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Startin' over - Ft. Asphodèle & Dakota

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Kaprice Harlington
AGENT DE LA B.I.M.



MessageSujet: Startin' over - Ft. Asphodèle & Dakota Dim 28 Oct - 16:06

Retour à la case départ. Avant de pousser la porte de la pièce, Kaprice prit une profonde inspiration. Au cas où il soit là. Mais quand elle entra, elle nota que le décor n'avait pas changé depuis la dernière fois. Les deux fauteuils, le dossier que ni l'un ni l'autre n'avait pris la peine de ranger, trop énervé... Ce n'était pas tant la colère qui habitait la jeune femme mais un brin de tristesse et de déception. Elle posa le bout de ses fesses sur le fauteuil et attrapa des papiers au hasard. C'était ridicule. Ils n'étaient plus deux gamins et ils n'avaient pas d'autre choix que de travailler ensemble, alors il fallait que ça s'arrête. Il fallait qu'elle arrête de penser à ce qu'elle avait ressenti quand son pouvoir s'était emparé d'elle, qui lui rappelait tellement de souvenirs. Le passé devait rester au placard même si, en ce moment, il ne cessait de la harceler. Et entre lui et Heath qui étaient de retour, elle ne savait plus à quel saint se vouer. Ace jouait les courants d'air donc ne pouvait pas l'aider à oublier … Bref, elle était dans la merde. Alors il fallait juste qu'elle tire un trait sur sa mémoire pour l'instant pour arriver à faire le point et à avancer, pas à pas. Il y avait trop d'imprévus dans sa vie pour qu'elle se la complique encore plus avec des sentiments qui n'avaient pas lieu d'être. Forte de cette résolution, elle se leva, mue d'une énergie nouvelle et rassembla toutes les pièces qu'on leur avait données. Dakota et elle allaient apprendre à travailler ensemble, à devenir amis s'ils le pouvaient et le reste … attendrait. Il fallait que ce soit clair, pour lui, pour elle et que tout le monde avance. Vérifiant qu'elle n'avait rien oublié, elle fit un dernier tour de la pièce, s'appliquant à gommer, à enfouir chaque sensation profondément pour repartir de plus belle. Quand ce fut fait, elle quitta finalement les lieux, sans un regard. La prochaine fois qu'elle franchirait cette porte, ce serait avec Dakota et tout irait pour le mieux, elle en faisait le pari.

Il lui fallait « juste » trouver l'Auror et lui exposer sa façon de penser, ce qui n'était pas tellement gagné, au final. Se dirigeant vers l'accueil du Bureau, on lui indiqua qu'il ne s'était pas présenté ici aujourd'hui mais que cela n'avait rien d'étonnant, étant donné qu'il travaillait plutôt à l'ambassade du Mexique. Loin de se décourager et considérant l'heure avancée, Kaprice passa à l'office de la BIM récupérer sa veste et ses affaires dans lesquelles elle rangea précautionneusement le dossier dont ils étaient en charge avant de se diriger vers l'ambassade du Mexique. On ne lui permit pas d'entrer, bien évidemment, malgré son badge de la BIM et son ordre d'affectation. Ne pas se décourager. À la sortie de l'endroit, elle ferma les yeux pour prendre une décision. Il n'était pas question qu'elle repousse cette entrevue à plus tard, pas maintenant qu'elle avait tout posé, au moins dans son esprit, ce qui était déjà un grand pas. Elle devait aller jusqu'au bout, le confronter et faire en sorte qu'il en vienne aux mêmes conclusions qu'elle. Alors, il ne lui restait plus qu'une solution. Consultant sa montre, elle eut la confirmation qu'il n'était pas tôt, l'heure du dîner étant pour bientôt. Priant pour que James ne soit pas là, elle prit la direction de l'appartement de l'Auror, qu'elle avait eu l'occasion d'apercevoir une ou deux fois, pour amener/venir chercher son fils, souvent avec Yuki, par ailleurs. Peut-être cela mettrait-il une barrière suffisante pour que les ébauches de dérapage de leur dernière entrevue en tête-à-tête ne se reproduisent plus. Elle marcha d'un pas plutôt rapide et ne prit aucune pause, surtout pas le temps de réfléchir, cela risquait de lui faire tourner les talons et ce n'était pas vraiment, voire pas du tout une bonne idée. Elle se retrouva donc sur le pas de la porte avant qu'elle ait le temps de faire demi-tour et frappa, au moment où l'un des voisins sortait. Il la regarda de la tête aux pieds, rentra, et ressortit avec une femme qui fit de même et qui murmura, pas discrètement du tout : Tu vois, encore une de ces filles qui viennent pour ces hommes. Je te dis qu'il y a un truc pas net. Elle se racla nerveusement la gorge et tenta un sourire, tout en essayant de ne pas analyser ce qui venait d'être dit. Merveilleux. Parfait ...

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Asphodèle Nospheratov
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MessageSujet: Re: Startin' over - Ft. Asphodèle & Dakota Dim 28 Oct - 17:12

Un mois déjà qu'Asphodèle vivait chez les frères Almadovar. Un moi que sa présence faisait le divertissement quotidien des voisins en mal de cancans qui n'avaient aucune peine à s'imaginer la jolie métisse profitant de ses deux amants, chacun d'un style très différent et pourtant tout à fait du goût de Griselda Goldsworthy. Deux jeunes hommes fringants. Des latinos pour ce que ça pouvait bien éveillé dans l'imaginaire d'une vieille sorcière à la retraite. Severus Goldsworthy lui n'était pas en reste. Il fallait dire que cette nouvelle voisine ne manquait pas de charmes, elle se montrait par ailleurs particulièrement tactile avec ces deux hôtes, ce qui, disons le franchement n'était pour déplaire à nos deux vieux voyeurs. Si elle s'était douté ne serait-ce qu'un instant que quiconque ait pu se faire une telle idée d'elle, Asphodèle aurait probablement traversé la rue pour aller sonner à leur porte et leur expliquer sa façon de penser. Les deux vieux l'auraient sans aucun doute trouvée particulièrement ennuyeuse et pète-sec (parce que c'était l'opinion de la plupart des gens) et après quoi, ils seraient retournés à leur train-train quotidien.

Fort heureusement, la nouvelle voisine ne semblait pas se préoccuper de ce que pouvait bien faire ses voisins. Elle se régalait d'un énorme pavé qui portait le titre racoleur du" Grand Livre de l'Inutilité de Tout", allongée à plat ventre sur le lit d'Enrique Almadovar, jouant de ses pieds dans l'air. De temps en temps elle roulait sur le dos, étirait les jambes comme un chat avant de se rouler en boule. Décidément, cette fille n'avait rien à faire de ses journées. Griselda tira les stores, décidant qu'elle allait attendre 18h, l'heure où le moins baraqué des deux co-locataires allait rentrer. C'est là! que les choses allaient devenir croustillantes!

- Je te l'avais dit Griselda, mais tu n'écoutes jamais rien..., soupira le vieux, qui attendait depuis dix minutes que madame veuille bien jouer son tour aux échecs version sorcier. Griselda perdait toujours aux échecs alors elle s'arrangeait toujours pour repousser l'échéance fatidique.

- Severus, Severus! Viens dont voir!!! Il y a une deuxième souris qui s'invite...

Une deuxième souris! Severus abandonna son plateau d'échec. Il ne pouvait manquer ça sous aucun prétexte. Frisant sa moustache d'une main, il sortit sa paire de multiplettes pour mieux voir... Justement les Neville sortaient de leur appartement. Un cas très intéressant les Neville mais sûrement pas aussi intéressant que ce qui se passait dans la garçonnière d'à côté de chez eux.

Les deux vieux savourèrent l'instant juste comme la brunette qui attendait sur le pas de la porte des frères Almadovar se décidait à sonner.

Asphodèle leva le nez de son livre, intriguée. En un mois c'était la première fois qu'elle entendait la sonnette retentir. Elle referma le Grand Livre de l'Inutilité de Tout, lecture ô combien savoureuse, et passa la main dans ses cheveux. Ce jour-là elle les portait frisés à la métisse comme ils avaient probablement dû être à sa naissance, avant qu'ils ne deviennent raides et blancs. L'impressionnante masse châtaigne lui donnait un petit côté débridé qu'elle n'avait pas au naturel et que les garçons trouvaient "cool". Personnellement elle ne voyait pas bien en quoi des cheveux pouvaient être cool mais elle avait gardé la coupe, puisque c'était si "cool" que ça. Elle referma soigneusement la porte de la chambre d'Enrique, ne sachant pas qui attendait de l'autre côté de la porte, puis alla ouvrir.

De l'autre côté se tenait une jeune femme qui devait avoir deux ou trois ans de plus qu'elle (un détail ridicule mais notable pour une anthropologue passionnée). Asphodèle embrassa cette nouvelle apparition d'un regard scientifique comme pour se faire un portrait robot très objectif de la personne avant d'en venir aux subjectivités. Puis elle sourit et demanda :

-Qu'est-ce que je peux faire pour vous?

A vrai dire elle se demandait si c'était une voisine ou plutôt une connaissance des garçons mais elle était convaincue que même en Angleterre, commencer une conversation par un vous êtes qui vous? bien senti c'était déplacé.

De son côté, on ne pouvait pas se tromper. A considéré ses pieds nus qu'une délicat bracelet d'or venait habiller, son short en jean couleur taupe et son t-shirt décontracté, elle ne faisait pas que passer ou alors elle avait au moins passé la nuit ici. Son expression nullement gênée laissait deviner que sa présence était légitime. Et son attitude plutôt accueillante qu'elle ne se sentait en rien menacée...

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Kaprice Harlington
AGENT DE LA B.I.M.



MessageSujet: Re: Startin' over - Ft. Asphodèle & Dakota Dim 28 Oct - 17:40

Décidément mal à l'aise sous le regard des deux vieux qui la toisaient, la dévisageaient, prenaient même des paris sur ses mensurations avant de se demander lequel des frères avait sa préférence, Kaprice aurait voulu disparaître sous terre ou s'enfuir à toutes jambes. Mais il n'était pas question de laisser le moindre obstacle la détourner de son but premier : mettre les choses au clair avec Dakota pour pouvoir avancer. Il n'y avait rien d'autre, c'était une visite purement professionnelle et de courtoisie. Que ces vieux désoeuvrés se fassent les films qu'ils voulaient, elle savait pertinemment où elle allait. Aussi n'y eut-il pas le moindre problème quand une fille vêtue de façon légère lui ouvrit. Pas le moindre, bien évidemment. Elle ne la détailla absolument pas comme elle était, du reste, en train de le faire, ne nota pas sa plastique parfaite, peu couverte au demeurant, n'envia pas son charme exotique à côté de sa pâleur typiquement anglaise (enfin, irlandaise aux dernières nouvelles, merci les Midnight) et n'imagina pas un instant Dakota sortir nu ou quasiment de la chambre pour la suivre en se demandant qui pouvait les déranger en plein ébat. Pas une seconde, voyons, ç'aurait été très mal venu étant donné qu'elle venait en agitant le drapeau blanc et avec la voix de la sagesse. Elle ne se sentait pas stupidement trahie, sans doute de la déception qu'elle avait dû imaginer dans la voix de Dakota quand elle avait prétendu être en couple. C'était … stupide, totalement, ce qui voulait donc dire que ce n'était pas ce qui était en train de se passer dans le crâne de la jeune femme. Pas plus qu'elle ne se sentit honteusement intruse quand elle lui demanda : Qu'est-ce que je peux faire pour vous? Ok, elle vivait ici, en plus. Quoi, elle ne pensait qu'au développement de James et à ce que … oui, bon, ce n'était pas le sujet.

Se giflant mentalement, elle s'obligea à lui répondre avec le même sourire, se répétant qu'elle était dans son bon droit et que quoi que fasse son collègue sous la couette, cela ne la regardait en rien. Tous les mêmes … Chut. Chut chut. Travail. Yuki. James. Et inconnue plus que canon. Bonsoir. Déjà, pour commencer, hein, c'était plus poli. Kaprice … suffit. Elle essuya ses mains moites dans un geste gêné sur son pantalon sombre, tout en gardant un apparent contrôle d'elle-même. Je venais voir Dakota. Elle extirpa en vitesse le dossier du Ministère de son sac comme pour légitimer sa présence en ces lieux. Pour le boulot. On m'a dit qu'il n'était pas à son bureau alors ... Ouais, normal, elle avait débarqué chez lui, où était le souci, au juste. Elle eut un geste de la main libre : Enfin … visiblement, je tombe mal, vous pourrez lui dire que je suis passée, et qu'il vienne me voir à mon bureau demain ? Non, elle était juste déçue de voir ses plans se morceler juste en quelques instants et ses résolutions foutues à la poubelle avec une sale envie d'aller gueuler auprès de Siobhàn … sans la moindre raison, d'ailleurs. Non mais sérieusement, c'était quoi, son problème ? S'il avait une fille comme ça dans son lit, qu'avait-il cherché à prouver en la laissant commencer à se déssaper au milieu du bureau des Aurors ? Qu'il pouvait toujours la mener en bateau ? Check. Qu'on la reprenne encore à croire aux boniments d'un de ses exs, tiens ! Elle se sentait juste prise pour une conne, une fois de plus. Rien de nouveau sous le soleil de Londres ...

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Asphodèle Nospheratov
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MessageSujet: Re: Startin' over - Ft. Asphodèle & Dakota Dim 28 Oct - 18:09

Asphodèle laissa l'inconnue se présenter, ou du moins s'introduire puisqu'elle ne donna pas de nom. Elle ne perdit pas une miette de ce que lui dit la jolie brunette dont le teint ne laissait pas de doute sur ses origines.

Bonsoir. Je venais voir Dakota. Pour le boulot. On m'a dit qu'il n'était pas à son bureau alors ... Enfin … visiblement, je tombe mal, vous pourrez lui dire que je suis passée, et qu'il vienne me voir à mon bureau demain ?
Euh mais attendez..., amorça Asphodèle comme elle sentait qu'elle avait une fois de plus dû rater quelque chose dans l'exercice de sociabilisation. A sa décharge on ne l'avait pas éduquée à ouvrir les portes, chez elle ce genre de tâche était dévolue aux domestiques. Bien sûr en sept ans passé en Inde, elle avait eu plus que dix fois le temps d'apprendre les us et coutumes des sorciers lambda mais pas sûr que ça se passe mieux si Asphodèle joignait ses mains et courbait la tête pour lui offrir un namasté à la visiteuse impromptue. Elle s'abstint donc, ayant résolut de jouer l'honnêteté (à défaut de la spontanéité), comme Dak lui aurait sûrement recommandé de faire, A en juger par votre langage corporel il est évident que je vous ai mise mal à l'aise, j'en suis désolée. Je n'avais nullement l'intention de vous mettre dans l'inconfort et d'ailleurs je tiens à vous assurer que vous ne dérangez pas du tout. J'étais en train de lire, j'imagine que mes pages ne se seront pas envolées quand j'y retournerai., une blague qu'elle imaginait amusante. Autant essayer de détendre l’atmosphère en cinglant l'air d'un fouet ou en apostrophant un inconnu pour lui demander de faire le clown en toile de fond. Pas sûr que cette méthode-là soit la meilleure mais on pouvait au moins saluer l'effort... Entrez. Je vais dire à Dakota que vous l'attendez. Je vous sers quelque chose à boire ?

Elle avait déjà remarqué à plusieurs reprises cette curieusement manie qu'on avait en occident de faire boire les gens pour toutes sortes de raison.

La métisse s'effaça pour laisser entrer la demoiselle qui venait voir Dak' "pour le boulot". Personne ne venait jamais voir Dak chez lui pour le boulot. Ni Enrique d'ailleurs. Mais par courtoisie, elle décida de faire comme si. Ce n'était pas du tout son genre de s’immiscer dans les affaires des autres. Et, si Dak lui pouvait se révéler une vraie commère parfois, elle ce n'était pas du tout son cas. Trop bien élevée pour ça.


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Dakota Almadovar
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MessageSujet: Re: Startin' over - Ft. Asphodèle & Dakota Dim 28 Oct - 20:09

James était parti avec sa tante et Diego aux états-unis pour deux semaines environ. C'était les vacances, et il lui fallait s'aérer la tête de ses quelques problèmes qu'il avait en tête, avec, pour cause première, sa mère qui était dans le coma à Sainte Mangouste, après s'être reçu un coup de balais, ou je ne sais quoi. L'histoire était tellement floue pour Dakota qu'il n'avait pas préféré relevé, acquiesçant bêtement devant son fils, qui n'avait besoin que d'une chose : Trouver une épaule sur laquelle pleurer, pour pouvoir retrouver le sourire, et reprendre sa petite vie de jeune garçon. Ainsi, Talia s'était proposée pour emmener James à Los Angeles, pour qu'il passe un peu de temps avec son petit cousin, qui se languissait de le voir à longueur de temps.

Puis il fallait se l'avouer : L'absence de James était quand même un sacré moyen pour l'hispanique de soupirer, de prendre du recul, de s'aérer lui-même l'esprit, en prenant un peu de temps pour ses propres occupations qu'il avait du laisser de côté pour son fils. Travailler, son fils, dodo, résumaient assez bien sa vie depuis ses dernières semaines. Oh, non, il ne râlait pas, il était bien content de pouvoir passer du temps avec son fils, mais c'était parfois étouffant de ne pas pouvoir sortir boire un verre avec ses amis, ou tout simplement se reposer devant un bon match de Quidditch, sirotant un thé glacé, ou un scotch bien serré. Comme tout homme, Dakota avait ses priorités.

La vapeur de l'eau chaude avait prit place dans la salle de bain du loft d'Alicante Oleivera. Un brouillard à couper au couteau, une odeur à la fois subtile, mais puissante s'échappa de la salle de bain lorsqu'il se rendit compte qu'il avait oublié sa gourmette dans le salon. Enfilant un caleçon avant de sortir de la salle de bain pour aller la récupérer, il ne s'attendit clairement pas à tomber nez-à-nez devant Kaprice Harlington. Il se stoppa net, lui lançant un regard inquisiteur, se demandant vaguement ce qu'elle voulait - peut-être s'excuser, qui sait ? Mais alors, là, l'hispanique en aurait perdu son caleçon. Un sérieux sur son visage, malgré une moue interrogatrice, il s'écria : « Euh... Je reviens, je vais m'habiller. » Reculant tout en regardant Kaprice, il ne se retourna qu'une fois qu'il ne pouvait plus la voir pour retourner dans la salle de bain, où il enfila son pantalon bleu nuit, et son tee-shirt noir. Sortant de nouveau de la salle de bain, pieds nues, il se dirigea dans le salon avec une allure étrange. Il était pressé de voir Kaprice, mais en même temps, il fallait éviter de lui montrer qu'il lui attachait une trop grosse importance. Après tout, c'était de sa faute à elle - Oui, Macho, donc, c'est toujours de la faute de la femme.

Dakota réapparut dans le salon, se passant rapidement une main dans les cheveux avant de dire : « Salut... » Hum, quoi dire ? Quoi faire ? Hmmm... Autant aller droit au but maintenant. « Qu'est ce qui se passe ? » Leur demanda-t-il, comme si il s'attendait à une mauvaise nouvelle de leur part après un bref regard vers Asphodèle, pour lui faire comprendre que quoiqu'il se passerait, c'était très important pour lui. Jamais, il n'avait pensé que la présence d'Asphodèle puisse intriguer Kaprice d'une quelconque façon que ce soit. L'hispanique posa son regard sur Asphodèle, puis sur Kaprice, attendant une réponse de l'une ou de l'autre.

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Kaprice Harlington
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MessageSujet: Re: Startin' over - Ft. Asphodèle & Dakota Lun 29 Oct - 9:02

Allez, juste avoir un « d'accord, je lui dirai que vous êtes passée » dans un sourire qui voudrait dire qu'elle allait le lui susurrer à l'oreille sous la couette et elle tournait les talons en oubliant toute idée de réconciliation avec le Mexicain. Devenir amis, eux ? Comme si c'était possible. Il faudrait déjà qu'il soit clean avec elle et ça, c'était visiblement loin d'être gagné. Exaspérée par sa propre bêtise qui lui vaudrait une nouvelle thérapie maison à base de chocolat et de films stupides ou d'alcool et de regards échangés avec de mignons inconnus au hasard, elle avait déjà reculé d'un pas, dossier toujours à la main quand la superbe apparition la retint. Euh mais attendez... « Euh mais attendez ? » Ok, elle s'était attendu à un peu plus élaboré de sa part mais passons. Attendre quoi, au juste ? Que Dak débarque nu derrière ? Ou que les voisins s'imaginent que c'était elle qu'elle était venue voir ? Tiens, oui, si elle l'embrassait jusqu'à perdre le souffle, ce serait marrant, non ? De toutes les manières, la situation ne pouvait pas vraiment être pire, alors, pourquoi se priver ? A en juger par votre langage corporel il est évident que je vous ai mise mal à l'aise, j'en suis désolée. Kaprice ouvrit la bouche et la referma comme un poisson hors de l'eau. Pardon ? Son langage corporel ? Mais … elle sortait d'où, cette fille ? Là, pour le coup, elle venait de passer de « gênée et un peu exaspérée » à « franchement pas à l'aise et début de furax ». Je n'avais nullement l'intention de vous mettre dans l'inconfort et d'ailleurs je tiens à vous assurer que vous ne dérangez pas du tout. J'étais en train de lire, j'imagine que mes pages ne se seront pas envolées quand j'y retournerai. Elle dut sourire de façon constipée, étant donné qu'elle n'avait plus grand chose en réserve tant la situation devenait de plus en plus inconfortable. Entrez. Je vais dire à Dakota que vous l'attendez. Je vous sers quelque chose à boire ? Elle fit un pas en avant à son invitation, et secoua la tête : Non, merci, ça va aller. Elle ne se voyait pas réclamer un whisky, ce qui était pourtant ce dont elle aurait eu besoin en cet instant présent.

Elle lui fit face finalement, se demandant si elle devait lui dire qu'elle n'avait pas besoin de lui présenter ses excuses, qu'elle n'aurait pas dû venir ou elle ne savait pas trop quoi quand elle en fut dispensée … par ni plus ni moins que l'arrivée d'un Dakota en caleçon, encore ruisselant de l'eau de la douche. Sentant sa bouche s'assécher légèrement (ce n'était pas sa faute si ce con était toujours aussi bien foutu), elle ne détourna pas le regard malgré la légère rougeur qui lui était monté aux joues, simplement parce qu'une boule chaude bien connue et appelée fureur était en train de se former dans son estomac jusqu'à remonter jusqu'à sa gorge. Euh... Je reviens, je vais m'habiller. Elle lui offrit un geste sec de la tête avant de se détourner, cherchant un truc auquel se raccrocher et pas la sculpturale jeune femme qui visiblement avait elle aussi décidé de se payer sa tête. Lire un bouquin … Bien sûr. Conneries ouais. Elle se détourna et marcha jusqu'à la fenêtre, s'y postant les bras croisés, pour voir les jumelles du voisin pointées sur elle. Elle leva les yeux au ciel : Je leur montre mes seins ou vous venez m'embrasser, histoire que quelqu'un s'éclate un minimum ce soir ? Non, elle n'était pas mauvaise, elle était juste … mauvaise, si, bon, allez. Ce fut le moment que choisit Dakota pour reparaître. Salut... Ouah, quelle éloquence. Elle se détourna de la fenêtre pour le regarder et répondit par un bref : Salut. Qu'est ce qui se passe ? Rien, j'étais en train de proposer un plan à trois à la demoiselle ici présente. Humour grinçant, la marque de fabrique de Kaprice quand elle était en position de faiblesse, Heath pourrait en témoigner. Mais un connard d'ex à la fois, par pitié. Elle se décolla du mur pour lui montrer le dossier qu'elle avait apporté, et avança venant toucher son torse du bout de celui-ci. Plus sérieusement, on a du boulot, collègue, alors je suis venue pour mettre les choses au clair et qu'on puisse être efficaces dès demain. Elle l'avait regardé dans les yeux qui glissèrent finalement pour Asphodèle. Mais apparemment je tombe mal, alors tu n'auras qu'à passer demain à mon bureau, à la BIM. Demande à l'entrée, ils te diront où c'est. Elle reprit le dossier, ce n'était pas comme s'il allait en faire quelque chose cette nuit, après tout. Elle recula vers la sortie, non sans un haussement d'épaule. C'était un plaisir de faire votre connaissance, glissa-t-elle à Asphodèle sur le chemin de la sortie. On y croyait tous.

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Asphodèle Nospheratov
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MessageSujet: Re: Startin' over - Ft. Asphodèle & Dakota Lun 29 Oct - 18:39

Inutile de dire que la tension était palpable. Pendant une seconde, Asphodèle se dit que c'était de la faute de son rattrapage de sociabilisation foirée, puis, quand elle nota un vague rougissement sur les pommettes de la demoiselle à qui elle avait ouvert, elle ne manqua pas d'imputer directement la faute à Dak. Allez donc savoir pourquoi. Elle avait pu remarquer qu'il avait quasiment fait un 180° dans sa façon de se comporter mais après tout elle ne le suivait pas jusque dans sa chambre pour voir à quel point il avait pu ou non progresser avec ses conquêtes. Cela dit, ça ne collait pas vraiment avec le mec sérieux et responsable chez qui elle vivait depuis un mois. Une ancienne conquête peut-être... Décidément les hommes et leurs ex. Est-ce qu'on la voyait elle débarquer chez Will avec des yeux qui lançaient des avada ou pire, avec des arguments zombiesques du style "je vais la tuer cette pétasse"? Pas le moins du monde. Il ne manquerait plus que les ex d'Enrique s'y mettent et elle aurait fait le tour. Mais est-ce qu'il avait des ex au moins? Quelque chose en elle n'avait pas spécialement envie de le savoir...

Un peu gênée elle aussi, plantée au milieu du salon sans trop savoir quoi faire puisque la demoiselle ne voulait rien boire (l'exception qui confirme la règle assurément), Asphodèle en était à se demander si elle ne devait pas aller faire un tour dans la salle de bain et habiller Dak d'un coup de baguette avec n'importe quel truc pourvu qu'il prenne le relais et la libère de cette situation gênante où elle ne savait pas quoi faire et où elle perdait de précieuses minutes qu'elle aurait pu employer à lire son très cher Grand Livre de l'Inutilité de Tout.

Elle entendit l'autre jeune femme grommeler quelque chose mais elle n'y prêta pas vraiment attention puisque Dak arrivait enfin.

Qu'est ce qui se passe ?
Rien, j'étais en train de proposer un plan à trois à la demoiselle ici présente.

Asphodèle manqua s'étouffer. Une ex donc. C'était typiquement le style d'une ex. Ou d'une soupirante déçue. En fait peu importait maintenant que Dak était là et à moins qu'il ne lui fasse son regard de "au secours", elle s'en lavait les mains elle.

Dak lui adressa un de ces regards dans lesquels elle pouvait lire aussi bien que dans le livre qui se lamentait de son absence tout seul abandonné sur le lit d'Enrique. Elle eut un sourire amusé mais tout de même encourageant puis claqua des doigts. Un sac apparut à son bras. Le Grand Livre de l'Inutilité de Tout déboula du couloir du fond pour venir se loger dans sa main juste comme la furie de Dak lui adressait un regard, crachant encore un petit peu de venin.

Mais apparemment je tombe mal, alors tu n'auras qu'à passer demain à mon bureau, à la BIM. Demande à l'entrée, ils te diront où c'est. C'était un plaisir de faire votre connaissance.

Asphodèle haussa un sourcil. D'ordinaire elle aurait remis la fille à sa place en lui faisant comprendre qu'elle ne parlait pas à n'importe qui mais ça n'aurait probablement pas plu à Dak et ça n'aurait pas non plus arrangé ses affaires avec elle quelles qu'elles soient.

Vous n'en donnez pas l'impression. Ne le prenez pas pour vous, mais pour ce qui est d'un plan à trois, je ne pratique pas ce genre d'activité avec des amis ni avec des inconnus., répliqua-t-elle d'un ton étonnamment neutre.

L'avait-elle dit sérieusement ou pour plaisanter ?

Si ça peut vous rassurer je ne pense pas qu'il y ait de match de quidditch ce soir donc ce cher Dakota allait probablement passer sa soirée à regarder Amour, Gloire et Sorcier en se demandant pourquoi il se sent à ce point obligé de regarder la suite à chaque fois. Et même s'il n'avait pas prévu de faire ça de toute façon il ne partage pas vraiment les mêmes lectures que moi., fit-elle avec un sourire un brin gauguenard comme elle lui mettait dans les mains le Grand Livre de l'Inutilité de Tout d'où un petit marque-page semblait supplier qu'elle reprenne sa lecture.

Il allait probablement la tuer pour Amour, Gloire et Sorcier (avouons que ça cassait un peu le mythe) mais il finirait par convenir qu'elle lui rendait plus service en caftant là-dessus qu'en entrant dans le jeu du mec parfait qui attendait désespérément que sa belle lui colle une baffe pour lui tendre l'autre joue. Quant à jouer le rôle que la brunette semblait lui prêter... ça n'était pas vraiment son style et puis ça aurait impliqué de faire des concessions or, Asphodèle ne faisait jamais de concession.

Le plus amusant dans tout cela c'était sans doute le fait que Miss Harlington avait justement un rôle dans cette série à succès mais ça, la métisse n'aurait jamais pu s'en douter. Ce n'était pas comme si les différents acteurs à mi-temps de la série se vantaient à tous les coins de rue de leur prestation.

La belle métisse leva les yeux au ciel exclusivement pour Dak l'air de lui dire "mais dans quoi tu t'es encore fourré?" puis elle reprit délicatement son livre des mains de la piquante brunette avant de préciser :

Maintenant vous m'excuserez mais je n'ai vraiment pas l'intention de rester dans vos pattes pendant que vous travaillez...

Là-dessus elle doubla la demoiselle à l'encadrement de la porte pour se faufiler à l'extérieur en se disant que le Grand Livre de l'Inutilité de Tout n'avait pas besoin du lit d'Enrique Almadovar pour être savoureux. Il le serait tout autant sur un banc dans Hyde Park. Un chat noir et hirsute, sorti de nulle part, marchait sur ses talons.

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Dakota Almadovar
AUROR MEXICAIN.



MessageSujet: Re: Startin' over - Ft. Asphodèle & Dakota Mar 30 Oct - 11:39

Pour tout vous dire, l’hispanique ne se sentait pas du tout à sa place. Entre son ex- qui semblait faire preuve d’une jalousie sans nom – à moins ce que ce ne soit dû à sa connerie (et encore tout dépend du point de vue) qu’il avait fait avec son don – et sa meilleure amie qui venait de lui détruire tout ce qui faisait de lui un homme, il aurait largement préféré se retrouver à la place de Yuki, en ce moment précis, c’est-à-dire, dans un lit de Sainte Mangouste, dans un coma profond, loin de toutes ces conneries dont il semblait être la cible. Dakota écarquilla des yeux, soupira plusieurs fois, balayant son regard dans la pièce, tout en se demandant comment il allait faire pour sortir de cette emmerde.

Mais à travers cet épais brouillard de mal être, il ne cessait de reposer plusieurs fois son regard sur le visage de Kaprice sans qu’il ne puisse réellement savoir quoi dire pour calmer ses tourments. Visiblement, et il avait eu raison là fois dernière, elle éprouvait quelque chose de fort qui n’avait rien à voir avec son don de vélane, quelque chose de plus profond, de plus puissant que cette magie qui entourait l’hispanique sans qu’il n’est demandé un tel attribut. Elle avait quelque chose qui le rendait dingue, quand il y repensait. Ce petit truc qui faisait d’elle un garçon manqué que l’on pouvait traduire par cette espèce d’assurance qu’elle avait, par ce fort caractère dont elle semblait faire preuve dans l’adversité, gardant son visage droit, avec son petit nez si craquant.

Asphodèle prit son sac dont ne sait où, faisant venir à elle, le bouquin qu’elle était en train de lire. Il n’avait qu’une envie, c’était de la foutre dehors à grand coup de pieds dans le cul, au vue de ce qu’elle venait de dire. Dakota en avait eu des envies de meurtre, mais comme celle-là, à ce moment précis, jamais ! Elle venait de le violer ! Voilà, c’était ça ! Il avait cette impression d’avoir été piétiné. Bon, c’est vrai qu’il aimait bien regarder cette série – franchement qui regarde les documentaires sur les veracrasses des îles du pacifique ? – mais bon, on ne dit pas ça comme ça, devant son ex-, dont il y avait peut-être – dans un univers utopique – une chance qu’il se remette ensemble ?

« Kaprice, attends, s’il te plaît ! » Un regard vers Asphodèle qui s’en allait, il rajouta : « C’est, en quelque sorte, la petite amie de mon petit frère, et ma meilleure amie, par la même occasion. Rien de… Rien de sexuel. » Ajouta-t-il, comme pour lui faire comprendre qu’il n’était pas quelqu’un de trop changeant et que ce qui lui avait fait comprendre la fois dernière était vrai, et en aucun cas un mensonge pour la remettre dans son lit. « Tu dois me croire, je t’assure, j’ai pas fais ça pour que tu le prennes mal, mais pour que tu te rendes compte que… Que visiblement, rien n’est encore fini entre nous. »

Même un sourd l’aurait entendu déglutir.

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Kaprice Harlington
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MessageSujet: Re: Startin' over - Ft. Asphodèle & Dakota Mer 31 Oct - 10:29

En fait, elle voulait juste vider les lieux le plus vite possible. C'était n'importe quoi, elle n'aurait jamais dû venir, elle n'était même pas certaine de savoir exactement quelle mouche l'avait piquée. Rentrer chez elle, se rouler en boule au fond de son lit avec Pevy, tel était le programme de la demoiselle qui venait de jeter ses dernières forces pour ne pas perdre la face dans la bataille. Vous n'en donnez pas l'impression. Ne le prenez pas pour vous, mais pour ce qui est d'un plan à trois, je ne pratique pas ce genre d'activité avec des amis ni avec des inconnus. Apparemment ça n'avait pas été suffisant, mais avouez qu'à un moment, on ne pouvait pas être wonderwoman tout le temps, surtout avec les deux dernières semaines que venait de vivre la jeune femme. Elle se retourna donc pou lui adresser un regard neutre et assez fatigué, l'air de dire « bon, maintenant, ça suffit, laissez-moi aller m'enterrer dans mon coin et restez plantée là avec vos superbes jambes de trois kilomètres ». Mais visiblement elle n'en avait pas fini étant donné qu'elle enchaînait sans le moindre souci : Si ça peut vous rassurer je ne pense pas qu'il y ait de match de quidditch ce soir donc ce cher Dakota allait probablement passer sa soirée à regarder Amour, Gloire et Sorcier en se demandant pourquoi il se sent à ce point obligé de regarder la suite à chaque fois. Là, pour le coup, elle ne put retenir un sourire goguenard qu'elle adressa à l'Auror. Non, sérieusement, il regardait cette merde ? Dans laquelle elle jouait, certes, mais ça, personne n'était censé le savoir et personne ne le saurait d'ailleurs. Son air amusé ne dura qu'un temps car ce fut un soupir qui accueillit la réflexion suivante de l'apparition de rêve : Et même s'il n'avait pas prévu de faire ça de toute façon il ne partage pas vraiment les mêmes lectures que moi. Quand avait-elle fait apparaître son sac ? Machinalement, elle attrapa le livre et la regarda. Oui, et alors, ça prouvait quoi, au juste ? Elle lisait. Fort bien. Ça n'empêchait pas sa tenue légère ou Dakota prenant une douche après ellenevoulaitpassavoirquoi.Maintenant vous m'excuserez mais je n'ai vraiment pas l'intention de rester dans vos pattes pendant que vous travaillez...

Elle la regarda partir sans un mot de plus, notant qu'elle était toujours pieds nus et en tenue légère et qu'elle allait sortir comme ça. Il ne fallait pas s'étonner que les voisins jasent. Quoi qu'il en soit, elle n'avait aucune intention de rester là. Elle ne savait pas ce que cette jeune femme avait voulu lui démontrer par A + B, mais, quoi que ce soit, elle n'avait pas l'intention de se creuser la tête. On l'avait assez pris pour une poire pour le restant de ses jours, alors qu'on continue l'agaçait de façon certaine. Elle lança un regard à mi-chemin entre méprisant et blessé à Dakota et tournait de nouveau les talons quand il l'arrêta : Kaprice, attends, s’il te plaît ! Très honnêtement, elle pensa à l'ignorer superbement et à partir sans lui adresser un regard. Mais peut-être avait-elle juste besoin de ça, encore une fois, qu'on lui dise les choses franchement, du style « oui, bon, c'était marrant, mais voilà, enfin, tu l'as compris toi-même ». Une baffe de plus à manger et ça irait mieux après. C'est la raison pour laquelle elle se retourna vers lui une fois de plus. La porte n'était pas loin, elle pourrait toujours partir en courant. Croisant les bras, elle l'interrogea du regard. Alors, monsieur Amadovar, qu'avez-vous à dire pour votre défense ? C’est, en quelque sorte, la petite amie de mon petit frère, et ma meilleure amie, par la même occasion. Rien de… Rien de sexuel. La moue du genre « quoi que tu dises, je ne te croirai pas » de Kaprice trembla légèrement pour s'effacer, laissant place à « euh ... ». Retour arrière rapide, nouvelle analyse de la situation. Est-ce que cela pouvait être v...oui, plutôt, en fait. Oh. Kaprice, ou comment se ridiculiser en cinq minutes, montre en main. Elle savait qu'Enrique devait s'installer avec lui, elle n'avait cependant jamais vraiment fait attention au jeune homme, il n'était même pas sûr qu'ils se soient un jour croisés (pas comme le parrain de Dakota, caramba, comment oublier pareille vision, mais passons). Donc … ok. Gêne intense par ici ? Juste une idée. Une légère teinte rosée s'était repointée sur ses joues et elle haussa doucement les épaule : Euh … tu lui diras que je suis désolée. Ou elle le ferait, à l'occasion, mais elle doutait franchement que la superbe métisse veuille encore lui adresser la parole après ça. Comment faire une bonne première impression, par le professeur Harlington. Quand elle raconterait ça à Siobhàn …

Bon, là, pour tout dire, elle se sentait vraiment très bête et voulait juste disparaître de la surface de la Terre. Elle ferma les yeux, se massant la tempe gauche de sa main libre, essayant de se calmer et de retrouver une contenance. Tu dois me croire, je t’assure, j’ai pas fais ça pour que tu le prennes mal, mais pour que tu te rendes compte que… Que visiblement, rien n’est encore fini entre nous. Elle se mordit la lèvre et rouvrit les yeux vers lui : ...mais évidemment que rien n'est fini, Dak', bon sang. Elle avait un ton suppliant et posa le dossier où elle pouvait, juste pour se passer les deux mains dans les cheveux. On n'a jamais pu poser le mot « fin » puisqu'après cette saloperie de question que je t'ai posée, on ne s'est plus parlé pendant des années. Donc oui, leur histoire avait un goût d'inachevé mais ce n'était juste pas possible de reprendre là, comme si rien ne s'était passé. C'est … c'est pas le moment, Dak', y a trop de choses ... Devait-elle lui raconter ses deux dernières semaines en détail ? Elle secoua la tête : J'ai pas besoin de me prendre la tête avec ça en plus. Y a Yuki, y aura toujours Yuki, et y a ton fils, que j'adore de tout mon coeur mais qui me haïra si je casse ses rêves de te revoir un jour avec elle ... Et puis … et puis c'était trop compliqué. Elle secoua la tête, désespérée.

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Dakota Almadovar
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MessageSujet: Re: Startin' over - Ft. Asphodèle & Dakota Mer 31 Oct - 11:06

En effet, la fin n’avait jamais eu lieu. Dakota baissa le regard, se sentant une fois de plus gêné. Gêné d’avoir été couard, d’avoir été d’une lâcheté si intense, que son propre père l’aurait sûrement giflé pour avoir eu cette affront que de déshonorer sa petite amie, de déshonorer une femme tout simplement. Surtout que, Yuki était très mal vue au sein de la famille Almadovar, alors si en plus, Dakota avait laissé échapper une telle occasion de la dégager une bonne fois pour toute, je vous raconte pas la réaction que Miguel aurait eu. Mais Maria aurait compris, elle aurait compris son choix qui était tout aussi honorable. Yuki avait son fils, et il était donc, normal que ce dernier voit désormais à travers son fils et non son petit nombril comme il le faisait depuis sa plus tendre enfance. En un mot, elle aurait été fière de savoir ce choix qu’il avait fait. Mais Dakota n’en avait parlé à personne, rendant la situation avec Yuki toujours aussi obscure, étant donné qu’elle leur avait caché, à tous, ce moment de joie, ce moment de fête. Surtout dans pareille famille, là où la religion est forte, et où chaque naissance est vécue – comme dans toute famille ou presque – comme un heureux évènement.

Yuki revint de nouveau sur le tapis, faisant naître une certaine forme de colère en son bas ventre. Comment le lui faire comprendre ? Comment lui expliquer que désormais, Yuki n’était plus rien à ses yeux qu’un souvenir de jeunesse, et qu’il ne comptait pas refaire cette même erreur. Certes, James était là désormais, mais cela ne changerait en rien ces convictions. D’autant plus que s’il se remettait avec Yuki, James en pâtirait, car il serait l’unique raison d’un amour depuis longtemps éteint, même si parfois, quelques sentiments éphémères réapparaissaient, à cause de cette nostalgie que nous procure le temps qui passe sur notre jeunesse. Non, Dakota savait ce qu’il voulait au jour d’aujourd’hui, enfin… Surtout ce qu’il ne voulait pas.

Il la laissa parler, sans rien dire, l’observant avec un regard plein de sérieux, plein de respect, attendant qu’elle ait fini pour en placer une. Elle termina sur une phrase auquel il avait déjà pensé, déjà discuté avec son fils pour savoir que malgré son rêve le plus ardent de revoir ses parents se remettre ensemble, il les voulait heureux. Car lui-même, savoir que ses parents étaient heureux, serait heureux à son tour. Il ne lui avait pas dit les choses ainsi, mais c’est ce que Dakota avait compris. Malgré son jeune âge, James avait dû vécut. Vivre avec une mère comme la sienne, c’était assez éprouvant, avait souvent pensé Dakota, mais aussi, vivre avec un père Auror, qui côtoyé la mort de près ou de loin avait quelque chose de… Bref.

Dakota s’approcha d’elle, posant sa main sur la porte d’entrée, comme pour l’empêcher de sortir. Ils étaient proches l’un de l’autre, sans que rien ne puisse les déranger désormais. A part peut-être son frère, si il se décidait de se ramener à ce moment précis, mais peu importe. Si elle, elle comptait éviter la discussion, bien qu’elle en est déjà dit beaucoup sur ce qu’elle pensait, Dakota lui, ne laisserait pas les choses de passer ainsi sans qu’il n’est rien fait. Il parla, alors, tout bas, procurant cet étrange sentiment d’intimité qu’il pouvait y avoir dans une discussion réalisée avec ce ton-là.

« Yuki n’est plus rien à mes yeux, que la mère de mon fils. Ce que tu dis est vrai, mais lui aussi il t’adore ! Et même si il s’en rendra pas compte au début, il veut tout aussi mon bonheur que le sien. Chaque fois que je suis avec Yuki, c’est pour se déchirer, se faire des coups bas, prouver que l’un est meilleur que l’autre, et ça, James le sait, il le sait en son for intérieur, que ce n’est pas une solution et que son rêve est irréalisable. Non, ce que je pense surtout, c’est que… C’est que tu as peur d’éprouver des sentiments à mon égard, et… » Il baissa de nouveau la tête, et rajouta : « Et je le comprends tout à fait. Après tout, tu… ‘Fin, on sait très bien ce qu’il s’est passé. » Une pointe de gêne se fit sentir, comme si il cherchait, malgré tout, à être pardonner.

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MessageSujet: Re: Startin' over - Ft. Asphodèle & Dakota Mer 31 Oct - 15:10

Il avait l'air calme, tellement calme que ses propres sentiments bouillaient d'autant plus et étaient à deux doigts de lui faire perdre la tête. Non, non, non, bon sang, elle n'avait besoin de réveiller cet organe qui avait déjà été rapiécé à de nombreuses reprises, pas en ce moment. Il avait battu douloureusement quand leurs regards s'étaient croisés de nouveau, il avait crissé quand elle avait revu Heath et maintenant il voulait juste s'échapper de sa poitrine et prendre des vacances sur une île déserte. Elle n'avait pas besoin d'un homme dans sa vie. Peut-être que plus tard, si, elle s'était toujours imaginé vivre un véritable conte de fées mais pour l'instant ce ne serait qu'une complication de plus dans son existence, qu'y avait-il d'incompréhensible là-dedans ? Quand elle rouvrit les yeux, ce fut pour le voir s'approcher d'elle. Le souffle soudain coupé, elle recula et se retrouva dos à la porte, à quelques centimètres à peine de lui. Il fallait qu'il arrête de faire ça, ils pouvaient discuter à une distance raisonnable, non ? Les Latinos et leur besoin de proximité allaient avoir raison de sa santé mentale. Se forçant à respirer et à ne pas réagir comme une pucelle effarouchée, elle plongea son regard dans le sien et ne bougea pas, même si son corps lui hurlait de s'échapper.

Yuki n’est plus rien à mes yeux, que la mère de mon fils. Ce que tu dis est vrai, mais lui aussi il t’adore ! Et même si il s’en rendra pas compte au début, il veut tout aussi mon bonheur que le sien. Chaque fois que je suis avec Yuki, c’est pour se déchirer, se faire des coups bas, prouver que l’un est meilleur que l’autre, et ça, James le sait, il le sait en son for intérieur, que ce n’est pas une solution et que son rêve est irréalisable. Un léger rire lui échappa, teinté de tristesse en réalité. Elle avait battu des cils et lui lança un regard lourd de sens. Elle aurait aimé le croire mais il y avait quelque chose dans l'attitude de Yuki qui lui faisait penser que « ce n'était pas tout » et que rien n'était fini entre eux. S'attendre au pire de la part des hommes était sa manière de se protéger. Elle le questionna donc, sans ambages, d'une voix basse elle aussi : Dis-moi qu'il ne s'est rien passé entre vous, depuis que tu es revenu. Que vous n'avez pas couché ensemble ou que vous ne vous êtes pas au moins embrassés. Que tu n'as rien ressenti en la revoyant. Elle était certaine que ce n'était pas le cas, ils avaient une histoire qui était ce qu'elle était, torturée, compliquée et destructrice et … elle était bien placée pour savoir que cela ne s'oubliait pas, même en plusieurs années. Non, ce que je pense surtout, c’est que… C’est que tu as peur d’éprouver des sentiments à mon égard, et…

La jeune femme détourna le regard. C'était sans doute le cas, elle le savait bien. Et je le comprends tout à fait. Après tout, tu… ‘Fin, on sait très bien ce qu’il s’est passé. Dak ... Elle soupira et lui glissa entre les doigts, fuyant plus loin dans la pièce, retournant à la fenêtre. Son regard fut de nouveau attiré par les multiplettes et elle secoua la tête, sans le regarder : Bien sûr que tu as raison. Je ne veux pas et je ne peux pas prendre le risque de revivre ça. Elle finit par se tourner vers lui, prenant appui sur la fenêtre. Elle le regarda, sentant ses yeux s'humidifier et se maudissant pour cela. Elle se mordit l'intérieur de la joue, levant les yeux au ciel pour empêcher ses larmes de couler : Tu sais ce que ça a été, de me contenter de ton absence de réponse pour mettre un point final à notre histoire ? Elle baissa les yeux vers lui et secoua la tête : Je venais d'apprendre que Yuki était partie parce qu'elle était enceinte et je voulais savoir si j'avais une quelconque chance contre elle. Ne dis pas que tu as fait ce simple choix pour James, je sais que c'est faux. Tu l'as choisie, elle, tu m'as laissée me mettre à l'écart et m'en vouloir de t'avoir détourné d'elle, comme si je n'avais été qu'une erreur de parcours. Elle m'a fait vivre un enfer, Heath ne s'est pas gêné non plus et toi, tu n'as rien dit. Une larme avait glissé le long de son nez et elle tourna la tête sur le côté, serrant les dents. Je ne suis pas un second choix, Dakota. Je n'en peux plus de l'être. Elle leva la main à son attention pour arrêter toute objection : J'ai entendu ce que tu as dit l'autre jour, et ça m'a soulagée. Mais cela n'efface pas le fait que ça a été et que c'est toujours votre histoire, à Yuki et à toi. Et certainement pas la nôtre. Et ça faisait mal. Parce qu'elle savait très bien ce qu'ils avaient été et ce qu'ils auraient pu être.

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MessageSujet: Re: Startin' over - Ft. Asphodèle & Dakota Jeu 1 Nov - 10:35

Oui, il avait embrassé Yuki, non, il ne s’était pas remis avec elle, et il ne comptait pas le faire du tout. Ce qui s’était par la suite, l’avait convaincu, et son histoire avec Yuki était désormais bel et bien terminée. Pour avancer, il lui fallait autre chose, et certainement pas se cloîtrer dans le passé. Il ne répondit donc, pas à cette question, laissant la suite se dérouler, sans qu’aucun gêne ne soit établi. La situation l’embarrassait, et il n’avait qu’une envie, c’était qu’elle se finisse vite. Le fait que Kaprice ne cesse de ramener la situation auprès de Yuki, commençait sérieusement à l’agacer, et une pointe d’énervement semblait naître en lui, alors que les pulsations de son cœur augmentaient légèrement. Il la regarda partir, s’éloignant de lui, alors que son propre visage se fermait peu à peu, ne laissant plus de place pour ses sentiments. Il ne savait plus quoi faire pour qu’elle comprenne qu’elle était loin d’être un second choix, qu’il avait eu d’autres relations après, avec des femmes de renom, avec qui tout s’était très bien passé, jusqu’à ce que leur carrière prenne un tournant social non négligeable. L’hispanique croisa donc les bras, avançant vers elle, pour au final, s’échouer sur le fauteuil de cuir qu’Alicante avait fait venir d’Italie.

Certes. Elle semblait soulager, ce qu’il faisait sembler gagner peu à peu le cœur de Kaprice, mais comme tout bon vélane, quand ça n’allait pas assez vite, ça commençait à lui courir sur le haricot. Ce qui contrariait bien sa nature humaine qui aimait le défi, et non la facilité. Son regard de braise se posa sur le visage de Kaprice, puis il baissa de nouveau le visage, expirant profondément pour reprendre sa contenance. Combattre Kaprice, combattre sa propre nature de vélane… Son cœur gagnait en pulsation, chauffant légèrement l’atmosphère sans même que personne ne s’en aperçoit, malgré les tentatives de l’hispanique de contenir tout ça. Il aimait la femme, et il la respectait profondément. Mais elle tournait trop autour du pot, le faisant languir au point de ne plus savoir quoi faire pour la conquérir. Il claqua des doigts, et deux verres ainsi qu’un pichet de jus de citrouille glacé apparut sur la table basse en bois de thèque. Il s’en servit un grand verre, trempant ses lèvres, buvant quelques gorgées avant de rompre enfin le silence qui venait de s’installer.

Se penchant légèrement en avant, s’appuyant sur ses coudes qui eux même reposaient sur ses cuisses, il ne cilla pas une fois le regard lorsqu’il se mit à parler. « Tu crois vraiment être un second choix, Kaprice ? Tu crois qu’en sept ans, je n’ai pas eu le temps de passer à autre chose, de croire en autre chose ? J’ai eu deux relations assez longue. L’une avec la journaliste, Mareesa Gonzalez, qui m’a plaqué lorsque ça devenait trop sérieux pour elle, et la joueuse de Quidditch de l’équipe des Ocelots de Cancùn, que j’ai largué parce qu’elle ne voulait pas une relation sérieuse. »

Il se passa une main sur la tempe, reposant son verre sur la table, et rajouta : « Maintenant, soit, tu es clair avec moi, et on continue cette discussion tranquillement, soit, je t’assure que je te saute dessus en utilisant tous mes charmes possibles pour que tu te rendes compte de toi-même qu’en réalité, tu ne désires que ça. Ou bien, tu pars sur le champ, que l’on puisse passer à autre chose. » Les mots lui étaient sorti tout seul, mais il s’était senti obligé de les dire. Ce terrain-là était dangereux pour Kaprice, comme pour lui. Ses sentiments pour Kaprice étaient là, et son don de vélane pouvait se révéler être une malédiction qui ne s’assouvissait qu’une fois l’amour trouvé. Dakota était on ne peut plus sérieux, quitte à tout perdre maintenant.

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MessageSujet: Re: Startin' over - Ft. Asphodèle & Dakota Jeu 1 Nov - 11:10

Il n'avait pas répondu à sa question et ce n'était pas passé inaperçu pour la jeune Anglaise. Elle était en train de se noyer dans ses paroles et dans se sentiments et elle avait horreur de ça. Elle pensait s'être suffisamment protégée mais c'était sans compter sur le retour impromptu de celui qui aurait pu être l'homme de sa vie. Oui, elle était consciente de ce qu'elle venait de penser et ce n'était pas la première fois qu'elle en arrivait à ce constat et peut-être était-ce pour cela qu'elle se sentait aussi mal. Quand ils étaient ensemble, c'était une évidence : ils s'entendaient bien sur tous les plans, se chamaillaient gentiment sans se déchirer, étudiaient ensemble, étaient fusionnels sans être tout le temps collés l'un à l'autre. C'était comme ça qu'elle avait toujours imaginé la relation parfaite. Était-il nécessaire de décrire une fois encore à quel point ça avait pu faire mal ? Peut-être pas. Il n'y avait qu'à regarder le visage torturé de la jeune femme pour comprendre ce qu'elle pouvait ressentir. Et ce n'était pas beau à voir. Elle le sentit plus qu'elle ne le vit se déplacer et soupira, sachant très bien qu'elle n'allait pas s'en tirer comme ça. Tu crois vraiment être un second choix, Kaprice ? Tu crois qu’en sept ans, je n’ai pas eu le temps de passer à autre chose, de croire en autre chose ? J’ai eu deux relations assez longue. L’une avec la journaliste, Mareesa Gonzalez, qui m’a plaqué lorsque ça devenait trop sérieux pour elle, et la joueuse de Quidditch de l’équipe des Ocelots de Cancùn, que j’ai largué parce qu’elle ne voulait pas une relation sérieuse. Et … alors ? Elle finit par poser un regard fatigué sur lui. Il ne comprenait pas, il ne voulait rien comprendre. Ce qu'il voulait lui était plutôt clair mais il ne tentait pas deux secondes de se mettre dans ses baskets. Sachant très bien où ça allait arriver, elle s'adossa à la fenêtre, essayant de se rattraper à la vitre froide pour se calmer. Elle vint essuyer la larme qui avait coulé le long de son nez pour le regarder faire. Elle s'attendait au pire … et elle n'était pas loin d'avoir raison. Parce que quand il prit la parole pour la seconde fois, elle manqua de se sentir mal. Maintenant, soit, tu es clair avec moi, et on continue cette discussion tranquillement, soit, je t’assure que je te saute dessus en utilisant tous mes charmes possibles pour que tu te rendes compte de toi-même qu’en réalité, tu ne désires que ça. Ou bien, tu pars sur le champ, que l’on puisse passer à autre chose.

Elle ouvrit la bouche, sentant ses yeux s'emplir de larmes et la referma, furieuse. En fait, non, elle n'avait même plus assez d'énergie pour se mettre en colère. Elle se dirigea vers la table, attrapa le verre, considéra l'option de le lui vider sur la tête et le reposa, finalement. Déçue. Tu veux que je sois claire ? Oui, tu me plais toujours, Dakota, et ce qu'on a eu tous les deux, c'est exactement ma définition d'une relation. Mais ma vie en ce moment est compliquée, rien qu'en deux semaines tu es revenu, Heath est revenu, j'ai échappé à une tentative d'assassinat, on est entré chez moi par effraction deux fois et j'ai retrouvé ma famille ! Elle secoua la tête et se recula, ne sachant pas si elle désirait s'asseoir ou partir en courant. En fait, elle n'avait plus de forces. Alors je te déconseille de me refaire le coup de l'autre jour. Oui, Dakota, j'ai envie de toi, j'ai envie que tu m'embrasses et qu'on recommence parce que peut-être que cette fois, tout ne foirerait pas. Mais c'est trop le bazar dans ma vie pour que je m'accorde le droit d'être faible, de ressortir mon coeur pour te le rendre alors que la colle qui tient les morceaux ensemble n'est pas encore sèche. Putain, mais … merde, quoi ! Elle chercha de l'aide quelque part au plafond, sur les murs, les meubles, quelque chose mais il n'y avait malheureusement d'ange nulle part pour accomplir un miracle. Pour l'instant, mon travail et ma meilleure amie sont les seuls trucs qui font que je ne perds pas les pédales. Je ne peux pas recommencer une histoire maintenant. Je n'y suis pas prête ... Et tant pis si c'était brouillon. Il voulait qu'elle soit claire ? Elle venait de l'être.

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MessageSujet: Re: Startin' over - Ft. Asphodèle & Dakota Lun 5 Nov - 14:09

A vrai dire, ce n’était pas vraiment quelque chose qui lui serait venu tout seul, que de se mettre à la place de Kaprice, une seule seconde. Etant lui-même pris à parti dans ce conflit qui les opposait, il n’avait pas su avoir le recul nécessaire pour se dire que, peut-être, en fin de compte, cette dernière avait peut-être des raisons qu’il ignorait sûrement. Il fallut attendre qu’il se le prenne dans la gueule, pour qu’il se mette enfin à réfléchir à ses agissements, qui, tout d’un coup, lui semblaient particulièrement déplacés. Tout dans son comportement changea tout à coup, lorsqu’il se mit à l’écouter, tout en se mettant à sa place. Son regard se faisait plus doux, plus attentif, son visage exprimé un sentiment d’écoute, et même sa façon qu’il avait de s’asseoir était enclin à montrer qu’il venait de comprendre qu’il avait raté pas mal de choses. Un peu honteux, il ne put s’empêcher de baisser le regard.

Ainsi donc, Heath était revenu. Une vilaine lueur traversa furtivement son regard. Peut-être était-ce simplement un retour comme on pouvait l’annoncer, mais qui, en faites, n’en était pas un, et qu’on ne le reverrait plus de sitôt ? Dakota n’aimait pas cette nouvelle, et il ne put s’empêcher de le montrer. Passant sa main sur sa tempe, comme gêné, il la laissa continuer, tout en vociférant dans sa tête. Jamais il n’aurait pensé le voir revenir un jour, pensant qu’il s’était peut-être échoué quelque part, dans un caniveau d’une grande ville pour on ne sait quel raison. A Poudlard, il n’était pas vraiment considéré comme étant quelqu’un d’aimer, si vous voyez ce que je veux dire. Enfin, être un Serpentard n’était que trop rarement cool pour un élève d’une autre maison.

Kaprice semblait avoir une vie plutôt mouvementée. Elle avait retrouvé sa famille, son ex- était de retour, celui qui l’avait tant fait souffrir, un boulot bien chargé, et d’étranges fréquentations (oui, il n’avait pas relevé la tentative d’assassinat, même si son regard se fit sévère tout d’un coup). Mais le plus important dans tout ce qu’elle venait de dire, c’était qu’elle partageait ce qu’il ressentait, ce qu’il voulait. Il ne savait pas vraiment quoi dire à cet instant précis. Tout ce qu’il savait, c’était qu’il ressentait une espèce de sentiment de victoire dans son bas ventre. Son regard s’adoucit clairement, et il devint tout à coup plus agréable. Comme attendri. Il avait très bien compris qu’elle n’était pas prête, qu’elle ne pouvait pas, en ce moment, se lancer dans quelques choses de sérieux. Qu’elle avait besoin de prendre un peu l’air.

Un bref regard, il baissa de nouveau les yeux, mais cette fois sur les dossiers qu’elle avait apporté, et il répondit : « Laisse-moi les docs’, je me débrouillerais. Va te reposer, prend du temps pour toi, et reviens-me voir après. »

Non pas qu’il comptait résoudre tout le travail lui-même et tout seul, mais il avait quelques relations, et surtout, deux trois anciens amis de Poudlard qui diraient pas non si il leur demandait un petit service. Mais il valait mieux pour Kaprice de prendre un peu de recul, sinon, elle allait finir par faire une connerie, et… Et même si ce n’était pas vraiment ce à quoi l’on pensait, elle avait un boulot qui demandait d’être bien sa tête, bien dans ses baskets, pour pouvoir faire face à n’importe quel situation. Et il parlait en connaissance de cause.

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Kaprice Harlington
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MessageSujet: Re: Startin' over - Ft. Asphodèle & Dakota Ven 9 Nov - 21:20

Vider son sac avait épuisé Kaprice, mais cela avait également eu l'avantage de la soulager. Ses jambes se fléchirent d'elles-mêmes pour qu'elle vienne s'asseoir dans le fauteuil en face de Dakota, bras sur ses cuisses, elle finit par se prendre la tête entre les mains. Se battre était trop difficile et, face à lui, il l'avait fallu, pour ne pas perdre la face et/ou les pédales. Une des missions sur les deux pouvait être considérée comme accomplie, tant pis pour l'autre. Passant ses longs doigts sur son visage, elle finit par relever le regard vers l'Auror. Elle avait noté son changement d'attitude et en était infiniment reconnaissante. Se battre contre lui en plus du reste n'était pas pour lui plaire, surtout que cela impliquait de combattre une part d'elle-même et … elle avait assez à faire pour l'instant. Elle reprit le verre de jus et le but, cette fois-ci, un peu plus posément. Elle se rendait compte qu'elle avait juste besoin de se rouler en boule dans un coin en attendant que cela passe. Le souci était qu'elle n'avait plus de coin tranquille où le faire. Il y avait l'appartement de Siobhàn, bien sûr, mais elle se sentirait « obligée » de faire la conversation, d'être joyeuse … et elle ne le pouvait pas, à l'instant t. Laisse-moi les docs’, je me débrouillerais. Va te reposer, prend du temps pour toi, et reviens-me voir après. Non ... émit-elle dans un soupir, cherchant les yeux de l'homme en face d'elle en reposant son verre sur la table. Pourtant, il le fallait, elle en était plus que consciente, mais elle ne voulait pas retrouver son appartement. Elle n'avait nulle part où aller. D'aucuns allaient se ressourcer dans leur famille, la sienne était simplement source, justement, d'une partie de ses problèmes alors il n'en était pas question. Il y avait bien trop de souvenirs à l'Orphelinat. Quant à demander un congé pour partir à l'étranger … il n'en était pas question. Elle secoua la tête, tendant la main pour récupérer le dossier : Je ne peux pas. Il faut que je me trouve un nouvel appartement. Je n'ai aucune envie de rentrer chez moi.

Un frisson glacé la prit en repensant à l'intrusion des deux amants maudits chez elle et elle tira un peu plus fort, ses doigts faisant glisser l'enveloppe sur la table. Elle s'en empara, sortit des papiers, des photos, les parcourut sans même les voir. Se noyer dans le travail, une fois encore. Ça n'avait rien d'une solution, mais elle était très douée à ce petit jeu. Elle l'avait toujours été pour combler le vortex qu'on avait laissé dans sa vie en jouant à « qui abandonnera Kaprice de la manière la plus magistrale » et là, c'était une excuse pour repousser le trop plein d'informations et de sentiments qui étaient de retour. Autant contempler les clichés d'autres, il y avait tellement pire dans la vie, il n'y avait qu'à voir ces photos d'habitations détruites … Une lui échappa, elle l'ignora alors qu'elle tombait à ses pieds et finalement, elle renonça. Ses épaules s'affaissèrent et elle tendit le dossier à Dakota. Elle serait bientôt incapable de travailler et c'était la seule chose pour laquelle elle avait encore la force de se lever le matin. Excuse-moi … Yeux fermés, elle se força à tempérer sa respiration, jusqu'à ce que sa poitrine se soulève de façon plus régulière. Elle put de nouveau soulever sereinement les paupières et eut un rire étouffé en considérant Dakota : Je n'aurais pas dû venir. Embêter ton amie, t'embêter toi avec mes histoires … et en plus je te fais rater le début d'Amour, Gloire et Sorciers, nota-t-elle avant de se lever, non sans un sourire en coin histoire de détendre l'atmosphère. Elle se sentait assez minable, en réalité, de s'être exposée de la sorte. Kaprice la téméraire avait laissé tomber l'armure sur le sol de la demeure du sieur Almadovar et elle n'était pas certaine que ce soit l'idée du siècle.

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    After all that you put me through, you think I'd despise you, but in the end I wanna thank you, 'cause you've made me that much stronger. It makes me that much stronger, makes me work a little bit harder. It makes me that much wiser so thanks for making me a fighter. Made me learn a little bit faster, made my skin a little bit thicker, makes me that much smarter. So thanks for making me a fighter
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Dakota Almadovar
AUROR MEXICAIN.



MessageSujet: Re: Startin' over - Ft. Asphodèle & Dakota Lun 12 Nov - 10:07

Quelque chose de grave avait dû se passer, car cette dernière ne semblait pas vouloir rentrer chez elle, comme si désormais l’endroit lui levait le cœur. Il n’aurait su dire quoi car cette dernière n’était pas prête pour en parler. D’ailleurs, elle ne lui en parlerait probablement pas tout de suite, étant donné l’amour qu’elle avait pour elle lorsqu’elle se sentait dans une position de faiblesse, comme elle était actuellement. Dakota ne lui en avait fait aucune remarque, ni-même le lui avait montré quoique ce soit qui puisse la gêner, la déranger, ou la conforter dans cette état-là. Il aimait beaucoup Kaprice, et il savait que lui faire ne serait-ce qu’une remarque là-dessus, et c’était fini entre eux. Elle était un peu l’archétype de la femme des temps modernes : Celle qui se veut forte, qui sait ce qu’elle veut, qui ne va que là où elle veut. La femme libre, la femme libérée de toutes ces conneries dont elle avait longtemps souffert dans les siècles précédents. Elle était émancipée, et c’était quelque chose d’encore trop fragile dans leurs esprits pour se risquer de le perdre. L’hispanique, bien que natif d’un pays machiste, avait compris cela. Il avait eu énormément de mal à le comprendre, d’ailleurs, et c’est Yuki qui en avait payé les frais. Il ne comptait pas reproduire la même chose avec cette dernière. D’une part, car elle ne lui ressemblait sur aucun point, et d’autre part, parce qu’il souhaitait voir ce que pourrait donner leur relation, étant donné qu’elle s’était finie de façon… Trop abstraite dirons-nous.

« Excuse-moi … Je n'aurais pas dû venir. Embêter ton amie, t'embêter toi avec mes histoires … et en plus je te fais rater le début d'Amour, Gloire et Sorciers. » Dakota éclata de rire. Oui, il regardait ce navet, mais c’était comme toute série débile, ça vous vidait la tête de vos conneries du moment, vous permettant de rigoler un peu, ou de critiquer les jeux des acteurs, leurs coiffures, l’histoire même. Un bon moyen de se changer les idées quoiqu’on en dise. Et puis, il avait bien fallu trouver un substitut à l’alcool, car quand ça n’allait pas, c’était plutôt dans un bar, à boire, que ce genre d’idées noires se faisait noyés. « C’est rien, puis comme ça tu as donné une bonne raison à Asphodèle de partir, ça fait trois semaines qu’on l’empêche de sortir à cause de son état de santé. » Il eut un sourire, rajoutant : « Une histoire de… »

On sonna à la porte, coupant Dakota dans son explication. Peut-être que c’était Asphodèle, et qu’elle ne souhaitait pas que tout le monde sache la vérité sur ces maux ? Tout à coup, Dakota se dit que la sonnerie l’avait peut-être sauvé d’une connerie qu’il aurait regrettée plus tard, mais ne finissant pas sa phrase, il se leva doucement pour aller ouvrir. Sur son passage, il caressa le bras de Kaprice, comme pour lui donner courage, et il ouvra. « Aïe qu’est ce qui a amigo ? C’est quoi cette tête sérieuse que tu nous fais-là ? » Sur le seuil de la porte, il y avait Cruz, un cousin de Dakota – qui avait été à Poufsouffle en même temps que lui -, sa femme, Aelys – une ancienne Gryffondor -, Santos – un autre cousin de Dakota, que Kaprice n’avait pas connu, et heureusement pour elle, car il était pire que ce dernier – et sa copine, Aubree – Gryffondor également, un peu trop branché chiffon peut-être pour avoir trainer avec Kaprice, mais qui était bonne copine avec Siobhàn. Dakota esquissa un léger sourire, peut-être venait-il de trouver un moyen pour la belle Harlington de décompresser un peu, de se changer les idées. « Ta gueule, et rentrez. »

Il les fit entrer, refermant derrière eux, tandis qu’ils s’avançaient dans le seuil. Santos prit la parole, voyant Kaprice, avec un petit air espiègle. « Il te faisait des misères ou quoi ? C’est quoi ces têtes d’enterrements ? » Fit-il avec un sourire. Aubree s’approcha de Kaprice avec un sourire et s’empressa de la saluer. « Salut Kaprice ! Tu te souviens de moi ? » Cruz lui fit un clin d’œil, laissant Aelys saluer Kaprice, prenant la direction de la radio, pour y mettre une musique à fort consonance hispanique, Santos retira sa veste avant de claquer des mains pour faire apparaître sur la table de quoi boire et de quoi manger à outrance, tandis que Dakota se rapprochait de Kaprice, posant à nouveau sa main sur son épaule, et il lui murmura : « Maintenant, laisse-toi aller, et pense à autre chose, cinq minutes. »

Dakota attrapa le dossier sur lequel Kaprice et lui-même devaient bosser, et il le rangea.

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Kaprice Harlington
AGENT DE LA B.I.M.



MessageSujet: Re: Startin' over - Ft. Asphodèle & Dakota Mer 14 Nov - 21:46

Le rire de Dakota la fit sourire elle aussi, même si ce qu'elle venait de dire à la base n'avait rien de drôle. Elle s'était bien rattrapée et il avait saisi la balle au vol, ce dont elle lui sut gré. Elle n'avait pas envie de s'étendre sur ses problèmes devant lui, parce que cela deviendrait trop tentant, se laisser aller aux confidences, enlever ses chaussures, finir par poser sa tête sur son épaule … et stop, stop. Elle lui avait fait comprendre que peut-être un jour, mais pas pour l'instant et il semblait l'avoir compris. Elle aimait quand il montrait cette maturité qu'elle lui connaissait et qui lui allait si bien. C’est rien, puis comme ça tu as donné une bonne raison à Asphodèle de partir, ça fait trois semaines qu’on l’empêche de sortir à cause de son état de santé. Oh ... dit-elle de nouveau. Génial, en plus elle était venu l'embêter avec sa réaction stupide alors qu'elle était souffrante. Elle se serait volontiers versé le pichet de jus de citrouille sur la tête avant de se cacher derrière les coussins, mais ça aurait abîmé le tissu. Une histoire de… Elle ne sut pas ce dont souffrait la jeune femme et sans doute était-ce pour le mieux : elle n'avait guère l'air d'être femme à vouloir à ce que l'on parle d'elle à tort et à travers. Se levant, elle jeta un regard au dossier. Il n'attendait pas de visite mais elle allait sans doute en profiter pour s'éclipser, elle en avait assez fait pour ce soir. Elle essaierait de joindre Siobhàn et elles iraient prendre un verre et ça irait. Seulement … d'autres avaient d'autres projets. La caresse de Dakota sur son bras l'avait fait sourire doucement, il s'intensifia en reconnaissant l'énergumène à la porte : Aïe qu’est ce qui a amigo ? C’est quoi cette tête sérieuse que tu nous fais-là ? Caramba, si la famille Almadovar débarquait, elle allait peut-être partir plus vite que prévu ! Oh, elle n'avait rien contre Cruz, bien au contraire, ils s'étaient taquinés deux-trois fois quand ils étaient à Poudlard mais … Elle arrêta toute pensée en voyant les deux filles, son visage s'illumina et elle put même faire un clin d'oeil à Santos : Il te faisait des misères ou quoi ? C’est quoi ces têtes d’enterrements ? Qui te dit que ce n'est pas moi qui lui faisais des misères ?

Chassez le naturel et il revient au galop, surtout en compagnie d'anciennes connaissances : Salut Kaprice ! Tu te souviens de moi ? Evidemment ! Elle sourit et la prit dans ses bras, avant de se tourner vers Aelys : Toi aussi … Ravie te revoir ! Elle les laissa se débarrasser de leur veste avec un léger sourire, qui se suspendit quelques instants quand Dakota revint vers elle : Maintenant, laisse-toi aller, et pense à autre chose, cinq minutes. Quoi ? Mais … je ne veux pas déranger ... Cependant, il avait déjà repris le dossier et elle soupira, bonne joueuse avant de hausser les épaules. Après tout, ce n'était pas comme si cela pouvait lui faire du mal. Elle posa une main sur son bras quand il se redressa et lui souffla : Merci ... avant de s'échapper vers la table où se trouvaient ses deux cousins. Sachant pertinemment qu'il valait mieux « attaquer » le premier pour éviter les questions (même s'il y en aurait sans doute, après tout, la trouver en tête à tête avec Dakota, au vu de leur histoire, pouvait surprendre et Cruz, en tous cas, n'était pas connu pour passer à côté de points à titiller), elle sourit en prenant un verre qu'Aubree lui tendait, tequila sunrise au vu de la couleur et de l'odeur : Alors comme ça le Mexique a décidé d'envahir l'Angleterre … visiblement pour ses femmes, d'après ce que je vois. Elle eut un sourire en coin avant de détailler ses deux ex-compagnes de Gryffondor : Je ne vous blâme pas pour ça … elles sont fabuleuses ! Arrête, tu vas me faire rougir, protesta Aelys alors qu'Aubree souriait. Elle enchaîna : Toute la famille Almadovar va-t-elle s'installer à Londres ? Son regard disait qu'elle n'avait foncièrement rien contre : les quelques membres qu'elle avait pu rencontrer à Poudlard ne lui avaient pas déplu, bien au contraire, certains même moins que d'autres … mais nous n'allons pas revenir sur de telles histoires. Kaprice semblait de nouveau égale à elle-même : détendue, insouciante, avec une grande gueule et une pointe de charme. La transition s'était faite naturellement même si elle l'avait légèrement forcée. Se détendre, avait dit Dakota … elle allait s'y employer. Profiter de ce break inattendu pour simplement être elle sans se prendre la tête. Retrouver d'anciennes connaissances … peut-être y avait-il une chance pour qu'elle se retrouve elle-même, au passage ?

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