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Would you hold it against me ?

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Luke Midnight
PROFESSEUR DE METAMORPHOSES.



MessageSujet: Would you hold it against me ? Jeu 20 Sep - 20:43

    Retrouver la trace de Caly n'avait pas été bien difficile, preuve qu'il pouvait être capable, quand il s'en donnait les moyens, contrairement à ce que certains de ses comparses de la Veuve Noire laissaient entendre. Quelques gallions avaient changé de main lorsque la réceptionniste du Ministère de la Magie avait laissé entendre qu'elle ne pouvait pas lui laisser jeter un œil à la liste des Aurors, sous prétexte que ces informations étaient confidentielles. Il n'y avait toutefois apparemment rien que l'argent ne puisse acheter dans ce bas monde, comme en prouvait le parchemin qu'il tenait à la main et sur lequel s'étalaient, en lettres calligraphiées, les noms et adresses de tous les Aurors du Département de la Justice Magique. Il ne lui avait pas fallu bien longtemps pour repérer celui qui l'intéressait et envoyer la liste à la veuve Noire ; qui sait, cela pouvait peut-être leur être utile, éventuellement. Sinon, rien à foutre, il avait d'autres chats à fouetter, pour le moment. Cela faisait quelques jours déjà depuis sa première rencontre avec Caly et son dégénéré de mec, mais il avait gardé sur la joue la marque rose de la brûlure que l'Auror lui avait infligée. Alifay avait-il gardé la marque de l'entaille dont il lui avait lui-même fait cadeau ? Il l'ignorait. Ce qu'il savait par contre, c'était que Caly avait gardé sa baguette, sa précieuse baguette. Sûr qu'avec son compte en banque, il aurait pu se racheter toute la boutique d'Ollivanders mais c'était celle-là qu'il voulait. C'était celle de sa mère presque morte et on ne touche pas aux affaires des gens presque morts... C'est ainsi qu'il se retrouva en plein milieu de l'après-midi à tambouriner comme un malade contre la porte de Caly. « OUVRE MOI ! OUVRE MOI ESPÈCE DE FILS DE PUTE ! » Pourtant, il était venu dans l'idée d'être calme et digne. A première vue, c'était loupé, comme en témoigne la porte voisine qui s'ouvre, laissant apparaître le visage indigné d'une autre habitante de l'immeuble. « C'est pas bientôt fini ce b... » « J'T'EMMERDE ! » Et déjà il cherche un truc à lui balancer à la figure, ce qu'elle a du comprendre comme elle prend un petit air pincé avant de refermer la porte à double tour. L'Irlandais envoie un dernier coup de pied rageur dans la porte de Caly et se laisse glisser dos à elle, pour finir assis sur le paillasson. S'il avait eu sa baguette, il aurait fait sauté la porte sans autre forme de cérémonie. Sauf que si t'avais eu ta baguette, tu ne serais pas là, imbécile. Pas faux, aussi.

    Blasé, il laisse sa tête basculer en arrière sur le panneau de bois et gronde de frustration ; en même temps, il aurait du s'en douter ; débarquer au beau milieu de la journée... Caly devait travailler. Idiot, idiot, idiot ! Il se pare d'un air boudeur et revêche et décide presque aussitôt qu'il restera là, dût-il y passer la journée et la nuit. Après tout, Caly avait dit qu'il lui rendrait sa baguette s'il était sage et il l'avait été, malgré ses envies de meurtres. Il avait bien pensé à lui envoyer quelqu'un pour lui faire payer son affront ; un type qui lui aurait cassé quelques dents voire un os ou deux, mais il s'était ravisé. Sa vengeance, il la prendrait lui-même et il regarderait Caly dans les yeux au moment de l'écraser. C'est plus d'une heure plus tard, alors qu'il s'était presque assoupi comme le premier clochard à la recherche d'un squat, qu'il entendit enfin des pas dans l'escalier. Vif comme un chat, il se relève et se dissimule dans un recoin sombre d'où il peut voir sans être vu. Un sourire carnassier comme il reconnait la silhouette de celui qu'il cherchait et une lueur sauvage s'allume dans ses yeux gris tandis qu'il bondit, attrapant Caly par le col et profitant de l'effet de surprise pour le coller dos à sa propre porte. Son index gauche se pose sur les lèvres de Caly pour lui intimer le silence. « Sshhttt... Ta voisine n'aime pas le bruit... » Ses doigts se resserrent sur le col et il le repousse encore davantage contre la porte, enfonçant la poignée dans le dos de l'Auror au passage. Finalement, sa main quitte les lèvres du jeune homme et se tend à plat devant lui, paume vers le haut. « Rends la moi. » Non, pas de s'il te plaît.
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Caly L. Alifay
AUROR.



MessageSujet: Re: Would you hold it against me ? Ven 21 Sep - 15:09




    Un jour de congé. Caly en avait rêvé toute la semaine. Cette dernière avait été épuisante. Trois descentes ou les aurors étaient revenu bredouille, la colère de son "mentor" et une énième audience disciplinaire. Son supérieur commençait réellement à le brouter sévère, d'autant plus que cette fois, une faute faite par lui même lors d'une mission avait été attribué à Alifay et en avait payé les pots cassés. Encore une réduction de salaire et un avertissement un plus dans sa pile. Si seulement il pouvait se faire buter en mission, ce gros sac à merde, le jeune homme en serait enfin débarrassée, et son travail lui paraitrait moins dur.

    C'est ainsi qu'il avait fait une trèèèès longue grasse matinée, avec la ferme intention de dormir pendant plus de 24h et se réveiller pour aller au travail le surlendemain. D'autant plus qu'Asmodeus n'était pas la. D'ailleurs ou il était passé ce con la? Mais pour une fois, il en était bien comptant. Pas de cul, qu'un long sommeil réparateur et grandement mérité.
    Mais c'était sans compter la subtilité de Luke, apparemment très en colère et sans raison. Enfin presque sans raison. Les multiples coups dans la porte d'entrée le réveilla en sursaut.


    « OUVRE MOI ! OUVRE MOI ESPÈCE DE FILS DE PUTE ! » ...
    « J'T'EMMERDE ! »

    Il ronchonna, et ce n'était absolument pas à l'ordre du jour de lui ouvrir, ni de lui rendre son jouet. La tête dans le cul, Caly passa un jean et une chemise noire. Il brancha son cerveau et se mit à réfléchir. Il avait envie d'ouvrir la porte à la volée et lui mettre un grand coup de boule, mails il ne pouvait laisser la baguette ici, mais ou alors? Dans un sourire, il attrapa l'objet de convoitise de Midnight et transplana.

    Alifay revint une heure plus tard, à pied, jusqu'à son appartement. A vrai dire, il espérait que Luke s'était découragé et qu'il était parti. Il arriva en haut des escaliers et le jeune homme semblait bien être parti. Caly allait pousser un soupir de soulagement : il allait pouvoir retourner se coucher, mais il se fit attraper par le col et plaquer contre la porte de son logement. La poignet lui rentrait dans les reins mais ne laissa rien paraître de la douleur. Quel acharné ce mec.

    « Sshhttt... Ta voisine n'aime pas le bruit... » ... « Rends la moi. »

    Caly se para de son plus beau sourire, autant charmeur que moqueur. Il appréciait son acharnement, mais également sa propre intelligence d'avoir déplacé la baguette.

    « Te la rendre? De quoi? Ta dignité? » Caly ricanait. Si seulement cette petite fiotte en avait la moindre parcelle. « Et puis d'ailleurs... Sinon quoi? Tu me mettras ton doigt dans l'oeil? »

    L'auror repoussa Luke sans force ni hargne. Il n'avait pas spécialement envie de se battre. Et puis Midnight était gaulé comme une guêpe, à main nu ça ne faisait pas peur. Et un coup de dard ne réglerait pas les choses d'ailleurs.

    « J'ai pourtant été clair, il fallait que tu sois sage. De toute évidence tu ne fais preuve d'aucune sagesse et encore moins de politesse. »

    Il était bien placé tiens, pour parler de politesse. Caly était le Roi des connards dégénérés et il osait parlait de sagesse, la bonne blague. Il pouffa de rire à cette idée. Il était vraiment con des fois, mais ça avait le mérite de le faire marrer. Il chercha ses clés dans sa poche et en glissa une dans la serrure.

    « Allez entre. On va boire un café. Mais la cherche pas, elle n'est pas ici. »

    Il ouvrit la porte, laissant place à un appartement de bonhomme. Donc en semi rangé semi bordel, avec quelques bières sur la table, et un joli étalage de drogues en tout genre. Caly ne savait pas encore ce qu'il allait faire de Luke, mais il allait forcement lui faire payé d'avoir écourté sa grasse mat'.

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elle empoisonne la vie »
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Luke Midnight
PROFESSEUR DE METAMORPHOSES.



MessageSujet: Re: Would you hold it against me ? Sam 22 Sep - 9:58

    « Rends la moi. » S'il tend la main dans l'espoir de récupérer son bien, l'autre, elle, reste résolument accrochée à son col. Le sourire dont se pare Caly lui fait froncer les sourcils comme il sent déjà arriver le piège. « Te la rendre ? De quoi ? Ta dignité ? » L'Irlandais siffle entre ses dents et resserre ses doigts sur sa gorge, impatient. « Et puis d'ailleurs... Sinon quoi ? Tu me mettras ton doigt dans l’œil ? » Le jeune homme fusille son vis-à-vis du regard ; son insolence lui rappelle fortement la sienne et ça l'ennuie profondément, de se voir rabrouer de la sorte sans savoir quoi répliquer d'autre que des coups d'oeil assassins. Connard. Caly le repousse et se dégage, Luke reculant, une mine boudeuse, comme un gamin en colère à qui on aurait refusé un jouet. « J'ai pourtant été clair, il fallait que tu sois sage. De toute évidence tu ne fais preuve d'aucune sagesse et encore moins de politesse. » La mine de l'Irlandais s'assombrit davantage comme il commence à perdre patience, agacé de n'être qu'une sorte de marionnette entre ses mains. T'aurais du dire "s'il te plaît" lui marmonne une petite voix intérieure. Sans doute. Mais quand on a toujours eu l'habitude d'avoir ce que l'on voulait en ne faisant que demander, on oublie vite que, parfois, certaines personnes résistent à notre autorité. Et, dans sa volonté de récupérer son bien le plus rapidement possible, Luke l'oublie complètement. Une lueur d'intérêt s'allume dans ses prunelles grises quand il voit l'Auror tourner la clef dans la serrure de son appartement et il pense naïvement que Caly s'est lui aussi fatigué de ce petit jeu et qu'il va lui rendre ce qui lui appartient. « Allez entre. On va boire un café. Mais la cherche pas, elle n'est pas ici. » Mauvaise pioche. Pour le coup, Luke n'a qu'une envie ; l'attraper et lui éclater la tête contre le mur le plus proche mais premièrement ça ne lui indiquerait pas où cet enfoiré avait planqué sa baguette, deuxièmement, il avait peu de chances de l'atteindre avant de se prendre une droite. J'en ai rien à foutre de ton putain de café, bordel ! Il cille. "Sois sage" lui rétorque la petite voix dans sa tête. Malgré son agacement, Luke s'y applique ; boire son café, lui faire un peu de lèche et sans doute lui rendra-t-il ce qu'il demande. Sauf si Caly s'en amuse trop et impose d'autres conditions...

    La porte s'ouvre sur le plus grand bordel que Luke ait jamais vu, quand bien même ce n'était pas si mal rangé que cela. Il faut dire que dans son manoir à lui, les domestiques s'employaient à maintenir les lieux dans un état de propreté et de rangements impeccable. Sans mot dire, il entre à l'intérieur, fronçant le nez, ses iris grises parcourant les lieux l'air de rien, à la recherche de sa baguette. Oui, parce que Caly a eu beau dire qu'elle n'y était pas, il ne lui fait pas confiance et ne peut s'empêcher de chercher quand même. Ses doigts attrapent un emballage contenant une substance peu orthodoxe et le porte à ses narines, esquissant une grimace lorsqu'il en respire l'odeur acre, avant de finalement le laisser retomber sur la table. Sans la moindre gêne, il continue son inspection, ses phalanges effleurant les bouteilles de bière vides avant d'en attraper finalement une et de l'envoyer s'éclater contre le mur, en milliers d'éclats de verre. La colère. Il n'a jamais su la gérer. Il se retourne, fait volte-face et dévisage longuement Caly avant de lâcher un « Désolé, j'le ferai plus. » Il enfonce ses mains dans ses poches, les poings serrés. S'écraser comme ça, il ne s'en serait jamais cru capable, et son expression revêche est à elle seule, une preuve flagrante de combien ça lui coûte. En attendant, il a pu constater qu'il n'y avait aucune trace visible de Asmodeus et ça, c'était le point positif de l'histoire. Son visage s'adoucit comme son côté joueur reprend lentement le dessus et qu'il s'approche de Caly à pas lents, les mains toujours dans les poches. Un sourire tandis qu'il se penche à l'oreille de l'Auror, leurs corps s'effleurant à peine quand ses lèvres murmurent sur la joue d'Alifay.« J'ai été sage ET poli. Je peux l'avoir maintenant ? » Tentative d'approche n°2. Si la colère et la menace ne marchent pas, autant essayer la cajolerie et la flatterie. « S'il te plaît, Ca-ly. » Il accentue volontairement les deux dernières syllabes avant de s'éloigner de lui, un léger sourire sur les lèvres qu'il veut innocent. Quelques pas en arrière, les mains toujours dans les poches tandis qu'il s'assoit à demi sur la table, sortant une cigarette et l'allumant à ses lèvres, en crachant la fumée vers le plafond. Comme souvent lorsqu'il fume, ce n'est qu'une manière d'occuper ses mains, de se donner une contenance.
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Caly L. Alifay
AUROR.



MessageSujet: Re: Would you hold it against me ? Dim 23 Sep - 14:42



    Caly mit la cafetière en marche. Il aurait payé cher pour dormir le reste de la journée, jusqu'au lendemain. Et pour ça il lui suffisait de rendre sa putain de baguette à cette tête de con. Mais il ne la méritait absolument pas. Luke méritait une bonne leçon, voir même une bonne fessée. Mais quelque chose disait à Caly que ça lui ferait beaucoup trop plaisir. Et puis ce n'était pas sa mère, il allait juste montrer à ce ptit pourri gâté ce que ça coute d'abimer son beau visage. Il passa ses doigts sur la blessure encore boursouflée sur sa joue. Le fracas de verre interrompit ses pensées. Il se retourna pour voir la source de ce bruit, et c'était sans surprise Luke, qui venait de passer ses nerfs sur une bouteille de bière (vide, dieu soit loué !).

    « Désolé, j'le ferai plus. »

    Y'avait plutôt intérêt ouais! Caly n'allait pas lui rappeler encore une fois que Luke était desarmé, tout maigrichon, face à un auror surentrainé tout plein de muscles toussa-la bonne blague. Bon ok, mais Alifay avait une baguette et il était doué avec.

    « J'ai été sage ET poli. Je peux l'avoir maintenant ? » « S'il te plaît, Ca-ly. »

    De toute evidence, le jeune homme avait l'habitude de tout avoir tout de suite, juste avec un petit sourire, sans même un brin de politesse. Et la politesse feinte ne lui allait absolument pas, même si au final Caly ne le connaissait pas. Même son approche limite séduisante donnait à l'Auror l'envie de lui mettre le poing dans sa gueule. Son petit air faux-cul certainement. Il se détourna de lui pour faire couler le café dans deux tasses.

    « Sage? Attend... pause rire. » De manière totalement surjoué, Caly eclata de rire. « Allez sois mignon, tu nettoie la merde que tu viens de poser. »

    Il désigna de la tête les débris de verre au sol. Alifay lui fit un grand sourire. Surement que Midnight n'avait pas l'habitude de ramasser ses conneries, probablement même qu'une horde de servants se ruait sur ses moindres petit caca depuis sa plus tendre enfance.

    « Et pas de café pour toi. T'es déjà assez excité comme ça. »

    Et il versa la seconde tasse dans l’évier. Du gâchis, mais ça le faisait bien rire de l'inviter à entrer boire un café, pour au final le punir à nouveau comme un gosse de six ans. Caly pris sa propre tasse et alla s'asseoir sur le canapé, poussant les quelques fringues d'une propreté douteuses sur les rebords. Il posa son café sur la table et pris dans un sac de tissus pourpre une petite tête de cannabis, une feuille longue et du tabac. S'en rouler un bon avec du café bien fort, un bon truc de bonhomme. Il roula en quelques secondes, passant sa langue pour coller le papier et alluma son joint à la manière moldu. Il posa ses yeux vert sur Luke.

    « Tes parents savent que tu fumes? C'est pas bien à ton âge. » Il tendit le bras et arracha la clope des lèvres de Midnight et lui tendit son joint. « Allez, fume un truc d'homme et peut être que des couilles te pousseront. »

    Caly bu une longue gorgée de café avant de s'en rouler un autre, pour lui. Il adorait tellement la provocation, et Luke semblait être un mec hargneux qui démarre au quart de tour. Que du bon quoi !

    « Raconte ta vie un peu. On se déteste mais on sait rien l'un de l'autre, ça n'a pas de sens. »

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Luke Midnight
PROFESSEUR DE METAMORPHOSES.



MessageSujet: Re: Would you hold it against me ? Dim 23 Sep - 17:38

    « J'ai été sage ET poli. Je peux l'avoir maintenant ? S'il te plaît, Ca-ly. » Si l'Auror avait connu un tout petit mieux Luke, il aurait apprécié à sa juste valeur le s'il te plaît qu'il lui avait lancé et il aurait su s'en contenter. Mais voilà, Caly ne cernait de l'Irlandais que la surface et il n'imaginait pas à quel point il prenait sur lui pour se montrer aussi patient. Il fallait reconnaître qu'il n'avait pas vraiment le choix, aussi. Une baguette en main et les choses se seraient passées tout autrement. « Sage ? Attends... pause rire. » Luke hausse un sourcil interrogateur en entendant son rire sonner faux dans la pièce ; quoi, qu'est-ce qu'il avait dit de si drôle ? « Allez sois mignon, tu nettoies la merde que tu viens de poser. » Là, c'est au tour de Luke de ricaner, moqueusement, et de hausser les épaules ; regarde moi, semble-t-il dire et compte là-dessus. Comme s'il allait prendre le risque de se couper voire même de se baisser pour ramasser les débris dans un appartement déjà plein de crasse. C'est ça, ouais. « Et pas de café pour toi. T'es déjà assez excité comme ça. » Il le regarde verser le contenu de la tasse dans l'évier et fronce les sourcils ; parce qu'il s'imaginait qu'il le privait de quelque chose ? « Pas plus mal, c'est une boisson de prolétaire de toutes façons. » C'était ce que son père avait toujours dit en tous cas, mais c'était sans doute parce que lui carburait au whisky, un vice que Luke lui avait emprunté. L'Irlandais reste debout au milieu de la pièce quand Caly s'assoit et se roule un joint tandis que lui-même continue de tirer sur sa clope. Il ne peut retenir un reniflement dédaigneux quand il voit l'Auror l'allumer à la manière moldue. LOSER a-t-il envie de lui hurler, mais il se retient sans savoir comment il réussit ce tour de force. « Tes parents savent que tu fumes ? C'est pas bien à ton âge. » Il fronce les sourcils. Pour un peu il lui aurait bien dit qu'il n'avait pas de parents, histoire de lui faire fermer un peu sa grande gueule mais il finit par ce dire que cela lui ferait trop plaisir alors il se contente de gronder lorsque l'Auror lui arrache sa cigarette et lui tend son joint. « Allez, fume un truc d'homme et peut être que des couilles te pousseront. » Il plisse les yeux, agacé comme jamais, mais prend tout de même ce qu'il lui tend, sans pour autant le porter à ses lèvres. Il n'a pas l'habitude de fumer ce genre de trucs et il ne voudrait pas se retrouver hors de contrôle à lui raconter sa vie ou à se frotter contre lui en pleurant pour des câlins.

    Il garde donc le joint entre ses doigts, le laissant se consumer et observant Caly s'en rouler un autre, lentement. Il soupire, impatient. « Raconte ta vie un peu. On se déteste mais on sait rien l'un de l'autre, ça n'a pas de sens. » « Je ne te déteste pas » réplique Luke du tac au tac et c'est vrai. Il l'agace prodigieusement, certes, et il lui claquerait bien la tête, juste pour le plaisir de foutre en l'air son ego, mais il ne le déteste pas. Pas encore, en tous cas. Il ne prend que tout cela comme un jeu pour l'instant, rien de plus. Une partie d'échecs. Et il est en mauvaise passe, là, mais la partie n'est pas encore perdue. Il reste debout, ne voulant pas installer de proximité entre eux ; pas encore, il sera temps plus tard de jouer et d'abattre cette dernière carte. Pour l'instant, il va se contenter de lui donner ce qu'il veut, en espérant qu'une fois lassé, Caly lui donnerait ce que lui, voulait. « Si tu veux connaître ma vie, t'as qu'à chercher dans les archives de ton ministère. Doit y avoir un sacré dossier au nom de ma famille. Midnight. » Ses prunelles grises sondent les vertes de Caly pour voir s'il réagit au nom de quelques façons que ce soit. Si sa famille était connue pour la pureté de son sang et la richesse de son patrimoine, elle était aussi connue pour l'incarcération de son père, Luam, à Azkaban, après avoir été reconnu coupable d'avoir été un actif partisan de Voldemort. Elle l'était également pour la tentative d'assassinat sur sa mère, Caitlin, se soldant par un semi-échec puisqu'elle vivait dans un coma végétatif à Sainte-Mangouste. Le nom de Luke, lui, y apparaissait une fois, une seule ; lorsqu'un serviteur trop zélé s'était inquiété des traitements infligés par son père violent. Quand on avait envoyé les autorités pour enquêter, Luke avait sagement répété les mots de son père et assuré qu'il n'était pas maltraité. Mais à peine la porte refermée, il avait eu le droit à un autre séjour dans la cave pour ne pas s'être montré assez convaincant. « Caly ? » Luke affiche soudainement un air penaud auquel on croirait presque. « La baguette... C'est celle de ma mère... J'y tiens. S'il te plaît ? » Tentative d'approche n° 3 : la pitié. Et non, Caly n'avait sans doute pas envie de voir la tentative n° 4...
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Caly L. Alifay
AUROR.



MessageSujet: Re: Would you hold it against me ? Mar 25 Sep - 16:41



    « Je ne te déteste pas » « Tu as dis du mal de ma maman. » marmonna-t-il de manière totalement incompréhensible. Et heureusement, il serait passé pour un con si Luke découvrait qu'il s'était barré quand il avait frappé comme un boeuf à la porte. Surement penserait-il que Caly avait eu les chocottes. Quelle idée !

    « Si tu veux connaître ma vie, t'as qu'à chercher dans les archives de ton ministère. Doit y avoir un sacré dossier au nom de ma famille. Midnight. » Il resta interdit. Il connaissait que trop bien ce nom. Il avait épluché chaque page de ce dossier de taille conséquente. Et à plusieurs reprises. Son "mentor", pendant sa formation, l'avait forcé à étudier pas mal de pièces à conviction et de scène de "crime", pour tenter de résoudre une affaire qui au final ne l'a jamais été par des Aurors expérimentés, comment un apprenti aurait pu le faire? Alifay se souvenait de l’incarcération à Azkaban du père de famille, Liam, ou Lien... Luam peut être? Il n'en savait foutre rien, mais une chose était sure c'est qu'il était coupable d'actes mangemoreques et il avait été reconnu comme étant un des sbires de Lord Voldemort.

    Mais ce n'était pas le fait qui l'avait le plus marqué. C'était justement la tentative d'assassinat sur la mère de famille. Dossier toujours en cours d'ailleurs et c'était sur celui ci que son mentor l'avait forcé à travailler jouer et nuit comme étant un exercice "facile et faisable par un enfant de six ans", sur un dossier bouclé. Son supérieur l'avait même forcé a aller voir cette femme à Ste Mangouste, pour lui soutirer des informations. Mais c'était un vrai légume, et il avait eu terriblement honte d'avoir même songé à lui poser des questions. Quand Caly avait découvert que l'exercice qu'il lui avait donné était en fait un dossier que personne n'avait réussi a résoudre, il était entré dans une fureur noire, mais son mentor avait juste haussé les épaules et lui avait souri. Connard. Il sera les poings à s'en péter les jointures. Il pourrait le tuer un jour ce fils de ...

    « Caly ? » Il sursauta et sa colère se dissipa instantanément. « La baguette... C'est celle de ma mère... J'y tiens. S'il te plaît ? » Il planta son regard dans le sien. Il se félicita de ne pas avoir brisé cette baguette, car Luke semblait vraiment y tenir. Mais devait-il craquer face à ce regard qui ferait fondre un radiateur? Définitivement non. Ok, il avait l'air d'avoir eu une existence difficile, mais c'était pas une raison pour jouer au con pourri gâté. Et puis de toute manière, Luke avait voulu jouer au con et il avait perdu, parce que le roi des connards, c'était Alifay. Il voulait le laisser mariner encore un peu, voir jusqu'à ou il pourrait aller. Et si son amour pour sa mère était infini, Luke pourrait aller très loin.

    « J'ai étudié le dossier sur ta famille, quand j'étais en formation. J'ai vu ta mère. »

    Il n'en avait pas dormi pendant plusieurs jours, secoué par la rage de s'être fait berner une fois de plus par son mentor, d'avoir importuné une femme innocente, même si c'était un légume, qui pouvait savoir si elle ne s'en était pas rendu compte?

    « Je crois que ton prénom apparait également, mais je ne suis pas sûr... »

    Il fronça les sourcils, essayant de chercher dans sa mémoire, mais ça ne vint pas.

    « Parle moi de ta mère, de ta famille, de la raison de ton apparition dans le dossier du ministère. Ah et nettoie aussi les débris. Et je te rendrais ta précieuse baguette. »

    Oui il abusait, mais Luke avait éveillé une curiosité qui l'avait rongé pendant des mois. C'était aujourd'hui l'occasion de la réduire à néant, et peut être de boucler ce dossier. Alifay fini son café et alluma son joint, en ne lâchant pas le jeune homme du regard.

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Luke Midnight
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MessageSujet: Re: Would you hold it against me ? Jeu 27 Sep - 17:36

    « La baguette... C'est celle de ma mère... J'y tiens. S'il te plaît ? » Il a ce regard brillant de sincérité, si bien qu'on est en droit de se demander s'il joue un rôle ou pas. Lui-même s'y perdrait à vrai dire. Il n'était pas connu pour obtenir les choses en suppliant pour les avoir mais la baguette de sa mère était importante à ses yeux et il était prêt à tout pour la récupérer. Vraiment tout, mais il donnait le change pour que Caly ne s'en aperçoive pas. Quand il voit les prunelles vertes de l'Auror plantées dans les siennes, il se dit qu'il a gagné, que Caly l'a pris en pitié et qu'il va craquer. « J'ai étudié le dossier sur ta famille, quand j'étais en formation. J'ai vu ta mère. » A ces mots, le sourire tendre de Luke se figea puis s'effaça de son visage, lentement, tandis qu'il se crispe malgré lui, imperceptiblement. L'ombre de ma mère, c'est l'ombre de ma mère que tu as vu, imbécile. Oui, parce qu'avant d'être ce corps cadavérique au visage émacié et au teint pâle, elle avait été une femme superbe et pleine de vie qui avait légué au jeune garçon ses boucles blondes et sa malice. A l'idée qu'il l'ait vue, lui, qui n'avait rien à voir dans tout cela, il en était malade et pour le coup, il en oublia presque la baguette tant il avait une envie incontrôlable de lui coller une monumentale gifle. « Je crois que ton prénom apparait également, mais je ne suis pas sûr... » Il détourne le regard, maugréant dans sa tête, les poings serrés puis ses doigts se portent instinctivement à sa joue gauche sur laquelle se devinent encore légèrement la marque d'une ancienne cicatrice. Il laisse ses phalanges sur sa peau quelques secondes avant de se rendre compte de son geste et de retirer sa main pour la renfoncer rageusement dans sa poche. Il afficha de nouveau cette mine boudeuse et peu avenante comme il se refermait comme une huître ; Luke avait beau jouer les détachés et les types à qui rien de fâcheux n'arrive, il avait lui aussi ses propres blessures mais il savait les cacher mieux que les autres et il ne voulait pas que Caly mette le doigt dessus. Un instant, il pense à tourner les talons et à s'en aller, quitte à revenir plus tard pour tenter une nouvelle fois sa chance mais déjà Alifay reprend. « Parle moi de ta mère, de ta famille, de la raison de ton apparition dans le dossier du ministère. Ah et nettoie aussi les débris. Et je te rendrais ta précieuse baguette. » L'Irlandais cille, un nuage sombre passe dans ses yeux clairs ; qu'est-ce que ça peut bien lui faire à lui après tout, toutes ces choses là ? Il l'ignore. Tout ce qu'il sait c'est qu'il n'a pas très envie de le raconter... Il tourne le dos, ses prunelles grises se posant sur la porte puis sur les débris, successivement, comme s'il hésitait entre les deux choix. Un pas vers la porte, puis un autre. Il se fige un instant. Et finalement, il revient en arrière sans un regard pour l'Auror, se baissant pour que ses doigts puissent attraper les morceaux de verre.

    « Ma mère ? Il n'y a rien à en dire, elle est presque morte comme elle a vécu : au milieu des plantes dont elle préférait la compagnie à la mienne. » Comme un vieux réflexe, le fait de parler de sa famille aussi franchement lui fait reprendre ce ton poli et correct qu'il a toujours détesté, chez lui comme chez les autres. Ses doigts ramènent le tesson qu'il a ramassé jusqu'à ses iris couleur acier et il l'observe, comme perdu dans ses pensées, en le faisant tourner entre ses phalanges. « Ma famille, il y a trop à en dire et le plus important est de notoriété publique, fais tes devoirs et renseigne toi par toi-même. » L'espace d'un instant, d'un voyage dans ses souvenirs, il est bien loin de l'aspect qu'il a montré à Caly. De gamin joueur et prétentieux, il passe à jeune homme sérieux et un brin mélancolique, ses mots aussi profonds que son regard. « A propos de mon nom, dans ton dossier, un serviteur a accusé mon père de me frapper. » Il a un sourire un peu triste tandis que ses yeux n'ont pas lâché le morceau de bouteille. « Mais c'était faux, tu sais... Mon père... il a toujours su se montrer beaucoup plus inventif qu'une simple raclée. » Il ferme les yeux quelques secondes, parcouru par un frisson qui lui descend tout le long de l'échine et, quand il les rouvre, ce simulacre de Luke qui appartient au passé a bel et bien disparu. Il enferme le tesson de verre au creux de sa paume, l'air de rien, et revient vers Caly, un sourire moqueur sur les lèvres tandis qu'il se plante devant lui, toujours assis dans le canapé. « Quand je l'ai défendu en niant toute maltraitance, j'ai pensé que pour une fois dans sa vie, il penserait que j'avais fait quelque chose de bien et qu'il serait fier de moi. » Il se penche sur Caly, murmurant à son oreille. « Il m'a pris dans ses bras et m'a donné une accolade... La première en 12 ans, t'aurais du voir mon sourire, Caly... Il était é-cla-tant... Et puis, il a attrapé mes cheveux... » Joignant le geste à la parole, il attrape les cheveux de l'Auror entre ses doigts fins et tire brusquement en arrière, le forçant à dévoiler sa gorge. « ... et il a dit que je n'avais pas été assez convaincant, juste avant de m'entailler la joue... » Il ronronne comme ses prunelles ne lâchent pas Alifay et que le tesson de verre, se posant sur la joue non blessée de l'Auror, en entaille la peau lentement. « Il avait une belle dague, lui. Faut croire qu'il disait vrai, tu vois, j'ai beaucoup moins de classe que lui... » Il laisse tomber le morceau de verre, lequel a entaillé sa paume également et, lâchant la tignasse de Caly, ses mains viennent se poser de part et d'autre du visage du jeune homme, tandis que son corps, se pressant contre le sien, l'oblige à reculer tout au fond du sofa, tandis que Luke le surplombe, presque à califourchon sur lui, et que ses lèvres viennent attraper les siennes, presque douces quand on connait sa fougue. Le baiser dure le temps que l'Irlandais juge nécessaire puis il le libère, ronronnant sur ses lèvres. « J'ai fait ce que tu as demandé... Alors donne moi... » Ses doigts quittent son visage pour descendre le long de son torse en une caresse lascive qu'il arrête sur ses hanches, mais ses lèvres elles, sont toujours extrêmement proches de celles de l'Auror. « ...ce que je veux... » Sa main gauche et ensanglantée remonte jusqu'à la joue entaillée de Caly avant de se perdre à nouveau dans ses cheveux. Et tu veux quoi, Luke ? SI je le savais...
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Caly L. Alifay
AUROR.



MessageSujet: Re: Would you hold it against me ? Lun 8 Oct - 13:25




    Caly s'attendait à ce qu'il se barre. Non, pas forcement renoncer à sa baguette, mais revenir plus tard, peut être avec une manœuvre plus violente. Surement était-ce l'idée première de Luke, mais celui-ci vint s'accroupir près des débris de verre, tournant le dos à l'auror.

    « Ma mère ? Il n'y a rien à en dire, elle est presque morte comme elle a vécu : au milieu des plantes dont elle préférait la compagnie à la mienne. »

    Alifay aurait aimé dire quelque chose, peut être reconfortant. Mais comme si c'était son genre, d'autant plus qu'il aurait coupé la parole à Luke. Comme si c'était le genre à se gêner.

    « Ma famille, il y a trop à en dire et le plus important est de notoriété publique, fais tes devoirs et renseigne toi par toi-même. » ... « A propos de mon nom, dans ton dossier, un serviteur a accusé mon père de me frapper. » Il hocha la tête, Caly se souvenait à présent. Aucune preuve sur cette soit-disant maltraitance. « Mais c'était faux, tu sais... Mon père... il a toujours su se montrer beaucoup plus inventif qu'une simple raclée. »

    Caly n'était pas du genre à s’apitoyer sur les malheurs des autres, mais il trouvait détestable la maltraitance des enfants. Il ne fallait tout simplement pas avoir de couilles pour s'en prendre à des êtres si faibles, et encore moins à la chair de sa chair.

    « Quand je l'ai défendu en niant toute maltraitance, j'ai pensé que pour une fois dans sa vie, il penserait que j'avais fait quelque chose de bien et qu'il serait fier de moi. » Lorsque Luke s'approcha de lui, l'Auror leva les yeux vers lui, un frisson lui remontant jusqu'à la nuque. Merde c'était quoi ça? Du désir? « Il m'a pris dans ses bras et m'a donné une accolade... La première en 12 ans, t'aurais du voir mon sourire, Caly... Il était é-cla-tant... Et puis, il a attrapé mes cheveux... » il l'écoutait toujours, et ne fit pas mine de vouloir se défendre face à cette attaque. Il y prenait même beaucoup de plaisir, une boule de chaleur commençait à gonfler en son bas ventre. « ... et il a dit que je n'avais pas été assez convaincant, juste avant de m'entailler la joue... » Caly serra les dents et fronça les sourcils, mais se laissa faire, comme appréciant cette douleur. Avoir passé autant de temps avec Asmodeus avait peut être fini par le rendre complétement masochiste. « Il avait une belle dague, lui. Faut croire qu'il disait vrai, tu vois, j'ai beaucoup moins de classe que lui... » Luke se pressa contre lui, le surplombant de toute sa hauteur. Caly resserra ses doigts sur les accoudoirs du fauteuil, n'osant bouger. Pour une fois dans sa vie, il ne savait pas quoi faire, ni quoi dire. Il devrait lui casser la gueule pour l'avoir entaillé à nouveau, le butter pour avoir essayé de le dominer de la sorte, le baiser comme un malade à même le sol pour lui montrer qui était le mâle ici. Ou se laisser faire, se laisser prendre au jeu de Luke, qu'il le domine, qu'il fasse de Caly bien ce qu'il veut.

    « J'ai fait ce que tu as demandé... Alors donne moi... »Ses mains parcourant son corps, sa voix suave, ses lèvres si proches mirent fin aux hésitations de Caly et son corps réagit en conséquence, une solide érection se dessina sur son pantalon.« ...ce que je veux... »

    Incapable de parler, Alifay attrapa Luke par les cheveux et l'embrassa avec une fougue étonnante. Son autre main passa dans les reins du jeune homme et le plaqua un peu plus contre lui. Caly avait envie de lui, qu'il prenne ce qu'il voulait de lui, car il lui donnait tout. Le baiser ne s'arrêtait que pour laisser place à un autre, plus long, plus violent à chaque fois.

    Sa passion l'étonna. Il n'avait jamais mis autant de "cœur à l'ouvrage" avec les nanas qu'il se tapait régulièrement. Caly enleva le haut de Luke et l'envoya valser dans la pièce. Il y avait la même passion que lorsqu'il était avec Asmo, et qu'il pensait à Wilson. Il commença à déboutonner son jean. Sa Wilson, sa douce et tendre Wilson qu'il aimait depuis toujours. Il aurait tout donné, jusqu'à plonger dans les ténèbres s'il le fallait, pour être dans ses bras.

    S'il était devenu un gros connard sans cœur, c'était à cause d'elle, ou plutôt parce qu'elle n'avait jamais vu que son meilleur ami se mourrait d'amour pour elle. Caly reposa ses mains dans le bas du dos de Luke, les faisant glisser doucement dans son pantalon. Sa peau brulante fit monter l’excitation d'un cran. Son cœur cognait si fort qu'on aurait dit qu'il voulait se faire la malle. Ce cœur glacé, qui attendait juste sa douce pour revivre à nouveau. Mais Asmodeus ne lui faisait-il pas oublier Wilson la plupart du temps? Bien sûr que si. Qui aurait cru qu'un fou pareil puisse être le remède à cette maladie qui tuait Caly à petit feu?

    Il se mit à déboutonner le jean de Midnight, tout en continuant de l'embrasser de plus en plus sauvagement. Son cœur battait si fort, qu'il en avait mal. Asmodeus, son poison, l'arsenic qui soigne doucement le cancer que Wilson avait fait naître au plus profond de Caly, bien encré en lui. S'il le perdait, il crèverait, pourrissant de l’intérieur. Il planta ses ongles dans le dos du jeune homme, accentua la violence dans ses baisers. Que faire. Arrêter. Continuer. Baiser. Baiser. Baiser. Le tuer. Baiser. Wilson. Asmodeus. Asmo. ASMO. Et tout explosa dans sa tête, comme si son crâne se fendait en deux, d'où se déversa sa vie dans le "récipient" le plus proche.

    Tant de souvenirs se déversèrent dans la tête de Luke, sans que Caly n'arrive à stopper quoi que ce soit, le tenant collé à lui avec force, et ne stoppant pas ses baisers, toujours plus sauvage, comme s'il était en transe. Caly, à l'époque de Poudlard, pleurant seul dans la nuit, sur l'amour qu'il n'aura jamais. Les coupures qu'il s'était fait sur les bras, pour apaiser sa douleur. La rencontre avec Asmo, la quasi indifférence qu'il ressentait pour lui à cette époque, malgré leurs nombreux ébats. La descente aux enfers, la drogue dur, la dépravation. Une overdose, la piqûre encore dans le bras. Le noir, encore et toujours le noir. Sa formation d'Auror et son mentor qui lui menait une vie infernale, qui le pourrissait sans cesse, l'envoyant en mission quasi suicide en permanence. La drogue à nouveau. Asmodeus et le lien qui s'était tissé entre eux. La haine qu'il ressentait envers lui même, à quel point il pouvait se vomir. Les quelques fois ou il avait revu Wilson, et les soirées de dépression qui s'en était suivi, seul enfermé dans le noir. Son travail, ses missions secrètes contre la Veuve Noire. Son mentor qui le mettait plus bas que terre à chaque fois, le nombre de fois ou il essayait de le faire virer en lui faisant porter le chapeau pour ses propres erreurs. A nouveau la drogue. Puis cet amour inconditionnel qu'il portait à Asmodeus mais qu'il n'avouerait jamais. Way était sa faiblesse, il tuerait pour lui, ou mourrait pour l’épargner. Il l'aimait plus que ses parents, qui pourtant étaient les seuls envers qui il avait du respect et un amour aveugle. Ses parents...

    Caly ouvra soudain les yeux et repoussa Luke avec force, se rendant compte de ce qu'il venait de se passer. Il prit sa tête entre ses mains et hurla tant il avait mal. Un mélange de désir, de douleur, de drogue et de doute avait complétement bousillé son don, et avait laissé échapper toute sa vie et ses secrets, pour atterrir dans la tête d'un quasi inconnu, famille de mangemorts confirmés. Si Midnight avait de mauvaises intentions envers Caly, il était cuit. Il savait tout sur lui à présent, lui qui ne montrait jamais ses faiblesses, jamais ce qui le touchait, les failles pour l'atteindre.

    Il se sentait vidé, incapable de parler, incapable de bouger. Alifay aurait pleuré sa douleur s'il en avait la force. Il avait vu tout ces souvenirs qu'il avait "transmis" à Luke, et les revivre fut encore plus dur que d'essayer de les oublier. Sa migraine enfla si fort qu'il ne pu qu'hurler à nouveau avant de s'évanouir.



_________________


« La pire drogue, c'est l'amertume,
elle empoisonne la vie »
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Luke Midnight
PROFESSEUR DE METAMORPHOSES.



MessageSujet: Re: Would you hold it against me ? Mar 16 Oct - 20:09

    « ...ce que je veux... » Lui qui pensait que Caly allait le repousser avec brusquerie et lui rendre sa baguette dans l'espoir de se débarrasser de sa présence au plus vite, fut bien forcé de constater que l'Auror en avait vraisemblablement décidé autrement quand ce dernier attrapa ses cheveux à pleins doigts pour l'embrasser avec une fougue qu'il n'aurait jamais imaginé et qu'il trouvait presque effrayante. Luke, lui, aimait contrôler la moindre chose dans le moindre détail, un besoin compulsif qu'on lui avait souvent reproché, notamment les quelques rares amis dans les vies desquelles il s'imposait sans cesse. Il eut bien une pensée fugitive qui l'incitait en secret à se barrer en vitesse avant que tout cela ne dégénère d'une façon qu'il ne pourrait que regretter mais les baisers toujours plus fiévreux de Caly ne faisaient que le retenir davantage. Encore un, se disait-il, encore un et je m'en vais. Mais son t-shirt qui vola par dessus sa tête sous l'impulsion de Caly et sans qu'il puisse seulement penser à le retenir, mit fin à ce projet, dévoilant un torse aussi blanc qu'il était imberbe. « Arr... » Il tente bien de lui dire d'arrêter et que, finalement, il n'est plus sûr d'avoir très envie, comme tout cela lui échappe et qu'il se retrouve presque impuissant à subir un jeu qu'il mène d'ordinaire, mais déjà les lèvres de l'Auror scellent à nouveau les siennes, le faisant taire. Il reste bras ballants, indécis, comme les doigts de Caly déboutonnent son jeans avant de glisser sur son dos puis dans son pantalon, sans jamais interrompre leurs baisers, quand bien même Luke s'enjoint de s'en détacher. Les ongles du jeune homme qui s'enfoncent dans la peau de son dos, le font enfin réagir et il attrape les bras de Caly, exerçant une pression qu'il veut réprobatrice, grondant entre deux baisers. C'est alors qu'un brûlant mal de tête lui vrille les tempes, une sensation déplaisante qu'il reconnaît presque aussitôt comme il a déjà été victime de tentative de légilimencie, et ses deux mains se posent tout de suite sur le torse de l'Auror, tentant de le repousser, en vain, comme Caly le tient fermement collé contre lui, ses baisers se faisant de plus en plus sauvages et dévorant. Luke cesse dès lors de les rendre, comme des centaies de pensées qui ne lui appartiennent pas se déversent dans son esprit, l'embrouillant, le submergeant d'émotions fortes et violentes qui ne sont pas les siennes et qui mettent à feu sa cervelle. Il va crever, c'est sûr, de cette rage qui emporte tout sur son passage.

    Ce n'est que lorsque Caly le rejette en fin, coupant entre eux cette connection involontaire, qu'il peut enfin se prendre la tête à deux mains, grondant sans vraiment entendre le hurlement de l'Auror. Il ne peut pas l'entendre comme les voix de souvenirs qu'il n'a pas vécu résonnent encore dans son esprit et, un moment, il pense à les tuer tous avant de se rappeler subitement que toute cette colère n'est pas à lui. Ses prunelles grises se posent enfin sur l'Auror, évanoui sur le sol, et il reprend la totale pleine mesure de ses esprits ; là, comme il est, Caly est à sa merci, même plus que ça, mais Luke ne parvient à se résoudre à choisir ce qu'il va en faire. Il se passe de longues minutes, ses yeux couleur acier fixés sur la silhouette du jeune homme, une hésitation si longue donc il n'aurait jamais cru etre capable. Il s'accroupit finalement près de lui, ses doigts dégageant une mèche de cheveux rebelles qui cache les yeux de l'Auror avant d'attraper son menton du bout des phalanges et de tourner son visage vers lui. Son pouce caresse les lèvres du bel endormi avant de laisser retomber doucement son visage sur le sol. Avec difficulté, il le soulève, chancelant sous le poids mort, et le jette sur le canapé. Il n'hésite que quelques secondes avant de le fouiller sans ménagement, dans l'espoir, bien entendu de récupérer sa baguette, mais il ne trouve que celle de Caly, qu'il fait tourner dans ses doigts un instant, avant de la rejetter plus loin d'un air dédaigneux. Finalement, il siffle, agacé et énervé de ne toujours pas avoir obtenu ce qu'il désirait et déboutonne brusquement le pantalon de Caly avant de le descendre sur ses chevilles et de le lui retirer sans le moindre ménagement, le retournant et faisant de même avec son caleçon avant de recouvrir d'un coussin les parties que seules un amant devraient voir, en reniflant avec mépris. Un fin sourire se dessine sur les lèvres de Luke comme il récupère son propre t-shirt, l'enfilant, et reboutonnant son pantalon ; quand il se réveillerait ainsi, Caly serait dans le doute le plus total quant à ce qui avait bien pu se passer durant sa petite défaillance, et ça lui convenait, parfaitement. Il prenait ainsi sur lui un ascendant certain, ajouté aux pensées qu'il avait capté de lui. Il le tenait dans le creux de sa main et il le savait. Sans la moindre vergogne, il en profite pour retourner l'appartement de fond en comble sans pour autant retrouver sa baguette alors, finalement, il se saisit de celle de Caly et lui imprime sur le bras, en lettres noires qui auront la particularité de le pourvoir de cloques dès qu'il tentera de s'en débarrasser : I WANT IT BACK. Il parle de sa baguette, bien sûr. En attendant comme il transplane sans demander son reste, il emporte celle de l'Auror avec lui. Et un Auror sans baguette, c'est un Auror mort.
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