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I Must Be in a Good Place Now

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Klaus Adler
HERITIER DU DUCHET DE SCHWARZWÄLDER.



MessageSujet: I Must Be in a Good Place Now Dim 11 Nov - 11:48

Cela faisait maintenant deux semaines que Klaus tournait en rond comme un lion en cage. Deux semaines qu’il savait. Deux semaines que Gustav lui avait fait la Révélation. Dès que cela eut été fait, le jeune homme avait tout de suite remué ciel et terre, maintenant il avait peur que ce soit en vain. Si seulement il avait su avant, si seulement il avait trouvé cette pièce avant, celle où son père cachait tout. Si seulement. Dès qu’il avait vu le document, il avait lancé les recherches. Il avait même fait venir le médecin qui les avait fait venir au monde, juste pour être sûr, pour qu’on lui dise (sous la torture, mais la fin justifiée les moyens) qu’il ne rêvait pas. Il avait eu la confirmation tant attendue, de celle qui faisait se soulever les cœurs, puis qui le passer en arythmies folles, comme si la Révélation ne pouvait que désorganiser son cœur mais aussi son esprit. Le médecin s’était retrouvé exilé d’Allemagne, sous peine de mort atroce et douloureuse. Que Klaus avait l’âme charitable quand il était trop occupé à ne penser maintenant qu’à Elle.
Il n’était pourtant pas de nature impatiente, au contraire même. Il avait appris depuis son plus jeune âge que la patience était ce qui permettait d’arriver à ses fins, elle évitait les erreurs et les mauvais calculs. Mais pour le moment c’était juste impossible pour lui, mais, heureusement pour lui, il n’était pas de son ressort de faire les recherches pour la retrouver. Comme si un futur Duc pouvait s’occuper de ça lui-même. Non, pour ça il avait Gustav. Ce dernier avait eu pour ordre de ne pas revenir tant qu’il ne l’aurait pas trouvé. Elle, sa sœur jumelle. Avril Adler.
Il arrivait tant bien que mal à se concentrer sur ses papiers. A chaque fois qu’il avait le malheur de lâcher un peu le fil toute sorte de question lui venait à l’esprit. Parmi ses questions il avait ce à quoi ressemblait la jeune femme, ce qu’il allait bien pouvoir lui dire, ou tout simplement, devait il lui dire quoique ce soit. Une autre question restait aussi à être résolue : Que devait-il faire de son père ? Cela faisait un moment qu’il pensait à faire en sorte de mettre son père à la retraite. Pour cela il avait de nombreuses raisons, celle en tête de liste étant qu’il avait fort envie d’une petite promotion au poste de Duc, mais le fait qu’il se soit débarrasser de sa sœur jumelle et fait comme si elle n’avait jamais existé était pire que tout. Mais on ne s’attaquait pas à quelqu’un comme Lennard Adler sans un plan bien ficeler, et Klaus n’était pas en mesurer de produire ca. Ses pensées étaient trop éparpillées. Elles volaient au vent comme des feuilles jaunies par l’automne, belles et desséchées, en un va et viens psychédélique et chaotique. Il pensait à Avril, son double perdu, et c’était beau mais stérile à la fois.
Klaus s’adossa à son fauteuil et regarda par la fenêtre devant son bureau. Il faisait beau, comme un temps à Révélation, et juste quand il se dit cela, un POC sonore se fit entendre.

« Monsieur. »

Klaus sentit son cœur passer en tachycardie ventriculaire, son ventre se tordit aussi, alors qu’il reconnaissait la voix de Gustav. Il ne bougea pas, à moitié pour ne pas trahir son impatience, mais aussi parce qu’il était tétanisé. Soit Gustav lui apportait la pire nouvelle possible, soit la meilleure, celle qu’il avait, au final, attendu toute sa vie. Parce que Klaus avait toujours eu ce vide en lui, un trou impossible à combler. Un sentiment de solitude sans nom, comme si quelque chose lui manquait. Et il avait compris dès qu’il avait su, que ce vide s’appelait Avril.

« Je l’ai retrouvé, Monsieur. »

Son cœur ne fit qu’un bond. Klaus ne bougea toujours pas, se repassant cette phrase inlassablement dans sa tête pour plusieurs secondes. Puis il se leva, et se rapprocha de la fenêtre, les bras croisées devant lui, un sourire presqu’imperceptible posé sur ses lèvres.

« Où ? »
« En Angleterre, Monsieur. Elle a été abandonnée dans un orphelinat à Londres. »
« On sait qui l’a abandonnée ? Un homme ? Une femme ? »
« Non Monsieur, ils l’ont trouvé sur le perron de la porte. »

Klaus se tourna vers Gustav, son impatience bouillonnant sous les apparences. Si la personne fasse à lui n’avait pas été Gustav, elle ne se serait jamais douté de ce qui se passait sous le masque qu’arborait Klaus. Mais Gustav le connaissait que trop bien. Après tout il l’avait élevé.

« Elle est professeur de Défense contre les forces du mal à Poudlard. Faites attention à vous. Vous la trouverez à l’orphelinat du chemin de Traverse. Prenez la cheminée dans le petit salon, je l’ai protégée contre les suivis tout à l’heure. »
« Merci Gustav. »

Gustav offrit un sourire à son protégé, son jeune maitre allait enfin avoir un vrai bonheur dans sa vie. Il fallait juste espérer que tout ce passe bien. L’homme de confiance de Klaus Adler avait bien su que ce dernier n’allait pouvoir attendre de rapport plus complet, ce qu’il aurait normalement fait dans n’importe quel autre cas, mais au ne parlait pas de n’importe quoi ici. Klaus s’en voulait un peu de déroger à ses habitudes. Il s’en voulait aussi de partir sans plan étudié et réétudié. Il était sans filet, mais ne pouvait s’imaginer garder cela pour lui, ou bien même faire suivre sa sœur par des gros balèzes écervelés. Non, sur ce coup là il était bien seul.

L’allemand se trouvait maintenant devant l’orphelinat du chemin de traverse. Il le regardait et sentit comme un frisson le traverser. Lui qui avait grandi dans un château, avec des serviteurs au petit soin, il ne pouvait que plaindre sa sœur, obligée de vivre dans un lieu qu’il perçu comme sinistre. Au bout de quelques secondes, Klaus finit par se diriger en direction de l’entrée de l’orphelinat. Sa boule au ventre se faisait encore plus grande, mais elle pouvait grandir tant qu’elle voulait, il restait en apparence maitre de lui. C’était sa nature, il n’y pouvait rien.

« Je recherche Avril Adler. Savez-vous si elle est ici ? »
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Avril Adler



MessageSujet: Re: I Must Be in a Good Place Now Dim 11 Nov - 13:24

Après l'attaque du "sinistros", tout avait été fait pour que le professeur Adler, benjamine de l'équipe pédagogique de Poudlard, ne soit plus exposée au moindre tension. Bien sûr Miss Adler ne s'était bien sûr pas laissée faire. Ses réflexes avaient impressionnés et son sang froid aussi. Elle estimait avoir fait preuve de suffisamment de maturité pour ne pas avoir à faire l'objet d'attention particulière. Le seul effet positif de ce désagréable incident était celui produit sur les élèves. Ils avaient entre-aperçu le monstre figé par les maléfices de leur professeur quand on l'avait évacué vers l'enclos en attendant l'intervention des agents du Ministère de la Magie. De fait, il n'y en avait pas un pour se risquer à bavarder en cours ou bouger une oreille. Bien sûr Avril ne se faisait aucune illusion, ça ne durerait pas.

C'est bien malgré les imprécations du professeur Trelawney, visiblement très sensible à l'apparition du sinistros, que Miss Adler s'était rendue à l'orphelinat du chemin de traverse, comme chaque weekend. Elle était le genre de sorcière à ne pas accorder crédit à la voyance. Encore moins à une espèce de folle qui la harcelait avec des présages de mort imminente. Avril n'avait pas besoin de ça. Elle avait toutefois suffisamment les idées claires pour mener sa petite enquête de son côté. Ce sinistros n'était pas arrivé là tout seul, il fallait bien que quelqu'un l'ait fait entrer dans ce coffre à sept serrures et, loin d'être dupe, elle ne doutait pas que ce cadeau lui était personnellement adressé. Ce qu'elle avait du mal à se figurer c'était encore les motivations de l'expéditeur. Elle n'avait pas souvenir de s'être fait des ennemis où que ce soit. Ses ex peut-être mais elle n'y croyait pas trop, la plupart la tenaient en respect et éviter de se retrouver en face d'elle pour ne pas avoir à se remémorer un échec cuisant. Quant à Maelan Dashwood, elle ne le croyait pas assez machiavélique pour avoir été trouvé un sinistros. Con peut être mais pas au point de risquer sa propre vie pour lui faire une grosse frayeur.

Sa visite à l'orphelinat se déroula sans encombre. La directrice avait récupéré une nouvelle petite tête rousse - une histoire tragique, encore une, dont vous ne voulez connaître ni les tenants ni les aboutissants. Avril avait discuté de faire venir un conteur de sa connaissance pour les prochaines vacances scolaires puis, elle avait pris congé, la tête trop pleine de pensées pour pouvoir pleinement se consacrer aux orphelins comme elle l'aurait voulu.

Elle avait dans l'idée de rendre une petite visite à Barjow & Beurk, le seul négociant chez qui vous auriez pu vous procurer un sinistros. Elle ferait parler le tenancier quoiqu'il lui en coûte.

« Je recherche Avril Adler. Savez-vous si elle est ici ? »

Elle s'arrêta net. Ses yeux gis bleu tombèrent sur un jeune homme très élégant, exactement le genre d'individu qui ne fréquentait jamais des endroits comme l'orphelinat sauf peut-être pour faire une donation. Exactement le genre d'homme qu'Avril regardait passer depuis la minuscule fenêtre de sa chambre en s'imaginant qu'il allait entrer et poser un genou à terre devant elle avant de la serrer fort dans ses bras. Il y avait bien longtemps que ce genre de pensées ne l'avaient pas effleurée.

Qui était-il? Un parent d'élève contrarié par les dernières nouvelles en provenance de la salle de Défense Contre les Forces du Mal? Il semblait un peu jeune pour ça...

« C'est moi-même. A qui ai-je l'honneur? », répondit-elle d'un ton incroyablement neutre.

Elle était l'élégance même elle aussi. Exactement le genre de femme qu'on n'interpelle pas dans la rue de peur d'être reçu. Il fallait avoir de la prestance pour l'oser. Cela, elle ne pouvait pas le lui enlever.


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Klaus Adler
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MessageSujet: Re: I Must Be in a Good Place Now Dim 11 Nov - 15:30

La personne à qui il avait demandé où il pouvait trouver Avril Adler n’avait même pas eu le temps de répondre. A la place une voix s’était fait entendre juste derrière lui, et à ce moment-là, il eut peur de se retourner pour la voir.

« C'est moi-même. A qui ai-je l'honneur? »

Klaus resta immobile le temps d’une milliseconde. Assez pour lui donner ce courage dont il n’avait pourtant jamais tout au long de sa vie. Une fois que celui-ci fut retrouvé, il se retourna, pour la voir. Bizarrement, lorsque ses yeux se posèrent sur Avril, il eut le sentiment qu’il l’aurait reconnu même sans savoir. Elle avait les yeux de leur mère, d’un bleu profond, froid et magnifique, le tout à la fois. Si il n’avait pas eu cette foutue habitude de devoir garder le contrôle quelle que soit la situation, il se serait permit d’avoir le souffle couper, de profiter de la boule dans son estomac qui partait pour mieux revenir dès qu’il aurait à lui parler. Il aurait souri, et se serait senti hors de propos, stupide et heureux. Au lieu de cela, il baissa la tête en un salut poli et la salua.

« Bonjour Melle Adler. »

Vint le moment où la boule refaisait son apparition, augmentée en puissance à son apogée. Comment lui dire ? C’était la question qu’il s’était posé plusieurs fois déjà, pour finir par se dire qu’il n’y aurait jamais de bonne réponse. La vérité était dure, elle était abrupte et sanglante. Il ne pourrait jamais amoindrir la violence de leur séparation. Il ne pourrait rien y faire. Il ne lâchait plus ses grands yeux bleus, comme il en avait l’habitude quand il parlait à quelqu’un, il soutenait son regard.

« Je m’appelle Klaus. »

Petit subterfuge pour gagner du répit, pour se donner le temps, pour trouver le courage. Mais aussi pour éloigner la peur, celle du moment probable où elle partirait car elle penserait que tout cela n’était qu’une blague, une très mauvaise blague. Ne pouvant plus repousser la Révélation, il finit par lâcher, calmement, distinctement, son nom de famille.

« Klaus Adler. »

Il se laissa un très court instinct durant lequel sa respiration fut coupée, en attendant de voir comment elle allait réagir. Il s’imaginait à sa place. L’allemand aurait surement passé son pas, mais il n’avait pas grandi dans les mêmes conditions, pas ici, pas sans connaitre sa famille. Klaus reprit rapidement le contrôle, de peur qu’elle parte quand même, qu’elle le laisse seul avec son vide dans le ventre. Il voulait la ménager, ne serait-ce qu’un peu, alors il demanda.

« Je ne doute pas de l’impolitesse de mes prochains propos, ni de votre envie d’explications mais... Connaissez-vous un endroit où nous pourrions être plus tranquilles pour discuter ? »

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Avril Adler



MessageSujet: Re: I Must Be in a Good Place Now Dim 11 Nov - 16:24

L'homme ne répondit pas tout de suite. Bien sûr elle trouva cela suspect, surtout après les récents événements mais sa baguette n'était pas bien loin s'il fallait qu'elle fasse à nouveau démonstration de sa célérité et de sa vigueur d'esprit.

« Bonjour Melle Adler. »

Elle le jaugeait toujours, réservée. Pourquoi venir la chercher ici, sans s'annoncer, entouré de mystères? Et surtout pourquoi cet irrépressible besoin d'associer cet inconnu à l'image réconfortante de l'homme aux cheveux grisonnants? Il n'y avait rien chez ce jeune homme pour le lui rappeler. Il n'avait ni l'âge. Ni même les cheveux grisonnant d'ailleurs. Ses cheveux étaient d'un parfait noir corbeau, comme les siens.

« Je m’appelle Klaus. »

Klaus? Ca ne lui disait absolument rien de près ou de loin. Elle ne pensait pas pouvoir se rappeler d'un Klaus dont elle aurait pu attendre la visite ou qui aurait été susceptible d'avoir à traiter de quoi que ce soit avec elle. En fait pour tout dire, Klaus, ce n'était pas un prénom très commun en Angleterre, elle se serait forcément souvenue d'un Klaus. D'autant qu'elle avait bonne mémoire. Mais ce Klaus-là n'était pas un Klaus. C'était Klaus. Comme elle allait l'apprendre très vite.

« Klaus Adler. »

A côté d'Avril, la jolie blonde à qui "Klaus Adler" s'était adressée ne passa pas loin de la crise d'apoplexie et autour d'eux des oreilles et des yeux indiscrets se massaient, avides d'en savoir plus. A l'orphelinat, tous faisaient le même rêve qu'un jour, quelqu'un, ce Klaus par exemple, arriverait pour venir les emmener dans leur vraie famille où ils vivraient heureux pour toujours. Tout le monde le faisait ce rêve. Et tout le monde savait aussi que ça n'arrivait jamais. Avril la première.

Il devait probablement s'attendre à une réaction de sa part désormais, du moins à en juger par la tension qui s'était installée dans la pièce et par la façon dont il la regardait.

« Si c'est une blague elle est très mauvais goût Monsieur Adler. Je vous prierai de vider les lieux maintenant que nous avons bien ri. », maudit-elle d'un ton glacial comme elle s'apprêtait à le doubler pour laisser derrière elle ce grotesque plaisantin qui croyait la tenir par un vieux rêve d'enfant. Mieux valait pour lui qu'il obtempère sans insister ou le nom d'Adler lui laisserait un goût amer qu'il ne serait pas prêt d'oublier.

Il avait réussi en deux mots à faire ressortir cette autre Avril qui n'annonçait rien de bon pour personne sinon pour Avril qu'elle protégeait toujours si bien de tous les coups de la vie. Pourtant, l'homme ne semblait pas prêt de la laisser partir et dans son ventre elle sentait comme un noeud se former. Il lui semblait qu'elle manquait d'air, comme si ce qu'il avait pu dire avait pu avoir de l'importance au point de peser sur elle comme un poids sur sa poitrine.

« Je ne doute pas de l’impolitesse de mes prochains propos, ni de votre envie d’explications mais...»Elle s'était arrêtée juste à sa hauteur. Son menton fièrement relevé lui donnait quelque chose de terriblement hautain mais le regard qu'elle lui jeta éclipsa ce détail en une fraction de seconde... « Connaissez-vous un endroit où nous pourrions être plus tranquilles pour discuter ? »

Un mauvais plaisantin aurait-il insisté? Ce soit-disant Monsieur Adler venait de semer le trouble dans son esprit et voilà q'elle se prenait à douter. Elle n'osait pas lui accorder le moindre crédit mais il fallait qu'elle en ait le coeur net et quoi qu'il en soit au final, elle ne voulait pas que ça se passe devant tout les orphelins.

« Oui épargnons cette comédie grotesque à des enfants qui ont encore besoin de rêver. Suivez-moi Monsieur Adler. », siffla-t-elle tout bas.

Dans sa voix pourtant on pouvait percevoir l'emprunte du doute. Un tremblement très léger, insignifiant.

Elle prit la direction des escaliers puis de son ancienne chambre sus la mansarde qui avait aujourd'hui retrouvé ses fonctions de grenier grâce à de généreux donateurs. A peine eût-il passé la porte qu'elle donna un coup de baguette. Nul son ne sortirait de cette pièce. Ils étaient à présent parfaitement seuls.

« Je vous préviens, qui que vous soyez vraiment, ma patience a des limites et vous les avez déjà franchies. A votre place je ne m'enfoncerai guère plus avant sur ce chemin-là ou vous pourriez garder un amer souvenir du nom de Adler. », elle avait cette fermeté dans la voix de ceux qui sont nés pour le pouvoir. « Et si vous êtes l'auteur de cette sinistre farce de lundi dernier sachez qu'il faut un peu plus qu'un monstre de conte de fée pour m'effrayer. Soyez plus inventif, inutile de vous faire passer pour un parent éloigné ou je ne sais quoi. J'ai passé 26 ans de ma vie seule, il en faudrait bien plus pour m'attendrir. »

Elle s'attendait à tout désormais mais pas vraiment à la vérité. Parce que la vérité c'était un coup qu'elle n'était pas prête à parer ni à encaisser.

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Klaus Adler
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MessageSujet: Re: I Must Be in a Good Place Now Dim 11 Nov - 17:31

« Si c'est une blague elle est très mauvais goût Monsieur Adler. Je vous prierai de vider les lieux maintenant que nous avons bien ri. »

Klaus avait craint cette réaction qu’il trouvait tout à fait légitime. Il avait donc rapidement enchainé, de peur d’être repoussé. Maintenant qu’il l’avait retrouvé, il ne voulait pas être insistant mais, il voulait encore l’avoir auprès de lui un petit moment, même si elle ne le croyait pas le moins du monde.

« Je ne doute pas de l’impolitesse de mes prochains propos, ni de votre envie d’explications mais Connaissez-vous un endroit où nous pourrions être plus tranquilles pour discuter ? »
« Oui épargnons cette comédie grotesque à des enfants qui ont encore besoin de rêver. Suivez-moi Monsieur Adler. »

Il n’ajouta rien, ne jugeant pas le lieu propice à sa défense face au terrible juge qu’était Avril Adler. Elle avait du caractère et une très bonne répartie. Ils avaient peut être grandi loin de l’autre sans se connaitre, mais Klaus se dit à cet instant qu’ils allaient bien s’entendre. C’était bête, mais cela lui procurait une joie qui fit presque s’envolait la peur qu’elle ne le croie pas. Il se permettait de rêver, ce qu’il n’avait malheureusement jamais fait avant. C’était plutôt agréable, même si elle le prenait pour un mauvais plaisantin.
Klaus la suivit jusqu’au grenier et ne put s’empêcher de détailler l’endroit où sa sœur avait grandi. Il croisa quelques enfants qui le suivaient alors du regard. Leurs yeux étaient pleins d’espoir, comme si il s’attendait à repartir avec ce grand monsieur bien habillé et à avoir une vraie maison. Mais il ne le ferait pas et l’espoir partirait pour laisser place à la réalité de l’orphelinat. Pour lui, ce ne serait qu’un passage de sa vie, très rapidement passé puis oublié. Pour eux ce n’était qu’une scène qui se répété, un espoir bafoué.
Ils arrivèrent dans le grenier, et Klaus regarda sa sœur verrouiller la porte. Elle était maligne, et cela lui plus. Si il doutait, il y avait de cela encore une heure, de ne rien avoir en commun avec Avril, ce n’était maintenant plus le cas.

« Je vous préviens, qui que vous soyez vraiment, ma patience a des limites et vous les avez déjà franchies. A votre place je ne m'enfoncerai guère plus avant sur ce chemin-là ou vous pourriez garder un amer souvenir du nom de Adler. Et si vous êtes l'auteur de cette sinistre farce de lundi dernier sachez qu'il faut un peu plus qu'un monstre de conte de fée pour m'effrayer. Soyez plus inventif, inutile de vous faire passer pour un parent éloigné ou je ne sais quoi. J'ai passé 26 ans de ma vie seule, il en faudrait bien plus pour m'attendrir. »

Klaus regardait toujours Avril avec cet air patient qui lui allait si bien. Il nota mentalement la référence à un incident qui aurait eu lieu et se maudit de ne pas en avoir plus demandé à Gustav. Mais chaque chose en son temps, il y reviendrait plus tard. Il fallait commencer par lui expliqué la situation, puis après on passerait au potentiel complot. Klaus lâcha Avril du regard et sortit quelque chose de l’intérieur de sa veste. Un document soigneusement plié qu’il lui tendit, et comme pour souligner le silence pesant, il lui dit seulement une chose.

« Tenez. »

Il lui laissa un petit moment pour parcourir le document des yeux, puis il se lança dans les explications, aussi farfelues et incroyables qu’elles étaient, il ne pouvait que les énoncer comme cela étant donné que c’était tout simplement la vérité. Alors qu’il disait cela, il était toujours immobile, sa patience retrouvée et son don inné pour être écouté. Klaus Adler n’était pas quelqu’un qui parlait pour ne rien dire et cela se voyait à sa manière d’être.

« J’ai découvert ce document il y a à peu près deux semaines. Votre acte de décès Avril, autant vous dire que j’étais aussi surpris que vous devez l’être à cet instant. Je ne me doutais pas du tout que j’avais… une sœur jumelle. Dès que j’ai su j’ai fait mon possible pour essayer de vous retrouver. Je me doute que c’est quelque chose de difficile à croire, mais c’est pourtant la vérité. »

Il fit une pause et hésita entre donner un moment à Avril pour digérer cette Révélation et poursuivre. Il choisit la deuxième option, se disant qu’il ne servait à rien de la ménager, il valait mieux qu’elle sache tout maintenant plutôt que de répartir la douleur dans le temps. Il poursuivit donc, toujours posément et avec cette autorité naturelle qu’il lui donnait cet air sérieux qui allait si bien à cette conversation sérieuse.

« Quant à la mésaventure dont vous venez de me faire part et dont je ne connais les détails, je n’en suis point l’auteur, mais peut être la cause indirect, si en trouvant ce document j’ai lancé une menace sur vous. Ceci dit je crois savoir qui l’a manigancé, et si c’est bien celui auquel je pense, je crains bien que vous soyez en grand danger. »

Il tut le nom de l’auteur potentiel de l’incident dont parlait Avril précédemment volontairement, ne pouvant se résoudre à lui annoncer la terrible vérité. Il devait être sûr qu’elle encaissait déjà ca avant de poursuivre. Ne serait-ce que pour le rassurer lui. Son regard sombre et observateur l’étudiait, prenant soin à ne rien rater de ses réactions. Il voulait être sûr de ne pas la mettre mal à l’aise, et si elle avait besoin d’être seule, il partirait. Au final, mieux que des observations, il fit une pause pour lui demander. Bizarrement Klaus était naturellement sincère avec Avril, il ne ressentait aucune honte à lui demandait ouvertement les questions qu’il se posait.

« Je suis désolé de toutes ces… révélations. J’imagine que ce ne doit ni être facile à croire, ni être rassurant. Si vous préférez que je parte, ou qu’il vous faille un peu de temps, je le comprendrais. »

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Avril Adler



MessageSujet: Re: I Must Be in a Good Place Now Dim 11 Nov - 18:31

Elle prit les papiers qu'il lui tendait d'abord sans le lâcher du regard. Quand elle détourna enfin le regard ce fut plus pour ne pas tomber sous le charme magnétique de son vis à vis que pour vraiment reporter son attention sur ce qu'elle tenait entre les mains. Sterbeurkunde das Avril Adler indiquait le papier en question. L'entête et la calligraphie soignée laissait penser à un document officiel mais elle ne lisait pas l'allemand. Seul son nom, mentionné à plusieurs reprises l'interpellait. Elle apprenait d'ailleurs que ses parents lui avait donné un deuxième prénom. Isabella. C'était ridicule mais ce qui la touchait le plus ce sont c'était ces quelques lettres qui se couraient après et qui auraient dû la définir. Son doigt caressa les lettres avec douceur mais elle serra les dents. Elle était bien trop pudique pour se donner ainsi en spectacle.

Curieusement, ce fut la voix de Klaus qui lui permit de ne pas se laisser submerger. Elle se tendit, détachant le regard de ce papier qui pour elle ne voulait rien dire sinon un précieux témoin de sa venue au monde... ou plus vraisemblablement de la façon dont elle l'avait quitté... la révélation lui fit l'effet d'un coup de fouet. Ainsi donc quelqu'un lui en avait voulu au point d'avoir voulu faire croire à sa mort. Qu'avait-elle bien pu faire pour mériter cela? C'était ce que ses yeux bleus avaient l'air de demander à Klaus. Elle ne l'interromprait plus désormais. Si elle trouvait seulement les mots pour répondre ils pourraient se compter chanceux.

« Quant à la mésaventure dont vous venez de me faire part et dont je ne connais les détails, je n’en suis point l’auteur, mais peut être la cause indirect, si en trouvant ce document j’ai lancé une menace sur vous. Ceci dit je crois savoir qui l’a manigancé, et si c’est bien celui auquel je pense, je crains bien que vous soyez en grand danger. »

Les menaces de Sibylle Trelawney trouvaient là écho dans les mots du jeune homme. Non, dans les mots de son frère. Son jumeau. Elle le détaillait à nouveau comme elle n'avait jamais détaillé personne. Son allure. Son visage. Ce regard sûr. Sa voix posé et basse comme elle les aimaient. Tout en lui lui était attachant. Et si elle n'avait pas eu tant de retenue, elle serait immédiatement allée se blottir dans ses bras comme l'enfant perdue qu'elle était en priant qu'il reste dans sa vie. Etait-ce seulement avec cette intention qu'il était venu à sa rencontre? Rien ne permettait de le dire. En vérité, elle ne voulait pas y croire. Pourquoi l'aurait-elle fait? Pour le voir disparaître ensuite et s'en mordre les doigts? Non. Pas elle.

Enfin, elle détourna le regard, l'image de Klaus gravé dans sa mémoire. Elle serrait les dents pour étouffer le flot d'émotion quand il demanda :

« Je suis désolé de toutes ces… révélations. J’imagine que ce ne doit ni être facile à croire, ni être rassurant. Si vous préférez que je parte, ou qu’il vous faille un peu de temps, je le comprendrais. »

Il y eut un long silence là dessus.

« Je... je préférerais que vous restiez. », confessa-t-elle avec difficulté. Elle ne pouvait pas lui parler de ce vide en elle qui ne demandait qu'à ce qu'il vienne le combler. Elle ne pouvait pas faire confiance si aisément, « Je... je n'ai aucune notions d'allemand... », précisa-t-elle comme pour justifier sa demande.

Elle fit un pas en sa direction. Rien qu'un. Avant de demander :

« Mais... vous n'êtes sans doute pas venu jusqu'ici seulement pour moi, Klaus... », elle avait une façon particulière de prononcer ce prénom. Ça n'avait rien à voir avec son anglais. C'était plutôt qu'elle semblait en détailler chaque lettre. Ou peut-être était-ce parce que c'était la première fois que cette bouche le prononçait. « Qu'est-ce que je peux faire pour vous ? »

Sa voix s'était faite plus hésitante soudain. Il n'était plus question de le mettre dehors. Elle avait tant de questions qu'elle ne pouvait pas encore poser. La première comment était-elle arrivée dans cet orphelinat miteux? Pourquoi avoir fait croire à son décès? Pourquoi lui en vouloir à ce point après 25 ans? Oui, cela faisait un peu plus d'une question. Mais ces questions-là, elle ne pouvait pas les poser qu'à quelqu'un qui était venu pour elle et uniquement pour elle. Mais ça, elle n'y comptait pas. Sans aucune rancune d'ailleurs. Le pauvre ne lui devait rien. Il n'était pas responsable de ce vide qui l'habitait, et elle ne pouvait pas non plus lui demander de le combler, de l'habiter pleinement comme il aurait toujours dû le faire.

Son regard fuyait celui de Klaus, de peur de s'y noyer, de peur de le pleurer quand il partirait, lui qu'elle ne connaissait même pas. Depuis combien de temps n'avait-elle pas pleuré? Bien longtemps.


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Klaus Adler
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MessageSujet: Re: I Must Be in a Good Place Now Dim 11 Nov - 19:16

Il ne s’en rendit pas compte, mais il retint son souffle jusqu’à ce que sa sœur lui réponde. Le nœud qu’il avait au ventre se tordit plus que jamais, et il aurait presque pu se plier d’angoisse à cet instant précis. Il l’avait attendu toute sa vie, comme si, inconsciemment, il avait su que quelque chose lui manquait, et si elle le rejetait aujourd’hui... Il ne voulait même pas l’imaginer. L’allemand resta pourtant toujours aussi immobile, patient, rien ne pouvait le trahir si ce n’était ce souffle coupé. C’était un problème typiquement Adlerien de ne jamais rien montrer, une de leur plus grande force certes, mais une de leur plus grande barrière aussi.

« Je... je préférerais que vous restiez. Je... je n'ai aucune notion d'allemand... »

Il se remit à respirer, profondément rassurer par cette réponse. Klaus aurait aimé qu’elle lui demande de rester pour autre chose que pour avoir le rôle de traducteur. Il aurait aimé qu’elle veuille le connaitre, tout simplement, qu’ils rattrapent le temps perdu, mais le rôle de traducteur lui suffisait pour l’instant. Et puis au fond de lui, déjà en train de se tisser, le lien entre eux lui disait qu’il y avait plus que cela, qu’elle aussi voulait le découvrir. Quelque chose dans son attitude se fit un peu plus relaxé, quelque chose que seul elle pouvait percevoir, parce qu’ils étaient unis par quelque chose plus fort que le sang, résistant à la distance et inaltérable.

« Mais... vous n'êtes sans doute pas venu jusqu'ici seulement pour moi, Klaus... Qu'est-ce que je peux faire pour vous ? »

Ce n’était pas dans ses habitudes de s’ouvrir. Klaus était en fait plus habituer à mentir, à cacher les faiblesses et à se montrer sous son meilleur jour. Dans son milieu c’était quelque chose de vital, si on ne voulait pas être mangé il fallait être irréprochable. Pourtant lorsqu’Avril lui demanda ca, l’allemand ne pu trouver d’autre chose à dire que la vérité. Il ne voulait dire que la vérité à ce double féminin aux grands yeux bleus.
Comme si les mots peinaient à sortir, par manque d’expérience en la matière, Klaus se sentit gêné. Il se sentait pourtant obliger de lui dire qu’il était venu pour elle, seulement pour elle. Pour la connaitre et rattraper le temps perdu, mais maintenant il voulait aussi la protéger du danger qu’il lui avait apporté en trouvant le fameux acte de décès. Il ne s’imaginait pas en faire autrement. Il ne s’imaginait pas partir et ne plus jamais la revoir. La boule dans son ventre tourbillonnait encore, il comprit qu’elle ne partirait jamais vraiment avant qu’il lui ai dit cela. Il voulait être son frère et être là pour elle.

« J’avais dans l’idée que nous… rattraperions le temps perdu. J’aimerais beaucoup vous connaitre Avril. Et vous aidez, après tout… Vous êtes ma sœur. Ma jumelle. »

Son autre moitié.

« Et puis… J’imagine que vous voulez des réponses. Il est de mon devoir de vous donner toutes ces réponses que vous attendez. »

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Avril Adler



MessageSujet: Re: I Must Be in a Good Place Now Dim 11 Nov - 20:13

« J’avais dans l’idée que nous… »

Suspendue à ses lèvres, Avril aurait pu terminer cette phase à sa place dans le temps de l'hésitation. Que nous rattrapions le temps perdu...

« rattraperions le temps perdu. J’aimerais beaucoup vous connaitre Avril. Et vous aidez, après tout… Vous êtes ma sœur. Ma jumelle. »

Leur regard se retrouvèrent comme pour finir de nouer ce quelque chose qu'on leur avait enlevé. Elle sentit le poids sur sa poitrine disparaître, et fit les quelques pas qui les séparaient encore. Mais ce fut d'abord tout. Plus près de lui, elle apprenait ce visage comme si elle avait peur de passer encore à côté de quelque chose. Sa soeur. Sa jumelle. Son frère.

« Et puis… J’imagine que vous voulez des réponses. Il est de mon devoir de vous donner toutes ces réponses que vous attendez. »

Elle retint son souffle un instant avant de se lancer. Elle qui n'avait jamais cillé devant aucun homme. Généralement c'était elle qui leur coupait le souffle avec ses grands yeux bleus. Sa main n'avait jamais tremblé mais elle tremblait en prenant celle de Klaus Adler. Elle n'avait jamais baissé les yeux mais elle les baissait aujourd'hui pour regarder cette main qu'elle serrait tout doucement entre les siennes.

« Je vous ai tant souhaité Klaus... », lui dit-elle avec un sourire gêné, « ... alors il n'y a pas de questions ... »

Mais les sanglots étranglaient sa voix. Les larmes ne coulaient pas pour autant mais elle posa doucement son front contre son épaule, elle qui ne laissait jamais passer le moindre signe de faiblesse.

« je vous ai tant souhaité... », répéta-t-elle tout bas pour eux seuls.

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Klaus Adler
HERITIER DU DUCHET DE SCHWARZWÄLDER.



MessageSujet: Re: I Must Be in a Good Place Now Dim 11 Nov - 20:49

Avril s’était rapprochée de lui, mais il n’avait pas bougé. Peut-être de peur que le rêve s’estompe dès qu’il esquisserait un mouvement. Elle lui prit la main et il fut parcouru par un frisson bizarre. La boule dans son ventre était partie, et avait laissé la place à un bien être dont il n’avait pas l’habitude. C’était agréable, mais aussi bizarre. Il avait une sensation de vulnérabilité, parce qu’il avait enfin trouvé quelqu’un sur qui il sentait pouvoir compter, et cela entièrement.

« Je vous ai tant souhaité Klaus... alors il n'y a pas de questions ... »

Son cœur ne fit qu’un bon et le bien-être s’entendit dans tout son être. Loin d’être repoussé comme il se l’imaginait, Avril semblait ressentir la même que lui avait ressenti toute sa vie. Pour elle c’était bien entendu plus compréhensible, étant « orpheline », mais pour lui c’était tout autre chose. Quelque chose d’inexplicable.

« je vous ai tant souhaité... »

Ces paroles l’apaisaient. Et Klaus lâcha la main d’Avril pour finir pour l’entourer de ses bras. Comme un frère qui rassurerait sa sœur. Comme un frère qui rassure sa sœur. Qui la soutient pendant les périodes difficiles et qui est là pour elle. Il se sentait à sa place et ne voulait plus la quittait. Il en avait perdu les mots, il ne trouvait rien à dire pour décrire cette sensation. Le silence, au final, était bien plus expressif que le reste. L’allemand s’oublia dans cette étreinte qui ne pouvait pourtant pas être éternelle. Lorsque le silence eut fini d’apporter son lot d’émotions, il se recula légèrement, pour voir Avril, tout en la gardant dans ses bras.

« Et moi je vous ai tant espérer Avril. »

Il lui sourit d’un sourire sincère, ce qu’il ne lui était arrivé que très rarement, et ce qu’il offrit à Avril dès leur première rencontre. Il était heureux à cet instant précis, vraiment heureux.

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