Partagez|

Suffocating under words of sorrow.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage


Invité
Invité


MessageSujet: Suffocating under words of sorrow. Mer 24 Oct - 8:58

La porte de l’appartement miteux de Sirius Lockwood explosa tout à coup en une myriade de brindilles de bois, propulsés dans tout le salon avec la force d’une tornade. Sirius se jeta machinalement derrière son canapé, attrapant sa baguette magique d’un mouvement rapide de la main, les sens aux aguets. Un homme d’une carrure particulièrement impressionnante entra dans la pièce, le regard sombre, derrière son étrange capuche. Sirius comprit tout de suite de qui il s’agissait. Un bond sur le côté lorsqu’il vit l’homme pointait sa baguette vers lui, il évita un sortilège d’explosion que le canapé n’eut pas la chance de faire. Une trace de brûlure apparut sur le mur, démontrant une puissance magique peu commune. Sirius se leva de toute sa hauteur, et aussitôt, un échange de sortilèges, de maléfices tout aussi puissants les uns que les autres se firent entre les deux hommes, qui esquivèrent, parèrent, se protégeant à l’aide de sortilèges de protections particulièrement efficaces. Un duel de magie qui allait non sans mal réveillait tout l’immeuble avec ces multiples explosions à répétition et ses odeurs de brûler.

Tout à coup, un sortilège de feudeymon apparut devant le sorcier, brûlant tout sur son passage. Un serpent de feu verdâtre d’une taille similaire à celle d’un basilic adulte avançait avec force vers Sirius, qui ne pensait plus qu’à une chose : Mettre autant d’espace entre lui, et ce maléfice. L’immeuble était condamné, il le savait. Cette magie noire était trop épaisse, trop ancrée dans la violence pour être parer d’une quelconque façon.

Brandissant sa baguette devant lui, il fit une roulade pour esquiver le sortilège que le sorcier lui lançait, pour lui lancer un sortilège de mort. Il ne regarda pas s’il toucha sa cible, en moins de temps qu’il ne me faut pour l’écrire, Sirius disparaissait dans les ténèbres de la nuit, laissant les flammes verdâtres loin derrière lui.

Ses pas, comme à chaque fois qu’il n’était pas bien, l’amenèrent à la tombe de sa femme, dans ce sinistre cimetière, où la brume et les feu follets régnaient en maître dans cette univers de mort, dans cette univers de tristesse, de frustration, de colère, et de haines. Parfois, il croisait un fantôme de telle ou telle crypte, l’entendant râler, crier, hurler son dégoût pour la vie, criant ainsi sa tristesse la plus sombre d’avoir été arraché du monde des vivants sans y être préparé.

Les pas de Sirius se firent plus calmes au fur et à mesure qu’il s’enfonçait dans le cimetière. Sa colère était là, sentant son bas ventre se contracter de plus en plus. Depuis la mort de sa femme, sa colère était sa meilleure amie, l’accompagnant partout à défaut d’avoir tenté de l’oublier. Se plonger dans l’alcool n’avait rien fait, étant donné qu’il lui aurait fallu avoir accès à l’usine de Whisky Pur Feu pour pouvoir, ne serait-ce, que tituber l’espace d’une petite dizaine de minutes.

Sa femme lui avait été arraché, ses rêves avaient été brisé, sa frustration qu’il l’avait accompagné pendant plus de mille ans avait été dépassé, se transformant en une haine, une rage froide, le déshumanisant totalement à certains moments de la journée, là où ses idées noires étaient les plus sombres, les plus violentes, qu’elles en auraient fait pâlir n’importe quel sorcier saint d’esprit. Le silence de la nuit n’y ferait rien, seul le temps, disait-on, lui apporterait le repos. C’était sans compter le fait qu’il était imprégné de sa défunte femme qui rendait la chose quasiment utopique.

Quelque chose avait changé en lui, depuis la mort de sa femme. Il avait senti comme un pouvoir grandir au fond de lui, le rendant plus féroce, plus bestiale. Les humains ne comptaient plus pour lui, il avait cessé de croire en la paix au moment même où il avait appris la mort de sa femme à son retour de la forêt noire. Il ne savait pas quoi, mais la robustesse d’un alpha semblait prendre peu à peu place dans son corps, le rendant plus assurer, plus confiant, plus sombre, plus puissant. Un étrange désir de famille le prenait de temps à autres, lorsqu’il marchait, tel un loup solitaire, dans les rues de Londres.

Soupirant de lassitude, laissant sa colère de côté pour laisser place à sa nostalgie, il s’agenouilla devant la stèle de sa femme. Effleurant doucement les lettres sur cette dernière, on pouvait y lire : Ici, gît Mary-Jane Lockwood, 1975 – 2012. Son cœur se serra violemment dans sa poitrine, retenant une larme de couler le long de sa joue.
Revenir en haut Aller en bas
Asphodèle Nospheratov
ANTHROPOLOGUE
APOTHICAIRE AU MARCHE AUX TROLLS.



MessageSujet: Re: Suffocating under words of sorrow. Mer 24 Oct - 22:00

Rejoins-moi au Vampalicious Draught. La voix de Changelin' dans sa tête lui rappelait le ressac des vagues sur le sable blanc des îles Andaman. C'était toujours au Vampalicious Draught, un bar à vampire très côté et pas du tout du goût d'Asphodèle. A ces yeux l'endroit était vulgaire. Elle n'avait jamais su dire si c'était le velours noir et pourpre, les lustres en faux crystal noir, la lumière tamisée, les serveurs haute couture... à force d'y venir, elle finissait quand même par aimer l'endroit à force d'y attacher de bons souvenirs.

Elle arborait une longue chevelure noire d'encre et de beaux yeux vert. Une tenue passe partout considérant l'endroit, jean slim et veste en cuir. Des bottes pour rehausser sa silhouette (Change' avait insisté sur ce point en particulier). Elle se dirigea presque sans y penser vers leur table. Elle reconnaissait de toute façon la pinte de A- sur la table malgré la chaise vide. Elle s'attabla ne doutant pas qu'il apparaîtrait d'une minute à l'autre sa déconfiture fut d'autant plus grande que l'homme qui vint prendre place en face d'elle n'avait rien de l'épouvantail géant et désarticuler qui lui tenait lieu d'ange gardien.

- Je ne m'attendais pas à ce que tu m'embrasses Masjesté. Je te rassure.

Les beaux yeux vert d'Asphodèle virèrent à un noir de charbon comme il se posait sur ce visage juvénile. Sa peau translucide par endroit laissait voir des petites veines roides. Ses yeux étaient d'une pâleur morbide mais dans ces iris bleus il y avait une lumière captivante. Il était le plus bel homme de l'assemblée et à l'intérieur le plus laid de tous ceux qu'elle rencontrerait jamais. Il posa deux doigts glacés sur sa bouche comme elle s'apprêtait à dire quelque chose.

- C'est très facile d'imiter une voix tu ne trouves pas, Majesté.
- Arrête ton char Dante. J'ai passé l'âge des terreurs nocturnes...
- Moi je ne crois pas. Tu te les rejoues tous les soirs quand tu n'as pas ton petit gitan pour jouer à la maman., il sourit, - Tu ne croyais quand même pas que je t'avais perdue de vue, Majesté. Tu es devenue tellement fragile que tu en es naïve... Oh vraiment?, poussa-t-il quand il la fit appuyer son regard sur lui avec plus d'insistance, - Tu n'en as pas le pouvoir Majesté... alors que moi...

Asphodèle se redressa brusquement dans sa chaise. Elle suffoquait soudain et en elle, quelque chose brûlait. Puis Dante détourna le regard, l'air de rien, et la sensation de feu la quitta, ses poumons se remplirent d'air dans un hoquet sonore. Elle était vulnérable. Elle le savait. Seule la moitié des clients du bar étaient de vrais vampires d'ordinaire. Ce soir-là ils étaient les deux seuls. Dante ne faisait jamais les choses à moitié.

Il lui prit la main avec douceur et la porta à ses lèvres.

- Moi je suis toujours là pour toi, tu te rappelles...?

Comment aurait-elle pu oublier ses visites nocturnes, les nuits passées à lutter contre le sommeil pour ne pas s'abandonner aux visions d'horreur de Dante. Elle l'avait emporté avec elle où qu'elle aille mais elle ne lui ferait pas le plaisir de le lui dire parce qu'elle savait pertinemment qu'il l'avait perdu de vue, comme tous les autres ces sept dernières années. Il savait juste mieux mentir que les autres.

Elle le suivit du regard comme il se levait, poussant d'un geste gracieux la pinte de sang vers elle. Elle se regarda dedans un long moment. L'attirance pour le sang avait disparue. Ne restait plus que l'attrait du pouvoir, ce qu'elle pouvait plus aisément combattre. Elle écarta la pinte, régla et vida les lieux, sombre. Pensive. Insécurisée.

[...]

Après deux semaines de silence radio, le Changelin lui-même avait fait irruption chez les frères Almadovar. Tu me snobes maintenant? Avait-il demandé d'un ton reproche. Elle l'avait juste serré fort dans ses bras formant un tableau ridicule d'une petite poupée au cheveux blancs en fil de soie le front posé contre la ceinture de luxe de l'épouvantail désarticulé dont les bras ballaient d'étonnement. Doucement, sans trop savoir comment s'y prendre, il tapota ses épaules minuscules. Puis ils parlèrent et c'est comme ça que ce soir là elle se retrouvait dans ce cimetière. Ce soir-là et celui d'avant, et celui d'avant, et celui d'encore avant.

Enfin, elle distingua une silhouette imposante brisée devant une tombe. Elle ne dit rien. Il lui semblait plus approprié de ne pas s'immiscer dans ce moment qui n'appartenait qu'à lui. Change' l'avait un peu briefée quand elle avait demandé pourquoi cette tombe. Au début elle n'avait pas voulu venir. Ensuite, elle s'en était convaincue. Elle n'avait pas le choix. Elle avait besoin de pouvoir fermer l'oeil la nuit. De s'assurer qu'aucun monstre ne sortirait de sous son lit pour dévorer aucun gitan ni aucun mexicain, ni aucun ex petit ami en l'obligeant à regarder en clamant que c'était de l'art. Les terreurs nocturnes ne la quittaient plus que tard le matin pour la retrouver aux lueurs du jour déclinantes. Elle ne pouvait pas éternellement dire à ces amis qu'elle dormait mal et que c'était tout. Déjà parce qu'Enrique n'allait pas gober ça, Dakota non plus, et dormir toute la journée ne la rendait pas plus crédible.

La visite inopinée de Dante la hantait et si lui se portait comme un charme, elle tenait plus du spectre que de la jeune fille en fleur. Elle savait qu'il lui suffisait de boire pour s'investir de sa pleine puissance et Dante de lui susurrer en pensée qu'elle était aussi puissante qu'elle était faible. Ca elle le savait. Le sang ne l'aiderait pas dans le fond. Et puis elle ne pouvait se résoudre à bousiller ce qu'Enrique lui avait offert. Ne serait-ce que par égard pour leur amitié et parce que dans le fond, elle partageait son désamour du statut de non-vivant.

La silhouette de Sirius Lockwood tournait enfin le dos à la tombe chérie. Elle attendit encore un peu puis se plaça contre le vent, le laissant porter jusqu'à son ennemi naturel, son parfum de mûre sauvage. Sous le clair de lune, elle attendait, patiente. Incertaine surtout.

- Ne partez pas... Le vent emporta sa voix, humble, presque un murmure... s'il vous plait.

Change' ne lui avait donné qu'un seul conseil : parler vrai. Elle n'était même pas tout à faire sûre de savoir que faire de cette indication...

_________________


Let's all give thanks that I am a liar,
'Cause I've got a feeling I just might get worse.
Now there's nothing wrong with you,
I'm just tired.
And I'm in a mood for a brand new curse.
Revenir en haut Aller en bas


Invité
Invité


MessageSujet: Re: Suffocating under words of sorrow. Lun 29 Oct - 7:39

« Ne partez pas... »
Le vent emporta sa voix, humble, presque un murmure...
« S'il vous plait. »

La voix de la jeune femme l’éleva de cette espèce de quiétude mystique dans laquelle on se retrouve toujours lorsque l’on se remémore quelqu’un, quelque chose, que l’on a particulièrement chéri, aimé à un moment de sa vie. Pour Sirius, Mary-Jane était tout. Elle avait représenté son idéal, sa façon de concevoir le monde entre les sorciers, et les lycanthropes. Permettre une vie possible à ces compères loups-garou dans le monde qui était aussi le leur. Mais voilà, cette dernière lui avait été prise, ainsi que toute cette envie, tout ce panache qu’il avait toujours eut, malgré ses nombreux échecs. Les mœurs tendaient vers l’évolution, mais elles prenaient trop de temps. Et sa colère, sa haine, sa rage n’avaient pas la patience qu’il avait lorsque désir, idéal et rêve guidait chacun de ses pas, au risque de se faire tuer. Il n’avait jamais rien fait de mal, jamais. Même jeune louveteau, il avait toujours su garder un contrôle sur lui-même qui avait tant effrayé son père malgré une admiration secrète. De tout point de vue, Sirius serait un Alpha, un bon Alpha. Mais lorsque ce dernier décida de partir, grande fut sa tristesse. Désormais, cette tristesse n’était plus que colère au sein du clan Lockwood pour une seule et même raison : On avait brisé les rêves d’un des leurs, même si son appartenance remontait à déjà quelques siècles.

Sirius se retourna lentement vers Asphodèle, alors que ses sens l’avaient déjà prévenu d’une présence. Elle semblait humaine, mais quelque chose de louche planait au-dessus de ses frêles épaules. Il renifla, huma l’air autours d’elle, comme pour comprendre. Elle sentait la magie, mais derrière, loin derrière, elle sentait la mort, la mort en devenir. Quelque chose semblait bloquée cette mort qui rampait inexorablement vers sa vie, et il n’aurait su dire réellement ce que c’était. Peut-être une magie puissante avait-elle était mise en œuvre pour repousser cette mort rampante ? Sirius n’en savait rien.

Il se redressa lentement, la dominant de sa grande taille. Ce n’est qu’à ce moment qu’un étrange flash traversa ses pupilles, l’isolant de la réalité l’espace de quelques secondes. Cette même jeune femme chevauchant toute une armée, le désir de victoire, de conquête sur ce visage pourtant si beau. Puis des vampires, et la traque des siens par ces créatures nocturnes… Une colère, une haine, une rage ancestrale refit instantanément surface. Il se mit à grogner, ses yeux devenant d’un jaune ambre, quelque chose de totalement surnaturelle. Sirius l’observa longuement avec ses yeux assassins, profondément perçants, comme si il lisait son âme. Un rictus violent se dessina doucement sur son visage, après avoir regardé tout autour de lui, sans voir personne, sans sentir personne d’autre qu’eux deux.

« Aurait-on perdu le peu de sagesse à travers toute cette folie ? Les années, les siècles, auraient-ils fracassé le peu de respect pour autrui ? »

Une expression, un mot de travers, reine ou pas, il lui sautait dessus, car si elle était venue pour rigoler un peu, pour le tourmenter ne serait-ce qu'un peu, lui, il n'aurait pas la patience de se laisser faire, de jouer avec elle. Tel un loup affamé, il lui sauterait au cou.
Revenir en haut Aller en bas
Asphodèle Nospheratov
ANTHROPOLOGUE
APOTHICAIRE AU MARCHE AUX TROLLS.



MessageSujet: Re: Suffocating under words of sorrow. Lun 29 Oct - 17:50

« Aurait-on perdu le peu de sagesse à travers toute cette folie ? Les années, les siècles, auraient-ils fracassé le peu de respect pour autrui ? »

Asphodèle fronça les sourcils, interloquée. Son joli visage aux traits fins métissés bascula légèrement vers la gauche. Change' l'avait vaguement prévenue que le bougre risquait fort de ne pas être commode mais ça qu'est-ce que ça voulait dire ? A qui croyait-il s'adresser? Ca n'avait strictement aucun sens.

« Vous me confondez avec quelqu'un d'autre. Je n'ai pas la prétention d'avoir ne serait-ce que le quart d'un siècle... », répondit-il posément bien qu'un peu tendu. Elle ne savait pas vraiment à quoi s'attendre sinon au pire, mais elle savait pertinemment qu'elle ne pouvait pas se permettre de fuir comme une enfant apeurée. Elle ne gardait cette option que pour le cas où la situation tournerait vraiment mal, « Et je ne me permettrais pas de vous manquer de respect. »

Elle s'éclaircit la voix. Ce n'était pas son status de loup qui lui faisait impression. Dante s'était tant et si bien attaché à lui faire côtoyer des montres toute son enfance... elle était même curieuse de ce que Sirius Lockwood pouvait bien être. Quelque part, il était son ennemi naturel et dans le même temps, elle ne trouvait rien plus ridicule que la mention "ennemi naturel". Elle ne connaissait cet homme ni d'Eve ni d'Adam, pour agnostique qu'elle était, alors elle n'avait aucun grief contre lui. Visiblement ça n'était pas réciproque et il allait falloir montrer patte blanche dès le début.

Elle n'était pas sans savoir que vampires et lycans s'étaient déchirés en transylvanie et que son propre père avait eu un rôle de choix dans les chasses qu'on avait donné aux lycans. Mais, comme on avait soigneusement effacé de l'histoire le nom de celle qui avait battu les campagnes roumaines à la tête de hordes infernales, comment aurait-elle pu ne serait-ce qu'envisager ce qui pouvait se tramer dans la tête de Sirius Lockwood.

« Je suis Asphodèle Nospheratov, fille de Vlad Alexandrei Nospheratov que vous connaissez sans doute mieux sous le nom de Vlad l'Empâleur... », soudain le silence pesait plus lourd sur ses frêles épaules. Jouer la transparence, c'était ce qu'avait conseillé Change'. S'il ne lui sautait pas à la gorge maintenant, alors il ne le ferait probablement pas du tout. « ... et je suis venue vous demander votre protection. »


_________________


Let's all give thanks that I am a liar,
'Cause I've got a feeling I just might get worse.
Now there's nothing wrong with you,
I'm just tired.
And I'm in a mood for a brand new curse.
Revenir en haut Aller en bas


Invité
Invité


MessageSujet: Re: Suffocating under words of sorrow. Jeu 1 Nov - 11:09

« Vous me confondez avec quelqu'un d'autre. Je n'ai pas la prétention d'avoir ne serait-ce que le quart d'un siècle... » Sirius eut un petit rire. Se pourrait-il que la reine des damnées, elle-même soit venu se payer sa tête, devant la tombe même de sa femme ? Peut-être s’était-elle sentie pousser des couilles pour venir le taquiner ici, et là, étant donné que le reste de la meute Lockwood se situait dans la forêt noire ? Sirius sentait sa haine se dessinait plus précisément en lui, et cela faisait très longtemps qu’il n’avait pas ressenti pareil colère. Cette colère que chaque Lycan aime ressentir pendant sa transformation, sachant très bien qu’un réel carnage allait avoir lieu. Il n’avait qu’une envie, c’était de tendre sa main, et lui arracher son cou avec une violence et une force digne des plus grands bouchers. « Et je ne me permettrais pas de vous manquer de respect. » Un sourire mauvais se dessina alors sur ses lèvres. En plus, elle avait le culot de lui faire pareil affront, en se faisant passer pour quelqu’un d’autre. Sirius se mit à ricaner, presque malgré lui. « Je suis Asphodèle Nospheratov, fille de Vlad Alexandrei Nospheratov que vous connaissez sans doute mieux sous le nom de Vlad l'Empâleur... »

A ce moment-là, il tendit sa main, serrant sa petite et fine gorge à travers ses doigts qui s’allongeaient légèrement, tandis que de fines griffes faisaient leurs apparitions, se plantant doucement dans la gorge du vampire. « ... et je suis venue vous demander votre protection. » Il se stoppa, l’observant avec un autre regard. La surprise avait été un peu plus grande attirant son attention, et diminuant sa haine de façon radicale. Il la lâcha ramenant sa main vers lui, tout en se touchant les doigts, comme pour se rendre compte qu’elle n’était pas un vampire, mais bel et bien une humaine. Son corps était chaud, son sang battait à tout rompre contre son sein, et elle sentait la vie. Sa main reprit sa forme humaine, tandis que ses yeux gardaient leur surnaturelles. Il pencha mécaniquement sa tête sur le côté, l’observant quelques secondes, avant de se retourner, et de se mettre derrière la stèle de sa femme, laissant un silence de mort s’installait entre eux. Il posa les deux mains sur la stèle de Mary-Jane, avant de reprendre : « Tu n’es donc pas Rosarjo, la reine des Damnées ? Ton père a donc deux filles ? »

Il se rapprocha d’elle à nouveau, levant le visage de cette dernière avec sa main d’une manière délicate. Approchant son visage d’elle, comme la reniflant, il se recula, avant de dire : « Tu es jeune, beaucoup trop jeune… Rosarjo est donc morte ? Qu’est ce qui te fait venir vers moi, pour que tu oses demander la protection d’un fils de Seth, alors que tu sembles avoir une armée de vampires à tes côtés ? De quoi as-tu peur, fille de Caïn, pour oser braver les interdits, et les conflits de nos races respectives ? Qu’est ce qui te motive, HEIN ? » Hurla-t-il sur la fin, sans réellement savoir pourquoi. Il la contourna doucement, posant ses mains sur ses épaules, et lui murmura doucement dans le creux de l’oreille : « Mais quel est ton nom, jeune fille ? »
Revenir en haut Aller en bas
Asphodèle Nospheratov
ANTHROPOLOGUE
APOTHICAIRE AU MARCHE AUX TROLLS.



MessageSujet: Re: Suffocating under words of sorrow. Jeu 1 Nov - 13:24

Elle ne cilla pas quand elle entendit ce rire amère convulser au fond de la gorge de Sirius Lockwood. Pas plus qu'elle ne broncha en sentant ses doigts se refermer sur sa gorge. La peur était bien là pourtant, pulsant à une allure folle pour se libérer de l'emprise de cette main et ne trouver d’exutoire qu'au bout des griffes du loup, dans de fines gouttelettes de vermeil.

En temps normal, elle aurait tiré sa baguette avant même qu'il ne la touche. Mais elle savait que si elle faisait ça, c'en était fini de ses espoirs de liberté. Autant passer la robe blanche qui n'attendait que son intronisation au monde de la nuit et tenir elle même le couteau sacrificiel. Les mots étaient sa seule arme et il fallait qu'elle les utilise.

« ... et je suis venue vous demander votre protection. »

L'annonce produisit son effet. Aussitôt il relâcha son étreinte et Asphodèle reprit un brin de contenance. Il y avait fort à parier que malgré tout ce qu'elle pourrait dire, les griffures dans son cou allait lui valoir les remontrances des frères Almadovar. Elle sourit à l'idée. Ils s'imaginaient toujours pouvoir traiter avec elle comme on traite avec une enfant. Elle ne cédait pourtant que par affection pour eux.

« Tu n’es donc pas Rosarjo, la reine des Damnés ? Ton père a donc deux filles ? »

Encore une phrase qui la laissait sans voix. Deux filles? Rosario? Que lui avait-on encore caché? Il n'y avait rien qu'Asphodèle détestait tant que sa propre ignorance. Mieux encore, Vlad Nospheratov aurait-il pu être... Asphodèle serra les dents. Aucun livre d'histoire n'avait jamais fait mention d'une Rosario, ni même ne serait-ce que d'une fille. Les livres d'histoire s'accordaient à donner deux fils à Vlad l'Empaleur : Mineah le Mauvais, et un autre Vlad. Non pas qu'elle ne se douta pas qu'il ait pu avoir des filles dont l'histoire avait perdu le nom, mais une qui ait eu suffisamment d'importance pour que Lockwood se rappelle d'elle. Une autre Reine des Damnés...

Le loup releva avec délicatesse le visage de la toute jeune femme qu'il avait devant lui :

« Tu es jeune, beaucoup trop jeune… Rosarjo est donc morte ? »
« Qui est cette Rosarjo ? », demanda-t-elle dans la foulée comme si ce nom l'agaçait particulièrement mais il glissa sur cette question, trop entièrement livré aux siennes :
« Qu’est ce qui te fait venir vers moi, pour que tu oses demander la protection d’un fils de Seth, alors que tu sembles avoir une armée de vampires à tes côtés ? De quoi as-tu peur, fille de Caïn, pour oser braver les interdits, et les conflits de nos races respectives ? Qu’est ce qui te motive, HEIN ? »

Elle ferma les yeux comme pour accuser le contre coup de ce pic de colère. Que dire? Tout? Rien? Passer au crible les vingt jeunes années qui le menaient finalement jusqu'à lui? C'était ce qui lui semblait le plus juste. Ce qui lui laisserait, objectivement, tous les éléments dont il aurait besoin pour trancher. L'aiderait-il ou la laisserait-il à la merci de Dante? Asphodèle tira pour la première fois sa baguette, fermant les yeux comme elle la posait sur sa tempe. Il y avait quelque chose de terriblement morbide dans ce geste, du moins c'était toujours l'effet que ça lui faisait quand elle voyait un autre sorcier placer ses souvenirs dans une pensine.

Lentement, longuement, elle extirpa ce filament argentée de sa tête. Un long fil qu'elle dévidait avant de l'enrouler à nouveau sur lui-même, jusqu'à ce qu'il forme un orbe luminescent, une étrange lune d'argent, ronde et généreux de la taille d'un souaffle qu'elle tenait entre ses mains en coupe.

Lockwood avait posé ses mains sur ses épaules, ultime façon de lui montrer qu'il avait le pouvoir et qu'il la briserait à l'instant qui lui paraîtrait le plus propice. Alors il demanda encore :

« Mais quel est ton nom, jeune fille ? »

Elle ferma les yeux, faisant lentement volte-face entre ses mains, puis, ses yeux d'améthyste touchèrent le loup comme à bout portant, fixant ses yeux jaunes pour une fraction d'éternité.

« Sunt Asphodèle Basarab, fiica al lui Vlad Țepeș i eu sunt Regina Damnaților. » , souffla-t-elle dans un roumain qu'on lui entendait peu.

Sa voix déformée par la magie qu'elle tenait entre les mains se perdait en échos lugubres tendit que l'orbe de ses pensées s'enfonçait mollement à travers le torse du lycan. Alors il vit. Objectivement. Seulement les faits et rien que les faits.

Il vit l'enfant aux longs cheveux blancs suivre avec obédience la silhouette sèche et longiligne de celui que la Roumanie avait élevé en héros et tout autant en monstre sanguinaire. Raide comme la justice car Vlad Tepes avait été un homme juste et droit. Il vit ce regard. Ces prunelles à l'étrange couleur améthyste, cherchant l'approbation du père pour ne jamais trouver que l'égale dureté de Vlad Nospheratov mais il vit aussi la persévérance dans ces yeux étranges assoiffés de la reconnaissance d'un seul homme.

Des pages et des pages. Des milliers de page. Des mots. Des langues. Des signes qui se succédaient et se mêlaient dans le tourbillon des souvenirs. Le dossier glacé de son fauteuil à la table de Transylvania Bathory. Le fumet des plats délicieux. Le sourire d'un petit garçon cosaque. Les railleries de l'insupportable Transylvania. Le silence de Sergei. L'indifférence de Vlad lui-même. Les classes de duel. Les murs de Durmstrang où l'on pouvait presque compter les pierres à cet instant précis où ses souvenirs s'attardaient sur ce détail avant de repartir dans une frénésie d'images, parfois indistinctes.

Puis un adolescent. Le distillat de la beauté à l'état pur. Condensat d'une peau translucide qui laissait paraître autant de veinures noires, des yeux clairs comme le voile de la mort, clair comme la lumière d'une pleine lune, des cheveux noir corbeau. Dante. Dante et son cortège de bacchantes cauchemardesques. Le sentiment de n'être qu'un jouet sur son échiquier de malade mental. Les cauchemars, plus vrai que nature. Les visages déformés, cachés, des hauts serviteurs. Le couteau sacrificiel.

Le visage d'Enrique. L'image d'une famille qui dégageait à elle seule la chaleur d'un soleil. Un autre garçon. Un sourire. Une ribambelle de jeunes filles fraîches comme des roses. Et enfin cette étrange conversation.

« Qu'est-ce que tu vas faire toi qui as toujours réponse à tout ?»
« Ca n'est qu'un ... »
« Un enfant ? Tu sais aussi bien que moi que c'est tout sauf un enfant. Tôt ou tard, tu devras le tuer. Est-ce que tu sais les ravages du don obscur dans un si petit corps? Est-ce que tu ne le vois pas comme moi suinter le vice par tous les pores de sa peau de bébé. Ttttt, il ne faut jamais les faire si jeunes. Si jeunes. Si... »
« Il n'est pas mauvais. C'est toi qui vois le mal partout. »
« Le don obscur révèle en nous notre plus grand potentiel. As-tu déjà vu que ça nous rendait meilleur? As-tu déjà vu la vertu triompher du vice? Oh ne te mens pas juste pour ne pas me donner raison Asphodèle, ça me ferait mal. Dis-moi un peu : qui du gourmand ou du généreux cherche-t-on à tout prix à réformer? ... Ah tu vois. Enfin nous nous comprenons... nous nous comprenons... nous nous comprenons... »

Asphodèle rouvrit les yeux brusquement. Ses mains tremblaient comme elles tenaient le visage de Lockwood. Les filaments d'argent trouvèrent le chemin de ses mains aux doigts graciles, puis quittèrent Lockwood pour lui revenir. Alors elle le libéra, ses yeux toujours fichés dans les siens. Elle faisait preuve d'une rare détermination. Elle n'avait pas l'air d'une enfant perdue à ce moment-là. Au contraire, elle avait parfaitement l'air de savoir qu'elle partie d'échec elle allait jouer.

« Asphodèle. Juste Asphodèle. »

_________________


Let's all give thanks that I am a liar,
'Cause I've got a feeling I just might get worse.
Now there's nothing wrong with you,
I'm just tired.
And I'm in a mood for a brand new curse.
Revenir en haut Aller en bas


Invité
Invité


MessageSujet: Re: Suffocating under words of sorrow. Jeu 1 Nov - 19:05

Asphodèle, juste Asphodèle, avait-elle répondit. C’est peut-être la seule réponse qu’elle semblait capable de lui donner à ses nombreuses questions. Visiblement ignorante de pas mal de choses, il ne put s’empêcher de lui lancer un sourire particulièrement moqueur. Pour toute explication, comme pour s’excuser de ne rien savoir sur ses propres origines, la jeune reine pointa sa baguette magique contre sa tempe pour en ressortir l’intégralité de ses souvenirs qu’elle enfouie par la suite dans le torse de Sirius. Une sensation pour le moins étrange, comme si de la magie à l’état pur vous pénétrez le torse, avec douceur, et délicatesse. Puis, tout à coup, ses propres yeux devinrent d’un blanc immaculé, lumineux. Son sourire se figea, avant de disparaître doucement sous la puissance des souvenirs qu’elle venait de lui enfoncer dans le torse. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre qu’elle ne savait rien, qu’elle n’était sûrement qu’un pion sur un échiquier bien trop grand pour elle.

Une étrange discussion vint, cependant, à lui éveiller une once de curiosité, se demandant réellement s’il avait bien compris ce que cela signifiait. Un gamin touché par le don obscur ? Il serra les dents. Selon lui, il n’y avait rien de pire, qu’être un vampire. Mais être un vampire en bas âge, cela signifiait en faire une créature faible, une créature qui ne pourrait survivre sans l’aide des autres. Être un vampire était déjà horrible, alors imaginez-la chose, si vous étiez, en plus, un enfant. Sirius recula de quelques pas, lorsque les souvenirs d’Asphodèle disparurent de ses pensées. Il soupira doucement, se passant une main sur la tempe. Ses yeux prirent une délicieuse couleur noisette, la colère, et la haine se dissipant aussi soudainement qu’elles étaient apparu à la vue de la jeune reine des vampires. Sirius lui lança un regard par en dessous, ne répondant pas tout de suite à cette question de qui était Rosarjo ? Lui faisant signe de le suivre à faire quelques pas, comme pour s’éloigner du cimetière afin de préserver le repos des morts, il baisa ses mains avant de les frotter délicatement la stèle, comme si il caressait le corps d’une femme.

S’avançant vers la sortie, vers les rues de Londres, il reprit, comme si la discussion ne s’était jamais interrompue. « Rosarjo était une grande reine de la Valachie. C’était la fille de ton père, Vlad Nospheratov. Mais ce que je me demande, c’est pourquoi ne t’en a-t-il jamais parlé… Peut-être est-elle tombée en disgrâce pour je-ne-sais-quelle-raison… » On aurait dit qu’il se parlait presque à lui-même. « Tu dois avoir un sacré potentiel magique, pour avoir été élue prochaine reine des damnés. Tout du moins, si j’ai bien compris ce que j’ai vu… » Il soupira, mettant les mains dans ses poches. Ses sens étaient aux aguets, comme si il s’attendait à voir apparaître une dizaine de vampires pour le tuer, ou que savait-il. Lançant un regard qui avait tout, sauf quelque chose de sympathique, vers le moldu qui les regardait passer comme si ils avaient une plume rouge sur la tête, il reprit, un peu plus doucement : « Quelle était cette conversation que j’ai entendu à la fin ? » Sa question avait quelque chose qui sonnait comme : Si tu me dis tout ce que je veux et dois savoir, je t’assurerais ta protection, ou… Tout du moins, j’y réfléchirais.
Revenir en haut Aller en bas
Asphodèle Nospheratov
ANTHROPOLOGUE
APOTHICAIRE AU MARCHE AUX TROLLS.



MessageSujet: Re: Suffocating under words of sorrow. Jeu 1 Nov - 21:08

Petit à petit la colère laissait place à autre chose. Asphodèle n'était pas rassurée ni en confiance pour autant mais c'était déjà quelque chose. Elle nota le sourire moqueur mais elle ne releva pas.

Elle se détourna de lui pour ne pas interférer dans ce qu'il avait à faire sur cette tombe. En Inde elle avait appris à respecter certaines choses...

« Rosarjo était une grande reine de la Valachie. C’était la fille de ton père, Vlad Nospheratov. Mais ce que je me demande, c’est pourquoi ne t’en a-t-il jamais parlé… Peut-être est-elle tombée en disgrâce pour je-ne-sais-quelle-raison… »
« Je finirais bien par le découvrir.», assura-t-elle d'un ton un peu froid.

Elle n'aimait pas l'idée que son père ait eu une fille dont elle ne connaissait pas l'existence. Elle ne poserait pas de questions. Il lui fallait prendre un peu de recul. Si elle devait apprendre quelque chose de déplaisant sur cette première fille, elle préférait qu'il n'y ait personne pour recueillir ses premières impressions. Ou Enrique peut-être, il était bien le seul qui avait le droit d'être présent peu importe ce qu'il se passait. Il n'y avait jamais eu de gêne entre eux, sauf peut-être depuis qu'elle savait ce qu'elle savait.

« Tu dois avoir un sacré potentiel magique, pour avoir été élue prochaine reine des damnés. Tout du moins, si j’ai bien compris ce que j’ai vu… »

Elle eut un petit sourire spontané mais s'abstint de tout commentaire. Elle n'allait pas lui expliquer qu'elle pensait que c'était à 30% dû à son excellent métissage et à 70% à l'éducation qu'elle avait reçue. Il s'en fichait probablement. Il n'y avait que peu de personnes pour s'intéresser à ce genre de remarques et là ce n'était ni le lieu ni le moment.

Son regard s'attarda sur ce moldu qui les regardait. Que pouvait-il s'imaginer? Il y a quelques semaines encore elle aurait pu le dire.

« Quelle était cette conversation que j’ai entendu à la fin ? »

Un soupire lourd de sens. Elle n'avait rien à cacher après tout. Pour une fois.

« Il y a quelques semaines un petit garçon s'est présenté à moi. C'était un vampire, attiré par moi comme les autres. Il n'a rien dit mais j'ai su ce qu'il attendait de moi au premier regard. Seulement... »

Étrange de se dire que pour tout le potentiel qu'elle avait, elle n'avait encore jamais tué personne. Moins encore un enfant.

« Je ne suis pas prête. »

Elle ne l'était pas pour ça. Ni pour le reste. Enrique l'avait précipité là dedans sans le vouloir, à raison sans doute. A elle maintenant de s'ajuster au costume.

_________________


Let's all give thanks that I am a liar,
'Cause I've got a feeling I just might get worse.
Now there's nothing wrong with you,
I'm just tired.
And I'm in a mood for a brand new curse.
Revenir en haut Aller en bas


Invité
Invité


MessageSujet: Re: Suffocating under words of sorrow. Lun 12 Nov - 9:08

Un petit garçon ? Mais quel est donc le vampire qui a eu cette audace, ou plutôt cette connerie de transformer un enfant en vampire ? Était-il au courant que ce dernier ne grandirait pas ? Était-il au courant que pour lui, plus que quiconque, chaque jour serait un véritable supplice à vivre, ou même, à survivre ? Comment avait-il pu retirer l’innocence d’un jeune enfant en lui retirant la vie contre une pomme empoisonnée ? Le lycanthrophe avait une expression rageuse sur son visage, mais rien de bien alarmant. Comme si il venait de voir un flash info sur une guerre on-ne-sait-où. Pour lui, c’était également un autre signe qui montrait que, Dieu, avait souhaité endiguer de lui-même ce mal, en leur empêchant d’avoir des enfants, en leur donnant ce pseudo-statut de mort-vivant. Sirius posa son regard sur Asphodèle, après avoir mis les mains dans ses poches. Elle n’était pas prête, elle n’avait même pas besoin de le dire. Comment diable pouvait-on être prêt à mourir et quitter tous ce que la vie peut vous promettre ?

Il baissa le regard, ses yeux devenant d’une jolie couleur ambré. Rien. La vie ne lui avait rien promit à lui. Elle n’avait fait que lui montrer le bonheur pour le lui retirer violemment. Il secoua la tête, sentant cette haine après tout et n’importe quoi revenir dans son bas-ventre. Sirius n’arrivait plus à lutter contre cette rancœur, contre cette haine accumulée indirectement à travers les siècles qu’il avait traversés. L’aider ? Tuer du vampire ? Peut-être que cela l’aiderait à garder une part d’humanité, à éviter de faire une connerie qu’il pourrait regretter... Mettre fin à sa vie avait déjà été réfléchi, mais il ne l’aurait pas rejoint, elle n’était pas lycane, elle n’était pas… Maudite, comme ils disent tous. Sirius n’y avait jamais cru, jusqu’à ce que le doute le prenne. Il releva doucement la tête, et il murmura à l’attention d’Asphodèle : « Si tu veux une protection, faudra me dire qui est dans tes papiers, et qui ne l’est pas, mais surtout quand est-ce que tu veux qu’elle soit effective… » Il s’arrêta, tendant l’oreille. Il renifla doucement, puis avec un sourire, il rajouta : « Moi, je complète la mienne. » Son sourire se fit plus profond. Devant eux, sortant d’une ruelle sombre, se dessinait deux silhouettes. Celle d’un homme et celle d’une femme.

L’homme semblait du même âge que Sirius, tandis que la jeune femme semblait être un peu plus jeune qu’Asphodèle. Il leur fit un signe de tête, tandis qu’ils refaisaient de même. Une lueur rouge traversa les pupilles de Sirius. « Je te présente Nikandr, et Rose. Deux amis. »

Leur conversation pouvait se terminer à présent. Ils se reverraient, Sirius en était sûr.
Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Suffocating under words of sorrow.

Revenir en haut Aller en bas

Suffocating under words of sorrow.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» What are words if you really don't mean them when you say them!
» In the twilight (PV Sorrow Life)
» Kotonoha no Niwa (The Garden of Words)
» Reese-My feelings are too loud for words and too shy for the world.
» Julian Ҩ “My feelings are too loud for words and too shy for the world.”

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
King's Cross :: L'univers de King's Cross. :: Vox Populi. :: (saison1) RPs.-