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S'il n'y avait...

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Iranoe Sayuri
CHERCHEUSE EN POTION,
RICHE HERITIERE.



MessageSujet: S'il n'y avait... Mar 24 Juil - 15:07

S'il n'y avait qu'un coup de baguette pour parvenir à sortir une potion correcte, Iranoe n'aurait plus rien à faire de sa vie. A en croire le petit homme chauve fortement irritant qui lui parlait depuis déjà une demi-heure, elle ne savait rien, ne connaissait rien du tout dans le domaine si complexe des potions. Elle se serait volontiers passée de ce genre d'avis mais dans le monde très fermé des potions, elle l'entendait plus qu'elle ne le voulait. Iranoe s'en moquait et par politesse, elle se contentait d'arborer un masque de compréhension mêlé à de l'humilité. Elle tâchait de faire bonne figure car, même si elle n'avait guère besoin de Ste Mangouste pour exercer son métier, les patients de Ste mangouste, avaient tendance à avoir besoin des gens comme elle, ceux qui passaient des heures penchés sur un chaudron à tenter d'améliorer telle ou telle mixture.

L'homme qui lui faisait face n'était pas celui auquel Iranoe était habituée. Malheureusement malade, Jeffrey avait demandé à ce simulacre de gobelin de venir au rendez-vous à sa place. C'était aussi pour cela qu'Iranoe se montrait aussi patiente: parce que son interlocteur était un ami de Jeffrey. Pourtant, cela ne l'empêcha pas de murmurer:

-Si vous n'êtes pas content de me voir, je peux repartir vous savez.

L'homme lui jeta un regard à la fois surpris et mécontent. Pour cause: elle venait de l'interrompre au beau milieu de sa tirade destinée à faire comprendre à Iranoe qu'elle n'était encore qu'une débutante dans le domaine des potions et pire, qu'elle était une femme et qu'elle devrait être mariée. Pour se donner contenance, il attrapa une fiole renfermant un liquide mauve qui semblait doué d'une vie propre alors qu'il pétillait simplement.

-Ce n'est pas la couleur habituelle de l'onguent des pleurs.

Vive, la jeune femme retira le flacon des doigts de l'homme pour le reposer en sécurité dans le coffret.

-Je suis parvenue à concentrer la formule. C'est un peu plus long à faire mais c'est pratique d'un point de vue quantité. Une toute petite goutte suffit pour faire pleurer durant des heures.

Au grand agacement d'Iranoe, l'homme reprit le flacon et commença à le faire jouer entre ses doigts tout en l'observant. Iranoe avait beau savoir que cela faisait partie de la routine, elle ne pu s'empêcher d'être nerveuse. Le mélange était stable mais elle n'avait pas eut le temps de le tester quand il était autant agité. Finalement, son interlocuteur cessa son manège et ouvrit la fiole. Iranoe cru bon de repréciser.

-Une toute petite goutte...

-Je sais ce que je fais!

Et ce qui devait arriver arriva: l'homme versa une goutte énorme au creux de sa main et en moins d'une seconde, les deux adultes étaient en pleurs. Sans trouver le moyen de lui faire un quelconque reproche, car trop occupée à chercher à se retenir de pleurer, Iranoe récupéra la fiole, la referma et la reposa dans son coffret. Entre deux sanglots, elle annonça juste avant de sortir de la pièce.

-La prochaine fois, ce sera Jeffrey ou rien.

Quelques secondes plus tard, elle était dans les couloirs du troisième étage, la vue brouillée par les larmes. Elle distinguait à peine les gens autour d'elle. Elle les esquivait de justesse mais il arriva un moment où elle n'y parvint pas: elle entra en collision avec quelqu'un.

-Pardon

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Dernière édition par Iranoe Sayuri le Sam 28 Juil - 9:27, édité 1 fois
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Yuki N. Harada
GUERISSEUSE.



MessageSujet: Re: S'il n'y avait... Ven 27 Juil - 19:15

Les traits tirés, Yuki Harada s'était présentée au travail avec une mine horrible. Pour cause, elle n'avait pas beaucoup dormi la vieille, bien trop occupée à remuer l'emprisonnement de sa sœur dans sa tête, pourtant vide de réponses. Trois années s'étaient écoulées depuis l'arrestation, et la belle eurasienne avait beau se replonger dans ses activités de jeunesse et ses mauvaises fréquentations, rien, absolument rien, ne venait se présenter à elle sur le pourquoi du comment Sakura Harada se trouvait dans une cellule à Azkaban. Elle s'était donc levée à la sonnerie de son réveil fermé l’œil pendant très longtemps. Allant réveiller son fils, elle l'avait préparé puis dépose à l'école moldu où elle l'avait inscrit à son retour en Angleterre, il y a de cela trois ans. Un dernier signe de la main, puis elle tourna dans une ruelle déserta et transplana devant l'entrée qui lui permettait d'accéder à Ste Mangouste.

Allant dans les vestiaires, elle se changea lentement, se prenant un café, elle se dirigea par la suite vers l'acceuil pour consulter ses dossiers et savoir quels patients elle aurait a traiter aujourd'hui. Baillant de temps en temps, elle avait réellement un mal de chien à se réveiller malgré les doses de café très serré qu'elle n'arrêtait pas de se servir depuis qu'elle était levée. Allant vérifier l'état de certains patients, elle se chargea de donner quelques instructions, procédant étage pas étage pour être plus efficace. Lorsqu'elle arriva au troisième étage, elle était à la fin de ses visites. Elle avait décidé de terminer par ce service parce que c'était celui qu'elle appréciait le moins. Bien que la maladie ne la révulse pas et qu'elle reste indifférente à la vue du sang, elle avait encore du mal avec les irritations, et les empoisonnements qui déformait le visage des patients. L'aspect difforme de ses patients avait souvent pour effet de la révulser même si elle savait cacher ses émotions et ses avis. Alors qu'elle sortait d'une chambre, elle marchait dans le couloir principal où, il faut l'avouer, il n'y avait pas grand monde et peu d'activité. Peut-être que c'est à cause de ce silence que la cadette des sœurs Harada finit par arrêter de fixer son regard devant elle, se laissant à rêvasser à ses sombres pensées de la nuit dernière, repensant tour à tour à ses sœurs qui lui manquait, au milieu obscur dans lequel elle se replongeait doucement malgré le fait qu'elle avait fait la promesse à beaucoup de personnes, y compris elle-même, d'en sortir suite à la naissance de son fils, James. Perdue dans ses pensées, elle ne fit attention à rien et se rendit compte qu'elle n'était pas toute seule lorsqu'elle heurta quelqu'un. Surprise, elle se mit à vaciller, faisant tomber son café par terre, mais réussit à récupérer son équilibre sans s'étaler par terre de tout son longe. « Mon café ! » Passant une main dans ses cheveux, elle les rejeta en arrière avant de poser ses yeux d'un gris glacial sur la personne qui l'avait percutée de plein fouet. « Pardon. » Soudain son visage se radoucit. On ne distinguait toujours pas de chaleur dans son regard, il n'y en avait jamais, mais ses traits se détendirent au fil des secondes qui s'écoulaient. Laissant un petite sourire se dessiner sur ses lèvres, elle reprit la parole. « Alors, Iranoe, on ne respecte plus la priorité à droite ? » S'intéressant un peu plus à son interlocutrice, elle se rendit compte que quelque chose n'allait pas. Elle pleurait. Iranoe Sayuri ne pleurait pas. On peut dire que sur ce point, elle ressemblait pas mal à la cadette des trois sœurs Harada. Leurs pupilles restaient sèches même lorsque leurs cœur saignaient. Sortant sa baguette de sa blouse blanche, elle la remua tranquillement en murmurant une formule magique. Le sorte frappa Iranoe, stoppant ses larmes. Portant sa baguette ensuite sur la flaque de café par terre, elle nettoya tout à coup de formule magique.

« Tu n'as plus le choix maintenant, tu me dois un café. » Clin d'oeil complice envers celle qui était l'une de ses plus proches amies depuis maintenant presque dix ans. Combien de temps réellement ? Yuki était bien incapable de se le rappeler. Ses études lui paraissaient tellement proches et lointaines à la fois qu'elle avait parfois du mal à se dire qu'elle avait quitter Poudlard il y à six ans maintenant. Marchant en direction de la machine à café, elle jeta un regard en arrière pour vérifier que la jolie brune la suivait.

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Ce que vous appelez le bonheur n'est qu'un tumulte de sens, un orage de passions dont le spectacle est effrayant, même à le regarder du rivage.
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Iranoe Sayuri
CHERCHEUSE EN POTION,
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MessageSujet: Re: S'il n'y avait... Sam 28 Juil - 10:32

Elle ne supportait pas de pleurer. D'elle-même, elle ne s'était jamais laissée allée aux larmes depuis que ses parents l'avaient séparés de son frère aîné. Et voilà que par les agissements d'un sombre idiot, elle marchait en pleurant dans les couloirs plus ou moins vides de cet étage. Elle ne ressentait aucun soulagement. Peut-être était-ce parce qu'il n'y avait aucune émotion derrière. Secouée par des sanglots, elle ne parvenait même pas à articuler la formule adéquate pour qu'elle cesse. Finalement, arriva ce qui devait arriver: elle entra en collision avec quelqu'un. Par plus réflexe, elle demanda pardon et se figea en reconnaissant la voix qui lui fit remarquer qu'elle ne respectait plus la priorité à droite. Iranoe la fusilla du regard avant de répondre d'une voix entrecoupée par les sanglots.

-Trop compliqué quand on voit rien.

Avec soulagement, la jeune femme vit son amie sortir sa baguette et incanter le sort qui la libéra des larmes. Elle eut un long soupir en essuyant ses joues. Elle sourit légèrement.

-Avec plaisir... besoin d'un remontant ?

Elle avait mauvaise mine, Yuki. Visiblement fatiguée, elle semblait dans un monde autre que celui de l'hôpital. Passant une main dans ses boucles, Iranoe la suivit jusqu'à la machine à café où, sans rien demandé, elle commanda l'exacte réplique du café qu'elle avait renversé. Quelques instants plus tard, elle tendit le gobelet à sa compagne.

-T'as la mine de la fille qui a passé des heures à se tourner dans son lit...

Elle se commanda un chocolat chaud, piètre substitut à une vraie bonne tasse de thé. Elle fit remuer la cuiller en un mouvement de main et contempla Yuki. Une porte claqua dans le couloir et Iranoe laissa son regrad errer dans la direction du bruit. Un sourire narquois naquit sur ses lèvres quand elle reconnu la silhouette de Jeffrey. Celui-ci pleurait bien plus qu'elle quand elle était sortie de la pièce. Agacée par l'homme, elle se refusa d'aller l'aider, préférant se consacrer à celle qui lui faisait face.

-Bon alors... C'est quoi ton problème? Je pense pas que ce soit Dakota sans quoi tu serais plus en colère qu'autre chose. Non, ça doit être un autre sujet...

Elle porta le gobelet à ses lèvres et bu une gorgée de chocolat avant d'ajouter.

-Et n'espère pas changer de sujet en me demandant pourquoi je pleurais.

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Yuki N. Harada
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MessageSujet: Re: S'il n'y avait... Dim 29 Juil - 9:59

« T'as la mine de la fille qui a passé des heures à se tourner dans son lit... » Hochant la tête pour avouer, la belle eurasienne n'avait pas, pour autant, envie de s'expliquer. Elle savait très bien ce qu'Iranoe pensait de ses problèmes familiaux et du rôle qu'elle avait au milieu de tout ça. Portant le café à ses lèvres, elle s'en délecta d'une gorgée sans prononcer le moindre mot, cherchant encore comment elle pourrait changer de sujet. « Bon alors... C'est quoi ton problème? Je pense pas que ce soit Dakota sans quoi tu serais plus en colère qu'autre chose. Non, ça doit être un autre sujet... » Dakota. Pourquoi est-ce que ce sujet revenait si facilement aux oreilles de Yuki ? Secouant la tête, elle ne fit pas très attention à la remarque de son amie qui lui faisait comprendre qu'elle ne pourrait pas changer de sujet. Bon... Réfléchissant quelques secondes, elle ne trouvait pas de mensonges qui pourraient l'aider à expliquer la tête d'enterrement qu'elle se tapait aujourd'hui. Passant une main sur sa mine fatiguée, elle attrapa Iranoe pour l'emmener un peu à l'écart. Bien qu'elle n'avait pour le moment encore rien à se reprocher, elle préférait toute fois que personne n'entende ce qu'elle s''apprêtait à confier à son amie. Trouvant une salle d'hospitalisation vide, elle s'engouffra dans celle-ci, tirant Iranoe par le bras. « Ok, très bien. J'ai réfléchis à l'incarcération de Riku pendant toute la nuit. »

Alors qu'elle prononçait le nom de sa sœur aînée, elle sentait que son cœur avait manqué un battement, même si, bien sûr, elle n'avait rien laissé paraître. Elle n'était très forte pour exprimer ses sentiments. Elle ne pleurait jamais, elle gardait ses yeux froids et sans émotions. Elle était consciente que son amie ne devait pas être enchantée de l'entendre parler de ça, mais après tout, c'était elle qui avait voulue la vérité. Yuki ne faisait que lui donner. Et puis, si encore elle avait eu son autre sœur, Keiko, qui était prêt d'elle. Elles auraient pu en discuter toutes les deux, mais ce n'était pas possible. Elle était partie avant qu Yuki ne reposent les pieds à Londres et avait toujours refusé de lui dire où elle se trouvait. De temps en temps, elle recevait une lettre ou sa sœur aînée lui disait combien elle lui manquait ainsi que James, mais jamais une seule indication sur ce qu'elle trafiquait ou sur l'endroit ou elle avait élu domicile. Reportant son regard gris brumeux sur la magnifique brune qui lui faisait face, elle sentait que celle-ci attendait un peu plus d'explications que le strict minimum que la cadette Harada avait bien voulu lui concéder. Reportant son café à ses lèvres, elle reprit ses explications. « C'est plus fort que moi. Je ne comprends pas ! » Passant une main dans ses cheveux, elle sentait la colère se mêler à l'incompréhension à l'intérieur d'elle-même. « J'vois pas comment elle a pu se faire prendre. Aux dernières nouvelles, elle contrôlait Rei. Elle était enfin tranquille. Et voilà que j'apprends que maintenant elle croupit à Azkaban. Et pour combien de temps ? Et, est-ce qu'ils vont lui donner le baiser ? » Les pires pensées étaient en train de traverser l'esprit de Yuki Harada, quant à l'avenir de sa sœur, de deux ans son aînée. Elle avait pourtant eu l'impression que tout s'arrangeait, en un sens. Elle qui avait déjà été confrontée à Rei, sa seconde personnalité, alors qu'elle n'avait que quinze ans ; elle s'était vu soulagée lorsqu'elle avait apprit de Sakura la contrôlait. Il devait avoir quelque chose qu'elle aurait pu faire pour éviter ça. Peut-être que sa sœur avait eu besoin de son aide, mais le problème c'est qu'elle n'était pas là. Elle était on ne sait où dans une région du monde à se faire bronzer sur une plage et à oublier le monde de la magie pendant trois ans. Le visage fermé, elle plongea de nouveau ses yeux dans ceux de son amie. « J'aurais du être là, j'aurais sûrement pu faire quelque chose. J'aurais jamais dû partir de Londres. » Ainsi était sa vision des choses.

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Iranoe Sayuri
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MessageSujet: Re: S'il n'y avait... Dim 29 Juil - 12:02

Avec ses amies, Iranoe avait tendance à ne pas mâcher ses mots. Elle savait faire preuve de délicatesse mais n'en abusait jamais... au grand dam de ceux qui en faisaient les frais. Consciente que son amie ne voulait pas s'expliquer, Iranoe insista sans hésiter à se servir d'une des armes ultimes concernant Yuki: Dakota. Il n'y avait que l'hispanique pour rendre la cadette Harada complètement furieuse. A un point tel que si Yuki n'était pas à deux doigts d'égorger ou de maudire Dakota, c'était qu'il y avait un autre problème. Celui-ci n'était pas vraiment inconnu d'Iranoe. En tant que fille de sorciers maléfiques, elle avait un nombre important de contacts et d'informateurs plutôt bien placés dans les sphères officielles ou non du monde. Du coup, elle était amplement au courant du problème de taille qui frappait la famille Harada. Pourtant, elle laissa Yuki l'entraîner dans une salle vide sans faire d'histoire afin de lui permettre de parler.

Quand elle entendit le nom de Riku, le visage d'Iranoe reprit son allure calme que tout le monde lui connaissait. Yuki venait tout juste de confirmer son intuition et elle lui était reconnaissante de ne pas avoir cherché à lui mentir. Sirottant son chocolat chaud, elle alla s'installer sur la table d'auscultation et de là, sortit sa baguette pour les isoler des oreilles indiscrètes et clore la porte de manière plus... sûre qu'une vague clé. Son attention se reporta sur Yuki qui avait recommencé à parler. Iranoe tapotta l'espace à côté d'elle pour inviter la jeune femme à s'asseoir. Elle laissa à celle-ci le temps de terminer ce qu'elle avait à dire avant de laisser sa voix tomber calmement.

-Quand est-ce-que tu vas comprendre que tu n'es pas responsable de tout ce qui peut arriver à tes soeurs? Tu aurais fait quoi si tu avais été là? Tuer les Aurors qui attrapaient ta soeur ?

Le regard aux trois nuances de gris coula vers l'eurasienne.

-Si tu l'avais fait, où serait James à l'heure qu'il est? Dans un orphelinat comme toi au même âge ou presque? Arrêtes de te flageller, Yuki.

Iranoe termina son chocolat et fit disparaître son gobelet.

-Ta soeur n'est pas encore passée par la case procès, il est donc fort peu probable que le Ministre décide de lui faire donner le baiser.

Iranoe soupira. Elle devait dire une chose qui ne lui plaisait pas le moins du monde mais que son amie devait savoir. Plissant les yeux durant une seconde, elle murmura.

-Savais-tu que ton père se servait de Riku?

Cette information, seuls ceux qui avaient des contacts dans des milieux illégaux étaient au courant.




HRP: je sais pas si Iranoe a le droit de savoir ça... Si c'est pas le cas, préviens-moi, je changerais Smile

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Yuki N. Harada
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MessageSujet: Re: S'il n'y avait... Dim 29 Juil - 22:43

Spoiler:
 

« Quand est-ce-que tu vas comprendre que tu n'es pas responsable de tout ce qui peut arriver à tes soeurs? Tu aurais fait quoi si tu avais été là? Tuer les Aurors qui attrapaient ta soeur ? » C'était si facile à dire, mais du domaine de l'impossible à appliquer pour la cadette des sœurs Harada. Peut-être, était-ce parce qu'elles avaient grandit pratiquement pendant toute leur vie en ne pouvant compter que les unes sur les autres, faute d'avoir une famille auprès d'elles. Yuki était sûrement plus famille que les deux autres, mais elle n'y pouvait rien. Et même si elle avait, à présent, un fils, un merveilleux fils, qui comptait sur elle pour grandir et s'épanouir, elle ne pouvait s'empêcher de continuer à plonger pour ses sœurs qui étaient une partie d'elle-même. Peut-être que ce n'était pas une relation normale pour des sœurs, mais c'était la relation qu'avaient les Harada. Reportant son regard vers Iranoe, elle savait très bien que son amie lui disait cela pour lui faire du bien, pour l'aider à se sentir mieux mais c'était plus fort qu'elle. L'ancienne serdaigle se sentait coupable. « Si tu l'avais fait, où serait James à l'heure qu'il est? Dans un orphelinat comme toi au même âge ou presque? Arrêtes de te flageller, Yuki. » Grimaçant à l'évocation de son passé, Yuki détestait en parler ou même, simplement l'évoquer. Chassant les paroles de la jeune Sayuri d'un geste de la main, elle reprit la parole. « Ça n'a rien à voir ! Je peux très bien être présente pour mon fils, ainsi que pour ma sœur ! Elle a toujours été là pour moi, et puis mon fils à un père. » Pure vérité. En petite dernière de la fratrie, Yuki avait toujours été traitée comme une petite princesse, encore plus après la mort de sa mère. Là aussi, elle était coupable, mais ne l'avait confessé à personne, pas à même à ses sœurs, pas même à Dakota. Fermant doucement les yeux, elle respirait profondément. Elle se sentait torturé entre le fait de rester dans l'ombre pour le bien de son fils qui, déjà, à coup sur, allait souffrir du poids de son nom de famille, mais aussi la possibilité de s'engouffrer de nouveau dans le monde de la magie noire pour avoir des réponses sur le cas de Riku et, peut-être, se rapprocher de Keiko. Ses deux sœurs lui manquaient.

« Ta soeur n'est pas encore passée par la case procès, il est donc fort peu probable que le Ministre décide de lui faire donner le baiser. » A ces paroles, Yuki laissa un soupir de soulagement sortir de sa cage thoracique. C'est vrai qu'elle n'avait pas pensé à cela. Normalement, pour le baiser du détraqueur, le ministre de la magie ne s'attardait jamais. Bien que la belle eurasienne ne montre jamais ses émotions, elle ne dormait plus depuis qu'elle pensait à l'éventualité de perdre sa sœur pour toujours. Tant qu'elle ne recevait pas cette embrassade mortelle, il y avait toujours un espoir pour qu'elle revienne auprès d'elle. Un léger sourire s'afficha sur le visage de Yuki. « Alors, il y une chance pour qu'on puisse la sortir de là. Je ne peux pas me résoudre à la laisser vivre ça. Iranoe, tu sais très bien qu'elle ne mérite pas ça ! » On pouvait penser ce que l'on voulait de Sakura Harada, Yuki, elle, savait qu'au fond ce n'était pas une mauvaise personne, mais une petite fille brisée par une enfance difficile. « Savais-tu que ton père se servait de Riku ? » Surprise par les paroles de son interlocutrice, Yuki resta un moment à la fixer avec de grands yeux, sans rien dire pour autant. Bien sûr que Yuki, elle, le savait bien que son père n'ait jamais voulu la rencontrer. C'était Yuki qu'il avait voulu éliminer dans l'accident où sa mère avait perdue la vie, elle le savait. C'était un secret qu'elle gardait précieusement pour elle, ne souhaitant pas s'étendre sur les circonstances qui ont fait, qu'elle et ses sœurs, étaient devenues orphelines. « Hikaru se servait de tout le monde, de toute façon. Sauf moi, moi je ne l'ai jamais intéressée. » Et la voilà, la jeune femme de vingt-cinq, mère d'un petit garçon de huit ans, qui pendant une fraction de seconde, redevenait une enfant, ne comprenant pas le rejet de ce père qu'elle a toujours désiré durant sa tendre enfance, puis qu'elle a apprit à détester durant ses années à Poudlard.

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Iranoe Sayuri
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MessageSujet: Re: S'il n'y avait... Dim 5 Aoû - 15:21

Il était toujours plus facile de dire les choses plutôt que les faire. Iranoe en avait conscience mais elle avait la très nette impression que la cadette des Harada oubliaient certains points pour mieux s'auto-flageller et entretenir une culpablité qui la rendait particulièrement... non réceptive à toutes formes de raisonnement plus poussées qu'un simple "j'aurai dû être présente". Aussi, Iranoe s'attachait à lui montrer la réalité des choses en espérant atteindre ne serait-ce qu'un peu l'intelligence de son amie. Oui, Yuki était inquiète et elle avait des raisons pour l'être. Au regard que celle-ci posa sur elle, Iranoe comprit qu'elle avait échoué. Elle retint un soupir alors que sa compagne explosait. Elle la laissa terminer avant de répliquer.

-Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit, Yuki. Tu peux être présente à la fois pour James et pour ta soeur. Mais tu ne le seras plus si tu fais quelque chose d'illégal et que tu te fais avoir! Je ne te parle pas de maintenant mais je te parlais du cas où tu aurais été présente et que tu aurais tué les Aurors!

Iranoe passa une main sur sa nuque.

-Je ne suis pas là pour t'engueuler mais pour t'aider, Yuki. Tu sais que j'ai suffisamment de liens pour te venir en aide si tu le désires.

Elle n'était pas du genre à faire étalage des liens qu'elle avait bien pu garder dans les milieux les moins... brillants du monde sorcier. Être fille de mangemorts avait parfois des avantages... surtout quand, comme elle, on avait tendance à ne pas aimer faire le mal mais à utiliser tous les outils possibles. Elle continua de parler en rappellant à Yuki que pas de procès, pas de baisers. Elle eut alors la satisfaction de voir son amie un peu plus soulagée. C'était au moins ça de prit.

-Je sais qu'elle ne mérite pas de vivre là-dedans. On peut tenter de mettre toutes les chances de notre côté... Si tu veux que je t'aide, bien évidemment.

Ne jamais s'imposer, c'était le maître mot d'Iranoe. Elle sourit légèrement avant d'entamer un autre sujet tout aussi grave. Elle posa une question à Yuki et la réponse de celle-ci plongea la jeune femme dans un abîme de réflexion. D'instinct, elle enroula son bras autour des épaules de Yuki pour lui apporter un peu de réconfort. Elle ne lui avouerait jamais que le fait que son père ne se serve pas d'elle était un miracle et une bénédiction. Que ce soit Keiko, Riku ou elle-même, toutes avaient été utilisées pour les plans de leur paternel. Iranoe en garderait les stigmates jusqu'à la fin de sa vie, tout comme les aînées Harada.

-Sais-tu si Hikaru et Riku étaient encore en contact?

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Yuki N. Harada
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MessageSujet: Re: S'il n'y avait... Dim 5 Aoû - 16:16

« Je sais qu'elle ne mérite pas de vivre là-dedans. On peut tenter de mettre toutes les chances de notre côté... Si tu veux que je t'aide, bien évidemment. » C'était ce que l'on pouvait qualifier de véritable amie. Yuki n'en n'avait pas énormément à son compteur, mais lorsqu'on se rendait compte de leur qualité alors on comprenait que la quantité n'équivalait en rien la valeur. Soupirant, elle ne savait pas quoi faire. Bien sûr, se connaissant, elle aimerait foncer tête baissée et ne pas se poser de questions et ce au péril de sa vie. Mais elle ne pouvait pas le faire pour deux raisons : la première était pour James, et un peu pour Dakota, même si elle préférait mourir que de l'avouer ; la seconde était le simple fait qu'elle ne tenterait rien de concret tant qu'elle ne se serait pas entretenue avec Keiko. Figure de mère pour Yuki après le décès de la leur, elle était celle sur qui elle se reposait en cas de chagrin et celle dont elle buvait les conseils et les recommandations comme si c'était de l'eau bénite. Elle avait une confiance aveugle en sa sœur. Cette sœur qui pourtant, l'avait abandonné pour tenter de sauver celle du milieu. « Je ne veux rien faire tant que je n'ai pas parlé à Keiko mais... J'aimerais de nouveau intégrer le monde de la magie noire. » Elle en avait été l'une des grandes figures montantes durant sa jeunesse, mais s'était retirée à la fin de ses études pour préserver son fils suite à la prophétie qui avait été lancée sur lui et dont elle gardait l'existence que pour elle. Devait-elle en parler à Iranoe ? Elle préféra s'abstenir, James était encore jeune, elle ne voulait pas le perturber. Toutefois, en quittant ce monde qui avait été le sien, Yuki n'était plus au courant de grand chose et des personnes vers qui il fallait se diriger et celles à fuir comme la peste. Soufflant un instant, elle plongea son regard froid dans celui de son amie avant de reprendre. « Il faut que tu me réintègre. Je ne pourrais apprendre ce que je veux que de l'intérieur, et tu le sais aussi bien que moi. » Par ce qu'elle voulait apprendre il fallait entendre l'emprisonnement de sa sœur, mais aussi les risques qui couraient sur son fils. Mais personne n'était au courant de la deuxième affaire, exceptée sa meilleure amie Karly.

« Sais-tu si Hikaru et Riku étaient encore en contact ? » La question de son amie créa la surprise chez l'ancienne Serdaigle. Pour être tout à fait honnête, elle n'en avait pas la moindre idée. Personne ne lui parlait jamais de son père, ni Riku, Ni Keiko. Elles étaient là, toutes deux, à vouloir protéger leur petite sœur qui souffrait, même si elle refusait de l'admettre, de ce rejet permanent de la part de leur père. Prenant une grande inspiration, elle fixa le bout de ses chaussures tout en répondant. « Je ne sais pas, sûrement. Elles ne voulaient jamais me parler de lui. Je pense que c'était leur façon de ne pas aborder le fait qu'il n'ait jamais souhaité me rencontrer. » Silence. Silence lourd et plein de sens. Yuki était redevenue une enfant l'espace de quelques secondes. Elle avait toujours eu peur de cet abandon et c'était sûrement la raison pour laquelle elle avait été aussi jalouse et étouffante auprès de Dakota, ne supportant pas l'idée qu'un homme l'abandonne une seconde fois. Pour ne pas prendre ce risque, c'était elle qui l'avait abandonné. « J'ai quelque chose à te dire, mais... personne ne le sait. Je ne l'ai dis ni à mes sœurs, ni à Dakota... Enfin quoi que lui, je doute qu'il s'intéresse à ma vie maintenant, mais bon. » Jouant avec l'une de ses mèches de cheveux, elle la tritura encore pendant de longues secondes avant de reprendre son courage à deux mains. « Avant de commencer mon voyage du monde, j'ai laissé James à Karly et je suis retournée au Japon. J'ai retrouvé l'homme qui a tué ma mère il y vingt et un an. » Si ses paroles avaient l'air flou, elle savait très bien qu'Iranoe saurait juger de l'importance et du courage qu'il avait fallut à Yuki Harada pour lui faire une telle révélation concernant son passé. Même si celle-ci n'était pas riche de détails, c'était déjà un grand pas en avant.

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Iranoe Sayuri
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MessageSujet: Re: S'il n'y avait... Lun 6 Aoû - 14:24

Iranoe était quelqu'un qui préférait réfléchir avant d'agir... Contrairement à Yuki et à Dakota. Ces deux-là avaient plus en commun qu'ils n'étaient prêts à l'admettre. Néanmoins, Iranoe se gardait bien de le leur dire. Elle savait que la cadette Harada avait envie de foncer tête baissée et qu'il n'y avaient que deux choses qui la retenaient. Rien que pour cela, Iranoe était reconnaissante envers James et Keiko. En revanche, elle se crispa quand Yuki lui annonça qu'elle aimerait de nouveau se plonger dans la magie noire. L'expression d'Iranoe se ferma et ses prunelles se firent indifférentes.

-Tu sais combien c'est la merde pour en sortir. Dois-je te rappeler combien tu as eut du mal pour t'en débarrasser? Plonger là-dedans ne te fera pas revenir Riku.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, Iranoe n'avait pas la magie noire en horreur. Elle estimait que la magie n'avait pas de couleur. Néanmoins, plonger dans les excès quels qu'ils soient avait tendance à la faire fuir. Elle savait que son amie avait été l'une des figures montantes de la magie noire avant qu'elle cesse tout comme elle comprenait pourquoi elle voulait retourner dans ce monde. Elle s'apprêta à dire autre chose quand Yuki lui demanda de la réintégrer. Iranoe demeura un long moment immobile et silencieuse. Cessant de regarder Yuki dans les yeux, elle passa une main dans ses cheveux.

-Je peux très bien l'apprendre pour toi s'il le faut. Je n'ai pas une famille alors que toi oui. Toi comme moi souffrons du nom que l'on porte. Pourquoi tu veux que le monde connaisse James comme étant le fils de l'étoile montante de la magie noire?

Exit la compassion dans la voix d'Iranoe. Elle posait les questions d'une manière indifférente, sachant pertinemment que si Yuki lui disait qu'elle le voulait vraiment, elle le ferait sans ciller. Certes, Iranoe passait pas mal de temps à vouloir protéger et aider ceux qui lui étaient proches mais elle n'était pas du genre à aller contre les envies. Et puis, elle préférait réintégrer elle-même Yuki plutôt que de laisser n'importe qui le faire. Au moins aurait-elle encore un oeil sur elle. Elle demanda alors si Yuki savait si sa soeur et son père étaient encore en contact. Elle écouta les réponses, les yeux à demi-clos.

-Possible...

Iranoe restait toujours très évasive quand il s'agissait du père de son amie. Il y avait trop de similitude entre Hikaru et Kyo pour ne pas la troubler. Elle se plongea dans un abîme de réflexion dont elle sortit quand Yuki lui annonça qu'elle avait un aveu à lui faire. Iranoe haussa un sourcil et l'écouta attentivement. A la mention de Dakota, elle se retint de faire un commentaire comme quoi l'hispanique se souciait d'elle bien plus qu'elle ne le pensait. Mais Iranoe n'était pas du genre à dévoiler le fruit de ses observations. Enfin, Yuki lui avoua qu'elle avait retrouvé l'homme qui avait tué sa mère. Iranoe resta silencieuse un long moment avant de murmurer.

-Merci.

Elle remerciait Yuki de lui faire suffisamment confiance pour lui confier cela tout comme elle la laissait décider de lui donner plus de détails ou pas.

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Yuki N. Harada
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MessageSujet: Re: S'il n'y avait... Lun 6 Aoû - 15:23

« Tu sais combien c'est la merde pour en sortir. Dois-je te rappeler combien tu as eut du mal pour t'en débarrasser? Plonger là-dedans ne te fera pas revenir Riku. » Malgré qu'elle soit consciente que son amie n'avait pas tord et qu'elle disait tout cela dans le seul but de la protéger, de la préserver, Yuki n'arrrivait pas à s'enlever cette idée de la tête. Il y avait gros à jouer, mais peu lui importait. Elle avait une notion de la famille qui dépassait beaucoup de personnes et que parfois seule elle comprenait. C'était comme ça, cela avait toujours été ainsi et ce n'est pas a vingt-cinq ans qu'on pourrait la changer. Elle était consciente de la chance qu'elle avait eu à pouvoir sortir aussi facilement de cette spirale infernale sans dommage, mais c'était plus fort qu'elle. Elle était, coûte que coûte, déterminée à avoir des réponses à toutes les questions qu'elle se posait. Suite à cela, Iranoe et Yuki évoquèrent les liens entre Hikaru et Riku, puis Yuki lui fit la confidence comme quoi elle avait retrouvé l'assasin de son père. La aussi, elle avait fait une étonnante découverte mais l'avait mise de côté, pour le bien de son fils, et pour s'éloigner de ce monde magique qui l'avait pratiquement consumée durant son adolescence. Cependant la jeune femme estimait qu'elle ne pouvait pas fuir toute sa vie et préférait prendre le taureau par les cornes pour savoir de quoi il s'agissait réellement et pour cela, elle n'avait d'autre solutions que de réintégrer le côté obscur de la magie. Sans doute n'aurait-elle pas trop de mal à se refaire une place compte tenu de ses antécédents ainsi que de son nom qui, pour le coup, faisait pratiquement tout le travail. Posant son regard sur son amie, elle savait, au fond d'elle, qu'elle n'était pas d'accord avec son choix, tout comme Iranoe était consciente qu'elle ne pourrait pas faire changer d'avis la tumultueuse Harada. Réfléchissant encore quelques instants, elle laissa un long silence s'installer entre elles deux. Elle savait que beaucoup de facteurs entraient en jeu, comme le fait par exemple que ses relations, déjà houleuses, avec Dakota allaient sûrement se dégrader, tout comme le fait qu'elle prenait le risque d'exposer James alors qu'elle voulait faire ça dans le but de le protéger. Il était l'heure de faire un choix, sûrement le plus crucial de sa jeune vie. « Peu importe. Réintègre moi, et t'en fais pas pour moi, je saurais me protéger. Je pourrais aussi protéger James, et peut-être Dakota aussi, d'une certaine façon. » Il n'y avait pas d'autres solution pour la belle eurasienne et c'est confiante qu'elle décidait de repartir vers ses sombres desseins.

Se levant de là ou elle s'était assise quelques instants plus tôt, elle passa une main dans ses longs cheveux ébènes, décrochant l'un de ses plus beaux sourires à son amie. Elle savait qu'elle ne pourrait pas l'empêcher de se faire du soucis pour elle, toutefois, elle n'avait qu'une seule requête envers la belle Sayuri. « Je ne te demande qu'une chose. Sous aucun prétexte tu ne devras le dire à Dakota. Ca n'apporterait rien de bon. Je ne veux pas qu'il me retire James. » Son fils, c'était toute sa vie, et quiconque connaissait un minimum la cadette des trois sœurs Harada, le savait. Elle était une mère attentionnée, un peu délurée sur les bords, mais protectrice comme une lionne. Si on lui retiré ce qui représentait tout à ses yeux, c'était à coup sûr le meilleur moyen de lui faire suivre les traces de sa sœur, Sakura. Debout face à celle qu'elle estimait beaucoup mais qu'elle savait aussi proche de Dakota qu'elle pouvait l'être d'elle, elle attendait, dans un silence qui lui pesait, le consentement de cette dernière vis-à-vis de son unique requête.

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Iranoe Sayuri
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MessageSujet: Re: S'il n'y avait... Mer 8 Aoû - 19:10

Iranoe avait la vague impression que quoiqu'elle dise, rien ne pourrait faire changer d'avis Yuki. Autant parler à un mur pour que cela ait plus d'effets. Durant quelques secondes, Iranoe espéra que son amie ait oublié sa folle demande. Or, bien trop rapidement, Yuki remit le sujet sur le tapis. Iranoe se sentait cernée, sans vraiment avoir le choix que d'accepter de réintégrer la jeune femme dans les sphères sombres de la magie. Iranoe n'y était plus retournée depuis des années sous sa véritable apparence et là, elle allait devoir y aller pour aider Yuki. Elle soupira mentalement avant de répondre.

-Je te réintègrerai. Je te donnerai une adresse quand j'en aurai parlé à la personne concernée. Elle te servira de guide les premiers temps.

C'était un moyen comme un autre d'aider Yuki et ne pas tremper officiellement. Iranoe allait simplement utiliser l'un de ses alias pour guider Yuki. Restait à espérer que celle-ci ne capte pas qui "son contact" était vraiment. Heureusement, cela faisait des années qu'Iranoe peaufinait ses diverses identités. Elle les maîtrisait presque à la perfection au point d'avoir réussit à dupper les personnes qui étaient le plus proches d'elle et qui la connaissait mieux que d'autres. Les yeux mi-clos, elle regarda Yuki se lever pour faire quelques pas. Rouvrant les yeux, elle lui rendit son sourire de manière instinctive. A sa nouvelle requête, Iranoe haussa un sourcil, presque choquée.

-Tu es vexante, Yuki. Je ne le dirais pas à Dakota, tu le sais. Mais sois prudente, on ne sait jamais ce qui se pointe sous le tapis.

Se levant à son tour, Iranoe fit apparaître un nouveau café pour sa compagne et un autre chocolat pour elle. Elle tendit le gobelet de café à Yuki.

-C'est pas la meilleure solution, j'espère que tu en as conscience...

Durant un instant, Iranoe se fit songeuse. Avant que Yuki puisse réponse, elle ajouta.

-Tu veux que je demande à mes avocats de voir ce qui peut être fait de manière légale? Dans le genre, ils sont vraiment compétents.... Et puis, je pourrais te faire passer le dossier du Ministère dès que je l'aurais.

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Yuki N. Harada
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MessageSujet: Re: S'il n'y avait... Jeu 9 Aoû - 19:50

PS : Voilà, je pense qu'après cette réponse, tu peux conclure <3


« Je te réintègrerai. Je te donnerai une adresse quand j'en aurai parlé à la personne concernée. Elle te servira de guide les premiers temps. » L'anglo-japonaise acquiesça d'un signe de tête. « Mais je ne compte pas me faire chaperonner pendant très longtemps. J'ai des choses à régler et je dois les régler seule. » Ce qu'elle comptait entreprenir en se replongeant dans le monde de la magie noire, était quelque chose de trop personnel pour qu'une personne aussi indépendante que Yuki, accepte de se faire surveiller pendant plus de quinze minutes quand maximum. Elle avait toujours aimé sa liberté et son autonomie et ce n'est pas à vingt-cinq ans, surtout lorsqu'on savait ce qu'elle comptait faire, qu'elle allait les abandonner. Lorsque son amie lui affirma qu'elle ne dirait rien à Dakota, elle fut soulagée. Elle savait qu'il ne pourrait pas s'empêcher de s'inquiéter et tenter de la faire changer d'avis même si, à présent, ils étaient séparés pour ce qui semblait être des lustres à l'ancienne Serdaigle. C'était sa façon de le préserver de cet Enfer dans lequel elle plongeait la tête la première. En parlant d'Enfer, Iranoe lui fit une dernière remarque en lui signifiant que ce n'était pas le bon chemin à prendre. Elle le savait très bien, en avait conscience et avait beaucoup réfléchis, mais c'était plus fort qu'elle. Après trois ans à se retenir , elle ne pouvait plus faire comme si de rien était, et c'était le seul chemin ou elle savait qu'elle arrivait à se faire une place et à avoir un minimum d'informations. Elle n'avait pas un nom qui inspirait confiance au ministère de la magie, mais comment les blâmer quand on voyait ce qu'avait été et ce qu'était la famille Harada ?

Yuki attrapa le café qu'Iranoe lui tendait. Décidément, elle savait comme prendre la cadette des sœurs Harada par les sentiment. Humectant un instant l'arôme fort de cette boisson qu'elle aimait tant, elle ne mit pas longtemps à la porter à ses lèvres. Songeuse, elle se demandait ce qui allait se passer maintenant. Quelle serait la suite de son avenir ? Tout ce qu'elle pouvait dire à ce moment précis, c'est qu'il s'annonçait bien plus noir que ces six dernières années, mais pour le bien des siens, Yuki était prête à tout. « Tu veux que je demande à mes avocats de voir ce qui peut être fait de manière légale? Dans le genre, ils sont vraiment compétents.... Et puis, je pourrais te faire passer le dossier du Ministère dès que je l'aurais. » Relevant la tête vers son amie, son visage s'illumina l'espace d'une fraction de seconde. C'était tout simplement parfait comme idée. S'empressant d'aller étreindre son amie, elle lui glissa dans le creux de l'oreille : « Merci ! J'aurais les deux aspects, ce sera plus pratique. Tu es vraiment une amie en or. »

Puis la distance d'origine s'installa de nouveau entre les deux amies. Les moments tendres et affectueux entre eux étaient rares, malgré le fait qu'elles s'apprécient énormément, elles n'étaient pas connues pour leur démonstrativité. Ainsi, pudiquement Yuki reprit sa place et porta de nouveau le café à ses lèvres. C'est à ce moment, qu'elle vit l'heure qu'affichait la montre, soigneusement attachée à son poignée. Manquant d'avaler de travers, elle ne s'était pas rendue compte que sa conversation avec la belle Sayuri avait durée autant de temps. « J'suis désolée Ira, mais va falloir que je retourne bosser si j'veux pas me faire virer. » Accompagnant ses dernières paroles d'un sourire, avoir parler à son amie lui avait fait le plus grand bien et elle était heureuse de voir que, malgré son absence de trois ans qu'elle avait voulue, cette dernière ne lui en tenait pas trop rigueur et restait là pour elle. C'était à cela qu'elle reconnaissait la valeur de leur amitié.

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Iranoe Sayuri
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MessageSujet: Re: S'il n'y avait... Mar 14 Aoû - 13:57

A la réponse de Yuki, Iranoe fit claquer sa langue contre son palais, vaguement agacée d'entendre Yuki lui dire qu'elle ne comptait pas être chaperonnée pendant très longtemps et qu'elle prenait visiblement la proposition d'aide d'Iranoe comme un prétexte de la contrôler.

-Parce que tu crois que c'est l'affaire d'un claquement de doigts, toi? C'est le genre de choses qui prend quelques jours. En te donnant un guide, je ne compte pas me glisser dans ta vie privée, je compte juste te donner suffisamment de clés pour que tu t'en sortes seules.

Elle passa une main dans ses boucles sans quitter Yuki des yeux. Quelques instants plus tard, elle promettait de ne rien dire à Dakota. Cette promesse l'agaçait mais entre la peste et le choléra, elle avait du choisir en connaissance de cause. Soit elle abandonnait Yuki à elle-même et restait entièrement fidèle à Dakota, soit elle l'aidait et gardait un oeil sur elle tout en respectant la promesse qu'elle avait faite à l'hispanique. C'était réellement un dilemne qui n'avait pas de sortie valable. Histoire de donner réellement le plus de chances à Yuki, Iranoe proposa d'user de ses avocats qu'elle payait à prix d'or afin de récolter des informations du "bon" côté. La réaction de Yuki la surpris tout en lui arrachant un sourire. Il était rare que la dernière Harada se laisse aller à des effusions de ce type... sauf avec son fils.

-Avec plaisir. Il faut bien qu'ils soient utiles pour une fois.

Iranoe terminait son chocolat au moment où Yuki mettait fin à la rencontre. Elle acquiesça et retira le sort d'insonorisation qui les avait isolé. Un instant plus tard, elle ouvrait la porte.

-Si on te pose la question, explique que je t'ai fait une démo de ma dernière amélioration de l'onguent des pleurs...

Avec cette seule phrase, Iranoe venait de lui expliquer pourquoi elle l'avait trouvé en pleurs. Iranoe laissa passer Yuki et après un dernier salut, elle s'éloigna pour retourner à son laboratoire.

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