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The Like of You

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Myfanwy Flynn



MessageSujet: The Like of You Dim 22 Juil - 20:25

Myfanwy ressortait de chez Flynn's depuis 1864, la tête en ébullition. Toutes ces idées qui lui passaient par la tête captaient son attention à quatre-vingt-dix pour cent. D'ordinaire, la petite fille observait bien au contraire tout ce qui se passait autour d'elle, comme pour être sûre que jamais rien ne lui échappe. Il fallait dire que c'était tout dans son intérêt de rester sur ses gardes. Sa malédiction, la raison même qui l'avait poussée à venir sur l'allée des embrumes du haut de ses six ans tout fraîchement soufflés, était pour le moins envahissante. Elle pouvait voir surgir de n'importe où un type louche ou un je ne sais quoi qui pourrait la mettre en danger.

Mais sans sa mère pour veiller sur elle, ce genre d'incidents avaient tendance à se produire plus souvent, sûrement parce que Myfanwy avait un petit peu trop de nouvelles choses à penser, à retourner dans son esprit d'enfant pour mieux les appréhender, mieux les gérer. Son installation chez sa tante Ivy ne s'était pas si mal passée que ça. Elle avait encore un peu de mal à s'habituer au drôle de style de vie de sa tante mais en dehors de ça tout se passait plutôt bien. Elle avait réussi à cacher son dragon nain (pour ne pas se le faire confisquer) et comme la bestiole était docile, elle pouvait le planquer dans toutes sortes de cachettes. Sous son oreiller, dans sa capuche par exemple...

Au dessus de sa petite tête aux boucles rousses encore très claires, la lune jetait un oeil mesquin derrière son voile de nuage noir. Ça n'avait rien d'une nuit rassurante. Ça n'avait rien d'une nuit à mettre une petite fille dehors. Si Harper avait été là, Myfanwy ne se serait sans aucun doute pas faufilée dehors en pleine nuit. Big Ben sonnait au loin cinq heure moins le quart. Myfanwy se retourna pour s'assurer qu'aucun monstre ne la suivait en catimini quand elle heurta de plein fouet quelqu'un qu'elle n'avait absolument pas vu venir. Avait-il transplané?

La petite fille tomba à la renverse, se rattrapant sur ses petites mains, dévisageant l'immense ombre qui se tenait face à elle. Son petit cerveau tournait à toute allure pour reconnaître le Croque-Mitaine, le Capitaine Crochet ou encore Barbe Bleue mais l'homme en face d'elle ne ressemblait à aucun d'eux. Il était beau comme un prince de conte de fée sauf qu'il faisait un peu peur aussi. Peut-être était-ce seulement la différence de taille, ou l'air sombre de cet homme. A son coup un petit éclat d'or brillait singulièrement comme s'il tenait absolument à ce qu'on le remarque.

Les deux grands yeux de Myfanwy dévisageaient l'homme sans qu'elle ne trouve rien à dire ni ne sache ce qu'il allait lui tomber sur le bout du nez dans les secondes à venir.

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MessageSujet: Re: The Like of You Mer 25 Juil - 9:12

L'allée des embrumes ou le repère des grands méchants comme le veut la rumeur. C'était vrai, rares étaient les gens bien qui fréquentaient cette ruelle. Pourtant, pour un expert comme Andreas, ce n'était que la partie cachée de l'iceberg. La partie que l'on tolérait sans trop savoir pourquoi. La raison en était bien simple: ce n'était tout simplement pas le pire. C'est pourquoi le prince Nielsen y faisait souvent un arrêt après chacun de ses actes criminels. Parce que ce n'était tout simplement pas là qu'on allait venir le chercher en premier si jamais il se faisait repérer, ce qui, entre nous, ne s'était tout simplement jamais produit au cours de sa déjà plutôt longue carrière informelle d'empoisonneur à gage. Loin d'avoir besoin de cette activité pour vivre, le danois avait toujours trouvé en cette science des poisons et leurs meilleures scénarios d'utilisation une vraie passion. Inventer toujours et encore. Jamais deux fois la même scène. Jamais ou très rarement le même poison. Le jeune homme était un puits sans fond de connaissance dans le domaine, bien aidé par les grimoires familiaux qu'il avait dérobé quelques années auparavant.

C'est pourquoi, ce soir encore, il venait de tr ansplaner dans l'allée des embrumes après un méfait bien accompli. Pourtant, ce soir, cette activité si distrayante n'avait pas réussi à lu vider l'esprit. Il avait récemment prit la décision très importante d'arrêter de chercher après Harper Flynn, la jeune femme de sa malédiction. Seulement ce n'était pas aussi simple. Il était toujours maudit. Et il fallait qu'il se débarrasse de cette malédiction. Il y avait bien une solution à laquelle le brun pensait depuis quelques temps, sans pourtant pouvoir se résoudre à y recourir. Une cousine de sa femme était spécialiste dans le domaine. Oh, il ne l'avait jamais rencontrée, mais il passait souvent devant son enseigne sur l'allée des embrumes. Cela explique donc pourquoi au lieu d'atterrir devant son pub préféré qu'il savait encore ouvert à cette heure tardive de la nuit comme venait de le signaler Big Ben un peu violemment au goût de ses oreilles, Andreas se retrouva devant cette même boutique.

Songeur, il contempla la vitrine quelques instants avant d'oser un pas en avant … droit dans une petite fille qui, tout comme lui, avait l'air d'avoir les idées un peu ailleurs. Etait-il étonné de voir une enfant d'un si jeune âge à cette heure dehors? Un peu. Mais on voyait toute sortes de choses dans cet endroit et personne ne s'en étonnait, alors un peu plus ou un peu moins dans l'improbable. La petite fille était tombée sur ses mains sur le trottoir sale qui bordait la ruelle. Cachée par l'ombre qu'il projetait sur le sol, Andreas ne put en voir davantage. Mais il n'avait par nature rien contre les enfants qui décidaient de sortir le soir à des heures où tous les autres étaient bien au calme dans les bras de Morphée, pour l'avoir lui même fait quand il était plus jeune. A quoi bon obéir aux règles? Il ne pouvait qu'approuver. Dans un geste hésitant prouvant le manque d'habitude de ce geste, il tendit une main blanche à la petite fille qu'il aida à se relever.

Quand elle fut debout, l'éclat de la lune illumina ses traits. Des bouclettes rousses, des petites tâches de rousseur sur son nez pâle, deux grands yeux pleins de malices et en même temps de peur qui le fixaient comme pour essayer de lire en lui et le plus étonnant, une certaine ressemblance avec … « … Harper ...». Etait-ce parce qu'il venait d'y penser qu'il trouvait une telle ressemblance ou bien était-ce vraiment flagrant? Non, l'enfant qui se tenait devant lui était une réplique en miniature de son épouse. Le prince devint chancelant sur ses deux jambes.

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Myfanwy Flynn



MessageSujet: Re: The Like of You Mer 25 Juil - 19:46

L'homme lui tendit la main et après une petite hésitation, Myfanwy la prit avec sa petite poigne d'enfant. Cette attention ne suffit pas à mettre la petite fille totalement en confiance. Sa mère lui avait toujours dit de se méfier des inconnus, et particulièrement de ceux qui étaient gentils. Il n'y avait pas que les contes de fées pour vous tendre des pièges à tous les coins de rue.

Un rayon de lune doux comme une caresse vint s'interposer entre eux, exposant le visage de chérubin de Myfanwy au regard de l'inconnu. Dans la nuit tout semblait étrange et emprunt d'une magie presque sauvage. Quel genre de faërie était donc cette petite fille aux boucles rousses?

« … Harper ...»

Ces quelques malheureuses syllabes frappèrent l'enfant comme une gifle. Elle eut un léger sursaut incontrôlé bien qu'elle s'essaya à le dissimuler. Myfanwy n'était pas très douée dans l'art de dissimuler ses sentiments. Ce n'était pas faute d'essayer pourtant. Elle avait remarqué que tous les gens qu'elle prenait en exemple savait le faire admirablement bien. Pas avec elle bien sûr, mais avec les autres...

« Vous connaissez ma maman? », ne put-elle réprimer. Sa voix trahissait un enthousiasme certain comme si l'évocation du nom d'Harper allait la ramener instantanément auprès d'elle. Douce illusion que celle-ci, même en vivant constamment dans les contes de fées, Myfanwy savait parfaitement bien que la mort était dans la plupart des cas définitive. « ... connaissiez je veux dire.» se reprit-elle moins enjouée.

Mlle Pinson avait bien insisté sur l'utilisation du temps passé. A son arrivée à l'orphelinat, Myfanwy n'avait de mot que pour sa mère, ses exploits, sa beauté mais elle en parlait toujours avec feu et comme d'une personne que l'on pouvait espérer voir surgir d'une minute à l'autre. La directrice de l'orphelinat avait estimé qu'il ne fallait pas encourager l'enfant dans ce genre de direction...

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MessageSujet: Re: The Like of You Sam 28 Juil - 13:42

« Vous connaissez ma maman? » S'il n'avait pas été doué d'un très bon sens de l'équilibre, Andreas serait certainement tombé les quatre fers en l'air. C'était donc ça. Harper était partie parce qu'elle l'avait trompé … le jeune homme se sentait bafoué, dans son honneur mais aussi quelque part, dans ses sentiments. Cela semblait être une explication des plus probable sur sa disparition tellement rapide. En même temps, à quoi aurait-il du s'attendre? Les termes de leur mariage lui laissait libre champ dans la nuit pour faire ce que bon lui semblait, y compris aller voir ailleurs. Andreas ne devait s'en prendre qu'à lui. Il hocha doucement la tête à la question de la petite fille, murmurant simplement: « Très bien ...» .

Mais sa surprise ne semblait pas pouvoir s'en arrêter là. La petite rousse continua: « ... connaissiez je veux dire.» Allait-il se réveiller et se rendre compte que ce n'était qu'un mauvais rêve? Il espérait. Cependant, malgré la brume que son esprit avait formé pour se protéger, il savait bien que c'était la réalité. Beaucoup moins assuré qu'à son habitude, il demanda: «Pourquoi tu parles au passé, petite?» Ce n'était pas possible, elle ne pouvait pas ne plus être. Il s'était toujours dit que s'il s'était passé quelque chose, il l'aurait senti. Le jeune Nielsen avait toujours pensé qu'il y avait comme une connexion entre eux. Il fallait croire qu'il avait eu tort sur toute la ligne en ce qui concernait son mariage.

Andreas respira un bon coup. Une dernière question lui brûlait les lèvres, mais il avait peur de paraître trop inquisiteur. Il ne voulait pas faire fuir la petite rousse, qui, tombée de nul part, semblait être son seul lien avec ce qu'il avait perdu. Mais c'était un peu trop demander à son ego surdimensionné: « Et ton père, il est où?» Autant savoir à qui il devait son malheur. A qui il allait s'en prendre. Car le sentiment qui prenait le dessus sur l'instant était la colère et le besoin de vengeance. Cet homme allait payer, payer pour tout le souci qu'il lui avait causé, payer parce qu'au font … il était toujours maudit.

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Myfanwy Flynn



MessageSujet: Re: The Like of You Sam 28 Juil - 21:37

L'homme semblait contrarié par ce qu'elle disait. Ça se voyait et pourtant Myfanwy ne pensait pas avoir dit quoi que ce soit pour provoquer ça chez cet inconnu. Peut-être que cela venait de la malédiction. Peut-être que cet homme n'existait pas sinon dans un conte de fées. Elle aurait voulu le toucher pour être sûr. Il y avait toujours quelque chose d'étrange quand elle touchait un personnage de conte, quelque chose qu'elle n'aurait su expliquer.

«Pourquoi tu parles au passé, petite?»

Une ombre passa sur le visage de la petite fille. Ses petits poings se serrèrent d'instinct et en un éclair c'était tout son être qui s'était refermé. Petite miniature à l'expression arrêtée, elle ressemblait plus à son père qu'à sa mère quand elle ravalait ses précieuses petites larmes coupables.

«Mademoiselle Pinson trouve qu'il ne faut pas parler des morts au présent. Elle dit que ce n'est pas bien pour moi. Mais moi... »

Elle ne termina pas sa phrase et cette manière qu'elle avait de poser son regard un peu partout comme un papillon qui n'aurait su sur quelle fleur se poser, laisser entendre qu'elle voulait changer de sujet. A l'instant.

Pendant une fraction de secondes, comme pour s'évader, elle entendait la voix de sa mère lui dire de ne pas parler aux inconnus...

« Et ton père, il est où?»
« Vous connaissez mon père ?! » , demanda la petite fille retrouvant une pointe d'enthousiasme.

Mais son expression se transforma immédiatement. Son petit visage se para d'un masque d'albâtre, ses yeux noisettes déviant sur une ombre gigantesque derrière l'homme de l'allée des embrumes. Brusquement elle saisit sa main.

Derrière eux, l'ombre se rapprochait avec une lenteur mesurée. Chacun de ses pas griffaient les pavés mais il était difficile de dire ce que c'était que ce monstre qui avançait mais Myfanwy elle était habituée à ce genre d'apparition monstrueuse...

« ... il ne faut jamais parler aux inconnus... » , fit la petite fille d'une voix blanche.

Face au grand méchant loup, il n'y avait que peu de solutions possibles et elle n'en voyait aucune à sa portée à ce moment-là. Son regard se tourna vers l'inconnu dont elle avait fait la rencontre. C'était parce qu'elle lui avait parlé, elle le savait. Un grand classique que de ne pas parler aux inconnus, et combien de fois sa mère le lui avait dit pourtant. Ses petits doigts serrèrent pourtant ceux de l'adulte encore un peu plus fort.

Lorsque la bête bondit, pas un cri ne sortit de la bouche de Myfanwy. Elle ferma juste très fort les yeux.

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MessageSujet: Re: The Like of You Mer 1 Aoû - 18:02

«Mademoiselle Pinson trouve qu'il ne faut pas parler des morts au présent. Elle dit que ce n'est pas bien pour moi. Mais moi... » Ce qui se passa alors dans sa tête, Andreas ne pouvait pas vraiment le décrire. Un court-circuit? Une panne de courant? Ou tout simplement une prise de conscience? Peut-être un peu des trois. Un étrange sentiment de culpabilité l'envahi tout entier. Harper n'était, autant qu'il pouvait la connaître, pas du genre à s'attirer des ennuis. Ce qui ne pouvait signifier qu'une seule chose: si il lui était arrivé malheur, c'était de sa faute à lui. Il se doutait bien que dans la nature se promenaient un certain nombre de gens qui voulaient sa perte à lui, mais le prince n'avait pas pensé qu'on puisse s'en prendre à quelqu'un d'autre pour l'atteindre lui. Peut-être parce qu'il n'avait jamais été attaché à quiconque et n'avait donc jamais été paré à cette éventualité. Quoi qu'il en soit, il avait maintenant la mort de sa femme sur la conscience. Décidément, il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il avait la poisse … mais cette dernière pensée lui arracha un sourire. Bien sur qu'il portait la poisse, il était maudit.

Cependant, maintenant, la petite fille qui se trouvait face à lui était seule au monde. Non pas qu'il en ait quelque chose à faire vraiment. Ce n'était pas comme si le brun ténébreux était connu pour son grand et bon cœur. Mais si elle était vraiment la fille d'Harper, Andreas ne pouvait tout simplement pas la laisser là. Tant de question restaient à poser et il espérait que la personne qui était en charge de la petite rousse serait à même de lui fournir les réponses adéquates. C'est pourquoi le jeune Nielsen demanda impulsivement à la petite fille: « Et ton père, il est où?» Etait-il vraiment près à en entendre la réponse était une autre bonne question. Oh, il n'espérait pas qu'elle lui réponde «Et bah toi», le brun était très, très loin d'avoir la fibre et les instincts paternels. Pourtant, soulagé, il ne l'était pas quand la petite fille répondit:« Vous connaissez mon père ?! » Cela ne collait pas vraiment avec la version d'Harper le trompant et le quittant pour un autre.

Posant alors un genou au sol, Andreas pris les deux mains de la petite fille dans les siennes et commença à lui dire: «Je n'en sais ...» . Avant qu'il ne finisse sa phrase, un détail le coupa dans son élan. Le petit poignet à la peau blanche qu'il tenait dans sa, par comparaison, si grande main, portait une marque qu'il connaissait bien … pour porter la même. Une tâche naissance, une petite lune dans le creux du poignet, signe distinctif des Nielsen. Son père le portait. Son grand-père l'avait porté avant lui. Cela faisait beaucoup trop d'informations à digérer en quelques minutes. Si on récapitulait: Harper l'avait quitté, pas pour un autre, mais pour une raison obscure, et apparemment sa fille était également la sienne, à lui. Pire, elle était morte et elle ne pouvait lui donner aucune explication sur tout ce mic mac.

Le jeune homme en avait la tête qui tournait. Il lâcha précipitamment les mains de la petite fille, tirant un peu sur sa manche droite pour cacher sa propre marque. Sa réaction pouvait sembler bizarre, il la compensa donc en fixant ses yeux verts imperturbables, pourtant, et lui demanda, pour camoufler sa gène: «Comment tu t'appelles?» Les doigts de la petite filles rattrapèrent les siens et elle les serra comme si sa vie en dépendait. Aucune réponse à la question d'Andreas ne sortit de la bouche qu'elle avait pourtant ouverte dans une attitude effrayée. De ce qu'on les gens qui vont mourir pensa le Danois, en spécialiste sur la question. Il avait vu cette expression assez de fois pour la reconnaître entre milles. Cependant d'habitude, il avait fait quelque chose avant qui la justifiait. Là, il n'en était rien. La petite fille ferma les yeux, comme si le spectacle qui s'étalait sous ses yeux était insoutenable. C'est alors que le brun compris qu'il ne s'agissait pas de lui, mais de qui que ce soit qui se trouvait juste derrière lui, et Merlin sait qu'on en trouvait certains plutôt effrayants dans le coin à des heures pareilles. Il se releva et se retourna donc rapidement pour faire face à ce que la petite rousse semblait interpréter comme une menace.

Pour se retrouver face à un loup garou, beau et fier représentant du type, comme on en fait très peu. Mais loin d'admirer plus d'une seconde la beauté de l'animal qui pouvait attirer l'oeil du prince qui aimait les belles choses, Andreas dégaina sa baguette, plus vite que son ombre, dans un geste peu habituel pour un aristocrate et qui témoignait bien de son habitude à se fourrer dans des situation bien peu recommandables. Un éclair vert jaillit de sa baguette pour aller frapper la bête en plein bon. Le loup retomba lourdement sur le pavé dans un couinement. Voilà, il n'allait plus les importuner maintenant. Le jeune Nielsen se retourna vers la petite fille qui semblait toujours aussi terrifié et se fit un devoir, il ne sut pas trop pourquoi, ou plutôt si, mais n'avait pas vraiment envie de le savoir de la réconforter: «C'est bon c'est fini, il est mort» Bon bien piètre performance de paternalisme, mais il n'avait pas vraiment de modèle sur lequel s'inspirer, et il ne voulait pas remplir ce rôle, il n'avait pas été préparé à une nouvelle pareil. Ce qui expliquait pourquoi il avouait clairement avoir tué quelqu'un à une fillette de six ans. Car oui, un loup garou est avant tout un être humain et malgré son geste, Andreas le savait très bien.Le cadavre de l'animal devait reprendre doucement la forme d'homme qui était sa forme première, sous les éclats de la lune dans le dos du jeune homme. Cela ne faisait simplement aucune différence à ses yeux, ça n'avait jamais été le cas. Seule sa vie à lui avait un prix.

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Dernière édition par A. Søren J. Nielsen le Mar 7 Aoû - 7:16, édité 1 fois
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Myfanwy Flynn



MessageSujet: Re: The Like of You Lun 6 Aoû - 23:20

Elle regarda cet homme qui lui paraissait immense poser genou à terre devant elle comme les princes charmants des contes de fées. Tout d'un coup il lui parut tout ce qu'on pourrait souhaité d'un prince bien que la différence d'âge lui intimer de le voir comme une image de son père qu'elle ne connaissait pas. Celui avec qui allait sa maman. Comme il lui arrivait souvent de voir Alderic ou William O'Brian. A ceci près que lui elle ne le connaissait pas, elle ne savait rien de lui. C'était plus son allure qui lui plaisait, ça n'allait sûrement pas durer.

Elle ne remarqua pas spécialement qu'il lui prenait la main, ou plutôt elle n'y accorda pas de réelle importance parce qu'elle le détaillait comme si l'examen de son visage allait pouvoir lui apprendre quoique ce soit. A la question qu'elle posait toujours aux gens qui avaient connu sa mère, il n'apporta guère plus de réponse que les autres.

«Je n'en sais ...»

Elle le vit se raviser tout d'un coup, un peu brusquement peut-être mais elle était trop focalisée sur le visage de l'homme pour remarquer qu'il dissimulait ses poignets. Toujours fidèle à elle même elle s'empressa d'essayer de le mettre à l'aise. Les adultes avaient souvent tendance à ne plus savoir comment parler aux enfants dès qu'il y avait quelque chose d'un peu délicat à aborder.

« C'est pas grave vous savez... ma maman ne voulait jamais en parler. On aurait dit qu'elle était triste à chaque fois. »

Elle eut un petit sourire de consolation. Après tout ça n'était pas sa faute à lui s'il ne savait pas.

«Comment tu t'appelles?» , demanda-t-il d'une drôle de façon.

Myfanwy n'eut pas l'occasion de lui répondre. Ses yeux noisettes s'étaient fixés sur l'ombre du Grand Méchant Loup, et cette vision la faisait pâlir de terreur. Avec sa mère elle n'aurait pas eu peur, parce qu'elles savaient l'une comme l'autre ce qu'il fallait faire. Anaël Harper Flynn avait ses méthodes avec les contes de fées un peu trop agressif, généralement Myfanwy allait docilement se cacher dans un coin en promettant de ne pas regarder pendant que sa mère s'occupait du reste. Mais avec un inconnu... on ne pouvait pas savoir ce qu'il allait se passer...

Le monstre bondit. Un éclair vert que Myfanwy n'avait jamais vu avant le frappa de plein fouet et la bête s'écroula.

«C'est bon c'est fini, il est mort», assura l'homme qui avait si promptement réagi.

Myfanwy l'examina quelques secondes sans rien dire. Elle avait lâché sa main pour mieux l'observer semblait-il.

«C'est pas fini.», fit-elle avec un air adorablement sérieux, « Ce n'est pas comme un vrai loup, c'est le loup de conte. Il faut lui couper la tête et lui ouvrir le ventre pour être sûr qu'il ne revienne pas tout de suite. C'est mieux. C'est ce que maman faisait toujours.»

Ce que disant la petite fille trottina vers l'énorme monstre dont l'immense masse l'avalait littéralement. Elle plongea la main dans sa poche de son ciré jaune pour en ressortir un couteau suisse ridicule à côté de la besogne que Myfanwy envisageait de lui faire faire. Avisant un peu à quel point elle était mal équipée, elle se retourna avec une petite moue vers l'inconnu :

« Tu sais le faire toi ?», puis, comme elle anticipait qu'il n'allait pas vouloir la suivre dans son "délire" (elle avait déjà fait l'expérience avec sa tante Ivy), elle préféra préciser tout de suite, « C'est vrai! Je te jure! Je le sais parce que c'est ma malédiction. Je m'appelle Myfanwy Flynn. Et les Flynn ont TOUJOURS une malédiction.» Ça ce n'était pas vrai, mais c'était ce qu'elle, Myfanwy Flynn, avait toujours cru.

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MessageSujet: Re: The Like of You Ven 24 Aoû - 8:22

«C'est pas fini.» Andreas ne put s'empêcher de soulever un sourcil interrogateur. Bien sur que si c'était fini. On ne se relève pas d'un Avada Kedavra en plein cœur, même quand on est loup-garon. On n'a pas besoin d'un Harry Potter bis. Le brun haussa les épaules, l'air de dire Arrête, je sais mieux que toi . Mais apparemment pas. Quand le jeune homme se retourna vers ce qui aurait du redevenir le cadavre d'un homme si il s'était agit d'un loup garou, gisait encore là la bête touffue sur le pavé. « Ce n'est pas comme un vrai loup, c'est le loup de conte. Il faut lui couper la tête et lui ouvrir le ventre pour être sûr qu'il ne revienne pas tout de suite. C'est mieux. C'est ce que maman faisait toujours.» La première chose qui vient à l'esprit du jeune homme fut: Mais par Merlin, d'où sort cette gamine Non mais sérieusement, vous en connaissez beaucoup des petites filles qui vont regardent sérieusement en vous demandant de décapiter et d'éventrer une pauvre bestiole?

Ce n'est que quand il vit la petite fille s'avancer vers la bête avec pour seule arme un minuscule couteau qui ne risquait pas vraiment de faire de mal à quiconque qu'Andreas s'approcha à son tour. La petite rousse sembla réaliser à son tour que sa petite arme de poing n'allait pas lui être d'une très grande utilité car elle lui demanda: « Tu sais le faire toi ?» Le prince Nielsen fit un vague signe de la tête. Que ne savait-il donc pas faire au fond? La réponse était: pas grande chose, dans son esprit. Il commençait à sortir sa baguette pour régler son compte au grand méchant loup quand la petite fille reprit, comme si elle avait eu peur de ne pas l'avoir convaincu:« C'est vrai! Je te jure! Je le sais parce que c'est ma malédiction. Je m'appelle Myfanwy Flynn. Et les Flynn ont TOUJOURS une malédiction.»

Andreas s'arrêta dans son geste, baguette à la main. Flynn. Elle l'avait appelé comme elle? Il était touché dans son ego de mâle que sa femme n'ait pas donné don nom à lui à leur enfant. Mais comme le but était apparemment de la lui cacher, ça prenait son sens. N'empêche qu'il était un peu vexé. Quand à la malédiction, ça ne le surprenait qu'à moitié. Il avait toujours soupçonné quelque chose du genre pour sa femme, sans jamais avoir pu déterminer la nature de la malédiction. Mais dans le fait de ne pas pouvoir se voir du couché du soleil au levé du soleil, il avait là retrouvé la poésie des malédiction qui semblait tellement ironique face à la laideur de la malédiction en elle même. Mais il venait d'en avoir la confirmation. Les Flynn était maudits. Mais la pauvre petite Myfanwy, puisque c'était son nom, avait reçu double dose. Lui aussi était maudit, mais lui avouer que son père l'était, tout comme sa mère, c'était se dévoiler, et il ne savait pas vraiment si c'était la chose à faire. C'est vrai, si Harper était morte, il n'avait rien à faire dans la vie de sa fille qui avait grandi sans lui, si? Il n'allait pas s'embarrasser de ce genre de détails maintenant. Refaire sa vie, c'est ce qu'il avait dit qu'il allait faire.

C'est sur cette résolution qu'il se rendit compte qu'il avait pointé sa baguette sur sa fille. Il la baissa rapidement. Il avait du l'effrayer. Sans un mot, aucun, Andreas se mit donc au travail. Un coup de baguette et la tête vola un mètre plus loin dans une giclée de sang. Un autre et le ventre s'ouvrit comme un livre qu'on a l'habitude de lire. Il demanda alors à Myfanwy: « C'est comme ça qu'il faut faire?» Non pas qu'il ait vraiment l'intention d'être dans le coin quand sa malédiction frappera encore la petite rousse, mais on ne sait jamais. Et il y avait un petit quelque chose, peut-être sa ressemblance si flagrante avec sa défunte femme, qui faisait que le prince aimait la présence de la petite fille.

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MessageSujet: Re: The Like of You Ven 24 Aoû - 18:43

« C'est comme ça qu'il faut faire?»

Myfanwy considéra l'homme. Elle ne semblait pas le moins du moins dégoûtée parce qu'il venait de faire ni par l'odeur qu'exhalait le ventre de la bête une fois ouvert. Elle eut un petit sourire d'approbation. Dans un monde parfait, cette touchante petite scène se serait sans doute arrêtée là. L'inconnue aurait raccompagné la petite fille chez elle, ou du moins chez Alderic Warlock mais c'était presque pareil...

Au lieu de ça, un infâme gargouillis se fit entendre derrière la longue silhouette de l'homme dont elle ne connaissait toujours pas le nom. Un homme à la carrure impressionnante venait de sortir du ventre du loup. Qu'un estomac (même géant) ait pu contenir un pareil bonhomme défiait toute imagination. Il avait une immense hache à deux mains pleine de sang et il dégoulinait des sucs et du sang de la bête qui gisait au pied de Myfanwy.

La petite fille sourit à l'homme, pas le moins du monde affolée, ni même visiblement surprise.

On vous a sauvé monsieur!, annonça-t-elle toute fière en tendant la main au chasseur pour faire comme les grands.

Le bougre se pencha de toute sa hauteur pour lui serrer la main, et lui ébouriffer les cheveux d'une main dégoulinante. Il ignora superbement l'homme qui accompagnait la petite fille jusqu'à ce que celle-ci lui adresse un regard. L'idée de Myfanwy était simplement de faire comprendre à son bon samaritain qu'il pouvait se détendre. Le chasseur était un gentil dans l'histoire après tout. Il n'était là que pour sauver la petite fille... Et d'ailleurs il prenait visiblement son rôle très au sérieux.

Et comment s'appelle ce monsieur?
Euh..., Myfanwy interrogea le "monsieur" en question, d'un petit regard mais trop tard.

La hache du chasseur fendit l'air tout droit dirigée vers Andreas. Cet homme là ne semblait pas plaisanter avec le détournement de mineurs ni avec la règle absolue de tout bon parent "ne parle pas aux inconnus".

Le chasseur était d'une telle brutalité, que Myfanwy poussa un petit cri d'horreur quand elle n'avait absolument pas moufté avec le loup. Cette fois-ci elle doutait que les sortilèges puissent leur venir en aide.

Comment tu t'appelles? Dis moi comment tu t'appelles!!!, cria-t-elle dans la panique.

Jusque là presque personne n'était jamais mort à cause d'elle. Elle entendait bien que ça continue.

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MessageSujet: Re: The Like of You Ven 24 Aoû - 19:27

Alors que la partie semblait finie et gagnée, Andreas entendit un bruit, un gargouilli, sortit tout droit du ventre de la bête. Alors qu'il pensait qu'il s'agissait simplement des derniers bruits d'agonie du loup, le jeune homme fut surpris de voir sortir de l'abdomen de l'animal un homme armé d'une hache, dégoulinant des liquides intestinaux et autres fluides dont se vidait actuellement le loup. Après le grand méchant loup, le chasseur. Le prince connaissait bien ses classique, bien sur, le chasseur était un gentil dans l'histoire. Mais la vie, ce n'est pas les contes de fées et même si l'homme ne semblait pas dangereux pour le moment, Andreas restait sur ses gardes, alors que Myfanwy, toute contente, expliquait au nouveau venu: «On vous a sauvé monsieur!»

Le jeune Nielsen secoua la tête. Ils ne l'avaient pas sauvé du tout. C'était lui qui débarquait maintenant là, tout de suite, histoire de les embêter encore un petit peu plus. Après avoir tué un loup, ils se trouvaient avec un chasseur sur les bras. Andreas lui aurait bien réservé le même sort qu'à l'animal juste pour avoir la paix, mais comme il commençait à faire la conversation à la petite fille, ce n'était peut-être pas l'idée du siècle: «Et comment s'appelle ce monsieur?» «Euh...»

Myfanwy se tourna vers lui en quête d'une réponse à cette question, à laquelle Andreas n'avait pas vraiment envie de donner une réponse. Mais avant qu'il n'ait eu le temps d'ouvrir la bouche, le chasseur se tourna vers lui et leva sa hache. Baguette toujours en main, le prince Nielsen réagit très vite et lui envoya un sort en pleine poitrine. Mais contrairement à ce qu'il s'était passé pour le loup, le sort ricocha sur le thorax de l'homme, comme s'il était fait d'une matière imperméable à la magie, renvoyant son sort à l'envoyeur. Andreas eut tout juste le temps de se baisser pour ne pas se ramasser son sortilège dans la face, et de finir à genoux sur le pavé.

La petite Myfanwy semblait complètement paniquée, alors que le brun gardait un calme légèrement hors contexte. Elle lui hurla: «Comment tu t'appelles? Dis moi comment tu t'appelles!!!». Le chasseur semblait attendre la réponse lui aussi, la hache laissée quelque peu en attente. Mais après quelques secondes de silence, l'homme la leva de plus belle. Bon s'il ne parlait pas, il n'allait pas pouvoir éviter les coups de hache indéfiniment. Se protégeant le visage du chasseur avec un bras, il planta son regard dans celui de la petite fille et lui dit calmement: «Je suis Andreas Nielsen. Prince Andreas Nielsen»

Mais son nom ne sembla rien évoquer à Myfanwy qui avait toujours sur le visage la même expression de peur. Ce qui ne sembla pas du tout conforter le chasseur. Un sifflement. La hache fendait le vent droit sur son visage. Il n'allait pas y couper. Un vent de panique le traversa alors qu'il couvrait son visage avec son autre bras. Il fallait qu'il parle, mais il avait la gorge nouée. Cependant, sa vie en dépendait, sur l'instant. Il lâcha donc rapidement, dans un souffle et à contre-coeur: «Myfanwy, jesuistonpère»

Le chasseur arrêta sa lame à quelques centimètres de l'avant bras du brun avant de reposer sa hache sur son épaule et de regarder la petite rousse, comme en attente d'une confirmation des dires d'Andreas. Plus calmement, il demanda: « S'il te plait, demande lui de reculer»

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Myfanwy Flynn



MessageSujet: Re: The Like of You Ven 24 Aoû - 20:23

Le chasseur avait pris en chasse le pauvre homme et, si Myfanwy en était navrée, il n'y avait pas grand chose qu'elle pouvait faire pour lui venir en aide. A part réfléchir à toute allure pour trouver la clé du conte. Il y avait toujours une clé. Ne pas parler aux inconnus, éventrer le loup pour sauver les innocents qu'il avait dévoré. Ne pas manger les pommes de la sorcière mais contre les gentils il n'y avait pas de clé dans les contes. Pourquoi y en aurait-il eu?

La seule idée qui vint à la petite fille ce fut de blanchir l'inconnu aux yeux du chasseur, en n'en faisait plus un inconnu justement. Elle ne savait pas si ça allait suffire à son gardien psychopathe mais c'était tout ce qu'elle avait en tête à l'instant. Par chance, l'inconnu coopéra :

«Je suis Andreas Nielsen. Prince Andreas Nielsen»

Prince? Myfanwy tiqua. Etait-il lui aussi sorti d'un conte? D'ordinaire elle reconnaissait immédiatement les personnages des contes, même ceux qui n'avaient jamais fait d'apparition avant. Ils avaient quelque chose en commun, tous. Mais pas lui. Lui avait l'air vrai, et il n'avait pas l'air d'un prince. Ou alors... dans une version plus sombre des contes, plus moderne aussi.

La réponse ne suffit visiblement pas au chasseur qui levait à nouveau la hache.

«Non!», cria la petite fille complètement désemparée.

Reprendre le contrôle du conte s'avérait plus difficile. Sa mère, elle, aurait su quoi faire. Mais elle n'était pas là. Le chasseur ne sembla pas s'émouvoir du petit cri d'oisillon de Myfanwy et sa hache fondait comme au ralenti sur le prince.

«Myfanwy, jesuistonpère»

Myfanwy en ravala sa panique. Interloquée, bouche bée, elle arrêta immédiatement de chercher un moyen de sauver la vie de cet homme qui se disait son père. Son père après qui elle avait demandé depuis qu'elle savait que les vrais pères existaient (comprendre ceux qui ne sont pas surtout une maman).

Chaque fois qu'elle avait osé poser la question, sa mère avait souri tristement, répondu quelque chose de très évasif voire à côté de la plaque avant de décider que c'était l'heure de passer à table, d'aller se coucher, ou de filer à la douche. Toutes ces fois-là, Myfanwy avait vu dans le regard de sa mère ce petit je ne sais quoi qui lui serrait le coeur. Elle n'avait jamais douté que sa mère ait aimé son père mais elle n'avait jamais su pourquoi il ne pouvait pas vivre avec elles. Est-ce qu'il était mort? Est-ce qu'il avait fait quelque chose de mal? Est-ce qu'elles avaient fait quelque chose de mal? Elle n'avait jamais eu aucune réponse à toutes ces questions. Personne ne savait en dehors de sa mère. Même Alderic ne savait, alors qu'il savait tout.

Le chasseur balança sa hache par dessus son épaule d'un geste assuré et il tourna les talons presque mécaniquement. En passant il tapota la petite tête rousse de Myfanwy et disparu dans le noir de la ruelle abandonnant la petite fille à bien pire que tout ce que les contes qu'elle avait eu à affronter. Si elle avait pu douter avant que le chasseur ne quitte la scène, là, elle ne pouvait même pas se laisser l'ombre d'un doute. Les contes ne se trompaient jamais. Absolument jamais.

Alors elle restait là à le regarder, ses petits poings serrés comme elle campait sur ses positions, à bonne distance de lui. Son regard était sans appel, plein de méfiance. Elle ne quittait pas le prince des yeux mais semblait prête à partir en courant d'un instant à l'autre.

« Comment tu le sais? » demanda-t-elle avec fermeté.

Ça n'avait pas d'importance comment il le savait au fond. Ce qui était important c'était qui il était. Ce qu'il allait faire. Et ce qu'elle elle allait faire surtout. Elle posait la question parce qu'elle ne savait encore pas quoi lui dire d'autre.

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MessageSujet: Re: The Like of You Ven 24 Aoû - 21:03

Tout alla ensuite très vite. Le chasseur, content finalement de sa réponse, tourna les talons et s'évanouit dans la nature. Andreas aurait limite préféré que le personnage de conte conteste ce qu'il avait dit, mais apparemment, cela semblait plausible pour tout le monde. Myfanwy semblait interloquée, voire pire sur l'échelle de l'étonnement. Et le brun ne s'était pas vraiment attendu à autre chose. Quand on a vécu 6 ans sans père, on n'en attend plus rien. Il était très bien placé pour le savoir, il n'avait pas été élevé par son père non plus. La seule chose que ce dernier pouvait lui apporter était son trône. Ce qui expliquait sans doute pourquoi le jeune Nielsen n'avait aucun scrupule à essayer de ce débarrasser de son paternel par la manière forte. Mais là, on s'éloigne du sujet. Lui n'avait pas choisit de ne pas faire partie de la vie de sa fille, même s'il n'en aurait pas été totalement ravi non plus. On ne peut pas dire qu'il ait ce qu'on appelle la fibre paternelle. Mais il aurait surement appris des erreurs que son père avait commis avec lui pour ne pas reproduire les mêmes. Mais là n'était pas le point, il n'en avait pas eu l'occasion.

La seule chose que la petite rousse eut le courage de lui demander, ou plus vraisemblablement, la seule chose qui pouvait lui venir à l'esprit après un tel chamboulement fut: « Comment tu le sais? » My' se tenait à distance, comme si elle avait peur désormais de l'homme qui se disait être son père, alors que quelques minutes auparavant, elle lui parlait en toute confiance, alors qu'il n'était qu'un étranger. Andreas ne savait plus trop comment réagir. Lui donner toutes les preuves, par a+b qu'il avait? C'était bien la seule chose dont il était capable à cet instant.

Andreas prit une grande inspiration avant de commencer: « Ta mère, Harper Flynn, était ma femme. Elle m'a quitté il y a un tout petit peu moins de 7 ans» Le brun porta sa main à sa poche intérieure où il rangeait son alliance. Il ne la portait plus depuis quelques temps, déterminé qu'il était à passer à autre chose. Il sortit la bague, un simple anneau d'or et s'avança vers la petite fille pour la lui remettre. Le jeune homme posa un genou à terre devant l'enfant, lui tendant l'anneau et lui montrant l'inscription à l'intérieur, d'une jolie calligraphie: Harper F. & Andreas N. Cursed to be together. Andreas se souvint avec une certaine nostalgie et presque de la tristesse du jour ou Harper et lui avaient choisit cet anneau et l'avaient fait graver ainsi que la bague maudite. Toutes deux portaient la même inscription. Le choix de la tournure les avait tous les deux fait rire. Un vague sourire orna les lèvres du jeune homme à ce souvenir. Il ajouta pour la petite fille: «Ta mère avant une jolie bague en argent ouvragée avec la même chose à l'intérieur»

Mais ça ne pouvait en rien qu'elle était sa fille, elle devait bien le savoir autant que lui. Il laissa donc un flottement d'un instant avant de reprendre: « Et la marque que tu as au poignet gauche, la lune ...» Andreas releva sa manche gauche, dévoilant l'intérieur de son poignet: «Je l'ai aussi, mon père l'a aussi, et son père avant lui l'avait. C'est la marque des Nielsen». A moins de croire aux coincidences, la preuve était irréfutable, mais le jeune homme ajouta, plus pour la mettre en confiance qu'autre chose: «Et moi aussi je suis maudit ...»

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Myfanwy Flynn



MessageSujet: Re: The Like of You Ven 24 Aoû - 21:30

Elle l'écoutait en sachant que tout ce qu'il disait était vrai. La bague cachée sous son manteau aurait pu en témoigner. L'inscription qu'il lui montrait elle ne la lue pas jusqu'au bout parce qu'elle la reconnue tout de suite. Les initiales correspondaient bien évidemment et, comme s'il était besoin de plus de preuves, il lui montrait une tâche de naissance identique à la sienne.

Alors Myfanwy se rappelait toutes les fois où sa maman avait posé un baiser aimant sur son poignet et qu'elle, notre petit lutin aux boucles rousses, c'était dit que c'était juste leur truc à elle, qu'aucune autre maman n'embrassait ses enfants sur le poignet et qu'aucun bisous n'était mieux que celui-là.

Elle se rappelait aussi que son prénom, si étrange pouvait-il paraître même aux oreilles anglophones, lui avait été donné avec amour. Myfanwy, mon aimée en gaélique. Et que ses deux autres prénoms étaient eux encore plus bizarre. Kaja. Mais surtout Andrea...

Elle n'avait jamais douté une seule fois dans sa vie que sa mère ait aimé son père d'un amour exceptionnel. Et maintenant qu'elle se retrouvait devant son père, elle ne trouvait que d'autant plus de preuves que toute sa vie, sa mère n'avait fait que fuir l'homme qu'elle aimait sans doute le plus au monde, toute en semant autour d'elle des preuves de cet amour et autant le dire, pour une petite fille de six ans ça n'avait absolument aucun sens tout ça.

«Et moi aussi je suis maudit ...»
« Est-ce que c'est pour ça que maman est partie ? », Harper n'avait jamais laissé l'ombre d'un doute là dessus, c'était elle qui était partie. Myfanwy s'était bien parfois demandé si elle le lui répétait pour ne pas lui dire qu'il était arrivé quelque chose à son père mais en aucun cas, sa mère n'avait jamais sous-entendu qu'Andreas ait pu souhaiter une séparation. Myfanwy n'y avait même jamais pensé, « Qu'est-ce que c'est ta malédiction? »

Elle n'attendait pas les réponses et pourtant chacune lui importaient mais, enfant qu'elle était et vue la situation, elle ne pouvait que les lui poser toutes les unes à la suite des autres.

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A. Søren J. Nielsen
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MessageSujet: Re: The Like of You Sam 25 Aoû - 10:12

« Est-ce que c'est pour ça que maman est partie ? » Non, c'était la raison qui avait fait qu'elle était d'abord restée, qu'ils s'étaient aimés. Alors pourquoi était-elle partie? Cela resterait apparemment un mystère comme personne ne semblait avoir la réponse à cette question. La gorge d'Andreas se serra. Il ne put que secouer la tête pour faire comprendre à la petite fille que ce n'était certainement pas ça. Que lui dire de plus …

« Qu'est-ce que c'est ta malédiction? » Ce flot de question prouvait au jeune homme que Myfanwy compensait la surprise par un flot de questions. Et il se devait, il ne savait pas trop pourquoi, de lui donner une réponse. Andreas s'éclaircit donc la gorge, plantant son regard d'acier dans celui de la fillette: «Je n'avais pas de le droit d'être heureux tant que je n'avais pas trouvé la fille à qui irait mon anneau maudit. Oui, le nombre de fille à qui il avait passé la bague au doigt dans l'espoir que celui-ci s'ajuste était plutôt énorme, car il avait cherché désespérément à s'en défaire. Le jeune Nilsen se souvint du soulagement qu'il avait éprouvé quand la bague était convenue parfaitement au doigt d'Harper.

Andreas ajouta a mi-voix: «Elle allait à ta mère. C'était son alliance» Mais maintenant, tout ça était fini. Il était obligé de parler de sa femme au passé. Il était maudit de nouveau. Le brun finit pas dire, plus pour lui même que pour la petite rousse: «Et maintenant … je dois tout recommencer»

Cette pensée mis le jeune homme hors de lui. Cette période de sa vie durant laquelle il avait couru tous les pays du monde à la recherche de celle qui le délivrerait devait bien avoir été la pire de sa vie, et voilà que c'était reparti de plus belle. Cette malédiction ne le lâcherait jamais. Il préféra donc changer de sujet en demandant à son tour: «Et toi, qu'est ce que c'est?» Le brun avait déjà compris que ça avait attrait aux contes de fées, mais les tenants et aboutissants restaient encore un peu dans le vague pour lui.

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MessageSujet: Re: The Like of You Sam 25 Aoû - 12:20

«Je n'avais pas le droit d'être heureux tant que je n'avais pas trouvé la fille à qui irait mon anneau maudit.»

Une étrange expression passa sur le visage d'Andreas tandis que Myfanwy considérait l'étrangeté de cette malédiction. Rien ne lui paraissait plus triste et plus injuste comme malédiction. Pour l'heure, elle n'envisageait pas qu'on ait pu mériter un tel maléfice. D'un autre côté, l'idée que son père et sa mère aient été fait l'un pour l'autre, en vrai, pas seulement dans un conte, avait quelque chose de merveilleux pour elle, jusqu'à ce qu'elle se dise que perdre la seule personne au monde à qui aller l'anneau était sans doute la chose la plus terrible qu'il aurait pu arriver au prince. Elle avait encore du mal à intégrer que l'homme en face d'elle était son père. Pour le moment il gardait simplement le status de prince.

Tandis qu'il parlait, elle, se demandait quelle était la place cet homme dans sa vie. Si tout ce qui les reliait l'un à l'autre disparaissait à tout jamais quel était l'intérêt de les mettre sur le même chemin maintenant? Quel intérêt si lui devait maintenant oublier son ancienne vie et s'en faire une nouvelle. Sans elle cela allait de soi. Elle n'avait jamais fait partie de sa vie, tout comme lui n'avait jamais fait partie de la sienne. Ce n'était pas qu'elle ne l'avait pas souhaité, mais ses attentes étaient restées désespérément déçues jusqu'à cette nuit. Goûter à l'ironie à cet âge et de cette manière là ce n'était pas donné à tout le monde.

«Et toi, qu'est ce que c'est?»
« Je rends les contes vrais quand je me trouve dans certaines situations ou devant certains objets. », expliqua-t-elle, « Maman me les lisait quand j'étais petite, pour qu'il ne m'arrive rien. Elle savait toujours ce qu'il fallait faire pour que ça finisse bien. », elle marqua une pose, observant son père plus attentivement, « Toi, tu es le prince de Peau d'Âne, sauf que tu es vrai bien sûr mais ta malédiction, c'est la même que celle du prince... c'est un conte français. Je pourrais te prêter le livre si tu veux. »

Elle aurait aussi bien pu lui dire qu'il n'y avait qu'un seul doigt auquel seyait l'anneau, un seul au monde, mais elle craignait qu'il ne le prenne très mal. Elle préférait lui proposer un échange, une excuse pour qu'il ne disparaisse pas tout de suite de sa vie.

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MessageSujet: Re: The Like of You Lun 27 Aoû - 8:14

« Je rends les contes vrais quand je me trouve dans certaines situations ou devant certains objets. Maman me les lisait quand j'étais petite, pour qu'il ne m'arrive rien. Elle savait toujours ce qu'il fallait faire pour que ça finisse bien. » Ca n'étonnait pas vraiment Andreas. Harper avait toujours su se débrouiller quelque soit la situation. Au point de ne plus avoir besoin de lui? C'est ce qu'il pensait. Quant à la malédiction de Myfanwy, finalement, elle n'était pas aussi compliquée à comprendre qu'il l'avait d'abord pensé. Le brun se demanda tout de même ce qui, dans leur rencontre, lui avait fait faire apparaître le grand méchant loup. Puis le chasseur pour la protéger. Il n'avait vraiment rien fait pour. Cela pouvait passer pour un compliment aux yeux du jeune Nielsen, mais pas vraiment quand ça venait de celle qui était son enfant. Il acquiesça donc simplement pour lui montrer qu'il avait très bien compris de quoi il s'agissait.

« Toi, tu es le prince de Peau d'Âne, sauf que tu es vrai bien sûr mais ta malédiction, c'est la même que celle du prince... c'est un conte français. » Ah Peau d'âne. Bien sur qu'il connaissait ce conte. On avait du le lui rabattre dans les oreilles un bon million de fois. Sauf que lui n'avait pas choisi d'épouser cette à qui irait l'anneau, lui, il y avait été contraint. Parce qu'il l'avait mérité, pensaient certains. C'est ce qui avait fait de sa propre histoire un conte danois qu'on racontait aux petits enfants le soir pour leur faire peur et qu'ils soient sage. Plus probablement, cette histoire pour enfant avait du se propager à toute l'Europe de l'Est. Mais Andreas espérait simplement qu'Harper ait eu le bon goût de ne pas ajouter ce conte à la formation littéraire de leur fille. De toute façon, si ça avait été le cas, la petite rousse aurait certainement fait le rapprochement.

« Je pourrais te prêter le livre si tu veux. » «Ne t'inquiète pas, je la connais très bien cette histoire» Malgré son refus, dans cette demande, le prince voyait bien que Myfanwy cherchait un moyen de rester en contact avec lui, ce qui d'abord le surpris: il n'avait pas pensé qu'elle veuille qu'il fasse partie de sa vie désormais. Se posait alors la question: voulait-il, lui qu'elle fasse partie de la sienne? La réponse était bien sur non. Avec toutes ses activités légales ou non, elle allait être plus un fardeau qu'autre chose et il avait peur de ne pouvoir la supporter bien longtemps. Il fallait dire que la patience d'un Nielsen était quelque chose de très rare et convoité, qu'il fallait utiliser avec beaucoup de parcimonie. Mais d'un autre côté, le jeune homme se sentait comme investi d'une nouvelle mission. La petite fille venait de perdre sa mère, devait elle aussi perdre son père sitôt retrouvé? Non pas que ça l'intéresse particulièrement, mais il savait qu'Harper n'aurait pas voulut ça.

C'est donc investi par le souvenir de sa femme qu'il respectait qu'Andreas demanda: « Tu habites où?» La question lui posait de toute façon deux options après en avoir eu la réponse: soit il lui faisait la promesse de passer régulièrement, soit il allait voir ladite personne qui accueillait sa fille pour lui demander, ou plutôt lui dire, il n'avait pas vraiment besoin de permission, il était son père quand même, d'en avoir la garde. Il ne savait pas trop que faire et il prendrait sa décision plus tard. Mais rien ne coûtait de demander.

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Myfanwy Flynn



MessageSujet: Re: The Like of You Sam 8 Sep - 20:24

«Ne t'inquiète pas, je la connais très bien cette histoire»

Myfanwy eut un peu de mal à cacher une petite mine déçue. Comment faisait-elle pour le garder le plus longtemps possible s'il n'avait pas besoin d'elle? Son enthousiasme s'évanouit doucement. Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle ferait d'un papa mais au fond d'elle elle savait qu'elle voulait avoir le sien à elle pour de vrai. Même si quelque part au fond d'elle, elle savait devoir se méfier de lui, sans avoir vraiment une autre raison que son absence si pesante. Elle fronça les sourcils mais n'ajouta rien, à court qu'elle était de nouvelles idées pour le retenir.


« Tu habites où? »

Voilà qu'il précipitait leur rencontre vers sa fin. Une fin qui ne pouvait qu'être prématurée puisqu'il ne resterait pas là éternellement et qu'elle ne se satisferait jamais de tout le temps qu'il pourrait bien lui accorder si ça impliquait que cela se finisse à un moment ou un autre.

« Loin. A New York avec ma tante Ivy. Mais là je vais aller chez Monsieur Warlock. Il habite sur le chemin de traverse et il est toujours gentil avec moi. Avant il était ami avec ma mère. », elle ne savait pas pourquoi elle lui précisait ça, en fait, tout ce qu'elle voulait vraiment qu'il sache c'était...« Tu veux bien venir avec moi? Il fait un peu noir... »

Il n'était pas surprenant qu'une enfant de cet âge puisse avoir peur du noir et quand on savait ce que cachait le "noir" de Myfanwy, on ne s'étonnait guère. Mais en vérité, plus que la peur du noir, c'était surtout une excuse pour qu'il ne disparaisse pas tout de suite.

Elle glissa sa main dans la sienne, comme autrefois elle avait pris celle de sa mère pour sortir. A la différence que celle de son père était immense, surtout comparée à sa toute petite menotte de lilliputienne. Ses petits doigts serrèrent doucement l'index d'Andreas, l'air de demander "on y va?".


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