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Aisling - L'essentiel est loin d'être invisible pour mes yeux, je vois très bien votre coeur.

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Aisling Flynn
BRISEUSE DE MALEDICTIONS.



MessageSujet: Aisling - L'essentiel est loin d'être invisible pour mes yeux, je vois très bien votre coeur. Jeu 12 Juil - 20:42


Aisling Onòra Flynn





◢ âge : 24 ans
◢ date et lieu de naissance : 7 juillet 1988 à Londres
◢ état civil : célibataire et vouée à le rester.
◢ numéro de coffre Gringott's : 948243568711
◢ signe(s) particulier(s): Le physique des gens est, à ses yeux, le reflet de leur âme. Un très bel homme au coeur sombre apparaîtra monstrueux pour elle, comme une vieille dame édentée ayant mené une vie vertueuse sera une beauté sculpturale.
◢ baguette magique : Bois de noyer, 21 cm, griffe de sphinx
◢ familier : On peut parfois voir une veuve noire courir sur le bois parfaitement lustré du bureau de la jeune femme, ou, plus occasionnellement, se promener dans son cou en toute impunité. Ne vous avisez pas d'esquisser un geste pour l'en débarrasser. Il s'agit de son familier, la délicate Hécate à laquelle elle tient comme à la prunelle de ses yeux. Leur rencontre a eu lieu dans un ancien manoir réputé maudit qu'elle avait purifié pour le compte de quelque noble sang pur. Tombées nez à nez, les deux "femmes en noir" s'étaient jaugées avant de s'adopter. Une complicité tissée au fil du temps, surprenante, mais authentique.
◢ poudlard : Serpentard, après une longue hésitation avec la maison des aigles.
◢ profession : Briseuse de malédictions. On la trouve à son cabinet "Flynn's since 1864" dans l'allée des embrumes. Ses activités (de surface, tout du moins) n'ont cependant rien d'illégal. Des gens fortunés font appel à elle pour se débarrasser d'objets ensorcelés ou d'une menace planant sur leur famille. Il lui arrive cependant de nouer elle-même ce qu'elle défait officiellement. Cette activité souterraine est soigneusement dissimulée et jalousement gardée.
◢ effets personnels: Une collection d'objets magiques soigneusement conservés et jalousement gardés, que l'on peut voir dans son cabinet, le plus souvent sous verre ou disposés sur des guéridons, la pièce maîtresse de sa collection étant son miroir. Posé sur son bureau, il est l'unique porte d'entrée menant à son cabinet dissimulé, sur le marché aux trolls, dans lequel se négocient les "extras" que quelques clients lui demandent. Monnayés à prix d'or, ces services sont plus sombres et loin d'être innocents. Pour assurer la discrétion de l'échange, le miroir renvoie des doubles dans la pièce principale qui rejouent les derniers actes des deux interlocuteurs. Ils ne peuvent s'adapter aux situations imprévues comme l'entrée d'un nouveau client, par exemple. Mais pour l'instant, il a toujours fait l'affaire, permettant de la sauver de quelques contrôles sauvages du Ministère.

CURRICULUM VITAE


Ϟ Ma famille, mes parents: La famille Flynn est connue depuis des générations, surtout par rapport à la particularité qu'ont leurs membres a être victimes de malédictions, les uns après les autres. Rares sont ceux qui y échappent, les membres ayant droit à ce privilège disparaissant souvent du paysage pour ne pas rester dans l'aura de leur famille. Ash est fille unique, ses parents se sentant relativement coupables d'avoir mis un enfant au monde en connaissant les risques que cela comportait, quand ils ont réalisé que leur fille n'avait pas échappé à la règle implacable de la lignée des Flynn. Sa mère, Eileen, est la seule membre du clan à s'être débarrassée de sa malédiction, une des pires rencontrées dans l'histoire de cette lignée. Un simple toucher de sa part vous envoyait dire bonjour à Hadès. Elle l'a enfermée dans une chevalière, s'en débarrassant ainsi et permettant la venue au monde de la petite Ash. Dès que sa fille, plus qu'érudite en matière de magie noire a été en âge de reprendre l'affaire familiale, elle s'est exilée en Ecosse avec son époux, figure paternelle effacée face au charisme sans bornes de sa mère. Homme aux traits délicats aux yeux de sa fille, il n'a cependant jamais été d'un grand secours ou d'un grand intérêt. Ses parents restent deux personnes pour lesquelles elle a de l'affection, sans en être particulièrement proche. Sa loyauté envers eux a pour limites son propre intérêt. Elle s'est surtout construite elle-même, ne se reposant que sur les travaux de sa mère afin d'enrichir son propre savoir. Il n'en reste pas moins qu'elle lui reproche, silencieusement tout du moins, de n'avoir su la délivrer elle-même de ce mal qui la ronge.

Ϟ Mon premier mot : Monstre. Elle parlait du pédiatre que sa mère l'emmenait voir à Sainte Mangouste afin de guetter les premiers signes de la malédiction, sans doute pour pouvoir y remédier. L'homme lui apparaissait comme un démon cornu, aux traits tombants, à la mâchoire déboîtée et à la peau écailleuse, dégageant une odeur de soufre et de chairs en putréfactions. Il fut arrêté quelques semaines plus tard, la direction ayant découvert qu'il donnait dans le trafic d'organes avec des revendeurs moldus, se disant que ces pratiques étaient suffisamment peu connues dans le monde sorcier pour passer entre les mailles du filet.

Ϟ A Poudlard... L'hésitation du Choixpeau a été plus que légitime et s'est fait rapidement sentir. La jeune Flynn n'a pas apprécié de se retrouver plongée dans un océan de visage tous plus grimaçants les uns que les autres, du jour au lendemain, quittant le cocon familial protecteur. Bien sûr, à cet âge, peu avaient d'actes réellement répréhensibles à leur actif, mais les intentions de pas mal d'entre eux étaient déjà bien définies, et la noirceur des coeurs commençait déjà à apparaître aux yeux de la jeune fille. Solitaire dès les premiers instants, il y avait cependant une poignée de personnes qu'elle supportait. Non pas que ces rejetons de Serpentard soient particulièrement attirants à ses yeux, mais elle avait rapidement compris que cela lui éviterait pas mal de remarques. Peu attachée à eux, elle leur faussait régulièrement compagnie pour se plonger dans d'énormes ouvrages poussiéreux, se forgeant une connaissance sans bornes sur le sujet qui l'intéressait : les malédictions. Leur historique, leurs applications, la façon de les former, des les contrer ... Un rat de bibliothèque à certaines heures, une membre plutôt silencieuse d'un groupe quelconque à d'autres. On ne lui a connu aucun petit ami, malgré quelques prétendants ayant tenté leur chance, attirés par son aura de mystère perpétuel. Nul ne savait exactement qui elle était, elle est restée une énigme pour la plupart de ses camarades. Simplement cette fille brillante, à la langue acérée, inaccessible.

Ϟ Mon Epouvantard et mon Patronus... Son épouvantard est son propre reflet dans le miroir, qui s'enlaidit malheureusement de jour en jour, lui rappelant les actions peu louables qu'elle entreprend, malgré l'absence de camp choisi. Il n'empêche que ses malédictions frappent toujours juste et entachent son aura, son âme et son coeur petit à petit. Quant à son patronus, il prend l'apparence d'une corneille, chose qu'elle ne s'est jamais vraiment expliqué et dont elle ne cherche pas à percer le secret. Qu'il remplisse son office, elle n'en demande guère plus.

Ϟ Ma Pensine : Brièvement, en dates.
Ϟ 7 juillet 1988 : Naissance d'Aisling Onòra Flynn à Sante Mangouste, Londres.
Ϟ 16 juin 1989 : Premier mot et découverte de la nature de sa malédiction par sa mère. Début des recherches d'Aileen Flynn pour sauver sa fille.
Ϟ 9 septembre 1993 : Incident avec un médaillon inca confié à sa mère. Cicatrice à l'épaule. Premier contact avec une malédiction autre que la sienne.
Ϟ 24 décembre 1997 : Première manifestation de ses pouvoirs : elle a éloigné d'elle un des clients de sa mère qui laissait sa corneille l'approcher d'un peu trop près. L'animal ne lui en a pas tenu rigueur.
Ϟ 2 septembre 1999 : Rentrée à Poudlard. Décision du Choixpeau de l'envoyer à Serpentard plutôt qu'à Serdaigle.
Ϟ 30 octobre 2000 : Rencontre d'Emìr Jawhari à la bibliothèque de Poudlard. Début d'une belle amitié.
Ϟ 16 janvier 2002 : Intervention sur un médaillon ensorcelé d'une fille de Serdaigle. Premier maléfice brisé en solo.
Ϟ 25 mai 2003 : Première fois. Et dernière.
Ϟ 27 juin 2005 : Réussite totale aux ASPICs. Sortie de Poudlard avec les honneurs.
Ϟ 7 juillet 2005 : Départ en retraite de sa mère. Reprise en main du cabinet familial.
Ϟ 11 novembre 2005 : Affaire du manoir de Pittsburgh. Premier gros contrat. Début de sa renommée parmi les anciens clients de sa mère. Adoption d'Hécate.
Ϟ 6 janvier 2006 : Lancement de son commerce "parallèle" sur demande expresse d'un vieil ami de sa mère. Début de la détérioration de son reflet. Nouveau dégoût des miroirs.
Ϟ 16 mars 2007 : Affaire du Norvégien à Crête. Début de la collaboration avec Siobhan Fhaloain.
Ϟ 9 septembre 2008 : Périple en Amazonie pour briser la malédiction d'un temple. Rencontre avec Alderic Warlock. Début d'une franche amitié & fructueuse collaboration.
Ϟ 16 février 2009 : Descente du ministère dans ses locaux. Vague de soupçons, mais aucune preuve.
Ϟ Décembre 2010 - Juillet 2011 : Peu de travail "privé", collaboration avec le Ministère pour capturer "la fée Carabosse".
Ϟ Août 2011 - Juillet 2012 : Popularité et renommée accrue. Charge de travail triplée. Résistance à la laideur humaine diminuée. Début d'addiction à sa potion.

Ϟ Mes Epic Wins : Ce dont miss Flynn est particulièrement fière est son image et son travail, qui vont de pair. Elle a su se forger une réputation très tôt, par ses propres moyens, gagnant la confiance de l'ancienne clientèle de sa mère par ses propres moyens. Jeune femme mystérieuse, réputée inflexible et imprévisible, elle est, aux yeux de tous, l'experte avec un grand E en matière de malédictions, ce qui, à 24 ans, n'est pas un mince exploit. Elle se targue également de n'appartenir à aucun camp et de n'avoir nulle allégeance, ce à quoi elle se tient. Indépendante et libre, elle ne s'en laisse pas conter, restant dans le chemin qu'elle s'est choisi. Malédictions et êtres triés sur le volet pour seul compagnie. Connaissances, artefacts rares, renommée et argent pour but. Sa vie lui convient, comme elle est. Du moins, c'est ce qu'elle laisse entendre ...

Ϟ Mes Epic Fails :
Aisling ? Mmh? La demoiselle ainsi interpelée releva les yeux vers l'une de ses « amies » de Serpentard, Alyssa qui la couvait d'un regard scrutateur : Es-tu avec nous ? Absolument, dit-elle du ton de l'évidence, soutenant le feu de ses prunelles un court instant avant de se retourner vers le reste de la pièce. Une salle de cours avait été aménagé pour une soirée, bureau poussés contre un mur servant de bar, coussins posés au sol servant de banquette où la clique se prélassait, observant les danseurs d'un air calculateur, ne se privant pas pour faire des commentaires. La susnommée jeune fille ne participait pas à l'échange, ce qui n'avait rien d'inhabituel. Du haut de ses quinze ans, elle regardait cette masse grouillante avec indifférence, détaillant pustules, cicatrices, brûlures, écailles, autant de marques de l'imperfection et de la noirceur de jeunes gens pourtant supposés innocents. Nuls ne l'étaient. Peu échappaient à cette règle et il n'y avait qu'à ceux-ci qu'elle accordait une miette de son attention. Ceux-là … et lui. Quand leurs regards s'étaient croisés, un frisson lui avait parcouru l'échine. Sensation inconnue et faciès nouveau également. Pourtant, Sebastian lui avait toujours semblé un parfait germe de monstre, présentant déjà des stigmates affolants pour son âge. Se serait-elle trompée ? À la lumière des chandelles, seules sources d'éclairage de la salle, les traits de son visage semblaient avoir été dessinés à la perfection, oeuvre d'un artiste de haute voltige. Sa peau était lisse, son regard pénétrant … Elle ne parvenait pas à en détacher son regard. Et il l'avait vue, lui aussi.

En moins de temps qu'il ne fallut pour le dire, elle l'avait rejoint au centre de la pièce. Elle ne s'était même pas rendu compte qu'elle s'était levée. Elle aurait voulu jeter un regard en arrière, sur les autres, mais qu'ils aillent au diable. Il parlait. Le son de sa voix coulait si mélodieusement, l'enveloppant d'un cocon soyeux, comme les fils soigneusement tissés d'une araignée qui l'attiraient à lui. Leurs peaux se frôlèrent, il murmura au creux de son oreille. Et ils étaient dehors. La lune était haute dans le ciel et elle l'observait, alors que ses mains glissaient sur elle. Ses yeux revinrent sur le jeune homme qui la surplombait. Elle crut apercevoir sa robe qui gisait, un peu plus loin et la fit tiquer. Un peu. Les lèvres du jeune homme cueillirent les siennes et elle perdit le souffle de nouveau. Jusqu'à ce qu'une fragrance acide lui chatouille les narines. Et reparte. Ses traits se détendirent de nouveau, et elle fut happée par la vague née de son ventre qui la projetait sur lui. Jusqu'à ce que l'odeur ne revienne, persistante, l'envahissant toute entière. S'insinuant sous sa peau, jusqu'à lui donner un haut le coeur. Elle tressaillit. C'était … ignoble. Elle ouvrit les yeux alors qu'il arrachait sa bouche à la sienne, mais dut se mordre la lèvre. Il venait d'entrer en elle et elle rabattit ses paupières à toute vitesse alors que l'horreur s'abattait sur elle. Son visage … Les orbites caverneuses de ses yeux. Son sourire édenté. Les plaques rouges, sur ses joues … Elle dut faire appel à tout le self-control dont elle disposait pour ne pas hurler, ou se mettre à pleurer. Salaud. Il l'avait eue. Il ne restait plus qu'une chose à faire. Serrant les mâchoires, elle rouvrit les yeux, pour le contempler alors qu'il s'occupait d'elle, chaque mouvement de rein s'imprimant fortement en elle. Punition. Avertissement. Leçon qu'elle se donnait à elle-même. Des minutes d'horreur, s'égrenant au fil des halètements de l'individu, semblant des heures à la jeune fille. Jusqu'à ce qu'un râle ne lui échappe et qu'il roule sur le côté.

Elle prit quelques secondes. Simplement pour calmer les battements un peu trop précipités de son coeur. Pour reprendre le contrôle de chacun de ses muscles. Avant de se lever, décomposant chaque mouvement. Restant sourde à ses mots. Elle se rhabilla, silencieuse et se retourna pour le regarder. Immonde. Suant. Puant. Comme la majorité des êtres peuplant cette planète. Elle tourna les talons. Se faisant une promesse. Se glissa de nouveau dans la salle, jusqu'à Emìr qui discutait avec une poignée de Serpentard. Dans son dos, elle posa son menton sur son épaule, sans dire un seul mot. Il n'en eut pas besoin. Sa main vint cueillir la sienne et ils restèrent ainsi un long moment. Jusqu'à ce qu'elle puisse marcher seule sans être submergée par une nausée galopante à chaque pas.

Ϟ J'aime... Le silence. Les défis à relever. L'argent. Les artefacts puissants. La reconnaissance. Les belles personnes. Mon araignée. La connaissance. Les trophées. Le risque. L'adrénaline. La sensation du temps qui passe. Le parfum des roses. L'effet de ma potion. Son goût, aussi. Coven Garden. Le mystère. La solitude.

Ϟ Je Déteste... Les personnes monstrueuses. Surtout celles qui se donnent du mal pour paraître "normales". Les jugements hâtifs. Les entourloupes. La curiosité. Les avances. Le sexe. Le contact humain en général. Les foules. Les soirées mondaines. Les ordres. Les menaces. Les Vélanes. Les migraines. Les filtres d'amour. Les flatteries. Les miroirs.

Ϟ Il était une fois...
Once upon a time ... Prononçant la formule consacrée, la jeune fille eut un léger sourire. Pas de ceux, francs ou rieurs, qui illuminaient les visages des jeunes filles en fleur de son âge. La commissure de ses lèvres s'était simplement relevée dans un rictus légèrement moqueur, railleur et un brin blasé. Les seuls contes de fée qu'on lui avait raconté, étant petite, étaient les histoires tirées des biographies consacrées à la lignée Flynn et n'avaient rien de merveilleux. Par contre, elle en avait tiré plus d'enseignements que la plupart des enfants à l'écoute des récits de Perrault, Andersen ou Beedle le Barde. La vie n'avait rien d'éblouissant et elle en avait la preuve sous les yeux. Accoudée à la rambarde du hall du Parlement de Londres, transformé pour l'occasion en salle de bal, Aisling suivait sa cible du regard. Ils n'étaient pas à une soirée de la cour où les convives redoublaient de beauté. Dans le monde du commun des mortels, ils s'évertuaient sans doute à le faire, mais dans celui d'Ash où tombaient les masques, ils formaient une armée grouillante et bruyante, refoulant une odeur de soufre particulièrement insupportable. Fouillis de politiciens, de hauts dignitaires, tous rongés par la cupidité, l'envie, la soif de pouvoir, de vengeance, ils offraient autant de visages grimaçants, balafrés et pustuleux. Un seul cependant avait droit à son attention. Le plus ravagé de tous, qui aurait hanté les cauchemars de bien des personnes et le faisait, indirectement. Cet être semait la panique dans l'Angleterre entière, même au-delà des frontières dernièrement, semant le chaos pour son propre compte. Créer une tension politique pour faire basculer les choses d'un côté ou de l'autre … Ce n'était pas l'affaire de miss Flynn, elle laissait cela aux autorités compétentes. Ce qui l'était en revanche était sa manière de procéder. Le mage envoyait d'étranges présents ou ensorcelait des objets bien précis : des reliques ayant trait justement aux contes de fée. Surnommé « la fée Carabosse » par le bureau des Aurors, il avait mis en danger de nombreuses vies jusqu'à ce que l'on fasse appel aux talents de la demoiselle.

Et c'était ainsi qu'à à peine vingt-trois ans, elle se retrouvait à prendre part à l'assaut final permettant de mettre l'odieux personnage sous les verrous. Elle désirait du fond du coeur qu'il disparaisse de sa vue, ce qu'il adviendrait de lui après ne la concernait aucunement. Il allait finir par lui soulever le coeur, avec les lambeaux de chair en décomposition qui se détachaient de sa mâchoire. Elle ferma les yeux quelques instants, pas suffisamment pour qu'il ne lui échappe. Une pression sur la main de la personne à ses côtés l'aida à prendre le dessus, lui coulant un regard des plus naturels avant de reprendre sa surveillance. Le parfum agréable de son partenaire était d'un grand secours, autant que ses connaissances en matière d'artefacts anciens, qui pouvaient se révéler salutaires. Elle n'avait pas la moindre idée de la forme que prendrait l'attaque. En revanche, elle savait qui elle viserait. Le président du Magenmagot avait été prévenu et avait accepté de jouer les appâts. Il y avait des Aurors un peu partout dans la pièce et ils étaient là pour agir au plus vite et contrer la malédiction qui agirait immédiatement. Vigilance accrue. Il entrait dans un périmètre un peu trop proche. Sans un mot, entraînant l'homme dans son sillage, elle commença à descendre les marches, sans le lâcher du regard. Et un éclair. Une main jaillissant de son costume pour déposer quelque chose dans la poche de l'homme. Un murmure s'échappa de ses lèvres : Les haricots de Jack ... Il fallait agir, rapidement. Sa main cueillit sa baguette alors que qu'un frémissement agitait la redingote de l'homme politique. Il leva un regard affolé vers elle. En arrière plan, la brigade tombait sur le coupable. Faisant abstraction du faciès disgracieux de celui qui était censé représenter la justice dans ce bas monde (ironie mordante), elle imprima un moulinet à sa baguette, commençant à murmurer rapidement quelques termes en latin. Le texte entier était bien trop long à retranscrire, constitué d'un mélange de formules anciennes, de morceaux de contes et de quelques incantations de son cru. Une autre force vint s'ajouter à la sienne afin de parachever l'oeuvre de mois de travail. Et bientôt, c'en était fini.

Voilà ce à quoi la demoiselle pense, quand on lui dit « il était une fois ». Une affaire des plus haletantes qu'elle n'avait pas menée seule et qui lui avait valu une réputation sans tache dans le pays tout entier. Une histoire qui n'avait définitivement rien d'un conte de fées...

Ϟ Le conte des trois frères? Quelle pitié que cette baguette ait été détruite. La seule chose que la demoiselle a retenu de ce conte, enfant, était l'existence de ces trois reliques qui étaient quelque part, dans la nature. Que l'une d'entre elles ait été détruite est un énorme perte pour le patrimoine sorcier mais surtout, pour elle. Si elle pouvait mettre la main sur les deux restantes ...

Ϟ Que faisiez vous dans la nuit du 24 au 25 mai dernier? Je suis à vous dans quelques secondes, mr Hobbes. Sortant de son cabinet dérobé où elle venait de se rendre avec ce client, ami de longue date de sa mère et un de ses réguliers, elle avait compris que sa journée serait encore extrêmement longue. Il n'avait pas eu besoin de demander à passer de l'autre côté, elle avait compris en un seul regard. L'heure avancée de l'avait pas stoppée. Minuit allait bientôt sonner, une chevalière antique lui avait donné du fil à retordre pendant une bonne partie de la nuit. Mais un marché de ce genre ne se refusait pas. Il lui fallait cependant quelques instants pour se reprendre. Elle n'attendait plus personne et avait fait relâche. Être confrontée à la peau entièrement cloquée et purulente de l'homme lui avait fait un choc et elle avait besoin d'une dose de détachement, qui prenait la forme d'une fiole qu'elle tira d'une collection qu'elle entretenait jalousement. La seule chose qui l'empêchait de devenir complètement folle en ce bas monde, confrontée sans cesse à ce qu'il avait de plus laid. Sa main trembla légèrement alors qu'elle la suspendait au-dessus de ses lèvres, en avalant la dernière goutte avant de la fermer et de la réserver pour la remplir plus tard. Fermant les yeux un instant, elle soupira, se massant les tempes. L'action était rapide, mais il fallait lui laisser un peu de temps.

Elle reparut dans son cabinet, prenant place sur le siège en face de celui de son client : Excusez-moi. Quel est donc votre problème ? Quand ses yeux se posèrent à nouveau sur son visage, le grain de sa peau avait été légèrement lissé. Une faible amélioration, mais suffisante pour rendre cet échange supportable. Ses lèvres, par exemple, n'étaient plus aussi cloquées. Elle avait saisi sa plume et les fixait, prête à prendre des mots sur le sujet. Mais sa main ne semblait pas vouloir suivre le mouvement. Baissant son regard sur celle-ci, elle nota qu'elle était secouée de vibrations de plus en plus intenses. Elle voulut hausser très légèrement les sourcils, signe de perplexité polie mais se rendit compte qu'elle ne sentait plus son visage. Entendait-elle encore l'ami d'Eileen ? La plume tomba sur le bureau et son champ de vision se mit à tourner. Il finit par devenir trouble alors qu'elle fixait le plafond, tombée sur le tapis qui recouvrait le sol. Quelques secondes plus tard, elle sombrait dans l'inconscience.





◢ Et vous vous en pensez quoi? Je pense donc je suis ?
◢ Pseudo : Bluefeathers
◢ Age : Majeure all around the woooorld !
◢ Epic Wins / Epic Fails : Je ne parlerai qu'en présence de mon avocat !
◢ Ce que vous pensez du forum : J'aime pas. Il pue, franchement. C'est d'ailleurs pour ça que je m'y suis inscrite avant son ouverture !
◢ Ce que vous aimeriez voir dans les évènements à venir sur King's Cross : JE VEUX PAS QU'ALDERIC IL DEVIENNE MOCHE SINON AISLING ELLE SE PEND !
◢ Autre chose ? Je suis faible et prévisible ? *pan*






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There is a light ...


Dernière édition par Aisling Flynn le Ven 13 Juil - 17:31, édité 1 fois
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Rita Skeeter
CELEBRE JOURNALISTE.



MessageSujet: Re: Aisling - L'essentiel est loin d'être invisible pour mes yeux, je vois très bien votre coeur. Dim 15 Juil - 20:41

Validée
je veux un rp maintenant mademoiselle Flynn

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Aisling - L'essentiel est loin d'être invisible pour mes yeux, je vois très bien votre coeur.

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