elle se braquait ainsi. Ce n’était pas un reproche. Certes il aurait préféré qu’elle court vers lui pour lui sauter dans les bras avant de l’embrasser avec passion. Mais si elle avait agit ainsi elle n’aurait pas était celle qu’il avait aimé… Il savait que les câlins n’étaient pas son fort mais c’était ainsi. Il ‘acceptait. Certes il se rappelait une jeune fille un poil plus chaleureuse mais ça ne faisait rien. Il s’estimait déjà heureux qu’elle ne l’ait pas giflé pour partir ensuite. « J'ai désappris ce genre de choses. Je n'étais déjà pas faite pour ça à l'origine alors... tu vois... » « Je vois surtout que tu a besoin de décompresser. C’était une boutade Aspho. De l’humour. Tu te rappel ce que c’est rassure moi ? C’est pas grave si le câlin n’a pas duré longtemps. Détend toi. Sinon une lobotomie va finir par s’imposer. » Lui dit-il avec un sourire, taquin. « Mais tu a d’la chance. Je suis là maintenant et on sait toi et moi que je suis un expert dans l’art de l’amusement. » Dit-il avec arrogance. « Mieux je n’ai pas l’intention de partir. Pas cette fois… »

Au moins le message était clair. S’il l’avait laissé tomber par le passer, il était bien décidé à ce que ça ne se reproduise pas. Même s’ils n’étaient qu’amis. Il voulait être là pour elle, lui rappeler à quel points ils étaient bien ensemble. Lui en la regardant, commençait à peine à s’en souvenir mais c’était si agréable… Il avait enfoui tout ce qu’il se rappelait d’elle au plus profond de son être pour éviter de souffrir, mais plus les secondes passaient et plus tout revenait à la surface…

« Ne t’inquiète pas Asphodèle j’ai toujours su que tu n’étais pas un Bourssouflet et j’ai toujours fait avec. Ça ne changera pas. »

Un sourire. C’était étrange les petits blanc qu’il y avait dans la conversation, comme si tout deux avaient perdu l’habitude de se parler. Dans un sens c’était puisqu’ils ne s’étaient pas vu depuis longtemps. Mais pour William c’était quand même étrange. Ça l’aurait était nettement moins pour lui qu’ils s’allongent simplement l’un à coté de l’autre et parle du cour d’histoire de la magie. La belle Métisse pour s’indigner du manque de savoir de leur professeur cruellement incompétent – ou un truc du genre – et Will pour se plaindre des devoirs à faire. Le bon vieux temps…

« Tu es puni ou tu a l’droit à une petite escapade ? »
demanda-t-il avec un sourire malicieux ayant bien envie de se retrouver seul avec elle loin de l’appartement de Dakota et Enrique…

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Dakota Almadovar
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MessageSujet: Re: Last Friday Night. Dim 7 Oct - 11:43

Même si l'hispanique n'avait pas interféré dans l'échange de William et d'Asphodèle, ce dernier n'en était pas moins resté inquiet. Dans la cuisine, on entendait plus rien ce qui pouvait signifier deux choses :
petit un, Enrique était resté calme, faisant le bouillon et la mixture pour Asphodèle avec une certaine dignité.
petit deux, un sort d'insonorisation avait été lancé, et là, l'apocalypse n'était rien comparé au chaos qui devait sûrement y régner.
Bizarrement, Dakota penchait plus pour la deuxième. Son frère, qui laissait présager un calme olympien quand on le voyait comme ça, était tout autre lorsque cela touchait quelqu'un qui l'aimait tout particulièrement. Il allait falloir expliquer tout ça à Alicante, heureusement qu'ils étaient sorciers, les réparations ne seraient pas si compliqués à faire, ni même à remplacer.

La porte du balcon, même fermée, ne servait pas à grand chose. Dakota était auror, et sans enchantement d'impassibilité, c'était comme si c'était dernière était restée grande ouverte. Les oreilles tendus, malgré les bruits des commentateurs de Quidditch du match, et les commentaires de son jeune fils, il n'en ratait pas une miette, comme si il avait besoin d'entendre le plaidoyer de William pour lui pardonner : Chose extrêmement complexe, quand on connaissait Dakota, et sa vision de l'amitié.

Enrique aurait dû mal, visiblement, à lui faire comprendre qu'il désirait plus. Certes, pour le moment, lui-même était loin de se rendre compte de ses propres sentiments, mais Dakota savait, de part ce qu'il venait d'entendre, que la tâche serait loin d'être aussi simple qu'il ne l'avait pensé. Pour lui, les problèmes de coeur, il suffisait de bien se bourrer la gueule, de penser à autres choses pour que ça fasse moins mal, afin de pouvoir avancer. Comme vous pouvez le constater, ce fut longtemps un échec total vis à vis de sa relation avec Yuki. Disons que le simple fait d'avoir un lien aussi fort avec cette dernière à cause, ou grâce - tout dépend le point de vue - de leur fils, James, qui n'avait pas demandé à être là.

Il n'avait pas réagit, il n'avait même pas fait mine d'avoir écouter. Ce n'est que lorsque William lui proposa de faire un tour, que l'hispanique se redressa, s'approchant de la porte, l'ouvrant, répondant à la place d'Asphodèle : « Elle n'est pas punie, mais en convalescence. Donc, non, elle ne peut pas sortir. Tu l'aurais su, si tu m'avais demandé de plus amples informations avant de débouler comme un gitan, sans que l'on ne t'ait invité. » Ton froid, glacial, pas habituel chez l'hispanique. Pardon Alicante, mais c'est vrai, tu t'invites parfois un peu trop souvent chez les autres, à des heures parfois pas très... Normales. « De toute manière, il y a assez de place ici. » Signifiant donc : Pas de discussion possible sur ce sujet-là.

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MessageSujet: Re: Last Friday Night. Dim 7 Oct - 12:29

Ce n’est pas Asphodèle qui répondit à sa question où sa voix avait étrangement mué tout d’un coup. William se retourna vers Dak qui n’avait pas l’air commode. « Elle n'est pas punie, mais en convalescence. Donc, non, elle ne peut pas sortir. » « Oh… » En convalescence ? Elle était malade ? Ce n’était peut-être rien mais ça l’inquiétait. Beaucoup. Normal en même temps, sa fiancée était morte à cause d’une maladie… Autant dire que du coup Will était légèrement surprotecteur et parano dès qu’un membre de ses proches attrapés un banal rhume. « Tu l'aurais su, si tu m'avais demandé de plus amples informations avant de débouler comme un gitan, sans que l'on ne t'ait invité. » Ouch… Dakota n’avait pas tord sur le coup et il comprenait mieux la réaction de l’hispanique à sa venue non annoncer. Il voulait juste la protéger. Comme lui. Comme tout le monde en fait. Réalisant qu’il avait merdé, William répondit : « Exact. Un point pour toi. C’est James qui va être content. Tu trouve que j’ai l’air d’un gitan ? » Demanda-t-il faussement offusqué. « Faudrait peut-être que j’me rase. T’en pense quoi Aspho ? » Lui demanda-t-il exprès pour l’embêter, sachant très bien qu’elle avait toujours aimé les hommes avec un poil de barbe. « De toute manière, il y a assez de place ici. » William n’avait aucunement l’intention de désobéir à Dakota. Il faisait confiance en l’hispanique qui était bien souvent plus prudent que lui. De plus il ne voulait faire courir aucun risque à la belle métisse. Le jeune Slayers était curieux d’en apprendre plus sur la « convalescence » d’Asphodèle, mais il ne voulait brusquer les choses. Dak lui en parlerait en temps et en heure. « Une prochaine fois. » dit-il à l’intention de son ex petite amie. « Avec ton accord, rassure toi. » dit-il cette fois à Dakota. Will lui adressa un regard, un regard que son meilleur pouvait déchiffrer parce qu’il le connaissait mieux que quiconque. Un regard qui signifiait « elle va bien rassure moi ? » Son cœur saignait encore de la mort de Kiara, voir mourir Asphodèle sous ses yeux reviendrait à le tuer…

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MessageSujet: Re: Last Friday Night. Dim 7 Oct - 14:28

Quand Dak' intervint, Asphodèle sut qu'il n'avait pas perdu une miette de sa conversation avec Will. Sur la forme elle avait envie de lui dire de réfreiner ses ardeurs d'auror fouineur, sur le fond, elle savait qu'il ne faisait que veiller sur elle et - même si ça ne plaisait pas du tout à son orgueil malmené - quelque part, elle lui en était reconnaissante. Elle ne l'admettrait probablement pas tout de suite. Pas devant Will. Ni devant quiconque d'ailleurs.

De nouveau ce ton froid et cassant entre eux. Pourtant Will ne s'enflamma pas. Il prenait visiblement sur lui sans qu'elle puisse comprendre pourquoi. Le Will qu'elle avait connu, moins mature, aurait probablement répliqué à coup de phrases cinglantes et de poings. Pas celui-là. Dak aussi semblait s'être calmé mais quelque part, ça la surprenait moins de sa part.

« Faudrait peut-être que j’me rase. T’en pense quoi Aspho ? »

Elle tilta, revenant un instant à leur conversation. Elle eut un demi sourire amusé. Autrefois elle lui aurait probablement dit que non. Elle avait toujours adoré qu'il ne soit pas rasé de frais. Ca n'avait rien de rationnel. C'était ses instincts les plus primaires qui décidaient si oui ou non Will devait rafraîchir cette barbe de trois jours. Elle s'abstint donc de tout commentaire.

« Je vous laisse. Ca n'est que partie remise Will. Je ne vais nulle part moi non plus. », assura-t-elle en s'effaçant.

Vu le ton de Dak, elle estimait qu'il n'y avait pas qu'elle qui avait des choses à dire à Will. Bien sûr, elle, n'allait pas sortir une paire d'oreilles à rallonge de sa poche pour savoir de quoi il retournait. Au lieu de ça, elle se dirigea vers la cuisine où elle avait vu Enrique s'éclipser pour échapper à la présence de William. Les deux jeunes hommes ne s'aimaient pas et ça, ça n'avait pas changé depuis Poudlard.

Ces retrouvailles improvisées avec Will ne la laissaient pas de marbre. Elle en aurait bien parlé à quelqu'un mais elle savait d'avance que ce ne serait pas Enrique. Il ne comprendrait pas. Pas parce qu'il n'en n'était pas capable. Mais parce qu'il ne le voudrait pas. Si elle allait le voir lui, c'était simplement pour voir ce qu'il fabriquait depuis si longtemps, cloîtré dans cette cuisine. Il fallait bien que quelqu'un lui dise que la voie était libre au risque de le voir emménager définitivement entre le frigo et le vaisselier.

Elle poussa la porte. Tout n'était qu'un désastre dans cette pièce. La table, un monceau d'esquilles et de sciures... le sol, jonché de bouts de verre, de céramique, de couverts... Et Enrique, toujours à sa potion. Bouche bée, Asphodèle fit deux fois le tour de la pièce d'un regard...

« ... ... euh... Enrique... »

Elle n'allait pas gober le coup de la potion ratée... un sourcil relevé, elle attendait un mot de lui.

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MessageSujet: Re: Last Friday Night. Dim 7 Oct - 18:36

La colère d'Enrique n'avait d'égale que celle de Dieu lorsqu'il noya la terre pour ne sauver que Noé. Le simple fait de savoir William au côté d'Asphodèle le rendait totalement barge, au point de vouloir le faire passer par le balcon. Ce type avait mortellement blessé Asphodèle, et de cela, avait découlé tout ce qui s'était passé par la suite, lui faisant frôler la mort de peu, voir pire : La transformer en un vampire. Mais il n'y avait pas que cela qui l'énervait chez William. Ce dernier représentait tout ce qu'il détestait. La peur d'être remplacer auprès des gens qu'il aimait, comme son frère, Dakota, ou encore Asphodèle. Devoir tout éclater, tout détruire était donc vitale pour Enrique qui n'avait qu'une envie : Tuer ce putain de bâtard de merde.

Ainsi, il avait laissé sa magie s'exprimait, insonorisant la pièce, détruisant tout sur son passage. Se défouler était la seule façon pour lui de combattre son envie de passer à l'acte, de devenir un meurtrier. Pour ceux qui ne le connaissaient pas, c'était un comportement totalement surprenant, au point de penser qu'il n'était pas réellement stable dans sa tête. Pourtant, l'amour qu'il portait pour Asphodèle semblait être l'une des principales motivations. Il l'avait failli la perdre à cause de son acte, à lui. Enrique, tout comme le reste de sa famille, était connu pour être des gens passionnés. Mais chez eux, c'était carrément de l'extrémisme. Ils avaient tous une façon de réagir qui pouvaient impressionnés. Chez Enrique, c'était le chaos le plus total.

Néanmoins, cela ne l'empêchait pas de pousser dans la réflexion. C'était comme si il s'occupait les mains pour mieux réfléchir. Ici, ces sentiments. Ils étaient beaucoup trop flou, beaucoup trop intense... Violent. Rapidement, il se rendit compte que l'amitié qu'il portait à Asphodèle avait changé pour devenir de l'amour. La jalousie s'était donc insinuée sans qu'il ne s'en rende compte. Sa première réaction fut de se stopper lorsqu'il arriva à cette conclusion pour le moins étrange. Sa respiration était haletante, la magie l'avait épuisé.

Penché sur son chaudron, il continuait sa mixture malgré le chaos régnant dans la pièce, de la fumée s'élevant de temps à autres des débris de ce qui ressemblaient avant à des meubles. Ainsi, lorsque la porte de la cuisine, il ne fit que relever la tête, pour voir, au seuil de la porte, Asphodèle, qui semblait pour le moins surpris. D'un point de vue extérieur à Enrique, il y avait franchement de quoi.

« ... ... euh... Enrique... »

Quoi dire, quoi faire. Bon, Asphodèle, en faites, voilà, je t'aime. Ca aurait été tellement simple mais pourtant, ça n'aurait pas eu l'effet escompté. Pourquoi ? Parce qu'Enrique n'était pas de ce genre là. Pour lui, tout était compliqué. Sachant la position d'Asphodèle vis à vis de ces sentiments désormais, ce n'était même pas la peine de lui en parler. Pourtant, il lui devait une explication. Il devait une explication à tout le monde, en faites. Surtout à Alicante, pour le coup.

« Je ne l'aime vraiment pas, Asphodèle. Il va te refaire du mal, et... J'ai envie de le tuer. » Avait-il ajouté tout simplement. Pourquoi lui mentir ? Après tout, c'était toujours sa meilleure amie. Il ne lui avait jamais rien caché, ce n'était pas maintenant que ça allait commencé. Il n'allait juste... Pas lui dire qu'il l'aimait réellement. Quoique... Rien n'était encore joué.
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Asphodèle Nospheratov
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MessageSujet: Re: Last Friday Night. Dim 7 Oct - 20:09

« Je ne l'aime vraiment pas, Asphodèle. Il va te refaire du mal, et... J'ai envie de le tuer. »

Elle eut un sourire attendri. Entre Dak et Enrique, son égo n'avait pas fini de se faire fouler au pied. Elle ne pouvait pas leur en vouloir et quelque part, jamais personne ne s'était autant soucié de son bien être que les frères Almadovar ces deux dernières semaines. Enrique depuis toujours en fait mais il ne l'avait jamais autant montré que depuis qu'il l'avait retrouvée sur le marché aux trolls.

« Enrique... tu n'as pas besoin de t'en faire pour moi. Ca va. Je t'assure. Ca va très bien.»

Elle savait exactement ce qu'il craignait. Qu'elle retombe dans les bras de Will. Qu'ils ne rompent et qu'elle ne gère pas une fois de plus. D'ailleurs il avait raison. Elle ne gèrerait pas une rupture de plus. C'était ridicule de dire ça quand on n'avait connu qu'une seule rupture. Mais pour quelqu'un comme elle une rupture c'était la fin du monde. Elle ne s'était d'ailleurs pas tout à fait relevée malgré les sept ans qui étaient passés sur cette rupture mais ça c'était un autre problème. Elle ne mesurait même pas à quel point elle cicatrisait mal de ça.

« Et tu imagines s'il faut refaire la déco de l'appartement chaque fois que tu croises un type qui t'énerve... » , elle le taquinait en essayant de lui tirer un sourire.

D'un geste élégant elle donna un premier coup de baguette pour redonner à la table un brin de contenance.

«C'est pas mieux comme ça ?»

Elle pouvait être protectrice elle aussi, à sa façon. Son sourire le disait avec une certaine douceur qu'elle, n'avait pas.

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MessageSujet: Re: Last Friday Night. Dim 14 Oct - 10:12

Enrique lui lança un regard sans équivoque. C'était aussi de sa faute en fin de compte. William n'était pas le seul, même si tout avait commencé à cause de lui et de sa fin de relation avec Asphodèle. Cette dernière était partie sans mot dire, sans qu'il ne sache réellement comment la contacter, si il le pouvait encore, via hibou ou un quelconque autre moyen de communication magique. Elle avait beau avoir son sourire qui atténuait quelque peu sa colère, ça ne changeait pas tout le fond de sa pensée, et il aurait fallu être plus malin que ça pour tenter de l'amadouer. Il détourna son regard de la jolie métisse pour le poser sur la table qui reprenait un coup de neuf. Un sourire furtif traversa son visage.

« C'est pas mieux comme ça ? »
« Tu comprends pas, en faites. Je crois que tu as du oublier ta compréhension de l'être humain, quelque part dans ta transformation en vampire. »

Il releva son regard, croisant celui d'Asphodèle. Quoi rajouter ? Quoi dire pour lui faire comprendre les véritables motivations d'un tel désastre ? Elle était, comme William l'avait appelé par le passé, la Reine des Glaces. Ce n'était pas pour rien. Handicapée des sentiments, elle ne facilitait la vie de personnes. Enrique ne savait pas si il se sentirait suffisamment motivé pour lui faire un cours sur les sentiments, et les émotions, ou lui faire affronter de nouveaux ces vieux démons pour qu'elle en sorte plus fort, mais surtout plus accessible.

Il brandit sa baguette magique, et comme dans Merlin l'Enchanteur - le célèbre dessin animé moldu -, il anima le mobilier de la pièce, les objets brisés, pour que tout reprenne son ordre, sa place, réintègrent toute la pièce dans ces moindres détails, comme elle le fut avant que William n'arrive. L'hispanique arborait un petit sourire amusé, toujours sous le charme de la magie qui s'exprimait. Une espèce de poussières sablée de faibles opacités entourait les objets lorsqu'ils s'animaient pour prendre leur place respectif.
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Asphodèle Nospheratov
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MessageSujet: Re: Last Friday Night. Dim 14 Oct - 11:22

Un bref instant suffit à chasser l'élan d'abandon qu'il avait eu. Elle sentit comme un froid s'insinuer entre eux. Le même froid auquel elle s'était heurtée sur le marché aux trolls. Elle n'avait pas besoin de ses mots pour savoir qu'il y avait là, en plus de son désamour de William, les griefs qu'il avait contre elle. Peu désireuse de se lancer à nouveau dans cette conversation vaine où chacun allait camper sur ses positions, elle le laissa piétiner à sa guise la chaleur réconfortante qu'elle s'était efforcée d'apporter.

« Tu comprends pas, en faites. Je crois que tu as dû oublier ta compréhension de l'être humain, quelque part dans ta transformation en vampire. »

Ils se toisèrent un long moment sans qu'elle ne dise rien. S'il s'était tenu un peu plus près, elle, peut-être bien qu'elle l'aurait giflé pour ça. Elle n'avait pas cette patience-là. Pas après être restée patiemment dans cet appartement, sans mettre un orteil dehors, simplement pour le rassurer lui. Jusqu'à s'endormir dans son lit, tous les soirs sans exception. Qu'est-ce que ça faisait d'elle tout ça? Un monstre humain de compagnie? Celle qui ne comprenait pas? Elle se contenta de serrer les dents.

Quoi dire de plus? Lui jeter à la gueule que quoique puissant, il serait toujours aussi impuissant face au don obscur que le commun des mortels, des sorciers, et des immortels ? Lui dire qu'elle se contrefichait de ce qu'il pouvait bien penser et qu'elle ne regrettait pas? Refaire encore une fois cette épuisante conversation qui de toute manière les laisserait chacun de leur côté à maudire en silence ou à refaire la cuisine?

« Alors peut-être que tu ferais bien de rompre toi aussi... parce que je serais toujours telle que je suis, pas telle que tu voudrais que je sois. Si tant est que tu saches ce que tu veux, toi. », répondit-elle froidement.

Elle lui tourna le dos et quitta la pièce. Elle venait de rompre avec William, du moins de le faire correctement et si elle s'en sentait soulagée, elle se sentait surtout très seule maintenant que c'était vraiment terminé. Alors elle n'avait certainement pas besoin d'entendre de sa bouche qu'elle était aussi inapte à être son amie, qu'elle ne pouvait pas comprendre.

Les vampires avaient toujours été omni-présents autour d'elle, maintenant plus qu'avant d'ailleurs. Il lui suffisait d'ouvrir la fenêtre de sa chambre pour leur retourner. Elle ne le faisait pas parce qu'ils n'avaient jamais été une famille... eux.

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Dakota Almadovar
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MessageSujet: Re: Last Friday Night. Lun 15 Oct - 16:36

Quelques heures avaient passés depuis la visite de William. James était à présent au lit, après une longue discussion oscillant entre le quidditch, et l'état de sa mère qui reposait à Sainte Mangouste. Le rassurant comme il pouvait, il passa voir son frère dans sa chambre, vautré sur son lit, faisant semblant de dormir pour ne pas être déranger. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre que la discussion qu'il avait eut avec Asphodèle dans la cuisine ne s'était pas très bien déroulé. Puis, rester enfermer trop longtemps était mauvais. Surtout pour lui. Asphodèle, tout comme lui, avait urgemment besoin de sortir, de prendre l'air, et vite. Sinon, ils finiraient sûrement par se taper dessus avec une violence qui dépasserait l'entendement humain, ravageant une fois de plus l'appartement. Comme si ils n'avaient pas eut assez de la bibliothèque de Poudlard.

Passant par la cuisine pour se faire un thé à l'orange, il en prépara un pour Asphodèle, dans lequel il versa quelques tranquillisants - cela restait tout de même des plantes, donc rien de bien méchant, mais suffisant pour la ménager et lui laisser trouver le sommeil quand elle le souhaiterait. Enfin, il sortit de la cuisine pour prendre la direction de la chambre qu'occupée actuellement Asphodèle dans l'appartement d'Alicante. Il tapota du bout du pieds, s'annonçant, avant d'entendre un léger entre de la part de sa meilleure amie. La porte s'ouvrit sous sa volonté, puis se referma derrière lui. Il posa les deux tasses de thé sur une commode, avant de s'approcher d'Asphodèle, blottit contre la fenêtre.

Alors que le doux parfum oranger se dispersait dans la pièce, Dakota prenait place au côté d'Asphodèle, observant la lune, grande dans le ciel. Les minutes passèrent, mais aucun bruit, sinon nocturnes, ou provenant de la ville, ne vinrent les déranger. Cette petite brise annonciatrice d'une fin d'été proche, était rafraîchissante. Mais surtout, elle était propice à laisser vagabonder son esprit, à trouver un calme apaisant, malgré les évènements de la soirée. Enfin, il porta son regard sur cette dernière, coiffant une mèche blanche derrière son oreille, avant de rompre le silence. « En faites, si il agit comme ça, c'est parce que ces sentiments à ton égard ont changé. » Autant venir le plus rapidement au nerf du problème. Enrique était beaucoup... Renfermé sur ses sentiments pour les dévoiler comme ça, et Asphodèle... Une catastrophe. Remarquez, après ce qu'elle avait vécu, il y avait de quoi, mais... Se mettant du point de vue d'Enrique, cela devait être assez frustrant. Surtout que bon, venant de lui, c'était quand même quelque chose de déplacé, étant donné que lui-même avait une façon de voir les choses particulièrement étrange. Un soupir, il posa sa main sur celle d'Asphodèle, comme pour la réconforter.

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MessageSujet: Re: Last Friday Night. Lun 15 Oct - 19:27

Elle détourna légèrement la tête pour regarder Dak entrer par dessus son épaule. Elle n'avait pas de grief contre lui. Elle ne croyait même pas se rappeler un fois seule fois où elle s'était disputé lui. Si ça avait seulement eu lieu, c'était du passé. Elle sentit le parfum de l'orange emplir la pièce. Une délicate attention comme elle n'en comptait plus de la part des frères Almadovar. Elle détestait être redevable de quoi que ce soit, c'était dans sa nature. Mais elle était honnête, et elle n'entendait pas passer l'éponge comme ça sur l'ardoise qu'elle leur devait. Sa dispute avec Enrique n'y changeait rien même si elle la laissait amère.

Dak approcha, partageant un instant son silence comme seul un ami pouvait le faire. Elle appréciait d'autant mieux la valeur de ce moment qu'elle n'avait eu personne pour partager son silence pendant des années. Si elle avait été d'humeur moins sombre, elle lui aurait dit qu'à force de la garder exclusivement pour eux et d'être à ses petits soins, ils finiraient par faire croire qu'elle était la femme de deux hommes. Idée plutôt amusante quand on connaissait l'éducation qu'elle avait reçue et ce qu'elle avait retiré de sa seule expérience amoureuse. Elle ne dit rien cependant, le laissant replacer une mèche de ses cheveux comme le grand frère qu'il était souvent pour elle. Elle n'avait pas de frère à qui cette place ait pu manquer et Dak ne s'en serait pas offusqué s'il l'avait seulement su. Non pas qu'elle ait éprouvé la moindre gêne à le lui dire, seulement ça n'avait jamais été le moment de le faire. On ne débarque pas au petit déjeuner en balançant un "t'es comme un frère pour moi" à moins d'avoir quelques tequila dans le nez... Elle lui sourit malgré l'ombre dans ses beaux yeux améthyste.

« En faites, si il agit comme ça, c'est parce que ces sentiments à ton égard ont changé. »

Elle lui retourna un regard criant de stupeur. S'il lui avait annoncé "je suis gay et en fait je suis pas auror, je donne dans le trafic d'organe" elle n'aurait pas réagi différemment. Non pas qu'elle ait eu quoique ce soit à redire sur la sexualité de Dak, dans le fond elle s'en fichait comme de la première veracrasse qu'elle avait balancé dans un chaudron, ça aurait tellement été aux antipodes de ce qu'il était. Lentement, elle releva le menton, comme à chaque fois qu'elle avait à gérer quelque chose qui la dépassait mais qu'elle devait préserver un minimum les apparences. Dak ne s'y tromperait pas, il la connaissait suffisamment bien pour ça, mais c'était un réflexe chez elle que ce petit geste de retranchement.

« Ma relation avec Enrique c'est la seule chose absolument stable et rassurante que j'ai jamais eu Dak. C'est... c'était une valeur sûre. », finit-elle par répondre après un long silence, « J'ai préféré la sacrifier plutôt que de prendre le risque de le sacrifier lui et maintenant, quelque part au fond de lui, il me détestera toujours pour ça. Ça ne s'effacera jamais ça. Je le sais parce que je le connais. Je le connaissais... »

Elle croisa ses bras sur sa poitrine, presque plus pour se réconforter, pour contenir quelque chose entre ses bras... autre chose...

« Avant je savais que peu importe ce qui pouvait se passer jamais rien ne changerait entre nous tu comprends. L'amour c'est... instable. Un jour tu l'as. Tu es heureux. Le lendemain il ne te reste rien. Ce n'est la faute de personne. C'est juste comme ça et ça fait mal. Je sais que je ne le supporterai pas d'Enrique. C'était mon point de repère. Je l'ai abandonné. Je l'ai rendu instable. Je ne peux m'en prendre qu'à moi même je suppose. »

Elle serrait les dents pour ne pas pleurer malgré ses yeux pleins de larmes. Elle n'était plus une enfant. Elle en avait vu d'autres pour lesquelles elle n'avait pas versé une larme ni même étranglé un soupir. Alors pourquoi était-ce si difficile cette fois-ci?

Finalement son menton si fier retomba, ses cheveux blancs formant un voile de pudeur pour dissimuler des rivières de larmes.



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MessageSujet: Re: Last Friday Night. Mer 24 Oct - 9:20

« Ma relation avec Enrique c'est la seule chose absolument stable et rassurante que j'ai jamais eu Dak. C'est... c'était une valeur sûre. », finit-elle par répondre après un long silence, « J'ai préféré la sacrifier plutôt que de prendre le risque de le sacrifier lui et maintenant, quelque part au fond de lui, il me détestera toujours pour ça. Ça ne s'effacera jamais ça. Je le sais parce que je le connais. Je le connaissais... »

Quoiqu'il se soit passé dans la vie d'Asphodèle, dont il n'était pas au courant, l'avait, visiblement, profondément changer. Elle semblait résigner à souffrir sans jamais ne rien y faire pour que cela change, acceptant son destin telle une fatalité. Elle semblait avoir toutes les capacités nécessaires à être une vampire, étant donné ce qu'elle semblait dégager en ce moment précis, rendant Dakota particulièrement sceptique sur l'issus du rituel qu'Enrique et les prêtres Obeah de Louisiane avait réalisé sur sa meilleure amie. Il soupira doucement, baissant son regard vers la rue Londonienne où quelques voitures passaient encore de temps à autres.

« Avant je savais que peu importe ce qui pouvait se passer jamais rien ne changerait entre nous tu comprends. L'amour c'est... instable. Un jour tu l'as. Tu es heureux. Le lendemain il ne te reste rien. Ce n'est la faute de personne. C'est juste comme ça et ça fait mal. Je sais que je ne le supporterai pas d'Enrique. C'était mon point de repère. Je l'ai abandonné. Je l'ai rendu instable. Je ne peux m'en prendre qu'à moi même je suppose. »

Dakota l’en-lassa d'un bras et l'attira contre lui, pour la réconforter. Les voisins pouvaient bel et bien pensée à un bien étrange ménage à trois, étant donné la proximité particulièrement intime que les trois individus semblaient partagées. Pourtant, il n'en était rien. Du moins, entre Dakota et Asphodèle. Elle, c'était avant tout sa meilleure amie, et peut-être la seule amie féminine qu'il ait réussi à avoir sans qu'il ne se soit passer quelque chose de sexuelle entre les deux énergumènes - un rêve ne compte pas, même si il fut partagé. Elle se méprenait sur Enrique, elle ne voyait pas les choses comme lui, sur ce sujet là. A vrai dire, elle ne voyait pas les choses comme les gens normaux sur ce sujet-là. L'amour était certes instable, mais une fois que l'on était sûr, comme Enrique pouvait l'être - quoique passivement - il était inébranlable, tel Poudlard face aux diverses tentatives des forces du mal de s'en accaparer. Au final, le véritable amour ressortait toujours triomphant de toutes ses épreuves que la vie semblait vouloir nous faire traverser, quand bien même, parfois, la peur de la séparation vous prenait le coeur, vous le serrant si fort, que vous ne voulez qu'une chose : c'est vous mettre à genou devant votre amour, pour lui demander le pardon, même si, à l'origine, c'était uniquement de sa faute.

« Tu te méprends sur Enrique, il n’est pas du tout instable sur ce genre de sentiments, il est on ne peut plus sûr. Même si lui-même semble encore l’ignorer. » Il la serra un peu plus fortement. « Il a fait des pieds et des mains pour te retrouver, et son don de voyance n’a rien fait pour l’aider, quand bien même il a, plusieurs fois, tenté de le stimuler. Il a fini par te retrouver, par savoir où tu te cachais, mais il n’est pas venu de suite, car il a vu ta véritable famille. Il a voulu savoir pourquoi, et il en a obtenu des réponses. Il est venu te chercher, il est venu pour te sauver de ta vie de non-mort qui semblait te tendre les bras. » Il soupira quelques instants, avant de dire : « Repose-toi sur lui, comme si il tenait ta vie entre tes mains. Je sais que tu l’aimes, sinon, vous n’auriez pu être aussi proche l’un de l’autre sans qu’il ne se passe rien entre vous, malgré cette tension palpable qu’il y a. Vous ne la voyez pas, car vous êtes tous les deux, deux gros handicapés sur ce domaine-là, pourtant, quand vous êtes tous les deux ensemble, on parviendrait difficilement à vous séparer, même si la mort devait, elle-même, venir avec sa faucheuse pour le faire. »

Dakota la regarda longuement, repensant à chacun de ses mots avant de sourire bêtement. Il éclata de rire, avant de rajouter : « Tu me fais dire des mots trop intelligents, Asphodèle, j’ai eu l’impression de parler une autre langue, hahaha ! »

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MessageSujet: Re: Last Friday Night. Mer 24 Oct - 20:43

Dans les bras de Dak, il y avait quelque chose de chaud et de protecteur. Ca n'avait rien à voir avec le sentiment de quiétude qu'elle ressentait dans ceux d'Enrique. Bien sûr, vu d'une paire de multiplettes depuis la fenêtre d'en face on ne voyait pas bien la différence.

- Severus tu es encore en train d'épier les petits jeunes!, s'égosilla une voix dans le bel appartement du trottoir d'en face. La matrone déboula à la fenêtre, sortant sa propre paire de multiplettes, Montre voir! La coquine, je t'avais dit Severus! je t'avais dit que c'était les deux !

De l'autre côté de la rue, la conversation n'était pas si jouasse. Asphodèle laissait Dakota déverser doucement un flot de paroles rassurantes. L'écouter parler c'était comme se couler dans un bon bain juste trop chaud comme il faut et s'endormir bercé par le parfum délicat d'une essence de fleur exotique. Ça faisait oublier un peu de la peur, un peu le sel des larmes et la lassitude.

« Repose-toi sur lui, comme si il tenait ta vie entre tes mains. Je sais que tu l’aimes, sinon, vous n’auriez pu être aussi proche l’un de l’autre sans qu’il ne se passe rien entre vous, malgré cette tension palpable qu’il y a. »
« Alors toi non plus tu ne crois pas aux amitiés homme/femme? » , question rhétorique. Il avait intérêt d'y croire sinon cette conversation n'avait pas lieu d'être et elle ne restait pas une seconde de plus dans ses bras. Un Enrique amoureux et elle était complétement incapable de gérer, il n'y avait que leurs voisins pour s'imaginait qu'elle pouvait s'offrir à deux hommes. Elle avait déjà bien du mal à s'imaginer s'abandonnant à un seul, fût-ce-t-il, de l'avis de tous, le bon.

Les amitiés homme/femme avaient meubler de longues heures de conversation avec William. Lui, était plus que convaincu que ce genre d'amitié relevaient soit du mensonge, soit de la féérie. Elle n'avait jamais abondé dans ce sens-là mais maintenant que Dakota venait de shooter dans son château de carte à grands coups de pieds, elle ne savait plus trop.

Elle savait... du moins elle croyait savoir qu'il se trompait sur une chose. Elle avait toujours aimé Enrique mais certainement pas comme ça. Rien qu'à l'idée elle se braquait, elle se braquait aussi irrationnellement qu'elle avait pu se laisser porter du temps où elle était avec Will.

« On s'est toujours reposé l'un sur l'autre Dak, et ça c'est ce que font de vrais amis. Moi j'y crois et c'est comme ça que je l'aime. Comme mon meilleur ami, une pièce de puzzle qui s'imbrique parfaitement dans la mienne, pas... je veux dire... quand tu es amoureux tu es... un peu obsédé, pas que dans le sens sexuel du terme, mais je veux dire, c'est pas comme ça que je le regarde et ça me met mal à l'aise de me dire qu'on se regarde différemment. Tu vois ce que je veux dire? »
« Vous ne la voyez pas, car vous êtes tous les deux, deux gros handicapés sur ce domaine-là, pourtant, quand vous êtes tous les deux ensemble, on parviendrait difficilement à vous séparer, même si la mort devait, elle-même, venir avec sa faucheuse pour le faire. »

Elle eut une hésitation ravalant l'argument qu'elle n'avait pas. Handicapée? Personne ne lui avait jamais dit de sa vie qu'elle était handicapée en quoi que ce soit. Elle était vexée mais pas vraiment dans le fond.

« Tu me fais dire des mots trop intelligents, Asphodèle, j’ai eu l’impression de parler une autre langue, hahaha ! »
« C'est parce que j'ai une bonne influence sur toi. », annonça-t-elle tout de go.

On ne l'avait pas éduquée dans la porcelaine, la soie et les verreries précieuses pour qu'elle soit modeste non?

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MessageSujet: Re: Last Friday Night. Dim 28 Oct - 10:28

« Alors toi non plus tu ne crois pas aux amitiés homme/femme? » Dakota lui lança un regard inquisiteur, mais qui n'avait rien de vraiment inquisiteur. Son sourire sur ses fines lèvres en disait long sur la réelle façon dont il la regardait, et l'amusement avait prit place dans ses iris sombres. Dakota n'y croyait pas vraiment, mais sa relation avec Asphodèle allait à l'encontre de ce qu'il croyait lui. C'était comme l'exception à cette règle millénaire. Chaque homme souhaitait trouver une fille, qui pourrait devenir sa réelle amie sans qu'il n'y ait rien de sexuel par la suite. C'était quelque chose de très difficile à concevoir car l'homme et la femme, lorsqu'ils sont biens l'un avec l'autre, développent des sentiments parfois si forts que l'on peine clairement à définir si c'est encore de l'amitié, ou au final, un amour inavoué.

L'hispanique lui répondit : « Personnellement, je n'y crois pas. Pourtant, tu es ma meilleure amie, et la sexualité, l'amour, ont toujours été des choses que j'ai toujours réussi à discerner très clairement dans notre relation. » Il haussa les épaules. « William a raison sur ce point-là. Enrique n'est guère différent de nous, de moi, de William. C'est un homme, et si il y a bien quelque chose, un domaine, où nous sommes les plus nuls, c'est bien concernant nos propres émotions. Tout vouloir de suite, tout vouloir sur le moment, ne pas différencier l'amour de l'amitié lorsque la situation devient particulièrement ambiguë... Depuis qu'Enrique t'a rencontré, je le sais. Je crois que dans ma famille, tout le monde le sait. Talia m'en avait déjà parlé, et c'est peut-être pour cela qu'on t'a toujours beaucoup apprécié, même si mes parents ne te connaissent que très peu. »

« On s'est toujours reposé l'un sur l'autre Dak, et ça c'est ce que font de vrais amis. Moi j'y crois et c'est comme ça que je l'aime. Comme mon meilleur ami, une pièce de puzzle qui s'imbrique parfaitement dans la mienne, pas... je veux dire... quand tu es amoureux tu es... un peu obsédé, pas que dans le sens sexuel du terme, mais je veux dire, c'est pas comme ça que je le regarde et ça me met mal à l'aise de me dire qu'on se regarde différemment. Tu vois ce que je veux dire ? » Oui, Dakota voyait bien où elle voulait en venir. C'était comme si Asphodèle était aveugle sur ses propres sentiments, sur ses propres relations. Elle était innocente, naïve, et fragile. L'hispanique voyait un nouveau visage chez sa meilleure amie, mais il n'en montra aucun signe. Elle était très tatillone sur sa façon d'être, et se découvrir faible était quelque chose qui la dépassait au point de s'énerver toute seule. « Vous ne la voyez pas, car vous êtes tous les deux, deux gros handicapés sur ce domaine-là, pourtant, quand vous êtes tous les deux ensemble, on parviendrait difficilement à vous séparer, même si la mort devait, elle-même, venir avec sa faucheuse pour le faire. »

Il eut un sourire, puis ajouta : « Tu me fais dire des mots trop intelligents, Asphodèle, j’ai eu l’impression de parler une autre langue, hahaha ! » « C'est parce que j'ai une bonne influence sur toi. » « Oh, ça, je le sais depuis que je t'ai rencontré, ma Lily. »

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