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Andreas Søren Jesper Nielsen - It ins't only talent, it's genius.

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A. Søren J. Nielsen
AMBASSADEUR DANOIS.



MessageSujet: Andreas Søren Jesper Nielsen - It ins't only talent, it's genius. Jeu 12 Juil - 14:45


PRINCE ANDREAS SØREN JESPER NIELSEN


◢ âge : 27 ans
◢ date et lieu de naissance : 23 juillet 1986 à Copenhague
◢ état civil : Maudit
◢ numéro de coffre Gringott's : N'en a pas, son argent est encore (et restera surement) au Danemark
◢ signe(s) particulier(s): Prince du Danemark, empoisonneur/tueur à gage à ses heures perdues.
◢ baguette magique : 23 cm, bois de cèdre, coeur de dragon
◢ familier : Aucun
◢ poudlard : Durmstrang
◢ profession : Ambassadeur
◢ effets personnels: La bague symbole de sa malédiction n'est plus en sa possession. Pour le reste, il claque des doigts, il a ce qu'il veut. Les seuls objets auxquels il tient sont les 2 grimoires, l'un de poison, l'autre de contre-poison, qu'il a volé à son père lorsqu'il est retourné au Danermark quand il avait 19 ans.

CURRICULUM VITAE


Ϟ Ma famille, mes parents:
Adalrick Sven Nielsen – C'est le nom de son père, le roi du Danemark. Andreas est son unique enfant et donc l'héritier logique du trône. Mais le règne de son père dure un peu trop longtemps à ses yeux et il n'attend qu'une chose, c'est prendre sa place. La famille Nielsen est une longue lignée d'empoisonneur, c'est pourquoi, ayant été initié très tôt à cet art, Andreas essaye souvent de se débarrasser de son père avec lequel, de part son éducation très aristocratique, il n'a aucune affinité. Il a même failli réussir une fois …
Eldrid Vilma Nielsen – C'est la mère d'Andreas, elle vit dans l'ombre de son mari. Elle connait bien les intentions de son fils, et même si elle le réprimande sans arrêt, elle ne fait rien pour l'arrêter.
Anaël Harper Flynn – Harper est sa femme. Mais elle a disparu de sa vie depuis 7 ans. Oh, il la cherche, mais il n'est pas près de la trouver …
Myfanwy Flynn – C'est sa fille, mais il ne connait pas son existence, affaire à suivre


Ϟ Ma Pensine :


«Gouverner, c'est mettre vos sujets hors d'état de vous nuire et même d'y penser.»
-
N. Machiavel


Andreas Nielsen. Prince Andreas Nielsen pour être plus précis. Oui, son nom complet avait quelque chose de terriblement pompeux mais tellement attrayant. Le jeune homme resserra l’attache en argent de sa cape sombre dans le grand miroir de l’entrée du grand manoir familial situé au fin fond du Danemark. Il songea qu’il portait son nom avec une élégance rare. Oui, il était tout simplement parfait. Andreas passa sa main pâle dans ses boucles brunes, satisfait de l’image que lui renvoyait le miroir. Il avait aujourd’hui quelque chose à faire, une mission des plus importantes. Pour bien comprendre de quoi il en retournait, il fallait savoir que le jeune Danois descendait d’une longue lignée de grands empoisonneurs et que donc, malgré ses quinze ans, il était déjà passé maître dans le domaine. C’est une des raisons pour lesquelles il était invité dans toutes les cours d’Europe, même si les monarques et leur suite savaient également apprécier sa compagnie. En ce jour, il devait se débarrasser d’une des maîtresses d’il ne savait plus trop quel roi, ou plutôt le roi de quelle contrée nordique. Le roi en question n’avait aucune idée de la qualité de sorcier d’Andreas, pour lui il n’était qu’un empoisonneur vraiment très doué et tant mieux. Parce qu’il s’apprêtait à éliminer quelqu’un d’autre dans son château sans le moindre besoin de poison. Mais gardons cela pour plus tard, voulez-vous. Le jeune Nielsen vérifia qu’il avait bien toutes ses fioles et sa baguette dans ses poches quand il sortit du manoir. Une voiture l’attendait pour le mener à la cour du roi. Il détestait simplement ce moyen de transport. Trop moldu, trop inconfortable, trop indigne de lui. Il fit donc signe au chauffeur qu’il n’avait pas besoin de ses services avant de rejoindre l’aire de transplanage à l’arrière du manoir. Même si ce moyen de transport était tout autant inconfortable aux yeux du jeune homme, il avait l’avantage d’être rapide et surtout sorcier. Une chose qui importait beaucoup à Andreas était la pureté du sang, le nom mélange des deux race. «Chacun à sa place» en quelque sorte. Une fois sur les lieux, il se concentra comme on le lui avait appris à Durmstrang. Il n’était encore que novice dans le domaine et il lui arrivait parfois de laisser des bouts de lui un peu partout. En espérant que ça ne lui arriverait pas cette fois-là. Il pensa au parc du domaine royal et se sentit tourbillonner dans les airs à lui en donner la nausée. Après quelques douloureuses secondes, ses pieds touchèrent le sol et le jeune homme fit son possible pour qu’il ne se dérobent pas sous son poids. Préservant son équilibre tant bien que mal, il vérifia qu’il était entier, ce qui semblait bien être le cas, et épousseta ses vêtements. Voilà, il était fin près à faire son entrée. Il rejoignit à grand pas le chemin qui menait au château du monarque, saluant les personnes dignes de son respect qu’il croisait d’un signe de tête. Il n’avait pas l’intention de s’arrêter de marcher avant de se trouver devant celui qui l’avait engagé. Mais Andreas fut stoppé net par la voix d’un grand duc qui l’arrêta. Il ne pouvait se permettre de se fâcher avec tout le monde et le duc avait la particularité d’être très influent. Le jeune Nielsen préférait donc rester dans ses petits papiers:

«Prince Nielsen! Quel plaisir de vous voir! Mais dites-moi, depuis combien de temps êtes vous là, il me semble qu’on ne vous ait point annoncé … Non, non ne répondez pas, vous faîtes encore une fois une entrée bien mystérieuse, et s’est ainsi qu’on vous aime mon cher Prince!»
«Mon cher duc! Le plaisir est partagé, croyez le bien. Je vous remercie de tant d’attentions. J’aimerai beaucoup rester ici à bavarder avec vous de choses et d’autres, mais le Roi m’attend.»
L’énonciation du nom du Roi dans une bouche si jeune eut pour effet immédiat de faire s’incliner le Duc: « Dans ce cas, on ne fait pas attendre le Roi, mon jeune Prince. Hâtez vous. Au plaisir de vous revoir.»

Dans un geste de tête entendue, le jeune Andreas poursuivit sa route. Il n’avait que quinze ans mais savait qu’il se conduisait comme un parfait aristocrate, toujours correct quand il le fallait, toujours ferme quand il le fallait. Il était passé maître dans l’art de la manipulation. Et maintenant, il n’avait nul intention d’aller voir le Roi, qui pour sa mission lui avait demandé de rester bien loin de lui. C’est vrai, qui croirait un monarque donc la maîtresse enceinte vient d’être trouvé empoisonné s’il dit qu’il n’y est pour rien alors qu’on l’a aperçu plus tôt en compagnie d’un maître des poisons, même s’il n’a que quinze ans, âge que malgré tout bien peu de gens lui donnaient réellement. Le jeune Nielsen entra dans la salle de bal où toute la cour était réunie. Il aimait cette ambiance feutrée qui se voulait intime mais où chacun s’occupait de toute sauf de ses affaires. Il repéra sa cible officielle dans un coin de la pièce, assise une coupe à la main. Parfait, voilà une partie de son plan qui se déroulerait sans aucun souci. Mais les sourcils du jeune homme se plissèrent sur ses yeux bleu ciels. La jeune femme qui venait de faire son entrée dans la salle de bal par l’autre porte n’était autre que Emma, une jeune fille qui lui courrait après depuis quelques temps et qui commençait vraiment à devenir envahissante. Mais c’était la fille d’un noble, et malgré le fait qu’elle n’ait ni titre ni sang sorcier, il ne pouvait se permettre de l’envoyer bouler devant tout le monde. La courtoisie feinte était de mise. Mais rien que sa vue parvenait à l’irriter. Comment pouvait-elle penser qu’une moldue dans son genre pouvait l’intéresser, être digne de lui, sérieusement! Le jeune prince Danois fit comme s’il n’avait absolument pas remarqué la jeune fille et donna son long manteau au premier serviteur qui passa. Droit et fier dans son costume de grand couturier, il se dirigea vers sa première cible, une fiole bien cachée dans sa main. Il prit une coupe au passage, dans laquelle il vida le contenue de sa fiole avant de s’assoir à côté de la maîtresse du roi.

«Madame, Prince Nielsen.» Il tendit sa main pâle à la femme enceinte qui la serra sans hésitation. Il prit donc la liberté de continuer ce qu’il avait à dire dans le creux de l’oreille de la jeune noble en lui montrant sa fiole vide puis le verre que la jeune dame avait entre les mains. «J’ai trouvé ceci dans la pelouse du parc. Il n’a pu échappé au fin odorat de maître des poisons comme moi que son contenu devait être mortel. J’ai peur que vous en soyez la cible, ma jeune dame. Prenez donc plutôt ce verre, vérifié par mes soins, et j’irais me débarrasser du contenu funeste du vôtre.»
La femme s’exécuta avec un : «Je vous en remercie, mon cher Prince. Qu’aurais-je donc fait sans vous». Intérieurement, le jeune homme souriait devant tant de crédulité, mais intérieurement seulement. Il inclina simplement la tête en guise de remerciement plein d'humilité devant ce compliment.
«Le devoir m’appelle ailleurs, madame, prenez bien soin de vous.» Il lui dit un baise-main, avisant qu’Emma, plus loin ne l’avait pas lâché des yeux. Très bien.

Avec un sourire, il s’éloigna de la maîtresse du Roi. Le poison était des plus simple pour un sorcier et ne ferait son office que dans une heure ou deux, son effet masqué par l’alcool dans lequel il avait été versé. Il sortit de la pièce, entendant bien les pas de la jeune Emma qui le suivait. Il ne pouvait pas en être autrement de toute façon. Andreas laissa ses pas le guider dans les profondeurs de la résidence royale, vers des couloirs sombres et déserts, que la jeune fille devait trouver follement romantique en le suivant jusque-là mais qui pour lui était plutôt synonyme de crime et de délivrance. Une fois loin de tous regards, il se retourna vers la jeune fille qui lui dit d’une voix douce, pleine de reproche et aguicheuse en même temps :

«Tu aimes à me faire languir Andreas, qui était donc cette femme à qui tu chuchotais des mots d’amour avant de poser tes lèvres sur sa main? Dois-je me sentir menacée par elle?»
Avec un rire tonitruant presque fou, paraissant bien décalé de l'image propre et calme qu'il avait quelques instants auparavant, il la plaqua contre le mur, son avant bras bloquant la gorge de la jeune fille: «Non, c’est par moi que tu devrais te sentir menacée. Tu croyais quoi qu’une moldue sans titre comme toi pouvait avoir un prince au sang pur comme moi. Tu vas le regretter. Mais tu as de la chance. Tu vas mourir comme une sorcière.»

Sans lui laisser le loisir de dire un mot, le jeune Danois sortit sa baguette et lança un «Avada Kedavra». Un rayon vert sortit de la baguette en bois de ronce et cœur de dragon pour frapper de plein fouet la poitrine de la jeune Emma qui retomba inanimée, comme une poupée de chiffon, sur le sol. Un sourire satisfait s’étala sur les lèvres d’Andreas. «Et une de moins» songea-t-il. Il tourna les talons, laissant le cadavre là. Une fois retrouvé le flot des invités, il reprit son manteau à un domestique, salua encore quelques personnalités influentes avant de quitter le domaine, satisfait de la manière donc il avait géré son temps. Et un transplanage plus tard, il était revenu à son point de départ, soulagé d’un fardeau.


«Qui a rejeté son démon nous importune avec ses anges»
-
H. Michaux


Assis dans un des fauteuils en cuir de la bibliothèque royale, le prince Nielsen parcourait pensivement les pages d'un livre de potion sur les poisons. Mentalement, il faisait la liste des circonstances dans lesquelles il avait utilisé chacun. Il en avait fait son métier, son gagne pain, du haut de ses 18 ans. Non pas qu'il ait un quelconque besoin d'argent, bien loin de là, mais c'était un passe-temps, une occupation, une passion comme une autre. Et le moyen idéal pour se faire respecter aussi. Cruel, il l'était certainement, mais ce n'était pas pour lui déplaire. La seule chose importante pour lui était qu'on le respecte. Et ça, c'était une certitude, la crainte qu'Andreas inspirait était bien aussi grande que le respect qu'on avait à son égard, de part son éducation et sa classe naturelle. C'est pourquoi il fut des plus surpris quand on vint le déranger sans vergogne: «Prince Nielsen!» Le jeune danois ne releva pas les yeux de son ouvrage, outré de tant de familiarité. Qui que ce fut, cette femme attendrait … jusqu'à ce qu'elle se présente dans les règles. Autant dire qu'il semblait pouvoir attendre encore quelques temps. L'importune se racla la gorge pour refaire remarquer sa présence, comble de l'impolitesse. Le sang du Nordique ne fit qu'un tour. Il tourna violemment la tête vers la nouvelle venue, la langue levé pour lui dire d'aller voir ailleurs si il y était. Mais il s'arrêta en cours de route, il la connaissait. De réputation et de vue du moins, à sa décharge, ce n'était pas tous les jours qu'on voyait une fée. Pas du genre celle avec les ailes, mais plutôt celles avec de sacrés pouvoirs sans baguette magique et une humeur de chien H24. Il se ravisa donc, la toisant simplement d'un: «Oui?» Sans y avoir été invitée, la fée vint s'assoir sur le fauteuil en face de lui. C'était la fée Lucy. Sa réputation devait bien être la pire de toute mais sa beauté était tout autant légendaire. Et même si nombreux étaient les jeunes sorciers qui auraient aimé pouvoir la contempler, lui était allergique à l'idée même de se mêler à de telles créatures. Vous lui en demanderiez la raison, il dirait que c'est une question de classe, mais en vérité, cela relevait bien plus d'une forme de racisme très sorcière.

Comme elle semblait bien prendre ses aises, Andreas n'ajouta rien de plus, attendant simplement qu'elle prenne la parole. Il ne semblait lui falloir aucune invitation pour ça non plus, comme il l'avait prévu: «Andreas, je sais que tu as quelques petits souci, et je suis venu ici pour les régler ...» Si il n'avait pas été aussi bien éduqué, il aurait surement demandé si ce n'était pas un canular. Mais il n'en fit rien, ce demandant simplement ce qu'elle espérait à venir ici lui proposer une aide qu'il n'allait certainement pas accepter pour un problème qu'il n'avait pas. Ou du moins, il ne pensait pas en avoir. Le jeune Nielsen haussa donc les épaules, signe qu'il n'y comprenait pas grand chose, et qu'il n'était pas vraiment intéressé dans le fait de continuer cette discussion. Mais qu'elle poursuive, il n'allait pas la contrarier … «Je sais que tu penses que tout va très bien dans ta vie, mais si un jour tu veux prendre la place de ton père, il te faudra bien une épouse à ton bras pour y parvenir. Et de ce que je sais, si tu les assassine toutes les unes après les autres, ça ne risque pas d'arriver» Le prince ne voyait pas bien où la créature voulait en venir, mais elle avait capté son attention avec le fait de prendre la place de son père. Il avait beau n'avoir que 18 ans, son ambition était sans limite et il prenait le titre de roi comme déjà sien. Il n'avait plus qu'à trouver une manière pour se débarrasser de lui qui fonctionne, puisque toutes ses tentatives jusque là avaient été infructueuses. Andreas la fit donc poursuivre avec un «Je t'écoute» , signe qu'il prêtait désormais attention à ce qu'elle allait lui dire. La jolie blonde en face de lui poursuivit donc: «Je me propose donc à cette place à tes côtés.». Une phrase toute simple en somme, mais son contenu le mis hors de lui. L'idée même de s'associer à autre chose qu'une sorcière le révulsait. Une colère noire s'empara de lui, comme si on l'avait insulté, qu'on avait remis tout ce qu'il était en question. Andreas sortit donc de son calme feint habituel, haussant le ton: «Je n'ai pas besoin de ton aide, vipère, sors immédiatement d'ici» Sous le coup de la colère, il s'était levé, montrant la sortie afin de rendre ses propos plus clairs si jamais cela avait été utile.

Ou comment regretter en trente seconde de ne pas avoir mordu sa langue. Le visage auparavant d'un blanc diaphane de la fée passa rapidement au rouge brique. Contrastant avec cette couleur vive, ses gestes étaient modérés. Elle se leva doucement, bougeant calmement ses mains dans une sorte de chorégraphie aérienne. Le prince savait très bien ce qu'elle faisait, mais maintenant, il était trop tard. Et elle savait qu'il savait, comme en témoignait ce sourire sadique qui était plaqué sur ses lèvres. Andreas se rassit dans son fauteuil, se mordant l'intérieur des joues. L'air de victoire de cette qui se tenait désormais en position de force ne laissait pas vraiment de doute. C'est pourquoi il n'eut aucune réaction de surprise quand elle lui dit: «Voilà, tu es maudis Andreas.» Lucy sortit de sa poche un anneau ouvragé qu'elle lui lança d'un geste agile. Sans réfléchir vraiment à son geste, au pourquoi du comment, Andreas le passa à son annulaire gauche auquel la bague s'adapta parfaitement. La fée poursuivit: «Tu ne connaîtras plus jamais aucun succès, prince Nielsen, jusqu'à ce que cette bague trouve son doigt» La fée Lucy ce leva et se dirigea vers la sortie. Elle s'arrêta sur le seuil quelques instants, le temps de persiffler: «J'espère que l'élue sera la plus laide des moldues». Lucy quitta la pièce, laissant là un Andreas bien dépité.


«Il n’y a rien sur quoi plane autant de séduction et de malédiction que sur un secret »
-
S. Kierkegaard


Une ombre glissait tout droit vers le lac de Poudlard. L'eau brillait au reflet de la lune et une brise fraiche était la seule chose qui semblait vouloir troubler le calme de cette nuit d'été. La silhouette encapuchonnée semblait foncer droit dans les eaux sombres comme si les flots allaient le porter jusqu'à une destination finale mystérieuse. Mais alors qu'il n'était plus qu'à quelques mètre de la surface lisse des eaux, une onde se créa, puis un bouillonnement et enfin un navire sortit complètement du lac dans un bruit de cascade. Le vaisseau était imposant et mystérieux. A son mat flottait un drapeau. Celui de Durmstrang. Une passerelle glissa pour finir sa course juste devant les bottes en cuir du jeune homme qui y avança sans marquer de pause ni manifester la moindre forme de surprise, comme si le spectacle qui venait de se passer devant ses yeux était parfaitement normal et habituel. Et pour cause, ça l'était pour le prince Nielsen, qui ne contait désormais plus le nombre de fois où il avait navigué à bord du navire de son ancienne école. Depuis qu'il avait été diplomé, deux ans auparavant, le brun préférait largement transplaner, mais il n'était pas ici pour voyager. D'un pas décidé, il se fraya un chemin dans le couloir des cabines sur le pont inférieur pour finir sa course devant la porte en bois derrière laquelle se serait trouvée la cabine du capitaine sur un navire tout à fait normal. Il toqua deux fois avant de rentrer sans qu'on lui en ait donné la permission. En même temps, depuis qu'il avait plus de 18 ans, plus personne ne se permettait de ne pas le recevoir, cela aurait été une insulte, il n'était plus un petit garçon si jamais un jour il l'avait été.

Le prince entra dans la cabine qui en fait était un bureau. Derrière l'énorme mobilier imposant et froid se tenait un homme chevelu d'un certain âge à l'air très occupé qui ne fit que lever vaguement les yeux des documents qui s'étalaient devant lui pour le gratifier d'un «Prince Nielsen, que me vaut l'honneur de votre présence dans mon bureau?» avant de replonger dans son foulli de parchemin, signe que la réponse ne l'intéressait pas vraiment et qu'il le dérangeait. Cet homme était le directeur de Durmstrang. Andreas leva les yeux au ciel, signe que l'attitude de son ancien éducateur l'agaçait un peu. Et il y avait de quoi. Il était en ce moment en Angleterre à son bon vouloir pour donner une chance à l'école de remporter enfin la coupe du Tournoi des Trois Sorciers alors qu'il n'allait plus à l'école depuis bientôt deux années. Le Danois dis simplement: «Je venais juste vous dire que je m'en allais de Londres et que vous devriez entraîner mon remplaçant pour la dernière tâche. Je ne vous dérangerait pas plus.» . Andreas n'esquissa pourtant aucune geste signifiant qu'il quittait la pièce, puisque, comme il l'avait prévu, il avait capté l'attention de l'homme qui venait de reposer sa plume sur la table pour le fusiller du regard. Le jeune Prince eut un sourire de victoire. Il adorait contrarier les plans de son bon vieux directeur. Ce dernier lui demanda, d'un ton inquisiteur: «Et quelle est la raison de votre départ précipité? Elle ferait bien d'être importante, j'espère que vous vous rendez-compte que vous ruinez les chances de notre école de gagner cette année ...»

Andreas laissa un petit silence gêné s'installer dans la pièce, même s'il était très loin de l'être. Il avait une très bonne raison de s'en aller, il venait de gagner la bataille contre son paternel, ça y est c'était fini, c'était lui le roi. Le prince avait en effet essayé à de nombreuses reprises d'empoisonner son père dans le but de prendre le plus rapidement possible sa place, mais n'y était pas parvenu jusque là puisqu'il était maudit et ne pouvait rien réussir. Mais tout cela avait changé depuis qu'il avait rencontré Harper. Celle a qui allait la bague. LA fille. Elle était, ma foi, très jolie, et il l'aimait bien même si elle n'était pas de noble naissance et avait ses petits secrets. Il n'allait pas faire la fine bouche maintenant que tout allait mieux dans sa vie, en plus, le jeune homme reconnaissait désormais avoir ses petits défauts et secret que la jeune Harper Flynn acceptait sans poser de question ou rien lui reprocher. Il l'avait demandé en mariage, mais il s'avérait qu'il n'avait même pas besoin de l'épouser pour satisfaire sa plus grande ambition. Le jeune homme effleura son annulaire gauche à l'endroit où l'anneau maudit avait passé tant de temps et sourit de son absence. Bien sur, il ne pouvait pas raconter toute cette histoire au vieil homme en face de lui, d'une part parce qu'il ferait croire que la mort de son père était un accident, et qu'il n'était rien d'autre qu'un pauvre orphelin de père éploré, et d'autre part parce qu'il entendait laisser Harper loin, très loin, des projecteurs de la cour danoise et des autres aussi d'ailleurs. Les journaux ne feraient qu'une bouchée d'elle si ils en avaient vent, elle n'était pas prête pour ça, ou du moins le pensait il. Andreas se contenta donc de répondre, peinant à à revêtir un air triste et à camoufler son sourire carnassier: «Je suis roi maintenant!»


«La chance ne donne pas, elle ne fait que prêter »
-
Proverbe Scandinave


Un jeune homme de 27 ans marchait à un rythme déterminé dans le hall du Ministère de la Magie à Londres. Ce jeune homme, c'était Andreas Nielsen, ambassadeur. Oui, vous ne vous attendiez pas ailleurs que dans son palais. Mais il semblait avoir eut moins de chance que prévu. Le poison qu'il avait administré à son père 8 ans auparavant ne l'avait mis hors course que quelques mois. Son paternel avait réagit à son attaque avec un antipoison des plus fort. Après quelques mois de règne, le jeune Nielsen, toujours prince, avait rapidement quitté son pays, ses valises sous le bras. Il en avait cependant retiré quelque chose, Andreas avait réussi à voler les deux grimoires ancestraux de sa famille avant de partir. Il s'en était retourné en Angleterre et maintenant, il était là, avançant vers son bureau à pas décidés. Tout le monde le saluait avec respect. La raison? Même s'il s'était un peu calmé depuis sa jeunesse, ou du moins cachait mieux ses coups, il inspirait toujours autant de crainte et était toujours entouré de ce halo qui enveloppait les gens importants. Il ouvrit rapidement la porte de son bureau, soupirant devant la pile de dossier que son assistant vint instantanément poser sur le bureau en verre qui trônait au centre de la pièce. En détournant rapidement le regard, il demanda à son sous-fifre: «Dis moi, des nouvelles du Danemark?». Le brun ne pouvait s'empêcher de poser cette question tous les matins en espérant qu'un jour où l'autre un de ses larbins personnels réussirait à se débarrasser de son paternel pour prendre sa place. Malgré le fait qu'il était très satisfait de son poste actuel, le jeune homme avait toujours les mêmes ambitions. Et il n'y avait désormais plus aucune raison pour qu'il ne réussisse pas maintenant qu'il était marié à Harper. Son assistant se contenta de lui répondre un «Non, monsieur». Une réponse habituelle que le jeune homme semblait lassé de répéter jour après jour. Le Danois lui donna congé d'un signe de tête avant de s'assoir derrière son imposant bureau.

Les yeux dans le vague, il tritura l'anneau qu'il portait à la main gauche. Ce n'était plus l'anneau de sa malédiction, qui normalement devait être au doigt de son épouse, mais l'anneau de ses vœux avec Harper. Andreas soupira. Il n'avait pas vu la jolie rousse depuis 7 ans. Oh, il l'avait cherchée, partout. Il avait remué ciel et terre, mais elle semblait vouloir lui échapper, de son plein gré. Le jeune homme était blessé. Il s'était développé entre les deux époux une de ses relations particulières qu'on aurait du mal à qualifier d'amour, mais c'était pourtant ce qui s'en était le plus rapproché dans toute l'existence du jeune Nielsen. Certes, les termes du contrat entre les deux avaient été particuliers: elle ne s'occupait pas de ses petites affaires et lui ne la voyait pas de la tombée de la nuit au levé du soleil. Il ne savait pas trop pourquoi, puisque ce n'était pas pour échapper à son devoir conjugal. Les deux jeunes gens s'étaient malgré les circonstances vraiment plus et il y avait entre eux une attraction des plus singulières. Le jeune Nielsen avait beau retourner la situation dans tous les sens, il ne comprenait pas la raison de la fuite de la jeune femme. Et il en souffrait sincèrement, en plus de prier pour qu'il ne lui soit rien arrivé de fâcheux.

7 ans c'est long. D'ici quelques temps, il ferait son deuil, puisqu'il devait aller de l'avant. Le séducteur qu'il était n'avait pas tenu longtemps sans sa femme près de lui, ce qui ne l'empêchait pas de se sentir légèrement coupable quand ça arrivait, un sentiment tout nouveau quand il le ressenti la première fois. Cela ne l'empêchait pas d'être extrêmement nostalgique devant la photo de mariage qui trônait sur le coin de son bureau en verre. Il l'abattit d'un coup sec sur le verre. Le contact entre les deux surface fit retentir un bruit sec qui fit couler une des larmes qui perlait depuis quelques temps au coin de ses yeux. Un peu de tristesse, mais beaucoup de colère. Le jeune homme se sentait trahi. On lui avait enlevé sa femme, elle l'avait abandonné, pour qui se prenait-elle, au final? Le brun se leva d'un coup sec de son fauteuil, quittant le bureau. Cette époque de sa vie était révolu. Il était désormais seul. Son succès ne dépendait que de lui. Il n'avait besoin de personne. Ou du moins essayait-il de s'en persuader.

Ϟ Il était une fois... Qu'est ce que vous croyez … les contes de fée, ça n'existe pas, je crois que j'en suis la preuve vivante. Les histoires de château et de prince charmant, c'est pour les enfants. Généralement, on y apprend une leçon de morale. Le problème, c'est que dans la vrai vie, les valeurs morales, ça ne sert à rien. Oh, bien sur, ma vie a été transformée en conte pour les enfants, afin de les prévenir qu'on est toujours puni du malheur qu'on inflige. Mais je suis sur que ce n'est pas vrai. Le succès m'attends au détour d'un chemin, ça dépendra de mes choix certes, mais je reste confiant. Je suis le meilleur.

Ϟ Le conte des trois frères? L'histoire est certes intéressante, mais j'ai d'autres chats à fouetter avec mes propres problèmes. Il reste la cape, qui ne m'intéresse pas du tout, pourquoi me cacher alors que tout le monde aime à me voir et que je peux envoyer n'importe quel larbin espionner pour moi? Il reste aussi la pierre, mais je n'ai pas peur de la mort. Je m'y intéresserai peut-être si jamais la baguette n'a finalement pas été détruite. Je suis de ceux qui pensent et espèrent qu'elle pourrait encore être là quelque part. j'ai mandaté deux, trois gens pour la chercher, mais je ne suis pas de ceux qui vont d'un coup organiser toute leur vie sur une fable. Avec un peu de chance elle ressortira, et je préfère l'avoir avec moi que contre moi, question de logique, sinon, je n'ai pas besoin de ça.



◢ Et vous vous en pensez quoi? Que c'est ma n'Elo de mon coeur qui valide, Ben' tu te chut
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Dernière édition par A. Søren J. Nielsen le Ven 20 Juil - 20:16, édité 37 fois
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Rita Skeeter
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MessageSujet: Re: Andreas Søren Jesper Nielsen - It ins't only talent, it's genius. Jeu 12 Juil - 17:22

Han, tu as fais chialé Elo !
I love you I love you

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Myfanwy Flynn



MessageSujet: Re: Andreas Søren Jesper Nielsen - It ins't only talent, it's genius. Jeu 12 Juil - 17:26

Oh! oh!oh!oh!oh!og!*syncope* je crois que je vais pleurer là tellement je suis contente *n'a pas encore installé les smileys pour exprimer sa joie*

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Il n'existe que des contes de fées sanglants.
Tout conte de fées est issu des profondeurs du sang et de la peur.
Franz Kafka
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A. Søren J. Nielsen
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MessageSujet: Re: Andreas Søren Jesper Nielsen - It ins't only talent, it's genius. Jeu 12 Juil - 17:43

Ca me fait plaisir de faire plaisir surtout à m'a n'Elo' de mon coeur I love you

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Rita Skeeter
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MessageSujet: Re: Andreas Søren Jesper Nielsen - It ins't only talent, it's genius. Jeu 12 Juil - 18:07

T'imagines pas comment I love you (ce soir je rajoute les smileys).
Il va falloir qu'on parle Monsieur Nielsen parce que ma mini Myfanwy est la fille Anaël Harper Flynn et ne connait pas son papa (je voulais pas m'avancer à dire que c'était Andreas et je ne voulais pas dire que c'était quelqu'un d'autre ^^).

ps: sous ce compte là ça le fait pas

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A. Søren J. Nielsen
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MessageSujet: Re: Andreas Søren Jesper Nielsen - It ins't only talent, it's genius. Jeu 12 Juil - 18:38

Ouiiii (je t'ai MP sous Myfanwy) il peut être son papa mais pas le savoir aussi (comme il est reparti au Danemark et qu'il revient). Tu vas jouer Harper ?

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Rita Skeeter
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MessageSujet: Re: Andreas Søren Jesper Nielsen - It ins't only talent, it's genius. Ven 20 Juil - 20:21

Validé ma Chloé
J'adore toujours autant ton style d'écriture

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Andreas Søren Jesper Nielsen - It ins't only talent, it's genius.

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