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New York! New York...

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Myfanwy Flynn



MessageSujet: New York! New York... Jeu 19 Juil - 20:14

- Tu as bien compris Myfanwy?
- Je regarde des deux côtés avant de traverser puis je sonne..., la petite lilliputienne rousse fronça les sourcils avant de se reprendre, ... je regarde des deux côtés je traverse et je rentre parce que la porte est ouverte et puis je prends l'ascenseur, je monte au 10e, je sors, et je vais au bout du couloir et là je sonne.

Mademoiselle Pinson esquissa un très large sourire, le genre que vous ne servez qu'à des individus de moins de 8 ans, avant de pousser la petite fille vers un tableau représentant une rue new-yorkaise. Pour son âge, Myfanwy était très cultivée. Elle ne pouvait donc qu'être sceptique quant au bonheur sans tâche qui l'attendait de l'autre côté du tableau, dans une ville que l'on surnommait affectueusement "La Grosse Pomme". Jamais rien de bon n'était sorti d'une pomme, Myfanwy le savait mieux que quiconque.

Mais la petite fille était une aventurière. La digne progéniture de sa mère/père. Elle ne pouvait donc pas s'accrocher à la jupe de Mademoiselle Pinson et couiner qu'elle n'avait pas tant envie d'y aller que ça chez sa fameuse tante Ivy. D'ailleurs ce n'est pas à vous que je l'apprendrais, dans les histoires, les tantes et les oncles sortis d'on ne sait où n'appelle jamais rien de bien. Le Comte Olaf par exemple! Vous n'avez pas lu les Orphelins Baudelaire vous. Mais Myfanwy si.

Elle prit une grande inspiration, gonflant ses joues comme si elle s'apprêtait à faire son baptême de plongée sous marine, puis elle franchit le tableau d'un seul pas. En se retournant il n'y avait plus l'orphelinat derrière elle. Un immense panneau lumineux montrait une femme avec un grand chaperon rouge qui grimpait sur une pyramide de pomme pour en cueillir une qui flottait au dessus des autres. Une pomme tient... des centaines de pommes...

- Ça s'annonce mal Moupi..., souffla Myfanwy en faisant une petite moue renfrognée.

D'une façon un peu comique, elle retroussa les manches de son imper jaune poussin et traversa la rue. Ce n'est qu'arrivé au milieu du passage clouté qu'elle se rendit compte qu'elle n'avait pas regardé à droite et à gauche comme avait insisté Mademoiselle Pinson. Est-ce que c'est si grave que ça? se demanda la lilliputienne en se plantant au milieu de la route.

...

Rien ne se passa. Myfanwy préféra presser le pas avant que quelque chose ne lui tombe sur le bout du nez inopinément. La porte était effectivement entrouverte. Il y avait une liste de nom sur le bord du mur avec des petits boutons en métal, elle se demandait bien à quoi ça pouvait servir mais mieux valait ne pas se lancer dans ce genre d'expériences. Elle détaillait tout de ces grands yeux noisettes, la moquette, le lustre dans le hall d'entrée et l'ascenseur en face d'elle.

Les portes s'ouvrirent comme elle appuyait sur le bouton, pourtant Mademoiselle Pinson lui avait dit qu'il faudrait attendre un petit peu. C'est à ce moment-là que ça lui revint! Terreur dans l'Ascenseur !! Le sixième livre de Lemony Snicket (encore les orphelins Baudelaire). Décidément cette histoire ne sentait pas bon. Myfanwy commençait vraiment à appréhender sa rencontre avec la tante Ivy.

Si ça se trouvait, ce serait une vieille mégère qui la ferait travailler dans une tour où elle laisserait ses cheveux pousser indéfiniment et les crapaux tout envahir! Ou alors c'était une moyenne vieille femme qui allait essayer de s'enrichir "sur son dos". Notre lilliputienne n'avait jamais trop compris les expressions qui se passent "dans le dos". Les adultes faisaient de drôle de chose parfois. C'est vrai. Ca vous serez venu à l'idée à vous de vous enrichir "sur le dos" de quelqu'un d'autre, ou même sur votre propre dos ! Peut-être que tout cela allait se finir dans un cirque. Si c'était ça, c'était le truc le plus cool auquel elle avait pensé depuis que Mademoiselle Pinson lui avait annoncé qu'elle allait vivre à New-York.

Myfanwy dut se hisser sur la pointe des pieds pour enfoncer son doigt sur le petit bouton en métal qu'il y avait à côté de la porte marquée 1302. Un bruit désagréable retentit. Puis rien. Puis la porte s'ouvrit.

Ahem. Bonjour madame, monsieur, je m’appelle Myfanwy et je suis votre nièce. Pouvez-vous m'accueillir chez vous jusqu'à mes 18 ans ?

Lorsque Mademoiselle Pinson lui avait dit de rédiger un petit texte d'introduction et de s'appliquer parce qu'il serait la première impression qu'elle ferait à sa tante, Myfanwy s'était particulièrement appliquée. Elle s'était même dit que mettre "madame, monsieur" ça ferait plus adulte et que si jamais sa tante Ivy était mariée avec un Comte Olaf, ça ferait toujours mieux qu'il se sente concerné lui aussi.

Mais après coup...

Ahem. Madame, madame.

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Tout conte de fées est issu des profondeurs du sang et de la peur.
Franz Kafka
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Jayden Mcgregor
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MessageSujet: Re: New York! New York... Dim 22 Juil - 17:23

    Ivy était ravis. On était samedi, elle allait ENFIN pouvoir faire ce qu’elle aimait. Pas de « Oui, que puis-je faire pour vous aider ? » aujourd’hui. Pas de tailleur jupes et de talon haut inconfortable. Aujourd’hui, elle ne travaillait pas. Aujourd’hui elle allait pouvoir passer la journée à regarder des séries télé ! Ivy en avait rêvé toute la journée. Si les autres filles planifiaient leurs temps libres en prévoyant des sorties à la plage ou en boite de nuit, la jeune Geek elle adorait rester trainer chez elle. Quand on a une vie sociable presque autant intéressante qu’une lobotomisé dans une maison de repos, autant trouvé quelque chose à faire qui nécessite aucun contact avec le genre humain. Oh Ivy avait bien quelques amis, mais ils se trouvaient pour la plupart dans une autre ville, si ce n’était dans un autre pays. Confortablement vautré sur son canapé lit elle était décidé à ne pas mettre le nez dehors. Un bol de pop corn sur ses genoux elle regardait avec un vif intérêt le dernier épisode de TVD–the Vampire Diaries pour les incultes – comme s’il s’agissait de la messe.

    Quand tout à coup elle entendit sa sonnette d’entrée retentir. La jeune fille poussa un juron, la dernière chose dont elle avait envie était d’ouvrir. Elle soupira, jeta un coup d’œil à la porte puis à la télé. Fallait-il vraiment qu’elle se lève ? Bon ok il s’agissait d’un épisode téléchargé et elle avait donc tout le loisir de le mettre sur pause sans rien manquer, mais c’était par principe ! Un épisode de série ça ne s’arrêtait pas dans en plein milieu. La personne qui se trouvait derrière la porte avait de grande chance de se faire incendier ! Soupirant de nouveau, la brunette se leva alors et se dirigea vers la porte. Elle l’ouvrit et ne voyant personne elle baissa les yeux et tomba nez avec une fillette que se présenta comme être… Sa nièce ! Sans plus attendre Ivy, referma la porte, le choc de la nouvelle étant trop grande. Un regard vers la télé, elle hésita a retourné la regarder. Elle cola son oreille contre la porte pour savoir si l’enfant était toujours là sans avoir à l’ouvrir. « Ahem. Madame, madame. ». Elle était toujours là… Ivy rouvrir la porte, pas vraiment rassuré. « J’ai pas de Nièce ! » se contenta-t-elle de dire et elle referma la porte. Cette fois elle se dirigea vers son canapé, les séries ça n’attend pas !

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Myfanwy Flynn



MessageSujet: Re: New York! New York... Dim 22 Juil - 19:37

La porte s'ouvrit sur une Blanche Neige en chair et en os... et se referma aussi sec. Myfanwy rentra la tête dans les épaules, fermant les yeux d'instinct comme si elle allait se prendre la porte dans le nez. Pendant un bref instant elle eut une hésitation. Mademoiselle Pinson avait bien dit qu'il ne lui restait que ce parent-là avant l'orphelinat. Non pas que notre petite lilliputienne ait des a priori sur les orphelinats mais dans les contes de fées, dès qu'il y avait un orphelinat, le conte tournait au misérabilisme.
D'un autre côté, depuis qu'elle avait mis les pieds à New York, tout semblait lui crier de prendre ses jambes à son coup. Le conte de Blanche Neige avait toujours été celui que Myfanwy craignait le plus. Entre les poisons, la méchante sorcière, le chasseur, le cercueil de glace... les chances de survie de la petite rousse dans ce conte étaient... infinitésimale. D'un autre côté dans le conte Blanche Neige était la gentille de l'histoire.

La porte se rouvrit brièvement.

« J’ai pas de Nièce ! »

La porte claqua à nouveau. Myfanwy ouvrit la bouche... Elle attendit cinq secondes pour voir ce qu'il allait se passer mais après un petit moment, elle se dit que c'était le signe par excellence qu'il ne fallait pas qu'elle reste dans une ville que l'on surnommait la grosse pomme.

Elle s'apprêtait à rebrousser chemin quand un coup d'oeil par la fenêtre la refroidit immédiatement. Le ciel s'était couvert tout d'un coup et des petits flocons minuscules commençaient une lente descente vers New York. En plein mois de Juillet. La malédiction c'était déjà activée, pas question de sortir en pleine nuit, ne serait-ce que pour traverser la rue.

De nouveau devant la fameuse porte de la tante Ivy, la petite fille se hissa sur la pointe des pieds pour appuyer sur la sonnette. Comme la porte ne s'ouvrait pas, elle réitéra l'opération à plusieurs reprises par intervalle de cinq minutes jusqu'à ce que la porte s'ouvre.

« Est-ce que je peux dormir chez vous ? »

Après tout, Blanche-Neige était la gentille... en général.

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Jayden Mcgregor
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MessageSujet: Re: New York! New York... Lun 23 Juil - 19:54

      Ivy était retournée devant son épisode de série télé avec la ferme intention de ne plus bouger. Lorsque la sonnette retentit de nouveau, elle attrapa la télécommande et augmenta le son pour ne pas l’entendre. Elle voulait bien se lever pour aller ouvrir mais elle n’avait pas envie ! Toutefois alors qu’elle aurait dût se concentrer sur son programme, elle ne pensait qu’à une chose : je suis votre nièce ! Et si c’était vrai ? Bon c’était le genre de truc que l’on ne voyait que dans les films, mais les filles qui sont capables de transformer l’homme qu’elles aiment en pierre avec un seul baiser ça aussi ça n’existait que dans les films ! Et pourtant… Ivy avait beau être une grosse accro d’audiovisuel, elle n’était pas une fille insensible. C’était d’ailleurs plutôt l’inverse, en général on la trouvait plutôt gentille. Elle poussa un soupir et éteignit la télé. Elle se leva et ouvrit la porte. « Entre » dit-elle à la petite fille avec un sourire qui se voulait rassurant. Ivy écarquilla les yeux de surprise quand elle se rendit compte que dehors il commençait à neiger. Inquiète que la petite prenne froid – peu importe qui elle était – elle rajouta « vite » et referma la porte derrière elle. A peine l’enfant fût rentré que la sonnette retentit de nouveau. Ivy eut un regard envers l’enfant, l’interrogea avec celui-ci pour savoir si elle attendait quelqu’un. Elle ouvrit la porte et se retrouva nez à nez avec une veille dame aux airs sympathique qui portait des boites. « Bonjour, je vend des tartes aux pommes pour la maison de retraite. Vous voulez bien m’en acheter une ? » « Bien sûr » s’empressa de dire la jeune flynn…

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Myfanwy Flynn



MessageSujet: Re: New York! New York... Lun 23 Juil - 20:38

Finalement peut-être que le conte qui se commençait s'insinuer sur la cinquième avenue de New-York n'était pas Blanche-Neige mais plutôt le petit poucet, ou pire la petite fille aux allumettes. Myfanwy espérait bien que non parce qu'elle détestait la petite fille aux allumettes. Mais que faire d'autre qu'attendre comme un petit chat perdu sur le paillasson. De l'autre côté de la porte, il y avait des voix. Une grosse voix. Peut-être que la tante Ivy était mariée avec un ogre et que c'était pour ça qu'elle ne voulait pas d'elle chez elle. Les ogres mangent les enfants c'est bien connu.

Tout d'un coup la porte s'ouvrit.

« Entre .Vite »

Oui c'était exactement comme dans le petit poucet où les garçons entrent en douce. Méfiance. Myfanwy passa la tête par la porte, sans trop répondre à l'impératif d'urgence auquel semblait tenir sa tante. Elle ne voulait pas que l'ogre la voit.

A peine était-elle entrée que quelqu'un tapa à la porte. L'ogre ! Myfanwy se figea. Vite! Il fallait qu'elle trouve une cachette. Sous la table par exemple. Mais il n'y avait pas de nappe, on la remarquerait tout de suite. Sa tante Ivy ne lui laissa de toute façon pas le temps de disparaître qu'elle avait déjà ouvert la porte. La sorcière !
Myfanwy n'avait pas besoin de s'approchait ni de lui demander ce qu'elle voulait. La sorcière des contes de fée était presque toujours la même quand elle se montrait sous sa vraie apparence même quand ce n'était pas vraiment la même.

Une vieille taupe le dos cassé en deux avec le nez et le menton qui cherchaient à tout prix à se rejoindre. Une soit-disant mauvaise vue, et un éternel châle sur les épaules. Cette fois si il était noir et il avait l'air doux et très confortable.

« Bonjour, je vend des tartes aux pommes pour la maison de retraite. Vous voulez bien m’en acheter une ? »
« Bien sûr »
« Noooooooooon! »

La petite rouquine se précipita sur la porte, qui claqua dans son dos, les yeux exorbités!

« Il ne faut JAMAIS lui parler ! On aurait pu MOURIIIIR!!! », sermonnait l'enfant avec l'emphase de son âge.

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Jayden Mcgregor
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MessageSujet: Re: New York! New York... Lun 23 Juil - 21:04

    Quand Ivy accepta la tarte aux pommes, l’enfant sembla complètement paniquée et ferma la porte, sous le regard abasourdis d’Ivy. Apparemment elles étaient en danger ! Elle n’y comprenait absolument rien ! « A cause d’une tarte au pomme ? » lui demanda-t-elle pas du tout convaincu en haussant un sourcil. C’était extrêmement mal polis de fermer la porte au nez comme ça ! Surtout à une veille dame ! Du coup, ne prêtant pas attention aux recommandations de la rouquine elle ouvrit la porte. Personne… On ne pouvait même pas apercevoir la veille dame au loin, c’était comme si elle avait disparu. Etrange… La jeune Flynn ferma la porte et se tourna vers la petite, repensant à son angoisse envers la veille. « Mais t’a quel âge au juste ? ». C’était les très jeunes enfants qui avaient des peurs irrationnels. Ivy s’accroupit alors pour faire face à l’enfant, les mains sur ses genoux, elle la regarda avec un air attendrissant. « Faut pas avoir peur de la vilaine dadame. Les monstres ça n’existe pas poussin. » Bon okays Ivy avait sûrement autant d’instinct maternelle qu’une courgette, mais au moins elle avait essayé. Ce n’était pas qu’elle n’aimait pas les enfants, c’est qu’elle n’en voyait pratiquement jamais. Elle n’en avait jamais élevé et pensait bien n’avoir jamais à le faire. « Tu t’appelle comment ? Et qui est tu ? » Ce n’est pas qu’Ivy était contre l’idée d’accueillir une enfant en plein milieu de la nuit mais ce n’était quand même pas banal ! « Tu es la fille de mon frère ? Mais où est ta mère ? »

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Myfanwy Flynn



MessageSujet: Re: New York! New York... Mar 24 Juil - 6:16

« A cause d’une tarte au pomme ? »
« Tu n'as jamais lu de contes de fées? »

Décidément. Sa tante n'avait pas l'air de comprendre la gravité de la situation. Pourtant les signes étaient là, évidents.
Par chance lorsque la tante Ivy rouvrit la porte, la sorcière avait disparu. Forcément puisque tout ce qui l'intéressait été de refourguer sa "tarte aux pommes", il lui importait peu qu'Ivy ait payé ou non. D'ailleurs, dans le dos de sa tante, la petite fille avait saisi l'objet du futur crime pour s'en débarrasser... oui mais où? Myfanwy ne connaissait pas la maison. En attendant elle pouvait bien le pousser son ce meuble. Juste là.

Ivy revint vers elle et s'accroupit pour être à sa hauteur. Myfanwy avait l'habitude qu'on fasse ça puisqu'elle était minuscule même pour son âge. Son père lui avait toujours dit qu'elle finirait par pousser tout d'un coup.

« Mais t’a quel âge au juste ? »
« Six ans, 22 jours, 4 heures et 36 minutes. A peu près...
« Faut pas avoir peur de la vilaine dadame »
«La vilaine dadame?! », c'était la bérézina ! sa tante Ivy ne la prendrait jamais au sérieux si elle croyait bon de lui parlait comme à un gnoll des marais!
« Les monstres ça n’existe pas poussin. »
« Mais siiii! Si!, dans une seconde Myfanwy allait se vexer. Comment pouvait-on croire que les monstres ça n'existait pas ?! « Déjà il neige. En plein été. Et une vieille sorcière vient sonner à ta porte? A 22h ! Pour te vende des pâtisseries dans une grande ville?! Et en plus tu as les cheveux noirs et la peau blanche... Et toi tu lui ouvres? Tu ne trouves pas ça bizarre!»

Pour Myfanwy cette explication se suffisait à elle même.

« Tu t’appelle comment ? Et qui est tu ? »
« Je te l'ai dit! Je m'appelle Myfanwy et je suis ta nièce.»
« Tu es la fille de mon frère ? Mais où est ta mère ? »
« Ben c'est ton frère ma mère... »

Alors là Myfanwy tombait des nues. C'était logique pourtant non?



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Jayden Mcgregor
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MessageSujet: Re: New York! New York... Mer 25 Juil - 19:08

    « J’ai regardé Once Upon a time, ça compte ? » lui demanda-t-elle avec une légère grimace. Et puis quel était le rapport entre les contes de fée et cette histoire de vieille dame ? Ivy ne tarda pas à prendre en compte l’âge de l’enfant qui lui faisait face et à lui posait diverse questions. Elle tenta de la rassurée en affirmant que les monstres n’existaient pas, mais la petite rouquine réagit alors vivement.

    « Mais siiii! Si! Déjà il neige. En plein été. Et une vieille sorcière vient sonner à ta porte? A 22h ! Pour te vende des pâtisseries dans une grande ville?!» « Quoiiii ??? Il est DEJA 22h ??? » . Ivy tombait des nues. Elle avait passée toute la journée à regarder la télé, aussi le temps était passé à une vitesse folle. Ce qui expliqua aussi pourquoi elle n’avait était méfiante vis-à-vis de la veille dame, elle ignorait totalement qu’il était aussi tard. « Et en plus tu as les cheveux noirs et la peau blanche... Et toi tu lui ouvres? Tu ne trouves pas ça bizarre!» « Qu’est-ce que la couleur de mes cheveux vient faire la dedans ? » demanda Ivy qui ne comprenait vraiment pas où la gamine voulait en venir. Cette dernière lui annonça alors que… un truc incompréhensible ! Ton frère c’est ma mère…. Certes ! La phrase de Myfanwy n’avait vraiment aucun sens. « Quoi ??? Comment s’appelle ton père ? Anaël Flynn ? »

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Myfanwy Flynn



MessageSujet: Re: New York! New York... Dim 5 Aoû - 10:31

« J’ai regardé Once Upon a time, ça compte ? »

Ça c'était la réponse la plus bizarre que Myfanwy pouvait espérer. La petite fille fronça les sourcil

« regardé ? Comment ça regardé? Il faut les lire les contes... pas les regarder... d'habitude. Non? »

Elle elle n'avait jamais regardé de conte de fées, et elle ne voyait absolument pas ce qu'on pouvait apprendre en regardant un conte de fées... mais peut-être que sa tante savait des choses que Myfanwy avait toujours ignorées jusque là.
La suite de la conversation ne fut cependant pas plus éclairante.

« 22h précises. », assura la petite fille qui voyait sa tante interloquée. Comment pouvait-on être surpris qu'il soit 22h à 22h? Myfanwy ne voyait vraiment pas ce qu'il y avait de si surprenant ni de si grave dans cette découverte. Elle dépassait un peu l'heure d'aller se coucher mais à par ça...

Finalement elles en vinrent à un point intéressant :

« Quoi ??? Comment s’appelle ton père ? Anaël Flynn ? »
« Ben oui. », c'était au tour de Myfanwy d'être interloquée, elle ne pouvait pas s'imaginer que sa tante puisse ne pas être au courant pour Anaël, « Enfin c'est pas mon vrai père vu qu'il m'a mise au monde, c'est plus ma maman, mais le jour ça aurait fait trop bizarre de continuer de l'appeler maman alors que c'était un garçon. Tu trouves pas ? En tout cas c'est ce qu'il disait toujours. Mais dès que le soleil se couchait je pouvais re-l'appeler maman. Puisque c'était une fille. »

Clair comme de l'eau de roche vous ne trouvez pas?

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MessageSujet: Re: New York! New York... Sam 11 Aoû - 13:59

    Ivy n’arrivait pas à savoir ce qui était le plus grave. Ce découvrir du jour au lendemain maman du enfant de six ans en sachant pertinemment être incapable de s’en occuper, ou se rendre compte que cet enfant est incompréhensible, comme bloquer dans son monde, débordant d’imagination. La maudite n’avait pas compris un traitre mot de ce que sa nièce venait de lui raconter. Elle hésitait à lui dire la vérité prenant le risque de la vexer et la faire pleurer ou faire semblant comme les parents qui ne trouvent pas choquant qu’un doudou mange et dorme. « Myfanwy je crois qu’il est grand temps pour toi d’aller au lit » lui dit-elle simplement avec un sourire rassurant, ne la jugeant pas sur ce qu’elle venait de dire mais ne la prenant pas non plus au sérieux. « Va t’allonger dans mon lit, je vais essayer de te trouver un doudou. » Ivy n’avait pas vraiment son brevet de maman exemplaire mais elle connaissait deux trois truc sur les enfants. Enfin vite fait. Ses connaissances étaient minimes. Limiter à la survie. Elle savait notamment que si elle voulait avoir ses 8h de sommeil nécessaire pour qu’elle garde son calme et ne soit pas grognon toute la journée, Ivy devait donner une peluche à l’enfant, sinon elle ne fermerait jamais l’œil. Le problème c’est que les peluches ce n’était pas vraiment l’objet à la mode niveau décoration. Résultat Myfanwy ne tarda pas à se retrouver dans le lit avec un Sony l’hérisson bleu entre les bras sans qu’elle n’ait rien demandé. La sorcière s’allongea à côté d’elle et ne tarda pas à s’endormir…

    Lorsqu’Ivy ouvrit les yeux elle fût persuader que l’arrivée de Myfanwy dans sa vie n’était qu’un rêve, aussi lorsqu’elle vit l’enfant dans son lit elle poussa un cri ! Pas terrible comme réveil… La jeune Flynn s’était raidit et regardait Myfanwy comme si elle ne l’avait jamais vu avant de se rappeler des évènements de la veille. Elle poussa un soupir de soulagement, essayant de faire taire son cœur qui battait la chamade. « Tu as bien dormit ? » demanda-t-elle innocemment.

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Myfanwy Flynn



MessageSujet: Re: New York! New York... Sam 11 Aoû - 15:21

A la fin de sa première soirée à New York, Myfanwy était décontenancée. Sa rencontre avec la tante Ivy avait juste été pour le moins bizarre... Mais bon, Myfanwy n'était pas une gamine contrariante. Elle avait même accepté de dormir avec une drôle de peluche bleue dont elle aurait bien été incapable de dire quel animal elle représentait. Myfanwy n'avait plus de peluche depuis plus d'un an. Elle était grande! Mais elle n'avait rien dit. La peluche avait juste finie pleine de bave de dragon car oui, Moupi, le passager clandestin de cette histoire, était lui très fan de la peluche.

Le lendemain matin, sa tante la réveilla d'un grand cri suraigu. Étrange réveil matin. La petite fille se redressa d'un bon dans le lit ouvrant de grands yeux en soucoupe.

« Tu as bien dormi ? »
« ... », la petite fille clignait des yeux, si c'était un conte de fées, elle ne connaissait pas. « euh...oui ? »

Myfanwy sauta du lit après avoir jeté un coup d'oeil dans les draps pour être sûr que Moupi était allé se cacher bien avant que sa tante n'entre dans la chambre. Notre lilliputienne sauta du lit pour mettre les pieds dans ses petites pantoufles lapin assorties à son pyjama.

Quand elle arriva dans la pièce principale, elle la trouva exactement identique à la pièce qu'elle avait quittée la veille, aussi, une question s'imposait :

« Tu veux quoi pour le petit déjeuner ? »

Ben oui, s'il n'était pas prêt il fallait bien le faire non? Sa maman lui avait toujours dit que les choses ne se faisaient pas toutes seules. Bien sûr la plupart du temps quand elle était encore là, elle lui faisait le petit déjeuner pour son réveil et quand il n'était pas déjà fait, elles le préparaient toutes les deux. Myfanwy aimait bien ça d'ailleurs.

Elle ouvrit donc avec enthousiasme le frigo pour ne trouver... qu'un immense vide. Il y avait une pauvre boîte toute ronde qui se lamentait seule au fond du tiroir à salade et qui empestait le fromage. Perplexe, Myfanwy demanda encore :

« Où est-ce que tu mets tes courses tante Ivy? »

Par dessus le marché, tandis que la petite fille faisait le tour des placards, la seule chose qu'elle avait trouvé d'intéressant pour le petit déjeuner s'était avérée être en fait rassie. Elle finit par tomber sur une boîte ronde métallique dans un placard.

« Qu'est-ce que c'est ? », demanda-t-elle encore, brandissant sa trouvaille...

Elle ne connaissait pas le monde moldu, il fallait bien qu'elle pose la question.

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MessageSujet: Re: New York! New York... Sam 22 Sep - 19:06



« Tu veux quoi pour le petit déjeuner ? » C’était elle l’adulte. C’était elle qui aurait dût poser cette question à Myfanwy, elle qui aurait dût être levé en premier. Mais la petite fille semblait à première vue être bien plus adulte qu’elle. La jeune femme finit toutefois par ce lever, un peu à regret. « Où est-ce que tu mets tes courses tante Ivy? » La réponse était… Nulle part ! Ivy mettait ses courses nulle part, dans aucun endroit de l’appartement car la plupart du temps elle mangeait sur le pouce, commandait des plats à emporter. Autant dire que son hygiène alimentaire n’était pas un exemple, surtout pour un enfant. « Qu'est-ce que c'est ? » lui demanda la petite rouquine, tenant dans sa main une boite de converse. « Houlà non tu ne va pas manger ça ! » s’affola-t-elle en lui enlevant la boite de petit pois des mains. « C’est un signe qu’on doit sortir. Habille-toi, je t’emmène manger des crêpes en ville. Tu es déjà monté dans une voiture ou dans un bus ? » Lui demanda-t-elle avec un sourire, se doutant que son frère avait dût l’élever comme une sorcière. Ivy commença à son tour à s’habiller puis posa son regard sur la petite demoiselle qu’elle allait devoir élever, pensive…

    […]


Les jours suivants ne furent pas toujours facile mais le moins que l’ont puisse dire c’est qu’Ivy ne s’ennuyait pas ! Ce n’était pas à cause de Myfanwy, l’enfant était en vérité assez facile à vivre et loin d’être difficile. La difficulté venait plus du fait que la nouvelle mère n’était jamais vraiment arrivé à prendre soin d’elle, alors d’un enfant ! A plusieurs reprise elle eut l’étrange impression que c’était Ivy l’adulte et elle l’enfant. Elle fit toutefois de nombreux effort pour que la fillette se sente à l’aise dans son nouvel environnement. Tout d’abord Ivy fit les courses. De vrais courses remplis de fruits, de légumes, de laitages et pas juste de pain, pâtes, sauce tomates et toutes sortes de gâteau. Ensuite le troisième jour la jeune Flynn décida de libéré le bureau pour en faire une chambre à sa nouvelle habitante. Elles s’amusèrent ensemble à peindre la pièce en vert, couleur qui d’après Ivy allait à merveille à la petite rousse. Le jour suivant elle emmena sa nièce en centre ville de New York pour lui acheter de nouveau vêtements. Elle la gâta peut-être un peu trop mais Ivy n’était pas encore certaine d’être la maman idéale et elle se rattrapait comme elle le pouvait. C’était un peu sa manière de dire à Myfanwy « j’assure pas trop, mais j’fais de mon mieux. ». Plus les jours passaient et plus une véritable complicité était en train de se crée entre la tante et la nièce. Ivy n’eut toutefois pas le courage d’avouer à l’enfant sa malédiction et les raisons qui l’avaient poussé à fuir les Flynn, sa famille, et le monde de la magie. Un jour alors qu’Ivy préparait le repas du soir, elle aperçut de la lumière à la cave. Elle descendit les marches à la hâte et se trouva nez à nez avec Myfanwy qui observait une statue de pierre plus vraie que nature représentant un homme les yeux clos, les lèvres légèrement rapprocher comme s’il était en train d’embrasser quelqu’un. Il s’agit de Jason… Jason était le garçon qui avait fait réaliser à Ivy la malédiction qui pesait sur elle. Elle n’était qu’une adolescente quand elle était tombée amoureuse de lui et c’était cet amour qui l’avait rendu ainsi…. C’était peut-être étrange, voir idiot de sa part d’avoir gardé la statue, mais au fond d’elle elle nourrissait toujours l’espoir de le sauver. « Je t’avais dit de ne pas descendre à la cave ! » dit-elle à Myfanwy avec un peu de reproche en croisant ses bras contre son torse, mais la couvant tout de même du regard.


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Myfanwy Flynn



MessageSujet: Re: New York! New York... Sam 22 Sep - 19:44

Depuis qu'elle avait découvert l'annuaire magique dans les affaires de sa mère et commencer à rencontrer régulièrement Mrs Flynn (sans rien dire à sa tante Ivy... on ne savait jamais, elle aurait pu prendre peur), Myfanwy n'avait eu aucun "accident" ni "crise d'allergie". Elle avait pourtant craint le pire avec la peinture verte dans sa nouvelle chambre, une invasion de leprechauns aurait été particulièrement difficile à expliquer au voisinage. Et puis, la tante Ivy n'avait guère été convaincue par l'histoire de la sorcière qui livrait des tartes aux pommes empoisonnées en pleine nuit. La petite rouquine n'avait donc pas trop insisté avec les histoires de malédiction.

Il y avait eu deux incidents notable, le chasseur dans central park qu'elles avaient découragé en allant s'offrir des barbes-à-papa dans l'endroit le plus dégagée et le plus bondé du parc, et la fois où Ivy avait fait des haricots et que, pendant qu'elle avait bien évidemment le dos tourné, ils s'étaient mis à pousser dans l'assiette de Myfanwy. En le gobant tous d'un coup elle avait eu peur qu'ils continuent de pousser dans son estomac mais elle s'en était tirée avec un petit mal au ventre de rien du tout.

Il y avait chez la tante Ivy de nombreuses choses intrigantes. La télé était probablement la plus extraordinaire. On y enfermait de tout petits gens pour qu'ils s'amusent à faire semblant de plein de choses. Mais quand Myfanwy avait voulu ouvrir la boîte, sa tante avait un peu paniqué alors elle s'était dit que ce devait être comme la boîte de pandore, et qu'il valait mieux ne pas y toucher dans ce cas.

La deuxième chose intrigante c'était le vide ordure. Myfanwy voyait à longueur de journée les voisins mettre des choses dans ce trou mais elle ne les voyait jamais ressortir et pourtant le trou n'était visiblement jamais comblé. Sachant qu'il n'y avait pas de magie là dedans, elle avait décidé d'y jeter un oeil par elle même, un après midi qu'Ivy n'était pas là. Menue qu'elle était, elle n'eut aucun mal à se glisser dans l'ouverture. Elle n'en aurait probablement pas fait autant si elle avait su qu'au bout du parcours les ordures étaient impitoyablement broyées et, si le début de la glissable la fit bien rigoler, en voyant le sort qui échu à son pauvre petit sac à dos jaune qu'elle avait toujours traîné partout (celui où elle gardait justement le précieux annuaire), notre bout de chou se fit la peur de sa vie mais elle avait beau freiner des talons, elle continuait de descendre. Ce fut probablement sa très grande peur qui la sauva puisqu'au dernier moment, le mécanisme s'enrailla. Il y eut un bruit de grincement métallique, puis un bruit bizarre, comme un signal sonore qui se mourrait. Une semaine après, les ordures s'entassaient toujours et on n'arrivait pas à diagnostiquer la panne mais ça, Myfanwy n'y assista pas.

Bon gré, mal gré, elle parvint à se forcer un passage et atterrit directement dans un immense coffre à poubelle tout dégoûtant. Son jean était déchiré et quand elle reparût au rez-de-chaussée, couverte d'immondices, le gardien qui ne l'avait vu que quelques fois la pris pour une petite fille des rues et la chassa avec perte et fracas. Voilà que notre petit lutin irlandait se trouvait bien embêté. Elle s'était dit au début qu'elle allait attendre dehors que sa tante rentre et elle passa une bonne partie de la journée à jouer à rien sur le trottoir jusqu'à ce qu'elle fit la rencontre d'un vieux chat de gouttière encore plus sale qu'elle.

Elle se leva pour le caresser mais l'animal s'enfût comme un dérâté, disparaissant dans une aération que Myfanwy n'avait pas encore remarquée jusque là. La grille était derrière un tas de palettes cassées, et comme il manquait deux vis, le chat n'avait pas eu de mal à se frayer un passage. Myfanwy elle, dût se débrouiller pour enlever les deux vis restantes avant de pouvoir sauter à l'intérieur de l'immeuble et se retrouver dans le noir et l'humidité... je dois être à la cave se dit-elle, se rappellant parfaitement bien l'interdiction de la tante Ivy. Elle fit quelques pas sous l'éclairage vert électrique qui indiquait EXIT, poussa une porte et se retrouva dans un couloir où les lumières s'allumèrent d'elles-mêmes. Tout le long du couloir, des portes se suivaient portant les noms des différents voisins et d'autres noms que la petite fille ne reconnaissait pas. Quand elle passa devant la porte marquée Flynn, elle se dit que c'était peut-être un raccourci vers l'appartement. Au fond d'elle même, elle espérait aussi un petit peu que c'était la fameuse cave...

La porte s'ouvrit sur une pièce vide, sans éclairage automatique. La petite curieuse se retrouva alors saisie d'une drôle d'impression, comme s'il y avait eu une présence dans cette pièce mais il n'y avait qu'une vieille statue, un peu ridicule et pleine de poussière. C'est en touchant la pierre que la petite fille compris...

« Je t’avais dit de ne pas descendre à la cave ! »

Myfanwy sursauta. Visiblement la tante Ivy n'était pas très contente. Mais ça n'avait plus vraiment d'importance à côté de sa découverte!

« Pourquoi il est là? Pourquoi il est comme ça tante Ivy, il a fait quelque chose de pas bien? Il est puni? », le ton de sa voix trahissait fort bien que pour elle, il existait un remède à la situation du jeune homme prisonnier de la pierre.

Une solution visiblement évidente...

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Il n'existe que des contes de fées sanglants.
Tout conte de fées est issu des profondeurs du sang et de la peur.
Franz Kafka
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Jayden Mcgregor
ELEVEUR DE BOURSOUFFLETS.



MessageSujet: Re: New York! New York... Dim 7 Oct - 19:31



« Pourquoi il est là? Pourquoi il est comme ça tante Ivy, il a fait quelque chose de pas bien? Il est puni? », « Non. Bien sûr que non. » Elle eut un léger sourire. « My il y a une chose dont il faut que j’te parle… » La jeune femme ne savait pas par où commencer, ce n’était pas quelque chose de facile à raconter. Elle poussa un soupir, essayant de rassembler ses idées. « Tu adore le contes de fée n’est-ce pas ? Tu savais qu’ils étaient inspiré de fait réel ? Des fois dans la vie il se passe quelque chose d’extraordinaire, de pas banal, de magique. Comme dans les contes. Mais ce n’est pas toujours une bonne chose. C’est un peu comme le loup du petit chaperon rouge. Sans le méchant il n’y aurait pas d’histoire… » Le silence retentit. De nouveau un soupir et elle reprit. « Il était une fois une petite fille qui était maudite. Son destin était sombre mais elle n’en avait pas encore conscience. Pour la protéger ses parents ne lui avait rien dit, pensant qu’en grandissant elle changerait. La malédiction disait " Toute personne qu'elle embrasse d'un amour sincère Verra son corps transformer en pierre. " Alors qu’elle était à peine âgée de seize ans elle tomba amoureuse et posa ses lèvres sur son bien aimer et le pauvre malheureux se changea en statut…. » Dit-elle d’un air grave. « My… La petite fille du conte que je viens de te raconter… C’est moi ! » Voilà tout était dit, le secret était enfin avoué.


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Myfanwy Flynn



MessageSujet: Re: New York! New York... Dim 14 Oct - 12:49

Myfanwy écouta patiemment sa tante même si, par moment elle se demandait si elle comprendrait jamais que la petite fille qu'elle avait devant elle était tout aussi capable de comprendre qu'une adulte. Elle lui avait tout dit pour les contes de fées dès le début, mais la tante Ivy s'était obstinée à croire que ce n'était qu'un jeu d'enfant, alors après coup, la petite rouquine s'était dit que c'était peut-être mieux de le lui laisser croire. Seulement voilà. Quand on s'appelle Flynn, les jeux d'enfant tournent bien souvent au cauchemar.

Attendant la chute de l'histoire patiemment, sans douter un seul instant que cette histoire soit bien plus qu'un conte, Myfanwy regardait le malheureux qui avait été victime de la malédiction d'Ivy Flynn.

« Alors pourquoi tu l'as enfermé à ta cave chez les moldus? », elle ne comprenait pas. Pour elle, même quand on ne la trouvait pas, il y avait toujours une solution. Du moins c'était ce que sa mère lui avait toujours dit. « Tu sais tout ce que je t'aies dit dimanche dernier c'était vrai. La sorcière, le chasseur, la pomme c'était comme dans Blanche Neige, c'est juste que toi tu voulais pas croire, mais les contes de fées existent et ils écoutent que leurs propres règles. C'est pour ça qu'il est resté comme ça. Il suffit de lire les livres et de connaitre les règles... », expliqua-t-elle sans penser à mal.

Après tout, quel mal pouvait-il y avoir à savoir cela? A elle ça lui avait toujours été plus que bénéfique. Elles remontèrent à l'appartement, sans plus parler du garçon de la cave. De temps en temps, Myfanwy y pensait mais elle ne disait rien. Après quelques temps, la tante Ivy proposa de lui lire une histoire chaque soir et Myfanwy accepta avec enthousiasme. Sa mère lui avait toujours lu une histoire pour l'endormir mais surtout pour éveiller sa prudence. Tout se passait très bien alors et Myfanwy finit même par oublier le garçon de la cave jusqu'à ce qu'un jour, la tante Ivy ne revint pas de son travail.

Myfanwy l'attendit sagement en se disant que peut-être elle était allée faire les courses. Puis quand elle vit que l'horloge de la cuisine indiquait 21h30, elle commença à s'inquiéter. La tante Ivy n'aurait JAMAIS raté l'heure de sa série préférée... Ne sachant trop que faire, la petite rouquine commença à tout préparer pour le moment où sa tante arriverait. Elle grimpa sur la chaise pour attraper le paquet de céréales dans le placard. Elle sortit la bouteille de lait du frigo. Elle mit deux bols sur la table basse devant la télé et appuya sur le petit bouton "enregistrer" du magnetoscope sans se douter qu'avec la télé éteinte et pas de programme d'action pré-enregistré, ça n'aurait pas l'effet escompté.

Après un petit moment, elle finit par manger son bol de céréales et aller se coucher, parce qu'il était plus de 23h et qu'il ne fallait surtout pas qu'elle s'endorme après minuit. Le lendemain, la tante Ivy n'avait toujours pas reparu... Myfanwy décida de mener son enquête et, ce n'est qu'après avoir fouillé toute la maison qu'elle se rappela de son périple dans le vide-ordure et de la cave, et du garçon statufié. La petite fille dévala les escaliers de l'immeuble. Une vieille dame l'invectiva au passage mais elle n'y prêta pas attention, en fait, la seule chose qui parvint à la détourner de son idée première, ce fut une petite perle sur laquelle elle glissa. Une grimace vint se peindre sur son visage de lutin irlandais comme elle se retrouvait les quatre fers en l'air mais elle gardait toujours la tante Ivy bien présente à l'esprit. Doucement, elle attrapa la petite perle sur laquelle elle avait glissé, se demandant ce qu'elle pouvait bien faire là... c'est alors qu'elle comprit pourquoi la tante Ivy s'était soudainement mis à lui faire la lecture le soir.

Elle avait eu le malheur de lui dire que la réponse à son problème était dans les contes, et pour une fois, la tante Ivy l'avait prise au mot. Elle était tombé sur le conte de la princesse de pierre et, désespérée qu'elle était, elle s'était mise à chercher à chercher les milles perles des trois princesses au mépris de l'avertissement que donnait le bon roi du conte.

Myfanwy ne savait plus vraiment pourquoi elle courrait mais elle courrait toujours et quand elle se jeta sur la porte de la cave, le garçon-statue avait l'air de la regarder avec sévérité. Il avait trouvé une compagne qui ressemblait étrangement à la tante Ivy. Une compagne de pierre qui pleurait éternellement, les mains en coupe, remplie de perle grises. Mille perles grises. Mille... moins une...

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